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 Someone like you [Nelly et Cecil]

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MessageSujet: Someone like you [Nelly et Cecil]   Dim 4 Mar 2018 - 23:55

Someone like you



Cecil trébucha sur une aspérité du trottoir, étouffant un juron alors qu’il se rattrapait de justesse, s’évitant une vilaine chute. En ce premier dimanche de mars, le guitariste aux mèches rebelles déambulait dans les rues d’Amishawa. Pas un chat. Le temps était gris, l’atmosphère humide, les nuages menaçants. Malgré tout, le jeune homme avait vaillamment mis le nez dehors, malgré l’arrivée prochaine de la pluie qui n’était très probablement qu’une question de minutes. En guise de protection, il ne portait guère plus qu’une veste à capuche. Au moins le protégeait-elle quelque peu des températures encore fraîches de cette fin d’hiver. La météo aurait sans doute dû le dissuader de s’aventurer hors de chez lui, mais il n’aurait pas pu supporter de rester cloîtré dans son appartement aujourd’hui. Trois ans. Si le destin, le hasard, ou encore la malchance n’en avaient pas décidé autrement, cela ferait aujourd’hui trois ans que durerait sa relation avec Amelia. Malheureusement, cette histoire était finie depuis un bon moment déjà, et seuls n’en restaient que des souvenirs erratiques dans l’esprit tourmenté de Cecil. Quitte à ressasser de sombres pensées, le jeune homme préférait le faire en extérieur, seul face au vent qui hurlait, plutôt que de laisser cette humeur massacrante envahir son petit chez-soi. Changer d’air restait cependant un bien piètre remède face à une blessure si vive. Et dire qu’il se pensait presque guéri. Qu’il pensait pouvoir laisser ses regrets derrière lui, et aller de l’avant sans plus se préoccuper du passé. À présent que le calendrier ravivait ses souvenirs, il réalisait bien comme il s’était voilé la face. Raffermissant la prise de sa casquette sur sa tête, le guitariste poussa un soupir en relevant sa tête vers le ciel. Gris. Si gris que les nuages ne se distinguaient pas les uns des autres. Un vrai temps de chien. Comme pour le narguer, une goutte lui tomba soudainement sur le front, rapidement suivie par ses sœurs. Et voilà qu’il pleuvait… Mais Cecil ne souhaitait toujours pas rentrer chez lui. Soupirant de nouveau, il enfila la capuche de sa veste par-dessus sa casquette et, fourrant les mains dans ses poches, se mit en quête d’un abri.

Quelques minutes plus tard, il était attablé au comptoir du premier bar qu’il avait rencontré. Il n’y était jamais entré auparavant, mais peu lui importait, il n’était pas là pour faire le difficile. Lorsque son verre lui fut servi, il se contenta de marmonner un vague remerciement, à peine audible. Laissant son esprit vagabonder un moment avant de se concentrer sur sa boisson, il finit par prendre une première gorgée. De l’alcool. Pour quiconque connaissait Cecil suffisamment bien, il s’agissait déjà là d’un premier signal d’alarme. Il arrivait bien sûr au guitariste de boire un verre de temps en temps. Mais toujours en société. L’alcool en lui-même n’était pas une boisson qu’il affectionnait plus qu’une autre. Il se contentait d’apprécier la convivialité qui pouvait régner autour d’une table. C’est pourquoi jamais, au grand jamais, on n’aurait dû l’apercevoir seul devant un verre d’alcool. Du moins, pas dans son état normal. Mais y était-il vraiment, dans son état normal ? Petit à petit, le verre se vidait, et déjà le jeune homme commençait à se demander s’il ne vaudrait pas mieux pour lui en demander un autre...


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MessageSujet: Re: Someone like you [Nelly et Cecil]   Lun 5 Mar 2018 - 21:58

4 Mars.
Le temps gris, froid et humide m’avait poussé à rester au chaud, sous la couette. Je bullais simplement, passant d’un livre à un article sur mon ordinateur, prenant le temps de grignoter mes friandises préférées. Ah, ne rien faire… Un véritable plaisir. Mais pour dire la vérité, je tentais surtout de me changer les idées. Encore une fois, ma nuit n’avait été qu’une succession de mini-siestes. Rien de très reposant, ce qui m’avait poussée à ne rien faire de la journée. Oui, c’est vrai, habituellement, je partais en vadrouille pour des raisons x ou y qui pouvaient m’y pousser ou simplement me faire envie. Mais pas cette fois. Aujourd’hui, je refusais de me laisser abattre.

M’engouffrant dans la salle de bain, je constatais une nouvelle fois cette mèche noire dans mes cheveux. J’avais l’impression qu’elle grandissait de jour en jour… Ce n’était certainement que mon imagination paranoïaque, et tant que je réussissais à planquer cette mèche parmi les autres, j’avais jugé bon de ne pas m’inquiéter plus que ça. Dans la douche, je laissais l’eau bien chaude me couler sur le corps, savonnant chaque parcelle de ma peau avec attention. L’odeur de la framboise envahissait ma salle de bain, s’imprégnait sur ma peau. Elle allait me poursuivre toute la journée, mais qu’importait. J’adorais trop ce gel douche pour en acheter un autre. Je sortais tout juste, enroulée dans ma douce serviette rose pâle, lorsque mon téléphone se mit à sonner. Mathias ?


***

J’avais déboulé aussi rapidement que j’avais pu. J’avais encore les cheveux humides, même pas coiffés, sans aucun foutu accessoire. Oui, AUCUN. Ma tenue était bien plus basique que d’habitude, j’avais à peine prit le temps d’enfiler une robe, des collants et un pull. Seule mon écharpe me protégeait de ce froid encore présent à l’extérieur. La pluie n’avait pas arrangé mon état général lorsque j’avais pénétré, presque comme paniquée, dans le bar de l’ami de mon ami.

J’avais connu Mathias lorsque j’avais rencontré Shawn. A l’époque, c’était son colocataire. Nous n’étions pas les meilleurs amis du monde, mais comme avec beaucoup de monde, je m’entendais bien avec lui. A plusieurs reprises, je l’avais simplement croisé alors que j’étais en compagnie de Cecil, ne serait-ce que dans l’enceinte de l’école ou par pure hasard. Je m’attendais toujours à beaucoup de chose… Mais pas qu’il m’appellerait pour que je vienne voir ce qu’il se passait avec mon ami.

Rapidement, je prenais place à côté de Cecil. Avant même de poser mon regard sur lui, je commandais une de ces délicieuses vodka-tagada dont ils avaient le secret. Lorsque mon verre fut entre mes mains, je me tournais enfin légèrement vers celui qui avait rendu ma visite si précipitée.

« A la tienne ?! »

Je levais un peu mon verre, pour trinquer avec lui. Je n’avais encore jamais vu Cecil boire. Il n’avait jamais senti l’alcool en ma présence, non plus. Et son regard… Ses yeux semblaient étonnamment vides. J’eus un pincement au cœur. Le voir comme ça… ça me faisait de la peine.

« Bah alors Cecilouh, on a fait cramer ses pâtes ? C’est pas grave tu sais, on peut pas tout réussir du premier coup ! »

Je lui souriais en passant ma main dans sa chevelure déjà en bataille. Lui aussi, il avait dû prendre la pluie : ses vêtements étaient légèrement humides, et je devinais son manteau mouillé par la pluie.

« Oh, je sais ! Deux jours sans me voir, c’est la fin du monde, c’est ça ? Je te manquais trop, avoue leee ! »

Je lui offrais un sourire amusé, bien que je ne le sois pas du tout. J’avais… J’avais cette boule au ventre, cette impression que ce n’était pas le Cecil que je connaissais. Ou bien que je ne connaissais finalement pas Cecil. Il m’inquiétait. Et ça… ça avait le mérite d’être rare.


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MessageSujet: Re: Someone like you [Nelly et Cecil]   Dim 11 Mar 2018 - 15:19

Alors que Cecil approchait de la fin de son verre, une tornade Tagada qu’il connaissait bien fit irruption dans le bar pour prendre place à côté de lui. Inutile de lever les yeux pour reconnaître la nouvelle venue. La spontanéité de l’arrivée, la nonchalance avec laquelle la demoiselle avait pris place à côté de lui sans même lui demander son avis, et par-dessus tout, cette commande invraisemblable d’une « vodka-tagada »… Nelly-Pi toute crachée. Quant à savoir par quelle étrange coïncidence elle avait pu débarquer dans ce même bar à cet instant précis, c’était une autre énigme, à laquelle le guitariste n’avait pas franchement envie de consacrer beaucoup de son temps.

Sitôt qu’elle reçut sa boisson, cette chère boule d’énergie qu’était la Miss Tagada eut le courage de tenter de porter un toast, malgré la mine impassible de Cecil. Celui-ci leva mollement son propre verre, sans pour autant laisser une once d’expression transparaître sur son visage. Il semblait plutôt avoir répondu par simple politesse que par un réel enthousiasme. Mais il en fallait plus que cela pour arrêter Nelly, qui sans plus tarder lui lança une de ces taquineries dont elle avait le secret. Peut-être s’agissait-il pour une fois d’une tentative pour le réconforter ? Difficile à dire, tant ces piques étaient habituelles entre eux. En temps normal, le jeune homme lui aurait probablement rétorqué qu’elle aussi allait visiblement d’échec en échec en ce qui concernait l’ouverture subtile d’une conversation. Ou une autre répartie du même acabit. Mais aujourd’hui, il n’avait ni l’humeur ni l’énergie de se prendre la tête à ce petit jeu. Il ne répondit donc rien, restant muet comme une tombe, les yeux toujours fixés sur ce point imaginaire droit devant lui.

N’ayant visiblement aucune intention d’abandonner, son amie lui ébouriffa vigoureusement les cheveux avant de faire une nouvelle suggestion sur la raison de son humeur sombre. Voilà qu’elle se sentait responsable des états d’âme du jeune homme. Cette fois, malgré toute son envie de se couper de l’extérieur, Cecil ne put rester sans réagir. Mieux valait l’arrêter avant qu’elle ne prenne la grosse tête.

- T’inquiète pas pour ça, va. Vu ton caractère, ce que tu parviens à débiter en cinq minutes de conversation suffit amplement pour avoir de quoi remplacer ta présence pendant une bonne semaine.

Aouch. Voilà qui était plutôt violent comme formulation. Voilà ce qui arrivait lorsqu’on parlait sans réfléchir. Le rendu final sonnait bien plus abrupt que ne l’avait voulu le guitariste. Seulement, il avait du mal à se concentrer sur son environnement aujourd’hui, et ce premier verre d’alcool n’avait probablement pas aidé. Après un temps, il finit par lâcher :

- Désolé. C’était méchant. Je me comporte vraiment en enfoiré, parfois.

Oui, malgré tous ses efforts pour rester quelqu’un de sociable et agréable à vivre, il lui arrivait de se sentir comme la pire des enflures. Comme ce fameux jour, finalement, pas vrai ? Le jour où il avait quitté Amelia, où il l’avait blessée en lui faisant cette annonce abrupte apparemment sortie de nulle part. Le jour où il avait regardé couler ses larmes sans lui donner la moindre explication, où il s’était contenté d’opposer un silence de glace à la détresse sans fard que lui présentait celle qu’il aimait. Car oui, c’était bien beau de se morfondre sur un bonheur perdu, Cecil, mais il ne fallait tout de même pas oublier qui avait décidé d’y mettre fin, n’est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: Someone like you [Nelly et Cecil]   Mar 13 Mar 2018 - 13:47

Boom.
Aller, prend-toi ça dans les dents, Nelly. Tu racontes trop de connerie, il en a marre de toi et il en profite pour partager ce bonheur avec toi. Ha. Ha. Ha. Je perdais mon faux sourire presque instantanément. Non seulement ça faisait mal, mais en plus, il disait certainement vrai. Les gens tristes disent vrai. Les gens qui boivent disent vrai. Les gens blessés… enfin, vous avez compris la chanson. Je noyais mon regard dans mon verre au liquide tinté de rose avant d’en vider la moitié d’un coup sec.

« Un enfoiré je ne sais pas, mais un parfait idiot, certainement. »

Je restais comme figée un moment, dans un silence pesant qui avait pris place entre eux au sein du brouhaha ambiant. Un silence inhabituel, réellement surprenant et angoissant. Je frissonnais soudainement. Mes vêtements étaient trempés par la pluie, et je fourrais mon nez dans mon écharpe afin d’y trouver un peu de chaleur. Alors, je me tournais à nouveau vers lui, le regard triste, et portait doucement une main à son visage. Du revers d’un doigt, je caressais sa joue un instant assez bref pour lui faire comprendre que je comptais rester là malgré tout.

« Tu… veux en parler ? »

Mais face à l’absence de réponse qui signifiait probablement un non catégorique, je ne savais pas comment je devais réagir. Le voir comme ça… Non, je ne pouvais pas. Cecil est une des meilleures choses qui me soit arrivé sur cette île. Bien qu’on ne se connaisse pas depuis si longtemps que ça, on avait déjà passé de bons moments ensemble et j’espérais évidemment que cette relation n’allait pas s’arrêter sur un coup de tête, à cause du passé de l’un ou de l’autre. Si j’avais appris une chose avec le temps, c’était qu’une amitié se préservait, s’entretenait. Alors, pour lui, j’étais prête à perdre mon éternel sourire, à laisser mes idioties de côté et à l’écouter avec sérieux me raconter ce qui n’allait pas à cet instant.

« Bon, alors… Un câlin, peut-être ? »

Je penchais doucement la tête sur le côté avant de reprendre une gorgée de mon verre. Voyant la fin de celui-ci arriver, je faisais signe au barman de m’en servir un nouveau. Quelque chose me disait que j’allais certainement avoir l’occasion d’en boire un de plus.

« Une couette ? Un oreiller ? Une épaule pour pleurer ? Un bisou ? Un autre verre ? Une tarte au citron ? »

Avant qu’il ne porte son verre à ses lèvres, je lui subtilisais rapidement et plantait mon regard sur lui, dans l’espoir qu’il tourne enfin le regard vers moi.

« S’il-te-plaît Cecil, dit quelque chose. Parle-moi ! Dit-moi d’aller me faire foutre si tu en as envie mais… dit quelque chose… »

Je lui rendais son bien, le reposant avec douceur sur le comptoir.

« T’es loin d’être un enfoiré. Ou alors, il faut que tu m’en donnes la preuve, parce que je ne peux pas croire à une telle absurdité. »

En soupirant, j’attrapais mes cheveux humides et je les attachais à l’aide d’un élastique qui entourait mon poignet. J’avais froid. J’avais froid, mais ce n’était pas grave. Parce que Cecil passait avant le froid.


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MessageSujet: Re: Someone like you [Nelly et Cecil]   Dim 25 Mar 2018 - 23:39

Sans surprise, une fois la remarque acerbe de Cecil prononcée, le sourire habituel de Nelly fondit comme neige au soleil. Le guitariste n’y était pas allé de main morte, et sa maladroite et piètre tentative de rattraper ces mots prononcés trop rapidement resta évidemment sans effet. Son amie but une bonne moitié de son verre d’un trait, avant de répondre à cette dernière remarque du jeune homme. Un parfait idiot… Cecil resta coi. Que répondre à cela ? Elle était loin d’avoir tort, après tout. Visiblement, l’histoire se répétait : le jeune homme avait une fâcheuse tendance à blesser les personnes dont il était proche.

Le silence s’installa entre eux deux. Un silence lourd, pesant, oppressant. Le genre de silence qu’il est préféra de ne pas laisser s’installer, mais il était trop tard pour s’en faire la remarque. Les discussions environnantes se faisaient entendre en arrière-plan, venant de tout le bar, emplissant petit à petit les oreilles et la tête de Cecil d’un vacarme assourdissant, maintenant que lui ne parlait plus. Nelly finit par briser la glace en déposant une infime caresse sur son visage, avant de lui proposer de parler. Ah, elle avait donc deviné qu’il avait un problème. Hahaha, quelle blague, bien évidemment qu’elle l’avait compris, avec l’expression morbide qu’il affichait depuis le début de la journée… Et elle avait bien du courage de lui proposer d’en discuter. Car malheureusement pour elle, le guitariste n’était pas d’humeur à ça. Au risque de la blesser à nouveau, il ne daigna même pas lui répondre, se contentant de finir son verre avant de faire signe à un serveur pour en commander un second. Aujourd’hui, il n’avait ni la force ni l’envie de parler, ni de faire un effort de gentillesse, ni même encore de l’envoyer paître. La solitude et la déprime l’appelaient, et pour une fois, il aimait autant écouter leur conseil.

Fidèle à sa persévérance, la demoiselle continua ses tentatives pour faire le jeune homme, enchaînant les propositions d’une voix de plus en plus désespérée. Sans succès. Celui-ci ne souhaitait toujours pas dire un mot, ni même faire le moindre mouvement. Sauf peut-être pour porter à ses lèvres le second verre que l’on venait de lui apporter, et dont la perspective lui paraissait petit à petit des plus prometteuses. Il n’avait jamais encore écopé d’une cuite, mais de ce qu’il en avait entendu, cela paraissait être un bon moyen de mettre son esprit en sourdine… Il était d’ailleurs sur le point de concrétiser cette idée, lorsque Nelly lui subtilisa son verre d’un geste vif. Voulait-elle l’empêcher de boire ? Ou bien n’était-ce qu’une énième tentative de le faire réagir ? Lorsqu’elle prit de nouveau la parole, une note de détresse perçait dans sa voix. Cecil s’en voulut de lui opposer un tel mur de silence, mais rien à faire. Il ne souhaitait pas parler. Il savait que dans son état d’esprit, avec l’aide de l’alcool, il ne dirait rien de bon. Alors il se tut. Une fois de plus.

La dernière réplique de son amie fut cependant celle de trop. Celle qui le fit craquer, car elle faisait écho à toutes les sombres pensées qui le tiraillaient depuis le début de journée. Celle qui finit par briser sa carapace de silence, peut-être pour le meilleur, mais probablement pour le pire, car il ne put échapper au ton acerbe qui le prit soudain, alors qu’il crachait dans cette réponse tout son dépit, toute sa rancune, toute sa colère envers lui-même.

- Hahahahaha ! Des preuves que je suis un enfoiré ? Tu en as encore besoin après la manière dont je viens de te traiter alors que tu essaies simplement de m’aider ? Qu’est-ce que tu veux que je te dise de plus ? Que j’ai rompu avec une fille que j’aimais toujours ? Que je n’ai jamais daigné lui donner la moindre explication alors que je la faisais souffrir ? Que je l’ai volontairement ignorée pendant plusieurs semaines pour ne pas avoir à affronter son regard ? Alors, c’est ce que tu voulais entendre, peut-être ? Ça te suffit comme preuves, ou bien tu veux plus de détails ?


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MessageSujet: Re: Someone like you [Nelly et Cecil]   Lun 26 Mar 2018 - 10:32

Et bien sûr, dans sa logique, un enfoiré s’en veut considérablement pour ce qu’il a fait. Quelque chose m’échappait dans sa logique que je comprenais pourtant malgré tout. Cecil n’était pas un enfoiré. C’était une chose que je refusais d’admettre, même après ce qu’il avait pu me dire. Il était l’une des personnes les plus gentilles et douces que je connaissais, comment pouvait-il en être un ? Je lui aurais déjà fait la peau si ça avait été le cas, je me serais éloignée, et je n’aurais pas accourue au risque de me chopper une grippe pour venir voir ce qui n’allait pas avec lui.

Quelque part, sa phrase me blessa. Je sentais mon cœur se serrer dans ma poitrine, et je baissais la tête lentement pour le lâcher des yeux et me retourner vers mon verre à nouveau. Ça me faisait tellement mal de le voir dans un état pareil ! Un instant, l’idée de lui envoyer ma main en pleine figure me traversa l’esprit. A quoi bon ? Il était déjà assez mal en point comme ça, je n’allais pas en rajouter une couche. Alors, je serrais mon verre un long moment avant de le porter à mes lèvres.

« J’ai l’habitude qu’on m’envoie chier. J’ai l’habitude d’avoir mal. C’est pas une phrase blessante d’un homme blessé qui va aggraver quoi que ce soit. »

Mes mains ne voulaient qu’une chose : trouver les siennes. J’aurais aimé pouvoir lui montrer que je suis là, que je le serais toujours… Quoi qu’il advienne. J’étais têtue, butée, bornée. Et ce n’était pas pour rien. Un vrai taureau qui revenait à la charge une fois la colère passée. Ce n’était pas cette pauvre petite phrase qui allait me faire fuir.

Jamais je ne me serais douté qu’il pouvait s’agir d’une peine de cœur. Simplement car nous n’en avions que très peu parlé, voire pas du tout. Une simple évocation, éventuellement. Mais si je n’avais pas cherché le sujet, c’est que je n’avais rien à raconter là-dessus. L’heure n’était pas à la taquinerie. Là où j’aurais pu le charrier et demander plus ample détails ne serait-ce que pour l’embêter un peu, l’idée s’éloignait de mon esprit aussi vite que je descendais ma vodka.

« C’est bien ce que je disais. Tu n’es pas un enfoiré. »

Et comme je m’attendais à une réponse, je poursuivais, quitte à lui couper la parole.

« Un enfoiré n’en aurait rien à faire. Toi, tu en souffres. Toi, ça te fait mal. Toi t’es parti d’engouffrer dans un bar pour te saouler la gueule alors que ce n’est vraiment pas ton genre. Tu parles de tes sentiments au passé, mais ta façon de réagir n’a rien à voir avec quelqu’un qui s’est détaché de celle qu’il aimait. »

Je laissais échapper un éternuement qui me coupait dans ma tirade. Timidement, je jetais un œil à nouveau dans sa direction, venant poser doucement ma main sur la sienne. Bon dieu qu’elle était chaude… C’était, malgré tout, une chaleur apaisante.

« Cecil, je ne veux pas de détails. Ce n’est pas ce que je voulais entendre. J’aurais préféré que tu me dises avoir perdu ton poney imaginaire que d’avoir perdu la femme que tu aimes. »

Je lui envoyais une petite pichenette sur le nez.

« Mais arrête de dire que tu es un enfoiré. Un enfoiré n’en aurait rien à foutre et en plus, il aurait déjà sauté sur la première venue pour se changer les idées. Mais toi… t’es pas comme ça. Moi ça m’arrive de l’être, par contre. Mais pas avec les gens que j’apprécie. »

Alors que le serveur leur amenait un troisième verre à chacun, je décidais d’intervertir les deux boissons pour varier un peu les plaisirs. Prenant une gorgée, je tirais la langue. Le goût était bien différent, tellement moins sucré. C’était comme passer des bonbons sucrés à un citron hyper acide.

« Erk, comment tu fais pour boire ce truc ? Ah, j’me ferais jamais au goût de ce genre d’alcool… »


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MessageSujet: Re: Someone like you [Nelly et Cecil]   Dim 15 Avr 2018 - 1:32

Visiblement, la tirade aigrie de Cecil avait tout de même eu son petit effet. Comme penaude, Nelly baissa lentement la tête avant de se retourner vers son verre, qu’elle fixa un instant du regard avant de le porter à ses lèvres. Elle prit alors la parole à son tour, quittant les mots encourageants qu’elle avait prononcés jusqu’à présent pour emprunter un moment au jeune homme son amertume et en teinter ses quelques phrases. Habituée à avoir mal ? Hmm. Et elle se pensait bien placée pour essayer de lui remonter le moral… Est-ce qu’elle se rendait au moins compte qu’elle ne valait pas mieux que lui avec des remarques pareilles ?

- Je ne sais pas si c’était censé être rassurant, mais si oui, sache que c’est surtout préoccupant.

Eh bien, ce n’était pas la finesse qui étouffait le guitariste ce soir… Oh, certes, il n’était pas plus taquin que d’ordinaire. À ceci près que son ton sérieux et la rudesse de sa voix qui faisait paraître chaque phrase comme un couperet ôtaient toute trace de taquinerie de ses propos. En tout cas, la demoiselle eut au moins le tact de ne pas chercher à connaître plus de détails sur le sujet. Ce qui ne l’empêcha pas de continuer sans relâche ses tentatives pour tirer Cecil de son apathie. Une Nelly en forme est inarrêtable, paraissait-il. Mais si seulement pour une fois elle pouvait être un peu moins en forme… Madame s’acharnait à répéter au jeune homme qu’il n’avait rien d’un enfoiré, qu’il n’était pas de ces personnes volages allant de partenaire en partenaire. À l’entendre, il se pourrait même qu’il ne se soit pas détaché pleinement d’Amelia… WOW. NO SHIT, SHERLOCK ? Elle pensait peut-être qu’il se voilait la face, qu’il se mentait à lui-même ? Sans déconner, pensait-elle vraiment qu’il était venu se bourrer la gueule dans ce bar pour le simple plaisir de finir la nuit ivre mort le nez dans le caniveau ?

Se sentant s’échauffer, le guitariste finit soudainement son deuxième verre d’une traite, d’une descente dont il ne se serait jamais cru capable. Étourdi par le soudain afflux d’alcool, il commanda machinalement un verre de plus, sans se soucier des limites du raisonnable, avant que Nelly ne le surprenne en posant sa main sur la sienne. Ses paroles, ajoutées à l’alcool qui embrumait de plus en plus l’esprit du jeune homme aux mèches brunes, finirent par calmer celui-ci quelque peu, sans pour autant lui ôter son humeur digne du dimanche après-midi le plus pluvieux. Lorsque leurs verres respectifs arrivèrent, la Miss Tagada crut amusant de les intervertir, comme pour partager leurs goûts, à défaut de réussir à partager pleinement leurs émotions. Bien déçue, une moue de dégoût ne tarda pas à tordre les lèvres de la demoiselle en un rictus désabusé. En retour, Cecil donna sa chance à cette fameuse vodka-Tagada. Pas étonnant que Nelly n’ait pas supporté son verre. Toute l’amertume de l’alcool était noyée dans une incroyable quantité de sucre, à tel point que le jeune homme en était écœuré. Il avait presque la sensation de boire du sucre pur, sous une forme liquide. Mais tel Socrate avalant la ciguë, la coutume était bien de boire le calice jusqu’à la lie, n’est-ce pas ? Passant outre les protestations de ses papilles, le guitariste prit une nouvelle gorgée, puis une autre, vidant peu à peu le verre.

- Pffff… Regarde-nous. Un crétin incapable de mettre de l’ordre dans sa tête qui tente de noyer ses souvenirs dans l’alcool, et une imbécile sensée lui remettre les idées en place qui finit par simplement se joindre à lui pour la beuverie. On forme une belle paire d’abrutis. Pathétiques à souhait.

Buvant une gorgée de plus, il enchérit :

- Et regarde-les aussi, tous ces gens autour de nous, qui se complaisent autour d’un verre dans leur petite vie misérable sans souci, persuadés que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ils feront moins les fiers, le jour où le destin décidera de se foutre royalement de leurs petites gueules sûres d’elles…

Cecil s’échauffait de plus en plus dans sa déprime. Peut-être avait-il simplement bu un peu trop d’alcool… Trop ? Ces quelques verres ? Nooooon…


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MessageSujet: Re: Someone like you [Nelly et Cecil]   Lun 16 Avr 2018 - 19:06

Il valait mieux qu’il se calme, sinon je serais obligée de le faire taire. Contrairement à lui, j’étais parfaitement consciente de ce que je disais et pensais. Il avait bien dû le voir lors du nouvel an, mais l’alcool n’avait presque aucun effet sur moi. Il m’en fallait réellement une grande quantité pour me faire sombrer dans une autre dimension. S’il avait accepté mon challenge sans bronché, il vidait mon verre à une vitesse ahurissante. Lui, en revanche, je ne savais pas comment il réagissait avec une telle quantité d’alcool dans le sang. Surtout, une telle quantité arrivée aussi rapidement. S’il était normal, il devait déjà avoir la tête retournée, et la chaleur devrait déjà s’être emparé de son corps… Pourtant, je le sentais : son cœur restait vide et froid.

« J’aime être une abrutie. Une abrutie n’a pas à réfléchir. »

Je reposais le verre sur le comptoir, noyant mes yeux profondément bleus dedans.

« Une abrutie fait ce qui lui passe par la tête, sans réfléchir aux conséquences. Même si elle devrait des fois. »

Le tabouret étant pivotant, je me retournais pour observer ces fameuses personnes si heureuses dont il me parlait. Je glissais une main dans mes cheveux, les remettant en place. J’avais ce sourire… Un sourire amusé, presque sadique. Mes yeux perdaient leur éclat bleuté pour tourner doucement à une couleur plus sombre. Ah, décidément, ce Cecil, je l’adorais. Je sautais de mon tabouret, faisait un pas ou deux pour me rapprocher de celui de mon ami que je retournais d’un coup sec vers moi.

« Tu juges sans savoir, Cecil. Au moins la moitié des gens ici viennent des Continents. Tu crois qu’ils ont tous eu la vie facile ? Tu crois qu’ils n’ont pas dû s’adapter pour vivre avec leur pouvoir, comme toi et moi ? Tu crois qu’ils n’ont pas dû laisser leur famille, leurs amis, peut-être leurs amours et leurs enfants ? »

Je cherchais son regard, saisissant son menton pour l’obliger à relever la tête vers moi. J’avais toujours ce sadisme affiché sur mon visage. Ce petit air un peu fier, comme un lion qui s’apprête à vous croquer.

« Dit moi Cecil. Dit-moi ce que tu sais d’eux. Dit moi ce que tu sais de moi. »

Ma main droite glissa sur sa joue, descendant jusqu’à son cou. Je m’approchais doucement de lui, jusqu’à ce que mon front touche le sien.

« Montre-moi à quel point tu es un enfoiré, Cecil. »

En profitera-t-il ? Qu’en savais-je. Je n’étais qu’une abrutie qui ne pensait à rien, qui agissait sans réfléchir. Bientôt, je sentais son souffle tout près du miens. Mes lèvres frôlaient ses siennes. Et mon regard… semblait comme captivé par le sien, brillant d’une étrange lueur. J’étais prête à tout, mais surtout à me faire jeter, comme preuve qu’il n’était pas celui qu’il disait. Te connais-tu seulement toi-même, Cecil… ?


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MessageSujet: Re: Someone like you [Nelly et Cecil]   Mer 25 Avr 2018 - 23:50

Nelly n’avait pas bronché. Pendant toute cette tirade désabusée, pas un mot, pas une remarque, pas un geste. Rien. Elle attendit que Cecil se taise, que ce soit par manque de souffle, d’énergie, de volonté, ou peut-être les trois à la fois. Un silence passa. Puis elle reprit la parole. Abrutie, et fière de l’être. Cet amusant portrait d’elle-même qu’elle se plaisait parfois à dresser semblait aujourd’hui comme terni par une pointe d’amertume. Mais le guitariste n’y prêta pas attention, continuant à divaguer à propos de cette assemblée qui les entourait : hommes et femmes, serveurs et clients, seuls ou en groupe, petits et grands, tout ce beau monde était victime du dépit assassin du jeune homme.

Lorsqu’il se tut pour prendre une gorgée supplémentaire, Nelly finit par réagir, descendant avec agilité de son tabouret pour se rapprocher de celui de Cecil, qu’elle fit pivoter d’un geste afin de pouvoir le regarder en face. Alors, prenant la parole, elle coupa court à toutes ses accusations, pointa du doigt tous les raccourcis de sa pensée, balaya sans même hésiter tous les reproches fait au monde derrière lesquels le guitariste tentait de se retrancher dans sa perdition. Lorsqu’elle le saisit par le menton, il fut contraint de relever les yeux pour la regarder, et découvrit un visage étrangement souriant, moqueur.

Ce qu’il savait d’eux ? Rien, voyons. Pourquoi s’embarrasser d’un savoir encombrant ? Il n’était pas nécessaire de connaître les gens pour dire du mal d’eux dans leur dos… Ce qu’il savait d’elle ? Quelle question. Rien non plus. Il ne savait rien, ne savait pas, ne savait plus, se demandait même s’il avait jamais su quoi que ce soit.

Et soudainement, Nelly se retrouva plus près, beaucoup plus près. Leurs deux corps se rapprochaient. D’abord la main de la demoiselle glissa délicatement de la joue du jeune homme jusque son cou, puis la distance séparant leurs visages se réduisit petit à petit jusqu’à ce que leurs fronts finissent par se toucher. Les deux jeunes gens se dévisagèrent un instant, le regard du guitariste brûlant d’un vide insondable, et ce fut au tour de leurs lèvres de se rapprocher de plus en plus, tandis que dans l’esprit de Cecil résonnait une voix lancinante enhardie par l’alcool, une voix qu’il tentait désespérément de faire taire dans un débat intérieur rageur.

Qu’est-ce que tu attends ? Cesse donc de te poser des questions.
Je ne tromperai pas Amelia.
Elle est partie.
Qu’elle soit là ou pas, c’est elle que j’aime.
Elle est partie et ne reviendra jamais, pauvre imbécile.
… Tais-toi.
Elle ne reviendra jamais car c’est toi qui l’as fait souffrir.
Tais-toi, je te dis.
Elle ne reviendra jamais. Et c’est entièrement de ta faute.
Tais-toi. Tais-toi. TAIS-TOI!!!
C’est de TA faute et tu le sais.
TAIS-TOI, BORDEL!!!

Mais la voix ne se taisait pas. Elle refusait. Cecil savait qu’il n’y avait qu’un moyen de la faire taire, une seule manière de la satisfaire, quel qu’en fusse le prix à payer. Lentement, ses lèvres franchirent les derniers millimètres qui les séparaient de celles de Nelly, avant d’en prendre possession, jouant avec elles, de plus en plus hardiment, s’enflammant à mesure que cette voix insupportable prenait plaisir à le torturer. Le bar, les gens, Amelia, tous avaient disparu. Seuls restaient l’alcool et cette voix, accusatrice et malfaisante, qu’il fallait faire taire, faire taire à tout prix avant de devenir fou pour de bon.


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MessageSujet: Re: Someone like you [Nelly et Cecil]   Ven 27 Avr 2018 - 21:37

Un point partout, balle au centre. Cecil rentrait dans mon jeu, contre toutes mes attentes, me laissant surprise comme rarement je l’avais été. J’avais pourtant l’habitude qu’il réponde à mes petites provocations. Mais ça, ça n’avait rien d’une « petite » provocation. Ça, c’était un baiser enflammé. Ça, c’était trop inattendu pour que j’aie des mots à poser dessus. Si mes yeux s’étaient d’abord ouverts en grands, ils finirent par doucement se fermer pour simplement profiter de l’instant.

Profiter ? Mais, pourquoi ? J’étais juste censée lui démontrer qu’il était loin d’être un salaud, et voilà que je voulais « profiter » ? Pour autant, un baiser, ça ne se refuse pas. D’autant plus lorsqu’on est celle qui l’a provoquée. Ma seconde main vient glisser à son tour près de sa joue que je caressais machinalement du pouce.

Combien de temps cela avait-il duré ? Je n’en avais pas la moindre idée. Lorsque je quittais la chaleur de ses lèvres, mes bras vinrent l’entourer pour venir le serrer contre moi. Je nichais mon nez dans ses cheveux, jouant délicatement avec ceux-ci d’une main. C’était étrange… Si étrange. Je sentais lentement le rouge me monter aux joues. Il ne devait pas voir ça. Jamais. Personne ne devait jamais voir ça. Personne ne pouvait me déstabiliser. Plus personne. Plus jamais… Du moins, je croyais. Je mettais ça sur le compte de l’alcool. Si j’étais résistante, il me rendait peut-être plus sensible, plus humaine. Je le gardais contre moi un petit moment, le temps de reprendre une couleur normale et de m’éloigner enfin d’un pas pour lui faire face, mon visage accompagné de mon sourire habituel.

« Tu n’es toujours pas ce que tu penses être. Tu es juste… sensible, Cecil. Sensible, et amoureux. »

Et accessoirement… J’y goûterai bien plus souvent, à tes lèvres…
Je voulais l’aider. Je le voulais tellement, mais je ne savais pas comment m’y prendre. Je déposais un baiser sur son front avant de lui tirer sur les joues avec douceur pour les étendre un peu. A hauteur de son visage, je lui étirais un sourire un peu forcé.

« T’es bien plus chou avec ton sourire. Hey… On rentre ? Je te raccompagne. »

Comme pour l’obliger à me suivre, je lui nouais son écharpe autour du cou.

« Je te raccompagne, on fera une tarte au citron et… et si tu veux, on parlera. De ce que tu veux, mais on parlera. T’auras qu’à… prendre une douche, ou jouer de la guitare. Ou faire n’importe quoi qui te plaît ou te fait envie. Mais tu as assez bu pour aujourd’hui. Et il est hors de question que je te laisse seul dans cet état. Je reste avec toi. »

Mon regard indiquait qu’il n’y avait aucune objection possible. J’indiquais à Mathias que je repasserai plus tard pour régler les boissons, indiquant que je n’avais rien prit avec moi si ce n’était mes clés. Je tendais une main vers Cecil.

« Allez, on y va. »


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MessageSujet: Re: Someone like you [Nelly et Cecil]   Dim 29 Avr 2018 - 0:52

À l’instant où leurs lèvres s’étaient rencontrées, le monde avait sombré. Nulle lumière ne traversait plus les pupilles du jeune homme, nul son ne faisait plus vibrer ses tympans, tout avait disparu. Plus rien ne l’atteignait, et plus rien n’avait d’importance. Seul se rappelait encore à son souvenir ce vide, ce trou béant qui l’envahissait, et se faisait plus présent à chaque moquerie acide que lui crachait cette insupportable voix réveillée par l’alcool. Il fallait combler ce vide, c’était la seule chose qui comptait à présent. Cecil restait donc suspendu aux lèvres de Nelly-Pi, s’y cramponnait de toutes ses forces sans vraiment comprendre pourquoi, mû par une pulsion tant incompréhensible qu’incontrôlable, un étrange instinct qui le guidait en lieu et place de sa raison somnolente.

Un instant passa. Combien de temps exactement ? Impossible de le savoir clairement. Dans cette brume de solitude et de culpabilité qui envahissait l’esprit du jeune homme, les secondes étaient devenues des minutes, les minutes des heures, et les heures des jours interminables. Il réagit à peine lorsque son amie se blottit contre lui, enfouissant sa tête dans ses cheveux. Le guitariste avait encore du mal à prendre pleine conscience de ce qu’il venait de se passer. Il avait réagi sans vraiment comprendre ce qu’il faisait, incapable de lutter contre cette impulsion subite. L’expérience l’avait laissé complètement déboussolé.

C’est le regard dans le vague qu’il sentit Nelly se séparer de lui, avant de lui embrasser le front et de taquiner gentiment ses joues en les étirant en un sourire factice. Lorsqu’elle suggéra de rentrer, lui ne fit qu’acquiescer mollement, reprenant lentement ses esprits tandis qu’elle insistait pour le raccompagner. Il n’était pas certain de vouloir de la compagnie à présent, mais Nelly était trop têtue pour qu’il puisse la faire changer d’avis, surtout maintenant qu’elle avait clairement énoncé ses intentions. Il la laissa ouvrir la marche, avant de se lever difficilement de son tabouret et de la suivre à l’extérieur.




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