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Je pourrai vendre ce que je vaux contre ce qui m’est le plus cherAuteur
MessageSujet: Je pourrai vendre ce que je vaux contre ce qui m’est le plus cher   Mar 29 Déc 2015 - 16:56

Etats d'âme en melting pot

Je n’aime pas beaucoup les autres, car les autres sont chiants. Ils ne me comprennent pas, et me voient comme quelqu’un de déficient. Je ne suis pas si stupide, c’est agaçant. Pourquoi il n’y a que les scientifiques qui semblaient s’en rendre compte ? Je veux retourner au complexe, c’était tellement plus simple avant. J’avais une routine, j’avais des bourreaux. Rendez les moi putain. Rendez moi cette vie d'oppression, cette vie de misère ou j’avais tous mes repaires.

Ici, ils m’ont fait faire des tests, comme si je n’en avais pas eu assez dans mon ancienne vie. Ils ont dit en rigolant que j’avais un sacré niveau scolaire, un peu comme s’il trouvait cela aberrant. Je ne leur en veux pas. Après tout, quelques instants plus tôt, ils m’ont vu hurler et me débattre parce que je voulais sauter par la fenêtre. Je plaide coupable, le directeur avait une cravate jaune et marron. C’est la couleur du flan, j’ai peur du flan. Mais ils ont fini par me proposer l'Université, et m’ont expliqués les démarches à suivre. Je n’ai pas posée de questions, j’étais sure qu’ils allaient bien finir par réussir à me caser. Ils m’ont demandés quel cursus je voulais, mais je ne voulais aucun cursus, alors j’ai haussée les épaules et demandée lequel avait le moins de gens inscrits. Ils n’ont pas comprit ma question, et m’ont redemandés de choisir. Alors j’ai choisis la chimie. Je n’aime pas la chimie, mais je ne voulais pas m’attarder sur de telles questions. J’ai juste choisie la première de la liste, sans prendre la peine de lire le reste car cela m’ennuyais. Alors je me suis retrouvée en chimie, oui. Des heures entières à végéter sur une chaise, priant pour que la force qui m’avait amenée ici m’achève, maintenant. J’ai vraiment espérée vous savez. Mais personne ne m’a écoutée. Depuis longtemps déjà, personne ne m’écoute plus.

Un jour quand j’avais six ans, j’ai dis à ma mère que le jour ou je me tairais, je ne lui parlerai plus jamais. Comme vous vous en doutez, elle ne m’a pas écoutée, et m’a dit de jouer avec notre voisine, la fille du premier ministre Israelien. Cette enfant était stupide, mais j’ai jouée avec. Attendant patiemment qu’elle grandisse pour lui exposer mes théories sur la problématique de l’eau dans notre pays. Pour moi, ça n’a pas beaucoup marché, mais elle, c’est sur qu’elle s'amusait. Le soir venu, mes parents ont décrétés qu’elle serait ma meilleure amie. Qu’à partir de maintenant, Adifa passerait plus de temps avec moi, dans notre maison ou dans la sienne. Parce que c’est ça, d’être une grande amie. Partager de bons moments et faire semblant que tout va bien, quand au final, rien ne va vraiment. Quand j’ai compris qu’être son amie, c’était faire assurer la carrière de mon père, j’ai décidée de me taire. Ma mère n’a plus jamais entendue ma voix, mais cela ne la pas dérangée. Elle ne l’aimait pas beaucoup vous savez.

Ma vie dans le complexe n’était pas si mauvaise. Eux non plus, ils ne me demandaient pas de parler. Nos seules conversations tournaient autour des tests que j’effectuais. Combien de carrés empilés 659? Ce chiffre là, tu en est sure ? C’est bien 659, tu peux sortir du congélateur. Parfois, les tests étaient fait sur terrain, mais là encore, je trouvais cela normal. Vous savez, rester dans un congélateur, ce n’est pas douloureux, juste agaçant. Ce n’est que résoudre des problèmes en tenant compte de l'environnement proposé. J’ai fait beaucoup de tests du même genre, ce n’est pas le problème. Vous voudriez savoir ce qu’on m’a fait endurer ? Une curiosité morbide vous taraude l’esprit ? Répugnant. Mais je vais continuer. Vous m’avez déjà cataloguée comme une victime, alors pourquoi ne pas s’y tenir. D’une certaine façon, c’est vrai sans vraiment l’être. J’ai cherchée cet état, c’est un trait récurent de ma personnalité. Toutes ces années, je me suis moi même enchaînée. Alors non, je n’ai pas lutée quand ils m’ont opérée de l’estomac. Je n’ai pas non plus lutée dans la fournaise, face au bruit de la scie ou même dans le palais des miroirs. Non, je n’ai pas cherché à m’enfuir. Je voulais juste qu’on me laisse tranquille, et le seul moyen était de finir rapidement ces tests absurdes. Car à la fin de chacun d’entre eux, on me laissait des mois entiers de répit. des mois entiers à calculer des équations ou à réparer des bugs. Vous croyez quoi ? Face à ces puissances, la lutte ne sert à rien. Pourquoi combattre quand une vie facile est à portée. Je veux la vie facile, et je pense la mériter.

Les scientifiques faisaient tout pour me ménager. Je le pense honnêtement. Ils m’aimaient beaucoup, j’en suis sure. Une patiente qui, pour une fois, ne se débattait pas. Une patiente avec qui ils pouvaient avoir une vraie conversation, je suis persuadée que ça leurs plaisait. Ils ne me manquent pas, mais parfois je pense à eux. Parfois, je repense à cette vie de cobaye.

Vous connaissez le principe de conditionnement répondant ? Non ? Tant pis. Mais il faut savoir que c’est de cette façon que les scientifiques du complexe m’ont formée. Si j’ai peur des interrupteurs, c’est parce qu’ils ont associés cet objet à au bruit d’une scie électrique. Je déteste cela. Alors, quand je vois un interrupteur, je sursaute, je me bouche les oreilles et j’essaye de me faire toute petite. Des années qu’ils me font ça. Je crois que j’en ai pour toute une vie a essayer de m’en dépêtrer. Quand au flan, ah, le flan, c’est une drôle d’histoire. Tellement drôle que je ne vais pas vous la raconter, pas maintenant en tout cas. Comme on dit, les surprises sont plus drôles quand elles en sont vraiment. Je ne parle pas d’expérience, car je n’aime pas beaucoup ce genre de choses, mais s’ils le disent, c’est bien qu’il y a une part de vérité.

Oui, je n’aime pas les surprises. Que voulez vous, ça doit sûrement remonter à mon enfance. Ma mère ne les aimaient pas, alors, par extension, je ne les aime pas non plus. Quand mon père s’amusait à débarquer comme un touriste, cela nous agaçaient. Il voulait s’assurer que la maison ne serait pas occupée par un autre mâle dominant. S’assurer que la propriété restait sous son contrôle, alors même qu’il n’y était jamais présent. Quel idiot, mère n’aurait jamais pu le trahir. Elle avait un contrat de mariage sous la gorge. Par extension, je l’avais donc aussi. Ma mère m’a donnée beaucoup de choses, mais certainement pas un environnement saint. Faut croire qu’elle avait ses raisons, je ne la blâme pas. Du moins, pas pour ça. Comme nous tous, elle avait soif de reconnaissance. Elle voulait être aimée, quitte à en devenir égoïste. On ne peut pas blâmer sa faiblesse, on ne peut pas blâmer sa maladresse. Je ne crois pas être en droit de la critiquer, car je suis pareille. Avide de flatteries, et cela me répugne.




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Merci de contacter Ingrid Coves pour les questions ♥️





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Je pourrai vendre ce que je vaux contre ce qui m’est le plus cher

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