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 And that's basically why you can't go berserk each time we're out of cofee ○ ft. Alkaline ♥

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MessageSujet: And that's basically why you can't go berserk each time we're out of cofee ○ ft. Alkaline ♥   Lun 1 Oct 2018 - 19:59

And that's basically why you can't go berserk each time we're out of cofee • ft. Alkaïd Kuromu

Welcome to my despair.

My love is blood-colored

C’est compliqué de sourire. Chaque fois, c’est comme une fêlure en moi qui s’insinue à l’intérieur, jusqu’à toucher mon cœur. Mais je ne peux rien laisser paraitre.

« Bonsoir, puis-je prendre votre commande ? »

Et chaque fois, la craquelure effrite un peu plus ce qu’il reste ce mon bonheur. Ne me souris pas, la voix hurle en moi. Je ne peux plus le supporter...

* * * * * *

« Kaoruuuuuuuuuuuu »

Je m’échoue pathétiquement, mon uniforme à moitié défait, dans les bras de ma meilleure amie de la semaine. C’est mal, d’aimer une personne différente chaque semaine ? Les personnes sociales ont besoin d’énergie venant des autres, peu importe d’où elle vient. Je n’arrive plus à me satisfaire plus longtemps d’une seule source de câlins...

« Les clients sont pas drôles avec toi, ma pauvre... la jolie brune compatit en me caressant la tête.
- Tu penses aussi, hein ? J’ai tout fait comme d’habitude pourtant... »

En ce moment... les clients se montraient un peu plus insistants que d’habitude. Après la fin de l’été, les garçons se cherchaient de nouvelles compagnes, et ceux qui n’en avaient pas encore trouvé une à un mois depuis la reprise des cours prenaient la pression. J’avais beau les recaler aussi gentiment que possible, c’était pas toujours évident, parce que je n’étais plus aussi calme que d’habitude. Les autres filles le voyaient bien, il y avait une bonne entente dans l’équipe, alors aucune ne prenait mal mes humeurs changeantes. Quand l’une de nous n’allait pas, ça se sentait tout de suite.

Ça fait tout juste un mois et demi que je travaille ici, dans ce petit bar à la périphérie d’Amishawa. C’est petit, mais l’ambiance y est bien, J’ai presque envie d’en pleurer quand j’y pense, sans elles, je serais presque au bout du rouleau. Peut-être. Enfin, surtout grâce à Kaoru... je fais mine de sécher mes larmes imaginaires et la relâche, je me sens un peu mieux. Ça devrai me suffire comme énergie, pour rentrer. Avec un léger sourire de remerciement, je me dépêche de me changer pour pouvoir partir au plus vite. Tant que je suis dans le positif...

« A demain ! »

La clochette de la porte tinte doucement au vent. Mais à peine un pied sur le pavé, je ressens un frisson désagréable. Un grésillement à l’intérieur. Je veux l’ignorer, il le faut, sinon tous leurs efforts...

« Hey, hèle une voix masculine. Tu as fini ta journée ma jolie ? Et si on allait s’amuser un peu ?
Ne répond pas... le grésillement se fait plus fort, mon cœur rate un battement. Je fais un pas dans la direction opposée, sans voir où je vais ; mais un corps bien plus massif que le mien me fait obstacle.
- C’est impoli d’ignorer les gens, on est courtois avec toi, tu pourrais respecter ça quand même.
- Je n’ai pas le temps... pourquoi ai-je répondu ? J’ai à peine murmuré, mais je sais qu’il a très bien entendu. Sa main vient me saisir brutalement au poignet, il m’oblige à relever la tête pour le regarder. Ce que je lis sur son visage... de l’agacement. Mais pas sur le mien. Le mien est vide, je peux le sentir.

Mais ce n’est vrai que pour un temps. Evidemment, j’essaye de forcer pour me libérer, mais au lieu de ça, il me projette contre le mur et de l’autre main, une sorte de lumière comme des aiguillons viennent se planter dans ma peau. La douleur est immédiate et intense, si vive qu’elle me coupe le souffle et m’empêche de crier. Mes bras sont tétanisés sous le choc, mes jambes tremblent, je viens de me prendre un coup de taser.

- Reste sage et personne ne sera blessé.
- ...

Un reflet rouge s’incruste dans mes prunelles, mais je ne m’en suis pas encore rendu compte. Du coin de l’œil, je vois les autres hommes s’approcher, portable à bout de bras pour filmer la scène. En face, je ne vois plus que la douleur, le visage de cet homme, et ma propre faiblesse. – Je ne suis pas ton jouet, connard... Il sourit, écartant les mèches de cheveux devant mes yeux pour me regarder au fond de ces derniers, pendant qu’il plante une nouvelle fois ses dards dans mon épaule. Cette fois c’est un gémissement, un soubresaut, mes jambes qui luttent pour continuer à me soutenir. – Les filles comme toi, je sais comment les dompter. Il est fier de lui, je sais que ne l’aurais pas provoqué en temps normal. Mais en cet instant, je n’étais plus vraiment moi-même – Ah oui ?... c’est rien du tout ça. Tu peux mieux faire, j’en suis sûre... »

Kirio, arrête ça. J’ai tellement mal que je pourrais m’évanouir au prochain choc... est-ce qu’elle essaye de m’endormir ? C’est comme si on ne faisait plus qu’un, mais seuls mes yeux ont changé. Brusquement, la clochette tinte à nouveau, et les filles sortent du bar dans un éclat de conversation qui se brise comme un vase qu’on laisserait tomber. La surprise fait place à l’instinct, et l’une d’elles arrache un pavé du sol pour l’éclater sur le visage de mon agresseur. Assez vite, dans la confusion, le groupe se disperse sans même essayer de riposter, et je reste debout contre le mur, haletante et encore en état de choc.

« Lyra ! Lyra, ça va ?! Les voix font écho autour de moi mais ne m’atteignent pas.
- Tes yeux... ils sont rouges, tu n’as rien ? Pourtant, je vois parfaitement. Je ne sais pas ce qui m’arrive, tout est trop confus.
- Je... je vais bien... »

Courir est la seule issue que j’ai trouvé à ce moment. J’ai pris mes jambes à mon cou, je suis partie comme une flèche sur le bord de la route pour rentrer chez moi. Il faut que je rentre, c’est le seul endroit où j’arriverai à me calmer et comprendre ce qui m’arrive. Alors j’ai couru, couru encore et toujours sans m’arrêter, plus lentement après avoir quitté la ville et être sûre que personne ne m’avait suivie. Mon cœur sur le point d’exploser, j’ai continué tout droit, sans même regarder où j’allais. Jusqu’à ce que je réalise... que le chemin habituel avait changé.

Alors, j’ai fermé les yeux, puis les ai lentement ouverts sur le paysage qui m’entourait. A bout de souffle, je suis tombée à genoux dans l’herbe, puis sur le côté en comprenant que mon corps était réellement à ses limites. J’ai tourné la tête, apercevant un banc sur le côté, à l’opposé du chemin. Il était occupé une personne dormait dessus. Je l’ai réveillée ?... désolée. Il fait encore jour, et le soleil tombe lentement entre les branches des arbres.





▬ ♫ Forever saving this memory, you and me singing our sunset melody ♫ ▬
☆ Clear mind in ~ #336699
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