Partagez | 
 

 Convocation (PV Tatsuya)

Aller en bas 
avatar


Féminin Date d'inscription : 13/08/2018
Occupation : Etudiantes - Aide de vie à la pension "Shining Stars"
Sexualité : Asexuelle
Messages : 47


Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Convocation (PV Tatsuya)   Mar 18 Sep 2018 - 14:03

Le bureau, il suffit de voir la "salle d'attente" devant pour savoir qu'il est vide. Impersonnel. C'est ceux ou où on ne fait que passer. Lundi le psychologue, mardi le CIO, mercredi l'orthophoniste, jeudi l'assistante sociale, vendredi... J'en sais rien, et j'en ai rien à carrer. Ce qui m'importe, la, tout de suite c'est que je préfèrerai être ailleurs qu'ici. Charlie finit l'école dans une heure faut que je la ramène, que j'aille faire mon travail d'aide pour expliquer les maths à a des gosses de 10 ans, et ensuite que je rende trois exercices de bio auquel je n'ai rien compris. Et qui vont me prendre au moins deux bonnes heures sans compter le reste des devoirs. Autant dire que j'ai pas le temps pour ca. Sauf que bien sûr je suis une gamine donc mon opinion on s'en cogne. J'ai juste reçu la convocation il y a une heure et basta.

Ce qui m'énerve d'autant plus c'est pas le fait que ca me prend le peu de temps que j'ai "pour moi", que le fait que j'ai pas une immense confiance en les agents du systèle social. J'en ai vu 3. La première pour s'assurer que Charlie était bien traité. Elle m'a posé des questions qui se resumaient à "t'es sûre que ca ça ne te rend pas jalouse d'avoir ta cousine avec toi", et quand elle est partie, maman a éclaté en larmes. Le second c'était à l'école, un psychologue scolaire, et il essayait d'expliquer que les soucis que j'avais à l'école c'était lié a Charlie et aux parents... par contre le harcèlement scolaire... nan pas du tout... c'était dans ma tête... Et et la troisième, quand maman et papa... Elle avait pas été méchante. Juste inutile et maladroite. A nous traiter comme des enfants.

Du coup le type la je l'attend. Il est en retard. Oui d'une ou deux minutes à peine mais je m'en fous. Et puis il va faire quoi? J'me suis demerdée pour trouver la pension, pour nous inscrire à l'école... alors ce qu'il peut m'apporter... rien. Il ne peut pas nous ramener chez nous. Il ne peut pas me les rendre... Et moi je suis trop fatiguée pour rester gentille. Au premier mot de travers je me sens prête à éclater. A tout casser. Et tant pis pour ce qui m'entoure. Et oui je sais que je suis pas très puissante et que mon pouvoir je le balance pas n'importe comment. Bien pour ça que j'ai choisi de m'astreindre à l'utilisation d'une formule.

A l'apparence j'ai pourtant pas l'air de pouvoir craquer comme ça. J'ai l'air sage, les mains sur les genoux, le sac a dos à mes pieds, à attendre le type sur une chaise devant le bureau, avec une table pleine de brochures sur le tabac la drogue et le soutient scolaire... Bon pas besoin d'être hyper observateur pour deviner que je suis nerveuse, mais j'ai pas l'air d'une ado rebelle sortie d'un film de série B.

Bon qu'est-ce qu'il fout ce type, il roupille?


Cherry parle l'anglais, le japonnais et quelques mots de français.
Charlie parle anglais et japonnais
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Masculin Date d'inscription : 07/06/2017
Occupation : Assistant social
Sexualité : Hétérosexuel
Messages : 67

Carte de Jeu
Double Compte: Miya, Ava
Deuxième Magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur
5 ★ - Spirit
MessageSujet: Re: Convocation (PV Tatsuya)   Ven 21 Sep 2018 - 3:02




Convocation



feat. Tatsuya & Cherry

Soupirant, Tatsuya tentait de faire comprendre à une mère en difficulté que non, il ne pouvait pas "simplement" prendre sa fille pour la placer dans une autre famille. "Oui mais Monsieur, je suis mère monoparentale vous savez, et blablabla..". Comment tout faire pour se débarrasser de sa gamine, oui! C'était ridicule. Il était extrêmement difficile de mettre l'Amaterasu en colère. TRÈS difficile. Mais là... Ça, c'était... Pauvre gamine, même pas 9 ans et on n'en voulait plus, comme d'un chiot qui grandit et grossit trop vite aux yeux du propriétaire... Ce qui, soit dit en passant, était tout aussi révoltant! Mais une enfant, nom de dieu... Elle n'avait jamais demandé à venir au monde. Si sa mère l'avait gardée, elle l'avait un peu voulue, non? Il y avait tellement d'autres solutions... C'était l'une des raisons qui faisaient que Tatsuya, contrairement à pas mal de gens, était pour l'avortement. Au lieu de rendre malheureux des enfants, mieux valait ne pas les laisser naître au sein de familles aussi dysfonctionnelles. La mère face à lui n'avait pas l'air d'aimer sa fille. Quelle horreur...

À bout de patience, il finit par faire sortir de force la pauvre idiote. Il avait rendez-vous au lycée et il était loin d'être en avance. Soupirant, il referma son bureau et se précipita vers sa voiture. En route pour le lycée.

Évidemment, il était en retard, et il détestait cela. C'était un total manque de respect pour les autres... Bon, ce n'était que de deux minutes, mais n'empêche, cela pouvait faire la différence avec les adolescents. Ils étaient souvent si révoltés...

C'est en courant qu'il arriva devant son rendez-vous. Une jeune fille de 15 ans, il se souvenait très bien du dossier. Elle avait à sa charge sa cousine de 7 ans. 15 ans, c'était extrêmement jeune pour avoir toutes ces responsabilités... Elles venaient de débarquer sur l'île, en plus, pour ne rien arranger. Elle risquait de réagir fort.

Pourtant, Cherry n'avait en rien l'air d'une jeune adolescente en crise. Elle était, en apparence du moins, parfaitement calme, ses mains sur ses genoux. Mais sous ses airs paisibles, l'assistant social pouvait sentir cette nervosité latente qui risquait à tout moment d'exploser.

Dès qu'il arriva devant elle, il se pencha, à la manière japonaise, pour s'excuser.


Je suis vraiment désolé Cherry, j'ai eu un petit contre-temps avec mon dernier rendez-vous.


Règle numéro un avec les adolescents: les traiter avec autant de respect qu'un adulte. Ils n'étaient pas moins importants parce qu'ils étaient jeunes, même que c'était le contraire aux yeux de Tatsuya. Ils représentaient l'avenir et il fallait en prendre grand soin.

Il finit par se redresser et lui sourit gentiment.


Je m'appelle Tatsuya Kisaragi. Viens, tu peux entrer dans mon bureau.


Il lui ouvrit la porte et la laissa entrer en premier avant de la rejoindre, refermant derrière lui. Il s'installa derrière son bureau, tout simple. La pièce n'était pas grande ni très personnalisée. Il n'était pas le seul à s'en servir. Il n'avait, à lui seul, qu'un tiroir verrouillé contenant ses dossiers sur les élèves du lycée qu'il suivait.

Il la laissa s'installer avant de demander:


Ça ne fait pas longtemps que vous êtes arrivées, ta cousine et toi, c'est ça? Comment ça se passe? Ça peut être assez perturbant comme situation...


Oh, ça l'était, ça nul doute! Et à cet âge, c'était encore pire... Les amis, la famille, c'était tout votre monde, toute votre vie. Et d'un coup, on vous en prive. C'était déchirant, bouleversant. Et il était là pour l'aider à se faire à sa nouvelle vie ici. Pour l'écouter, la conseiller si elle le demandait. Lui apporter son aide. Il espérait lui être utile...


(c) Codage par Asmareth pour Never Utopia



Je discute en #3366cc
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Féminin Date d'inscription : 13/08/2018
Occupation : Etudiantes - Aide de vie à la pension "Shining Stars"
Sexualité : Asexuelle
Messages : 47


Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Convocation (PV Tatsuya)   Dim 23 Sep 2018 - 13:37

Ah ben enfin. Bon, il a l'allure des gens pressés. Est-ce que c'est du vrai ou est-ce que c'est du chiqué, comme Owen, qui se gare tranquille sur le parking, marche jusqu'à la salle d'attente et là enfonce la porte en courant et en forçant sa respiration en mode "j'suis désolée j'ai une demi heure de retard mais j'vous jure j'ai courru tout du long"? Hmm. A voir. Il transpire un peu en tout cas, donc soit il tient pas la chaleur, il a tenu le rythme.

Oh, excuses à la japonaise, parfaitement execu... NON! Faux pas 1 et 2 en 3 secondes de temps de paroles! Primo, d'où il me tutoie? Oui, je sais, en anglais comme en japonnais il n'y a pas vraiment de "tu" ou de "vous". Mais il y a d'autres moyens de faire cette différence entre "on est potes ou tu m'est subordonné" et "on est égaux ou au moins je te respecte." Notamment l'utilisation plus prononcée des noms de familles. De ce premier faux pas je déduis qu'il est soit né ici (après tout, l'île est supposée être japonaise à la base, du coup ils doivent connaitre les gestuelles courantes) soit intégré depuis assez longtemps pour avoir "oublié" les bases de la politesse au japon. Ou qu'il pense que puisque j'arrive des USA j'en ai rien à fiche. C'est vrai que les rapports y sont moins formels, mais moi j'aime pas qu'on m'appelle par mon prénom d'emblée quand même!

Et puis faux pas numéro 2... Qu'est-ce que je m'en fiche que t'aie eu d'autres rendez vous? T'es en retard t'es en retard c'est tout! Franchement les adultes ça trouve toujours une excuse et quand nous les gosses on essaie de se "défendre", on se fait engueuler! Comme ce matin, ou Miss Craigh a grondé Sylvia, une petite de l'âge de Charlie parce qu'elle avait renversé du lait. Bon, ok, elle l'a juste houspillé, mais même, c'est deg, parce que quand Sylvia elle a dit "c'est pas ma faute c'était trop lourd", qu'est-ce qu'elle répond l'autre?! "Ah parce que c'est de ma faute, peut être?" Franchement quoi... Bref. Du coup, je reprends ou pas... Trop tard il s'est relevé, et présenté. nom japonais. Mince, j'vais pas pouvoir râler dans ma langue natale...

Le bureau est bien aussi vide que je le supposait. M'installer est plus rapide que lui, j'ai juste à poser mon sac sur mes genoux, face à lui. Oui, je garde mon sac sur mes genoux. Et oui, n'importe quel psy vous parlerait de me planquer derrière une barrière ou je ne sais quoi. Je connais les "trucs", merci.

Et il continue de me tutoyer, l'autre. Oui, bon, je sais que je ne lui ai rien dit. Et c'est aussi possible que, tout échevelé, le "pauvre" assistant social aie pas remarqué que je m'étais raidie quand il a prononcé mon prénom, initiant un rapport "parent enfant" que j'aime pas. Non, je parle du truc de psycho. Rapport de dominance quoi. Et puis la question... Est-ce qu'il attend vraiment une réponse? Oh pis flute eh, tu veux jouer?

"C'est la première question du manuel des travailleurs sociaux, ou c'est juste un manque total d'empathie de poser toujours cette question en premier lieu, quand bien même on connait la réponse?"

Oui, c'est un test. Non, c'est pas juste parce que je suis énervée, par contre. C'est juste que j'ai pas besoin de l'aide d'un imbécile. Je suis surdouée. Je réfléchis plus vite que la normale, dans des directions pas forcément évidentes, et j'ai pas le même référentiel que la moyenne des gens. S'il est pas capable de me suivre, il ne me servira à rien, alors autant vérifier de suite. Parce que pour m'aider, il devra travailler avec moi, on a jamais aidé les gens contre leur gré (en général ça marche pas). Pour ça que j'ai changé 2 fois de psy à l’hôpital (et encore, ils étaient formés à ma neuro-atypie, mais bon, des fois y a des gens, ça matche pas. Et travailler comme ça... Ouais, on peut mais ça bouffe plus de ressources, et c'est contre productif...), et même comme ça, je lançais régulièrement des tests comme ça, pour voir si la neuropsy suivait toujours... Là, j'agis comme pour renverser le rapport de dominance. A voir s'il revient sur une base "normale", d'égal à égal, ou s'il essaie de reprendre un ascendant. Ah et aussi, à voir s'il s'énerve, s'il la joue "cool" ou compatissant (mon cul qu'il peut il est pas à ma place, donc les "je sais ce que tu ressens"...)

Au passage, j'ai réussit à n'utiliser ni tutoiement, ni vouvoiement. Parce que là je sais pas comment agir. Je le tutoie? Bof, ça me met pas à l'aise, mais le vouvoyer c'est le conforter dans sa "supériorité" et du coup il passerait à côté du test.


Cherry parle l'anglais, le japonnais et quelques mots de français.
Charlie parle anglais et japonnais
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Masculin Date d'inscription : 07/06/2017
Occupation : Assistant social
Sexualité : Hétérosexuel
Messages : 67

Carte de Jeu
Double Compte: Miya, Ava
Deuxième Magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur
5 ★ - Spirit
MessageSujet: Re: Convocation (PV Tatsuya)   Lun 8 Oct 2018 - 0:15




Convocation



feat. Tatsuya & Cherry

Vu l'air renfrogné de la gamine, ça n'allait pas être si simple. Mais il en avait vu d'autres, elle ne l'intimidait nullement. De toute façon, il n'y avait pas grand chose pour perturber réellement l'Amaterasu. Malgré les traumatismes de son enfance chaotique, il avait filé à travers la vie sans trop s'accrocher les pieds. Ce n'était pas le cas de tout le monde, d'arriver à prendre la vie simplement comme lui. Et la jeune fille face à lui ne semblait pas des plus... joviales.

D'ailleurs, elle s'était raidit face à l'utilisation spontanée de son prénom. Japonaise et attachée aux conventions. Il préférait en général parler à ses clients de manière plus informelle, ça créait un espèce de lien. D'ailleurs, il ne demandait jamais à un gamin de l’appeler par son nom de famille. Oui, il prenait la liberté de les appeler par leurs prénoms, il ne leur demanderait pas le contraire, ce n'était pas logique.

Il la laissa répondre à sa question avant d'éclaircir ce point avec elle, puisque cela semblait la déranger.


C'est la première question du manuel des travailleurs sociaux, ou c'est juste un manque total d'empathie de poser toujours cette question en premier lieu, quand bien même on connait la réponse?


Manque d'empathie? Non. Demande d'éclaircissement: oui. Tout le monde ne vivait pas pareil ce déracinement. Lui l'avait bien vécu, il ne présumerait donc pas qu'elle avait de la difficulté. Il ne se départit pas de son sourire et répondit simplement:


Je n'aime pas supposer des choses sur les gens. Tout le monde ne vit pas leur enlèvement de la même manière. Certains sont même heureux d'être arrachés à un monde où ils n'avaient, selon eux, pas leur place.


Il appuya son menton sur ses mains jointes, les coudes sur sa table de travail. Il resta un moment ainsi avant de finalement dire, d'un air plus sérieux:


Tu préfères que je t'appelle par ton nom de famille? Je suis désolé, j'ai l'habitude, pour tenter de mettre les gens à l'aise, d'utiliser les prénoms. Mais je pense que ça ne te plaît pas, donc... Ce sera Makoto-san. Tu peux m'appeler comme tu veux.


Lui laisser le choix. C'était aussi quelque chose d'important avec les adolescents. Ils étaient souvent révoltés qu'on choisisse à leur place et, dans la situation actuelle de Makoto, elle était déjà plus adulte que la plupart des jeunes de son âge. Elle prenait soin de sa cousine. Une tâche colossale à cet âge...

Il avait à peine le souvenir d'avoir eu une famille, mais il n'était pas dénué de bon sens malgré tout. La lycéenne ne devait pas avoir envie non plus qu'on la sépare de la seule famille avec qui elle pouvait encore rester en contact. Et séparer la petite de ce qu'elle avait de plus proche comme figure parentale, ce serait du suicide. Mieux valait les encadrer afin qu'elles réussissent à bien se débrouiller seules. Les aider oui, mais pas les forcer.


(c) Codage par Asmareth pour Never Utopia



Je discute en #3366cc
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Féminin Date d'inscription : 13/08/2018
Occupation : Etudiantes - Aide de vie à la pension "Shining Stars"
Sexualité : Asexuelle
Messages : 47


Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Convocation (PV Tatsuya)   Mar 9 Oct 2018 - 19:17

Il s'arrête pas de sourire. Il se l'est fait greffer le sourire, ou c'est juste qu'il est comme ça? Bon, en soit, j'en ai strictement rien à secouer. Il m'explique qu'il eut pas supposer. Ouais, bien sur y a surement des gens qui sont ravis d'être ailleurs... Combien parmi cela ont que dalle niveau ressources? Je parle pas juste des ressources émotionnelles, hein, parce que ça, encore je peux admettre que non, l'île est pas responsable de la connerie d'un chauffard. Encore que je serai plus aidée avec une équipe qui me connait assez pour pas faire 3 pas en arrière avant de pouvoir réavancer. Je parle du fait que non contente de nous kidnapper sans un mot d'explication, et ça ça me hérisse et je suis contente qu'il parle bien d'enlèvement, parce qu'il aurait utilisé un mot plus neutre, je crois que j'l'aurais même pas laissé finir sa phrase, on se retrouve loin de toutes nos ressources logistiques potentielles! Vous savez, les ADULTES, qui ont les moyens d'agir dans un monde d'ADULTES, et ont tendance à renvoyer les ENFANTS bouler dès qu'ils savent plus quoi en faire!

Bref. Oui, je préfère Makoto. Chan s'il y tient, mais pas Cherry. Ou alors il a intérêt à me permettre de le tutoyer. Quoi que c'est ce qu'il vient de faire. Résultat... Mouais. Pas complètement imbu ou "rand détenteur du savoir". Je le pense capable de recevoir quelques vérités bien senties sur la connerie adulte. A voir maintenant s'il agira en conséquences... Mais si je dit pas... Il risque pas. Bon, je me rencogne un peu dans le siège, je prend une grande inspiration et je commence.

"Alors... On a été amené sur cette île, on sait pas par qui, au passage pas bonjour pas merci pas un mot, la politesse, aux dernières nouvelles c'est pas pour les chiens, Pas un mot sur le pourquoi du comment et au passage c'est géré avec les pieds! Les hotel prétendent que c'est une déesse, qui nous a kidnappé, alors primo, les dieux, c'est une invention humaine, et deuxio, si c'était une déesse, elle a vécu trop longtemps et elle est deve sénile! D'où est-ce qu'enfermer les gens "pour leur bien" ça marche?! Vous êtes déjà allez dans un asile? Même quand on réussit à expliquer qu'c'est pour soigner c'est galère, et là sous prétexte que "c'est divin" faudrait que je me comporte comme un mouton?! Que je ferme ma gueule?!"


Je crois que je perds le contrôle là, faudrait peut-être que... Oh puis merde. J'ai commencé en parlant de manière caustique, et progressivement je me suis enflammée complet.

"D'autant plus que c'était complètement débile, on est nées avec ses pouvoirs?! Mais c'est avant 3 ans qu'il fallait nous amener! Pas à 15 et 7 quand on sait très bien qu'on nous a TOUT pris, tiens, c'est pas assez de leur filer un pouvoir à gérer, rajoutons un putain de traumatisme! J'ai même pas assez d'argent pour m'offrir un simple gâteau d'anniversaire, c'était trop demander?! Je crève de trouille à l'idée que Charlie soit en difficulté à l'école, parce que je sais mieux que personne à quel point on pousse les enfants à être cruel entre eux, et que je peux même pas être là pour l'empêcher de perdre le contrôle sur ses pouvoirs. Et si encore, il y avait quelqu'un genre pour prendre le relai mais que dalle! La seule chose que m'a dit la directrice c'est qu'elle serait punie si elle agressait ses camarades, mais putain elle est déjà terrorisée et les seuls adultes auxquels on m'oblige à la laisser sont pas foutu de faire leur taf?! Je sais même pas comment apprendre à gérer ça parce qu'il y a personne qui a été foutu de m'expliquer ces conneries de pouvoirs!"

Je commence à avoir du mal à respirer à crier sans reprendre mon souffle. J'ai tout dit? Ah non, j'ai oublié le détail qui dit que légalement j'ai toujours que 15 ans, je suis supposée être sous la tutelle de quelqu'un, mais qu'à côté de ça on me laisse ma cousine sous MA responsabilité. Faut savoir, j'en ai une ou pas? J'ai un peu tout sorti en vrac.

"Et là vous arrivez comme une cleur, "comment ça se passe?" MAIS COMMENT VOUS PENSEZ QUE CA PEUT SE PASSER AVEC DES CONNARD PAREILS!"

Je crois que là, tout le lycée est au courant...


Cherry parle l'anglais, le japonnais et quelques mots de français.
Charlie parle anglais et japonnais
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Masculin Date d'inscription : 07/06/2017
Occupation : Assistant social
Sexualité : Hétérosexuel
Messages : 67

Carte de Jeu
Double Compte: Miya, Ava
Deuxième Magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur
5 ★ - Spirit
MessageSujet: Re: Convocation (PV Tatsuya)   Ven 12 Oct 2018 - 2:57




Convocation



feat. Tatsuya & Cherry

Stoïque, nullement troublé, il attendit qu'elle se décide à continuer maintenant qu'il avait éclaircit ce point. Elle ne répondit pas à ses dernières paroles, elle parla plutôt de son arrivée sur l'île.


Alors... On a été amené sur cette île, on sait pas par qui, au passage pas bonjour pas merci pas un mot, la politesse, aux dernières nouvelles c'est pas pour les chiens, Pas un mot sur le pourquoi du comment et au passage c'est géré avec les pieds! Les hôtels prétendent que c'est une déesse, qui nous a kidnappé, alors primo, les dieux, c'est une invention humaine, et deuxio, si c'était une déesse, elle a vécu trop longtemps et elle est devenue sénile! D'où est-ce qu'enfermer les gens "pour leur bien" ça marche?! Vous êtes déjà allez dans un asile? Même quand on réussit à expliquer qu'c'est pour soigner c'est galère, et là sous prétexte que "c'est divin" faudrait que je me comporte comme un mouton?! Que je ferme ma gueule?!


Personne ne demandait à ce qu'elle ferme sa gueule comme elle le disait, non. Personne sur l'île ne "fermait sa gueule". Tout le monde, ou presque, protestait. Se questionnait. S'enrageait, même, comme elle le faisait maintenant. Ce n'était pas la première fois ni la dernière que l’assistant social devait gérer la crise de rage d'un adolescent. Ça faisait parti de son job et il vivait très bien avec ça. Makoto en avait beaucoup sur le coeur et il fallait que ça sorte. Et si c'était sur lui, tant mieux, parce qu'il savait faire avec. Contrairement à un professeur qui l'enverrait seulement au bureau de la directrice au lieu de vraiment l'écouter.

Inépuisable, Makoto continua sur sa lancée, le monologue augmentant encore en intensité.


D'autant plus que c'était complètement débile, on est nées avec ses pouvoirs?! Mais c'est avant 3 ans qu'il fallait nous amener! Pas à 15 et 7 quand on sait très bien qu'on nous a TOUT pris, tiens, c'est pas assez de leur filer un pouvoir à gérer, rajoutons un putain de traumatisme! J'ai même pas assez d'argent pour m'offrir un simple gâteau d'anniversaire, c'était trop demander?! Je crève de trouille à l'idée que Charlie soit en difficulté à l'école, parce que je sais mieux que personne à quel point on pousse les enfants à être cruels entre eux, et que je peux même pas être là pour l'empêcher de perdre le contrôle sur ses pouvoirs. Et si encore, il y avait quelqu'un genre pour prendre le relai mais que dalle! La seule chose que m'a dit la directrice c'est qu'elle serait punie si elle agressait ses camarades, mais putain elle est déjà terrorisée et les seuls adultes auxquels on m'oblige à la laisser sont pas foutu de faire leur taf?! Je sais même pas comment apprendre à gérer ça parce qu'il y a personne qui a été foutu de m'expliquer ces conneries de pouvoirs! Et là vous arrivez comme une fleur, "comment ça se passe?" MAIS COMMENT VOUS PENSEZ QUE ÇA PEUT SE PASSER AVEC DES CONNARDS PAREILS!


Tatsuya paraissait sérieux, il ne souriait plus. Elle aurait cru qu'il se moquait d'elle alors que c'était tout à fait faux. Elle avait raison. Sur tout. Évidemment! Rien n'était juste, ni logique. Et ces fameux agents de A. étaient cruels, encore plus avec les enfants. Les enlever pour leur bien... bien sûr! Pour celui des simples humains plutôt oui! Il comprenait tout à fait ce qu'elle pouvait ressentir. Ils étaient tous dans la même situation, sauf les natifs. Tous les autres avaient été embarqués de force, sans souvenirs de ce qui s'était passé, jetés sur la plage comme de vulgaires algues échouées. Pire que des déchets qu'on balance sans faire attention.

Le jeune homme plongea son regard dans celui de l'adolescente, laissant passer quelques secondes avant de lui répondre.


Tu as raison, Makoto-san. C'est injuste et cruel. Je ne sais pas plus que toi pourquoi on nous as kidnappés. Ils disent que c'est pour notre bien, mais moi je pense plutôt que c'est parce qu'ils nous pensent dangereux pour les humains normaux.


Il s'interrompit un moment, réfléchissant à ce qu'il voulait dire ensuite. Elle avait lancé tellement de choses sur lesquelles il devait réagir, il ne savait pas dans quel ordre en parler. Déjà, lui dire qu'il pensait comme elle, ça l'apaiserait peut-être un peu. Il ne faisait pas partit d'une conspiration visant à lui pourrir la vie. Il était un peu comme elle sur plusieurs points. Une victime d'enlèvement. La différence, c'est qu'il n'avait plus de racines qui le liaient à son lieu de naissance. Plus de famille, pas vraiment d'amis. C'était plus simple pour lui que pour elle, il l'avouait sans aucune honte.


Je n'ai pas l'expérience des asiles, mais je connais le milieu des orphelinats. Je pense qu'à un certain point, ça se ressemble un peu.


Tatsuya s'appuya sur son bureau de ses avants-bras, s'avançant un peu vers la jeune fille.


Personne ne te demande d'être un mouton ou de fermer ta gueule. Personne, et certainement pas moi. Tu es en colère et tu as peur, c'est tout à fait légitime. Tu fais ton propre chemin, Makoto-san, et personne ne pourra le faire à ta place maintenant. Personne.


Il laissa un temps d'arrêt ponctuer ses paroles, fixant son regard azur dans le sien pour s'assurer qu'elle avait bien enregistré ses paroles. Puis il recula pour laisser son dos prendre appui sur le dossier de sa chaise.


Mais tu n'es pas forcée de tout faire seule. Tu as 15 ans, tu dois aussi vivre ta vie d'adolescente. Si ta cousine a un souci avec ses pouvoirs, qu'elle ne peut pas les contrôler, je pourrai l'aider, si tu m'en donnes la permission. C'est aussi ça, mon travail. Je sais que tu penses que personne n'est là pour vous venir en aide, et j'avoue que vu ce que tu m'as dit, ils n'ont pas été très convaincants pour t'en persuader. Mais il y a des recours. D'ailleurs.


Il se retourna un moment pour fouiller dans son classeur et en sortir un dossier qu'il ouvrit et parcourut des yeux rapidement.


Malgré tout ça, tu as d'excellentes notes. Je comptais référer ton dossier pour une bourse d'études à l'excellence. Ça te donnerait une bonne marge pour, si tu veux, t'acheter un gâteau d'anniversaire. Mais je ne le ferai pas sans ton accord.


Il lui sourit doucement, pas un sourire de bonheur, mais plutôt compréhensif.


M'autorises-tu à le faire?


(c) Codage par Asmareth pour Never Utopia



Je discute en #3366cc
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Féminin Date d'inscription : 13/08/2018
Occupation : Etudiantes - Aide de vie à la pension "Shining Stars"
Sexualité : Asexuelle
Messages : 47


Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Convocation (PV Tatsuya)   Mer 17 Oct 2018 - 22:25

Protéger les humains de nous... Là ça me fait une douche froide. J'avais jamais envisagé réellement cette possibilité. Parce qu'elle est pire que tout et qu'il y a des limites à ce que mon cerveau peut supporter. L'idée que quiconque puisse décider à ma place de ce que je suis. Parce que ça, j'y ai eu droit combien de fois, déjà? "Elle est bizarre." "Ne reste pas avec elle, tu finiras aussi cinglée!" Les gosses sont monstrueux, entre eux. Mais on l'excuse en disant "c'est des gosses ça leur passera. Et les gosses grandissent, aus si cons. Bref non, en soit, si, mon cerveau à envisagé une dée que comme dans tous les films de super heros super vilain, y a un moment ou le méchant, dépassé par ses pouvoirs fait des conneries. Genre suffit de regarder Xmen. Les gens ont peur des mutants, parce que oui, y en a qui ont fait les cons. Sauf que c'est pas d'être des mutants qui les rendait mauvais à la base! Et dans le film, les "premières victimes" du côté des mutants c'était effectivement les gosses comme Charlie, comme moi, dont les pouvoirs sont faibles ou carrément un fardeau. Du coup même dans cette optique, j'étais restée sur cette idée de "protéger", même si c'était mal fait et géré avec les pieds. Envisager qu'on aie pu m'enfermer, parce que j'étais potentiellement dangereuse, coupable de je ne sais quoi... Vous voyez le lien que je fais avec les autres gosses? A leurs yeux aussi j'étais "coupable". D'être différente.

Hein? Quoi? Il a continué à parler, mais j'ai zappé. Faire mon propre chemin, ben tient. Dans une cage? Je suis supposée aller loin? Et puis "t'es pas seule?" Ben si justement, et il me fait ricaner. Parce que si je commence à montrer de la faiblesse, ils interviendront, en bons adultes à gros sabots qui y connaissent que dalle. Ils me renverront à une place d'enfant, et prendront les "bonnes décisions". Et quand je leur dirait que c'est une connerie, ils me diraient que c'est eux qui savent. Un peu comme maintenant d'ailleurs. A la différence que derrière c'est moi qui gère les emmerdes. Quand à aider Charlie... Elle a régressé depuis notre arrivée. Elle ne fera pas confiance à un mec, fut-il un "gringalet" comparé à son père.

"Vous êtes un mec"

S'il a réupéré nos dossiers des USA, il saura à peu près pourquoi. Et sinon, eh ben je lui expliquerait avec l'absence de tact et de diplomatie qui me caractérise. Et puis ce dont je souffre surtout en ce moment, c'est de ce décalage. Je sais que je suis "sage", "courageuse", "mature". Autant de mots qu'ont imaginé les adultes pour dire que je me contente d'obéir à leurs décisions, en bonne enfant que je suis. Et dans le même temps, je dois être "responsable" de Charlie, "m'adapter" à une situation que, aux dire de l'assistant social, même les adultes y on du mal. Je suis suposée être une adulte, et faire ce travail avec les moyens d'un enfant.

Quand la bourse? Pour de bons résultats? Alors le soucis, c'est qu'en fait je crois avoir exagéré. J'aurais peut-être du accepter de redoubler, parce que je galère à rattraper les 6 mois que j'ai loupé. Pire que ça, j'ai un mal fou à me refaire à aller à l'école. Certes, les élèves sont plus disciplinés ici qu'aux USA. Encore que. Mais ça reste trop de monde, trop de bruits. Et des cours inintéressants.

"C'est plus qu'un problème de sous... J'peux pas accéder à mes économies, parce que je suis supposée être mineure, et que la personne qui a ma tutelle... Je suppose que c'est ma grand mère, mais vu qu'on ne peut pas lui demander d'aide... Je sais même pas ce qu'elle sait ou non, je peux pas demander à l'avocat de me rendre..."


Là, j'arrive plus à parler. Parce que mine de rien c'est la première fois que je l'évoque pour de bon. Je n'ai aucune idée de où sont les cendres de mes parents. L'agence funéraire avait promis d'assurer le transfert à ma grand mère directement, plutôt qu'à nous. Encore une histoire qu'on est juste deux enfants. Sauf qu'on est pas revenus auprès de ma grand mère.

"Je suis une enfant... Une enfant... Avec des problèmes d'adultes..."

J'ai fini en chantonnant doucement. Parce que ça correspond tellement à ce que je ressens...


Cherry parle l'anglais, le japonnais et quelques mots de français.
Charlie parle anglais et japonnais
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Masculin Date d'inscription : 07/06/2017
Occupation : Assistant social
Sexualité : Hétérosexuel
Messages : 67

Carte de Jeu
Double Compte: Miya, Ava
Deuxième Magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur
5 ★ - Spirit
MessageSujet: Re: Convocation (PV Tatsuya)   Dim 28 Oct 2018 - 3:07




Convocation



feat. Tatsuya & Cherry

Elle n'avait pas écouté jusqu'au bout, clairement, vu la tête qu'elle tirait. Il retint un léger soupir. Les adolescents, ça hurlait pour qu'on les écoute, mais ils ne pensaient pas du tout à rendre la pareille aux adultes. Les écouter. Pas leur obéir, non, Tatsuya ne donnait pas d'ordres à qui que ce soit, sauf aux parents qui maltraitaient leurs enfants. Il n'avait guère de pitié pour ces gens-là, même s'il était convaincu qu'en chaque personne, il y avait une part de bien. Mais les enfants, c'est sacré et on en prend soin, point barre.


Vous êtes un mec.


Tatsuya ne releva pas, ne faisant même pas mine d'être choqué ou d'avoir entendu ses paroles. Si c'était sa seule objection, il la balayait de la main. Il n'était pas le seul assistant social de l'île et beaucoup étaient des femmes. Il pourrait aisément demander à une collègue de s'en charger.

Analysant la jeune fille, il se dit qu'elle se donnait vraiment beaucoup de mal pour attirer sa pitié, pour essayer de le convaincre que non, il n'y avait aucune solution pour l'aider. Mais ça ne fonctionnerait pas avec lui, non. Si elle ne voulait pas s'aider, il ne pourrait rien faire pour elle. Et si c'était le cas, elle se retrouverait vraiment seule. Toute seule.


C'est plus qu'un problème de sous... J'peux pas accéder à mes économies, parce que je suis supposée être mineure, et que la personne qui a ma tutelle... Je suppose que c'est ma grand mère, mais vu qu'on ne peut pas lui demander d'aide... Je sais même pas ce qu'elle sait ou non, je peux pas demander à l'avocat de me rendre...


L'Amaterasu haussa un sourcil. Lui rendre quoi? Il ne le sut jamais, Cherry s'était de suite refermée comme une huître sous la révélation qu'elle avait failli lui dévoiler.


Je suis une enfant... Une enfant... Avec des problèmes d'adultes...


Elle chantonnait en laissant tomber cette dernière phrase et Tatsuya fronça les sourcils. Qu'essayait-elle s'exprimer ainsi? Il ne savait pas trop, mais trouva cela un peu étrange. Il resta silencieux un moment, ses mains jointes devant son visage, les coudes sur le bureau.


On obtiendra ton émancipation, Makoto-san. Tu auras accès aux comptes bancaires que tu as sur le continent. Ce n'est qu'une formalité.


Et c'était vrai. Les enfants de 15 ans et plus qui arrivaient sur l'île obtenaient leur émancipation légale afin de pouvoir gérer leurs vies sans l'aide d'un adulte. C'était parfois désastreux, pour certains, d'être laissés à eux-mêmes, mais c'était toujours mieux que d'être privés de leurs droits à cause d'un tuteur qu'ils ne pourraient jamais revoir.

Encore une objection balayée de la main. La seconde, maintenant.


Pour ta cousine, je ne suis pas le seul assistant social. Il y a des femmes, aussi. Si elle a besoin d'aide, j'en parlerai à une collègue sans souci.


Il croisa les bras sur son torse un moment avant d'enchaîner.


Il y a des solutions à tout, Makoto-san. Peut-être pas celles que tu voudrais, mais il y en a. Je n'ai pas le pouvoir de te rendre à ta grand-mère et à ton ancienne vie, je ne peux pas non plus quitter l'île. Mais je peux m'arranger pour te faciliter un peu la vie malgré tout.


Sur ces paroles, il referma le dossier devant lui, avant de se laisser aller dans son fauteuil. C'est d'un ton neutre, le visage tout aussi neutre, qu'il finit :


Mais si tu ne veux pas t'aider toi-même, je ne pourrai rien faire pour toi et ta cousine. Accepte l'aide qu'on te propose. Ce sera déjà ça de plus que ce que tu as présentement. Pour le reste, je ne peux pas te dire quoi faire. Et je ne le veux pas non plus, même si tu sembles penser le contraire. C'est ta vie, pas la mienne. Je n'ai aucun intérêt personnel à te dicter ta conduite.


Il lui tourna le dos pour ranger son dossier dans sa filière, simplement, avant de se tourner à nouveau vers elle. Il consentit alors à lui sourire une dernière fois.


Réfléchis à mon offre, pour la bourse, l'émancipation et l'aide pour ta cousine. J'ai assez abusé de ton temps.


Il se leva et fit le tour du bureau, lui tendant sa carte avec son numéro de téléphone.


Appelle-moi quand tu seras décidée. Au revoir, Makoto-san.


Il se pencha pour la saluer avant de sortir du bureau, la reconduisant à l'extérieur. En espérant qu'elle le laisse l'aider, sinon, elle était mal barrée vu ce qu'elle lui avait dit. Il espérait réellement que son orgueil ne la mènerait pas par le bout du nez. Parce que ça semblait être le cas, pour l'instant, et ce défaut était très mauvais conseiller.


(c) Codage par Asmareth pour Never Utopia



Je discute en #3366cc
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Féminin Date d'inscription : 13/08/2018
Occupation : Etudiantes - Aide de vie à la pension "Shining Stars"
Sexualité : Asexuelle
Messages : 47


Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Convocation (PV Tatsuya)   Jeu 29 Nov 2018 - 12:40

Mon émancipation? Si je me souviens bien, c'est le truc qui ferait de moi une adulte, même si j'ai pas l'âge... Une formalité?! Pour lui peut-être. Pour moi, je savais même pas que j'y avait droit! Je sais que ça a été accordé à certains ados du centre, mais que c'est un truc super complexe, et qui ne peut être accordé que sur situation grave. Comment j'aurais su, moi, que j'y avait droit? On m'a dit que je pouvais rester à la pension, parce que Charlie est trop jeune pour vivre seule, mais personne ne m'avait dit que ça me permettait quand même d'être émancipée, ou quoi! Donc ton "ce n'est qu'une formalité, t'es mignon, mais c'est quand même hyper important pour moi, là!

Quand à Charlie, de mon point de vue, le mieux serait que JE puisse faire son éducation. Parce que je la connais mieux, et que nous avons déjà la relation de confiance indispensable. Et pour ça j'ai besoin, moi, d'apprendre les règles de ce monde. Alors évidemment, n'importe quelle feme conviendrait si Charlie peut nouer un lien de confiance avec elle. Genre pas la vieille "Minchkin", oui, je sais elle est pas aussi mauvaise que celle du livre, juste bourrue et un peu trop sure de son bon droit d'adulte. Mais Charlie n'a pas vraiment confiance en elle. Et sans confiance, impossible de dénouer les peurs de Charlie.

Il y a des solutions. Bien sur qu'il y en a. Mais là, il m'assène encore des vérités. Je suis supposée savoir qu'elles sont là ces solutions? Non parce que je les rejette pas ces idées. J'aurais juste aimé savoir que oui, je pouvais compter dessus. Et ma grand mère, je m'en fous. Je veux juste mes... Respire. Calme toi. Tu oublie que si toi aussi tu ne dit pas les choses, il ne peut pas les deviner. Respire. Calme la boule dans ta gorge. Il a abusé de mon temps? Attends que dalle. Il me dit que j'ai des possibilités, et d'y réfléchir? Il croit quoi, que j'ai besoin de 107 ans? Je prends la carte, tandis qu'l ouvre la porte. C'est fini pour lui? Bravo pour le sermon de "tu as toutes les cartes en main accepte notre aide", si tu me laisse pas l'accepter... Un hochement sec de la tête. Sur la carte, outre le N° de tel, il y a l'adresse mail. Je n'aime pas ce type. Il m'a assomée d'une vérité qui est sacrément lourde à porter pour une gamine, avant de me re traiter comme une gamine capricieuse, sans comprendre que je ne savais juste rien. Mais vu qu'il est l'option la plus rapide dont je dispose, je vais quand même me servir de lui. Bien sur, je n'ai pas l'habitude des mails formels. Il sera surement un peu maladroit.

Citation :

De: Makoto Cherry
A: Tatsuya Kisaragi
Objet: Suite à notre entretien.

Bonjour Kisaragi San.

Suite à notre entretien, voici ce que je voudrais que vous m'aidiez à obtenir.

-Mon émancipation, et la régularisation de ma situation auprès de Maitre Lawrence, avocat.
-L'obtention d'un professeur pour Charlie, féminin, de préférence, et habilité à aider des enfants atypiques.
-LA RESTITUTION PAR MA GRAND MERE DE MES PARENTS ET DE MA TANTE YUREKA. Ne sachant à quelle adresse lui demander de nous les renvoyer, je ne peux le lui demander seule.

Pour ce qui est de la demande de bourse, ces dernières étant, semble-t-il corrélées aux notes, je préfère m'abstenir de compter dessus.

Merci de votre travail. Veuillez agréer mes distinguées salutations.

Makoto Cherry.

Bon, c'est pas mal, non? J'ai même été sur des sites de "comment écrire une lettre officielle." Bon, évidemment, il m'a fallu presque une demi heure pour écrire le troisième item de la lettre. Mais le fait d'avoir crié dans le bureau, et de devoir mettre des mots "professionnels" et de devoir réécrire et réécrire et pleurer un bon coup, ça m'a fait du bien. Allez, j'envoie. Et je verrai par la suite.


Cherry parle l'anglais, le japonnais et quelques mots de français.
Charlie parle anglais et japonnais
Revenir en haut Aller en bas




Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Convocation (PV Tatsuya)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Convocation (PV Tatsuya)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Convocation chez son directeur de maison à 18h
» Convocation militaire
» * Himuro Tatsuya ~
» Euh... Tatsu-nii... je vais bien je t'assure ! (PV Tatsuya) FINI
» [Flash-Back] Convocation royale

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Himitsu no Kii :: La cité scolaire de Kousha :: Lycée Danshi-
Sauter vers:  
Top-Sites