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Beau L. Morton ▬ Two packs of cigarettes a day.Auteur
MessageSujet: Beau L. Morton ▬ Two packs of cigarettes a day.   Jeu 6 Nov 2014 - 21:47


Beau Luke Morton
IRL on m'appelle Patate. J'ai 20 années derrière moi. J'ai connu le forum grâce à un partenariat et je pense que le forum est une patate fraîche.


Identité
✖ Nom : Morton
✖ Prénom(s) : Beau Luke
✖ Sexe : Masculin
✖ Date & Lieu de naissance : 09/03/1995 à Melbourne, Australie
✖ Nationalité : Australien
✖ Orientation Sexuelle : Il aime les demoiselles.
✖ Occupation : Vendeur dans un magasin de multimédia.
✖ Avatar utilisé : Kanzaki Toru | Tokimeki Restaurant
✖ Passe partout :
La Magie
✖ Groupe choisi : Fujin.
✖ Manière d'utiliser la magie : La magie de Beau est aussi caractéristique qu'elle est volage ; pour l'utiliser, il a simplement besoin de ses deux mains et - pour l'instant - soit d'une grande concentration soit d'une violente émotion. Sa magie, relativement faible et très peu utilisée par le jeune homme, se manifeste généralement sans consentement de sa part lorsqu'il fait de grands gestes ou qu'il est particulièrement énervé, joyeux, triste. La colère semble cependant rester le sentiment le plus efficace pour faire déferler des bourrasques alors qu'il fait beau temps.
✖ Affinité : S'il y a une chose au monde que Beau déteste plus que le prix des cigarettes, c'est bien son pouvoir. Il n'en veut pas, ne veut pas en entendre parler, l'ignore même souvent ; si vous lui demandez quel élément il maitrise, il vous répondra qu'il ne voit pas de quoi vous parler. Et si vous insistez, attendez vous à de sérieux coups de vent froids dans la figure. Involontaires, malheureusement.
Physique
Beau n'est, comme son nom semble pourtant vouloir l'indiquer aux quelques francophones de son pays natal, pas l'homme le plus beau qui soit. Il n'est pas laid non plus, certes ; disons qu'il a son charme. Du chien, aussi, quelque part - un sacré foutu caractère qui se voit jusque dans son physique et qui, quand il parle, le rend immédiatement spécial. Il ne laisse pas indifférent, ou du moins pas tout à fait ; on l'oubliera aisément mais n'aura aucun mal à se rappeler de lui quand on le reverra, quelques mois plus tard. C'est un sacré petit bonhomme, un jeune adulte ou vieil adolescent qui sourit beaucoup et rit tout le temps, quand il n'a pas une cigarette coincée entre les dents. Difficile de ne pas avoir d'avis sur lui. Qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas, hein... Ce n'est pas vraiment ça qui importe.
Plutôt petit du haut de son mètre soixante-dix, le jeune homme ne s'est jamais vraiment plaint de sa taille - hormis les quelques fois où, agacé, il a pris ses parents à parti en leur demandant lequel des deux lui avait filé les mauvais gênes de la famille. Mince également, Beau a un torse ciselé par le sport qu'il pratique régulièrement ; la natation et le saut en hauteur, principalement, pour ne pas les citer. Avec sa manie récurrente de fumer tout ce qu'il est possible de fumer (notons le tabac, en grosse quantités) il ne peut malheureusement pas courir très longtemps sans s'épuiser. On ne peut pas dire que ce soit un sportif émérite, c'est sûr ; il se maintient en forme, disons. Juste ce qu'il faut pour se trouver bien dans sa peau, être capable d'efforts sans se fatiguer trop vite. Ca ne le fera pas abandonner la cigarette pour autant, non, pensez-vous. Il aime bien trop son poison en tube pour ça.
Cheveux bruns méchés de blond, de fins yeux oscillants entre le noisette et le mordoré, notre jeune ami n'apporte que peu de soins à sa chevelure ou à son visage. Quelques traces d'acné persistante peuvent parfois faire leur apparition ici ou là sans qu'il en fasse grand cas ; un bouton c'est qu'un bouton, et puis avec sa chance ils ne se remarquent même pas. Il n'aime pas passer deux heures dans la salle de bain à se pomponner ou se faire beau, aussi n'espérez pas qu'il sente quoi que ce soit de particulier autre que l'odeur passe-partout de son déodorant. Ses ongles, tantôt au naturel tantôt colorés de noir, rouge, bleu, vert ou n'importe quelle couleur de l'arc-en-ciel, sont entretenus avec un peu plus d'ardeur cependant. Il les garde courts mais en prend soin, tout simplement parce qu'il juge que la plus belle partie du corps humain après les yeux sont les mains.
Côté vestimentaire enfin, Beau est très versatile. Il aime le bleu, le rose, le rouge, le blanc, le noir... Les vestes, les t-shirts, les polos, les chemises, les pantalons, les pantacourts, les baskets, les chaussures en cuir - bref, tout et n'importe quoi. Autant dire qu'on peut le voir arriver habillé comme un surfeur du dimanche un jour pour le lendemain avoir l'occasion de le croiser en chemise blanche et pantalon noir. La mode, c'est vraiment le dernier de ses soucis.
Caractère
Beau n'est ni le gentil garçon typique ni le méchant de base. Ce n'est pas le meilleur ami, pas l'ex revanchard, pas le bad boy au cœur d'or ; c'est juste un mec normal, un type lambda qui ne demande rien à personne et surtout pas à vous. Souriant au quotidien, il n'est jamais le dernier à rire ou dire des bêtises pour détendre l'atmosphère. Il déteste voir des visages tristes ou fermés et n'hésite pas à faire le clown pour ne serait-ce que tirer une réaction à ce genre de personnes : jamais il ne laissera quelqu'un dans le besoin, jamais. S'il voit une petite vieille qui peine à traverser, il ira l'aider. S'il voit quelqu'un pleurer, il lui achètera un bon café et s'assoira à ses côtés quelques instants. On ne peut pas le nier, ça, il a bon cœur. Un peu trop, même, parfois. Plutôt naïf quoi que pas idiot, il se fait souvent avoir par ceux qui savent jouer la comédie : il n'est difficile ni de le persuader ni de le convaincre et souvent, il s'oublie un peu trop, se laisse faire en pensant que l'autre a ses raisons de faire ça.
Il ne faut pas abuser non plus de sa gentillesse, cela dit. Beau n'est pas un crétin et n'aime pas qu'on le considère comme tel ; alors si vous êtes un garçon et que vous lui prenez la tête, attendez vous à un joli crachat ou un bon vieux coup de poing. Il n'hésite pas à frapper et n'a que faire des conséquences que ça peut avoir. Il essaie en général de rester diplomate, mais ce n'est pas toujours possible de juste faire avec en disant « oui Monsieur, tu tapes l'autre joue maintenant ? » Ce n'est ni un diable ni un saint. Il essaie juste de faire ce qu'il peut, d'être qui il veut. Et ça, ça commence par être libre. Rien ni personne ne lui dicte sa conduite : et s'il suit les règles de la société ou des endroits où il est employé, c'est uniquement parce que ça lui paraît logique et censé. Il n'a rien d'un anarchiste ou quoi que ce soit d'autre du même genre, il ne faut pas croire – simplement il analyse bien les choses avant de s'y soumettre. S'il trouve une règle stupide, il n'hésitera pas à le faire savoir.
Plutôt grande gueule, il garde ses problèmes pour lui et ne dit jamais non  à un flirt de ci de là – mais jamais plus loin que ça. Il déteste ce qu'il qualifierait de « relations vulgaires » et n'aime pas qu'on le prenne pour un mec facile ou un quelconque Casanova qui collectionne les conquêtes comme une vieille pile de chemises sales. Il aime les filles, il les respecte, il ne leur veut que du bien ; quand il le dit, il l'affirme et on peut le croire sans mal. Il n'irait jamais blesser qui que ce soit.
Pas volontairement, du moins. Comme c'est un éternel maladroit, il arrive cependant qu'il dise mal les choses et vexe ses interlocuteurs. Ce n'est pas voulu, bien sûr, et il n'a aucun mal à s'excuser ou accepter les excuses des autres : c'est un jeune homme simple et bien dans sa peau, tout simplement.
Enfin, à peu près.
Parce que sous les couches de rire et de sourire Beau est un garçon mal à l'aise, qui n'a jamais voulu être différent et atterrir sur cette île stupide.

Il déteste cette partie de lui et ça, ça se sent plus que tout le reste.

Si seulement j'étais normal.

Passé, Présent, Futur
Mes parents se sont rencontrés lors d'un voyage scolaire, lorsqu'ils étaient enfants. Mon père s'était éloigné de son groupe et s'était perdu. Ma mère, qui habitait là, l'a aidé à retrouver son chemin. Après ça, il se sont revus régulièrement, chaque année. Jusqu'à ce qu'ils finissent par se marier. Jusqu'à ce que ma mère tombe enceinte.
C'est beau, non ?
Moi, petit, j'ai toujours trouvé que ça ressemblait à un conte de fée. Deux personnes qui se connaissent depuis aussi longtemps, qui s'aiment depuis aussi longtemps. Je pensais que ce genre de liens, ça ne peut que devenir plus fort avec le temps. Je pensais que le lien qui unissait mes parents, après tant de jours et de nuits passés à penser à l'autre, était devenu indestructible. Je m'accrochais à leurs mains et je m'émerveillais de voir que, si je décollais les pieds du sol, je ne tombais pas. Ils me tenaient au-dessus du sol. J'étais invincible.

Mais j'avais tort.

Le temps a trop tiré sur le fil, le fil a cassé. Quand j'ai eu huit ans, ils ont commencé à être de plus en plus distants l'un par rapport à l'autre. A se fâcher, souvent. A se crier dessus, parfois. Et à pleurer, de temps en temps. Et puis un jour, mes parents m'ont assis à table, sur une chaise trop grande pour moi, et ils m'ont dit qu'ils allaient se séparer. Je n'ai pas compris, j'ai sûrement pleuré. Ça n'y a rien changé. On s'occupe d'abord de sécher ses propres larmes avant de pouvoir remarquer celle des autres, je l'ai compris ensuite. Mes parents devaient être heureux s'ils voulaient me rendre heureux moi.
Alors papa est parti.
Je n'ai pas de quoi me plaindre, je sais. Ça arrive souvent, que deux personnes se séparent. Ça arrive souvent que deux personnes cessent de s'aimer. Parfois ils se déchirent, ils tirent chacun sur leurs enfants pour empêcher l'autre de les garder. Chez moi, ça a été très différent. Douceâtre. Mon père a déménagé pas très loin, pour que je puisse venir chez lui si j'en avais envie. Ils continuent de se parler, même encore aujourd'hui. Ils arrivent à rire, ils se rappellent de bons souvenirs. Ils se sont séparés avant de se détruire, et j'imagine que je devrais leur être reconnaissant pour ça.
Mais quelque part, au fond de moi, j'ai toujours cru que c'était de ma faute. Est-ce que j'étais le poids en trop pour ce fil trop fragile ? Est-ce que, peut-être, j'ai fait quelque chose de mal ? Personne ne réponds à ces questions pour vous. Jamais, jamais on n'obtient de réponses.

Avant, j'étais trop jeune pour comprendre.

Et maintenant, je suis trop vieux pour encore m'en préoccuper.

Mais ce que je sais c'est que, sans ces deux mains pour me tenir, je ne pouvais plus voler au-dessus du sol. Avec une main de libre, je n'avais plus aucun équilibre.



J'ai commencé l'athlétisme quand j'avais douze ans.

Ma mère et mon beau-père voulaient que je fasse du sport, quelque chose, n'importe quoi pour m'occuper et m'ouvrir aux autres. Je n'étais pas solitaire, je n'étais même pas introverti ; j'avais simplement du mal à me faire de vrais amis. Alors ils m'ont proposé plusieurs activités, m'ont laissé en essayer un certain nombre Au final, j'ai décidé que j'aimais bien l'athlétisme. La course, en particulier. Je pouvais courir, courir, filer comme le vent, sans direction, sans but, sans raison, sans penser à rien. Tout ce que j'avais besoin de faire c'était actionner mes jambes, tendre les bras, oublier mes problèmes. C'est amusant parce que, quand j'y repense, je n'avais vraiment pas de problèmes à l'époque. J'avais des amis, je m'amusais. J'avais ma mère, mon beau père, et même une toute nouvelle petite sœur en prime. Ça ne m'empêchait pas de me penser malheureux. A cet âge-là, je ne pensais pas qu'il puisse y avoir pire qu'une dispute avec un ami ou un genou écorché. C'était ma fin du monde.
Mais quand on grandit, on apprend que ce qui nous faisait mal avant, c'est rien en comparaison de ce qui peut vraiment nous arriver.
Quoi qu'il en soit, j'ai commencé à faire de la course. J'étais pas vraiment bon, j'étais pas mauvais non plus ; un peu comme tout le monde. En m’entraînant, j'aurais sûrement pu devenir à peu près bon. Sans plus. Comme quelqu'un qui s'acharne à prendre des cours de dessin alors qu'il n'a pas d'affinité avec ses crayons. La technique sans le talent. Ça ne me dérangeait pas, alors j'ai continué. Je me suis fait plusieurs amis, j'ai fait plus d'efforts à l'école pour rendre mes parents fiers. A partir de là, ça a été le bonheur. Je pouvais me défouler, sourire, oublier et me souvenir à volonté. Et puis, l'année de mes treize ans, un de mes amis m'a vu m’entraîner sans y penser au saut en hauteur. Je le faisais comme ça, pour faire autre chose que de la course ; ça ne me plaisait pas particulièrement. Je préférais de loin courir, mais c'était, comment dire ? Inné. Un besoin latent, caché, bien dissimulé au fond de moi de ne pas rester au sol. Mais mon ami m'a vu sauter. Il m'a regardé avec de grands yeux et m'a dit que j'étais fait pour ça, que je sautais trop haut pour ne pas en profiter. Moi j'aimais courir, m'échapper. Mais il m'a dit que j'étais fait pour ça. Que je serais un des meilleurs, si je m’entraînais un peu.

Qu'est-ce que vous voulez répondre à ça ? On m'a dit que j'étais fait pour ça. J'étais heureux, j'étais enfin sûr de moi. Je voulais qu'on me regarde et qu'on soit fier de moi.

J'ai troqué la course contre le saut en hauteur.



Après coup, ça paraît évident qu'il allait se passer quelque chose un jour ou l'autre. Mais sur le moment je trouvais ça cool. Normal. Je sautais un peu haut, oui, et alors ? Rien qui ne soit vraiment choquant, apparemment. Mon entraîneur m'applaudissait à chaque fois que je passais la barre et me relevait quand je la faisais tomber par mégarde.  C'était tellement naturel, de sauter. Prendre de l'élan, m'élever dans les airs. Retomber le dos contre un tapis. J'avais l'impression d'être à ma place, d'être particulier, d'avoir de très bonnes raisons d'être fier de moi. J'avais l'impression d'être entre mes deux parents à chaque fois que mes deux pieds quittaient le sol. Sauf que cette fois, je pouvais le faire seul. C'était vraiment un sentiment indescriptible. C'était comme... Avoir trouvé ce pour quoi j'étais fait. Je devais sauter. Je pouvais sauter. J'étais fait pour ça. Personne ne pourrait jamais le faire mieux que moi. Ma particularité, la mienne.
Alors oui, dans le fond, sûrement que j'avais pressenti ne pas être juste un bon sauteur. Mais c'était trop diffus pour que je le comprenne clairement.
Et puis il y a eu l'accident. Quand je m’entraînais. Il y allait avoir une compétition entre deux écoles, je voulais être au mieux de ma forme. J'avais quatorze ans. Je me suis mis la pression tout seul, je me suis stressé sans raison. La barre n'était pas si haut, je savais que je pouvais le faire si je me concentrais bien et appliquais la technique correctement. Mais je me suis stressé quand même. Il y avait un de mes amis avec moi, et l’entraîneur était un peu plus loin dans la salle, avec d'autres personnes. Le tapis était correctement mis. J'étais concentré. Je devais sauter haut, haut, haut. J'ai pris de l'élan, ait compté mes foulées.
J'ai sauté.
Et je suis tombé.
Je l'ai tout de suite senti, que ça n'allait pas du tout – je l'ai su dès que j'ai décollé les pieds du sol. J'étais beaucoup trop haut. Mais une fois que vous avez pris votre élan, vous ne pouvez plus rien faire ; vous êtes en l'air, vous tombez. Il n'y a que ça à faire. Attendre de tomber.
Je vous dirais bien que j'ai paniqué, mais je n'ai même pas eu le temps de le faire. J'ai sauté, j'ai senti que la barre était bien trop loin sous moi. Deux secondes après ma tête a heurté le sol, juste derrière le tapis. Ma nuque aurait pu craquer.

Elle est restée en place.

J'étais sonné. Tout le monde s'est précipité vers moi. Après, j'ai dû m'évanouir. Je ne sais plus trop. Je me suis réveillé à l'hôpital, avec ma mère, mon père, mon beau-père, ma petite sœur. Je n'avais rien. Tout allait bien. Plus de peur que de mal. Et ils ne se rendaient pas compte à quel point ils avaient raison.

Je n'avais pas trop mal, mais j'étais terrorisé. Complètement terrorisé. Et il n'existe pas de médicament pour ça.



Après ça, je suis resté enfermé chez moi. Au début j'allais quand même à l'école, prétextant mon mal de nuque pour ne pas avoir à faire de sport ; mais très vite, j'ai commencé à passer de plus en plus en plus de temps à l'infirmerie. Les autres me regardaient bizarrement. Et peut-être qu'au fond ils s'inquiétaient juste pour moi, peut-être que si je leur avais dit que le tapis était mal placé, que j'avais glissé, n'importe quoi, peut-être qu'ils auraient oublié cette histoire. Peut-être qu'en fait, il n'y a que moi qui en faisait une maladie. Mais j'avais l'impression que tout le monde me regardait. Me fixait d'un drôle d'air. Les moindre regards contenaient mille sous-entendus. C'était insupportable. Je me pensais anormal, et pour moi tout le monde le pensait aussi. Je ne voulais pas être anormal. Je ne veux pas être anormal. Alors je me suis renfermé sur moi-même. Sans explications, sans rien. J'ai arrêté le saut, j'ai séché des cours. J'ai fait n'importe quoi. Je ne voulais plus qu'on me voit. Je voulais qu'on m'oublie, juste qu'on m'oublie.

Parce qu'ils l'avaient forcément vu, non ? Que j'avais sauté trop haut. Que le vent m'avait aidé. C'est impossible de sauter aussi haut. Ils allaient bientôt tous me dévisager comme un monstre, un mutant, un truc bizarre bon à faire disséquer. J'avais peur.

Mes parents ont commencé à s'inquiéter, les professeurs aussi. Alors j'ai arrêté de louper des cours, j'ai tenté de reparler normalement à mes amis. Tout est redevenu plus ou moins normal. C'était comme un message, pour moi ; on me disait ''tu n'as pas à t'en faire, Beau, tu es normal, c'était juste un accident''. J'ai recommencé à rire, un peu, j'ai accepté de refaire du sport en cours. Plus de saut. Je me disais que si j'éliminais cette partie de moi-même, tout serait comme avant, rien ne changerait jamais. Je me disais que ç'avait été ma punition. Une façon de me dire que si je sautais sans que personne ne me tienne les mains, je finirais par me briser les os de toute façon.
Je n'avais personne pour me tenir les mains. Personne en qui j'ai suffisamment confiance pour ça. Alors j'ai fait une croix sur le saut. Plus jamais, je me suis dit. Plus jamais, jamais, jamais.



Ça a duré jusqu'à mes seize ans. Deux ans à être stressé, à avoir peur de grimper par-dessus quoi que ce soit. Deux ans à hésiter et à me demander si, au final, je n'avais pas vraiment rêvé. Personne n'avait vraiment vu mon saut. Juste moi. Moi et mes souvenirs, flous et non désirés, qui remontaient parfois à la surface. Cette année-là, j'en ai eu marre. Marre de me conformer à tout par peur d'être bizarre, marre de ne pas savoir quoi dire, quoi faire, marre de tout, de rien, marre de moi.
Alors j'ai arrêté d'avoir peur.

Alors j'ai changé.

J'ai souri, souri, souri. Oublié. Et ça a marché. Tout allait bien. Tout était tellement, tellement bien.

Jusqu'à ce que je ne m'énerve ; que le sang ne me monte au cerveau et que mon ami soit déséquilibré par une bourrasque qui le fit tomber sur la route.

Il aurait pu se faire tuer.

Putain, il aurait pu se faire tuer, Beau.

Après ça, je ne me suis plus jamais énervé.

Plus jamais.



« Allô, maman ?

-Oui, mon chéri ? Tu es où ? Qu'est-ce qui s'est passé, on se fait un sang d'encre et –

-Ça va, ça va, je... J'ai eu une proposition de travail très urgente, on m'a offert l'avion, tout ça, eh, voilà, tu comprends, euh...

-Beau ! Tu racontes n'importe quoi, réponds, Beau – »

Clic.

Je ne peux rien lui dire.

Oh mon Dieu, laissez moi mourir.



Dernière édition par Beau L. Morton le Jeu 6 Nov 2014 - 22:52, édité 4 fois






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MessageSujet: Re: Beau L. Morton ▬ Two packs of cigarettes a day.   Jeu 6 Nov 2014 - 21:51

LES PATATES EN FORCEEE !
Oui, oui, je t'adore déjà Cool

Bienvenue sur HnK ! :D Bon courage pour ta fiche petite patate ! Et attention, le code n'est pas bon :P


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MessageSujet: Re: Beau L. Morton ▬ Two packs of cigarettes a day.   Jeu 6 Nov 2014 - 22:17

Bienvenue à toi, jeune patate !

Bon courage pour ta fiche !




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MessageSujet: Re: Beau L. Morton ▬ Two packs of cigarettes a day.   Jeu 6 Nov 2014 - 22:33

Salut ! Bienvenue sur HnK, j'espère que tu vas bien t'amuser ici^^

Courage pour ta fiche, patate !


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MessageSujet: Re: Beau L. Morton ▬ Two packs of cigarettes a day.   Jeu 6 Nov 2014 - 22:54

Merci à vouuuuus  

Voilà, j'ai fini ♥️ J'ai remanié un peu un vieux perso, j'espère que ça ira =v=

Si y'a quoi que ce soit qui va pas (genre le code, parce que je me connais, je vais tous les essayer un par un /MEURT/) n'hésitez pas à me sonner les cloches ! Je changerai illico o/






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MessageSujet: Re: Beau L. Morton ▬ Two packs of cigarettes a day.   Jeu 6 Nov 2014 - 23:14

Bon, ben, le verdict tombera demain au passage de Jess

Suis contente de voir un autre Fujin, on sera trois avec toi, même si Aki est passé aux abonnés absents depuis un moment. Bref bienvenue parmi nous, et je te souhaite de bien t'amuser en notre compagnie.

Et n'hésites pas à faire parler du forum autour de toi.
Ce n'est pas encore officiel, mais on vise les 40 membres pour ce mois-ci.






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MessageSujet: Re: Beau L. Morton ▬ Two packs of cigarettes a day.   Ven 7 Nov 2014 - 14:53

J'attend le verdict d'Elina pour donner le miens :P
Elle voulait un test, elle en a deux ♥


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MessageSujet: Re: Beau L. Morton ▬ Two packs of cigarettes a day.   Ven 7 Nov 2014 - 17:32

Salut et bon courage ! (Alors oui, si tout le monde dit patate, moi c'est courgette !)

Bref, BIENVENUE !! *^*






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MessageSujet: Re: Beau L. Morton ▬ Two packs of cigarettes a day.   Ven 7 Nov 2014 - 17:57

Me revoilà donc :)

Pour ma part, je n'ai rien à redire sur ta fiche, tout est en ordre. Je te conseillerais par contre de faire de ton premier rp parmi nous la suite directe de ton histoire, ainsi tu raconterais ton arrivée, ton ressenti, etc. C'est le seul détail un peu faible de ta présentation, et en faisant ainsi, tout serait parfait !

Voilà, pour moi, c'est un OUI !


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MessageSujet: Re: Beau L. Morton ▬ Two packs of cigarettes a day.   Ven 7 Nov 2014 - 18:04

Je suis de son avis ~ ♥
Bon RP parmi nous, fuhuhu potatoes-kun ! :D


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MessageSujet: Re: Beau L. Morton ▬ Two packs of cigarettes a day.   Ven 7 Nov 2014 - 18:36

Tu es donc validé :) Je me permet juste de te signaler une petite faute dans ta description physique, t'as confondu volatile et versatile, je modifie cela^^ N'oublie pas d'aller recenser ton avatar, et d'aller demander un logement ;)


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