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 I fucking hate sand | w.Tyr Sørensen

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MessageSujet: I fucking hate sand | w.Tyr Sørensen   Mer 17 Jan 2018 - 15:43

Putain de sable. Alkaïd n'a jamais franchement aimé aller à la plage ou quoi, et c'était pas faute d'avoir essayé. Les plages d'Helsinki sont sympa, c'est pas le problème, mais ça restait à ses yeux un loisir de richard qui ont trop de thunes, et accessoirement de suicidaire, quand on sait que même en Juillet-Aout, la température là bas n'excède que rarement les 20°C. Et le sable c'est granuleux, ça s'infiltre de partout, ça fait chier en gros. Pas de bol pour notre râleuse, elle se trouvait actuellement étalée tout en longueur sur une plage, ce qui était assez anormal au vu de la situation actuelle. Reprenant doucement, mais sûrement connaissance, elle ne se souvenait pourtant pas avoir fini sa nuit déchirée sur une des plages de la ville, comme ça a déjà pu arriver. Plusieurs fois. Trop de fois peut-être, mais c'est pas la question.

Quelque chose n'allait vraiment pas. Plus que d'habitude quand on se réveille dans un lieu inconnu. Un rapide coup d’œil lui indiqua que non seulement elle était entièrement habillée (oui, c'est assez rare dans des situations comme ça), mais aussi qu'elle avait avec elle plusieurs sacs contenant probablement ses affaires, vu que l'un d'eux était typiquement le genre qu'elle utilisait pour transporter sa batte de baseball favorite. Beaucoup trop étrange.

C'est en essayant de se redresser et en sentant une douleur déchirante lui parcourir le dos qu'Alkaïd se souvint des évènements précédents son réveil, ou presque. Croyant avoir reçu un message de son frère, elle avait été prise en embuscade par un gang rival. Beaucoup trop nombreux, elle était presque sûre d'y passer, mais il faut croire qu'elle avait réussi à s'en sortir. Le combat était encore flou dans son esprit, mais elle se souvint vaguement de l'étrange obscurité du théâtre, des sensations qu'elle avait à ce moment là : quelque chose s'était échappé d'elle, par tous les pores de sa peau, un genre de pouvoir pas très rationnel... Une idée qu'elle chassa rapidement de son esprit. Va falloir se mettre à lire moins de manga.

Se redressant tant bien que mal et se mettant assise dos au mur de pierre séparant la plage et la route, la Finlandaise remarqua la lettre ouverte à ses côtés. Elle s'était en effet déjà réveillée une fois un peu avant, sur la plage également, et avait lu cette lettre, mais la douleur avait été beaucoup trop intense à supporter à ce moment là. Tout les éléments se mettaient plus ou moins en place. Quel foutoir. Elle la reprit et relu brièvement, histoire de se remémorer le contenu, avant de l'écrabouiller et de la lancer un peu plus loin. Quel foutoir. L'hypothèse des pouvoirs était confirmé donc, et aller chercher son frère semblait désormais une entreprise quasi-impossible. Avec ni l'un ni l'autre sur place, leur gang allait probablement s'effondrer, et même s'il était reprit, rien ne leur reviendrait désormais.

-Omaa hyvää varten? Tuo on hevonpaskaa... (Pour mon propre bien? Quelle connerie...)

Alkaïd allait chercher son paquet de cigarette dans sa poche quand un mouvement impromptu lui déclencha une nouvelle douleur dans l'intégralité du dos, la paralysant un instant. Trop de douleur d'un coup. Elle se laissa alors tomber sur le côté de désespoir, manquant de se taper la tête contre le mur de pierre, découragée à l'idée de bouger. Ça commence bien.
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MessageSujet: Re: I fucking hate sand | w.Tyr Sørensen   Mer 17 Jan 2018 - 20:09

Il faisait beau, bordel ! La tempête de neige qui avait secoué l'île et transformé ses paysages en ersatz low cost de la Laponie s'en était enfin allée. Certes les températures remontaient encore assez difficilement, mais au moins toute trace de neige avait disparu, sauf dans les hauteurs et les ombres assez profonde pour n'accepter en leur sein qu'une populace cosmopolite de cloportes sous acides. Le matin même, Tyr profita donc de sa dernière semaine de vacances avant la reprise des cours à l'université pour une petite balade sur la plage de l'île. Pourquoi ? Parce que.

Ainsi donc, vers 10h du matin, alors qu'il avait parcouru trois bons kilomètres sur la plage, il s'arrêta un moment pour faire une pause. Il n'avait croisé que quelques braves gens, assez peu frileux pour sortir leur chien ou assez débiles pour avoir envie de se peler les miches. Par ailleurs, comme Tyr n'avait pas de chien, il se trouvait accessoirement dans la seconde catégorie. Parmis les autres habitants de l'île qui ont eu l'idée toute aussi farfelue que lui d'aller se balader par ce froid, il avait croisé deux adolescents qui s’entraînaient à se battre à l'aide de leurs magies. L'un devait maîtriser la foudre car chaque coup qu'il portait à son adversaire soulevait de brillantes étincelles bleutées, ainsi qu'un roulement qui ressemblait à s'y méprendre à un coup de tonnerre, en bien moins sonore. L'autre devait être un adepte des flammes car son arme, un genre de hallebarde médiévale comme il en avait vu au musée historique d'Oslo, mais avec quelques caractéristiques plus orientales, était nimbée de flammes. Ses coups à lui semblaient avoir la force d'un volcan en éruption, avec tout le spectacle son et lumière. Tyr se demanda alors si il était autorisé d'avoir recours à sa magie en plein air ainsi, ou si le fait de l'utiliser dans un lieu aussi reculé qu'une plage déserte par un froid mordant n'était pas un moyen de se mettre à l'abri des regards indiscrets.

Mais cela donna une idée au jeune norvégien. Il s'assit un moment dans le sable, se concentrant sur le son des vagues qui déferlaient à une trentaine de mètres en contrebas. Le sable était humide et froid mais cela n'émoussa pas sa concentration. Tyr fit alors apparaître dans chacune de ses mains une orbe noire fumante, avec bien plus de facilité qu'il ne l'avait jamais fait auparavant. De plus, ces orbes semblaient avoir plus de consistance que toutes celles qu'il avait créé jusqu'ici. Avec un sourire, il se releva en gardant ces orbes sur les mains. Il fixa un point sur les rochers qui se trouvaient en contrebas d'une route et en amont de la plage, et le visa. Il chargea son orbe de ses doutes et de sa colère qui s'étaient accumulées ces dernières semaines et la lança avec force sur ce rocher. Lorsque le projectile heurta sa cible, il détona avec force, et couvrit celle-ci d'une épaisse fumée. Satisfait, Tyr tenta de faire disparaître l'orbe qui se trouvait dans sa main gauche, mais celui-ci explosa à la place, le projetant violemment sur le sable. Sonné, et couvert de fumée, il mit une bonne minute avant de retrouver ses esprits et de se relever, avant que la fumée ne se dissipe d'elle même. Il se gratta la tête, se demandant qu'est ce qu'il avait foiré … Il observa le rocher qu'il avait visé plus tôt, et remarqua que l'impact avait été assez puissant pour le fissurer. Le jeune homme resta planté là, à observer le résultat de son attaque pendant une bonne dizaine de minutes, se promettant de réessayer à l'occasion. Puis il reprit alors son chemin.

Un petit kilomètre plus loin, son regard s'arrêta sur une forme sombre au pied des rochers, gisant sur le sable un peu plus loin. Il s'approcha de sa démarche nonchalante habituelle, mais resta cependant sur ses gardes. Lorsqu'il fut assez près pour distinguer ce qui lui semblait être un corps, il se hâta, les traits durs et inquiets. En s'agenouillant près de la jeune femme, il entreprit une rapide analyse de la situation. Elle était vivante, et consciente qui plus est. Son premier réflexe fut de sortir son téléphone pour appeler une ambulance, mais un pressentiment lui fit dire qu'il n'était pas nécessaire de procéder ainsi. Il regarda son visage. Sans exagérer, cette fille était magnifique. Ses traits trahissaient une double origine européenne et asiatique, bien qu'il ne fut pas capable de deviner avec exactitude son/ses pays d'origine. Pourtant ceux-là montraient également qu'elle n'avait soit pas la lumière à tous les étages, soit qu'elle souffrait profondément. Elle semblait un peu perdue, et son bras était tourné vers sa poche, d'où dépassait un paquet de cigarette.

Tyr rit un peu, et sortit son propre paquet de Red Apple de sa poche, avec son briquet personnalisé, et lui en tendit une.

- Eh bien ma pauvre, tu as l'air dans un sale état … Tiens, fume moi ça. C'est pas de l'herbe, mais paraît-il que ça fait sourire.

Au moins, elle ne l'avait pas envoyé chier, c'était un bon début. Mais il gardait toutefois l'idée d'appeler des secours en tête car, même si elle n'avait pas l'air blessée, elle faisait peine à voir. Beaucoup de questions défilèrent dans sa tête, mais il prit patience, et attendit qu'elle se montre encline à discuter avant de les poser. En attendant, il s'en grilla une à son tour.
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MessageSujet: Re: I fucking hate sand | w.Tyr Sørensen   Jeu 18 Jan 2018 - 16:15

Alkaïd ne s'attendait pas franchement à rencontrer un autre être humain si rapidement. L'apparition du grand brun lui provoqua plus d'un frisson d'anxiété dans le dos, en plus de la douleur encore présente. Le visage un peu tordu de douleur, elle se redressa autant que possible, toisant l'inconnu avec méfiance. Attrapant la poignée de sa batte à travers le sac, sa position respirait la méfiance et l’agressivité, mais plus par automatisme que par choix stratégique : la jeune femme était beaucoup trop désorientée par la situation, et ses instincts, pourtant assez aiguisés en temps normal, lui criaient beaucoup trop d'informations contradictoires.
Plus il s'approchait, plus elle se crispait. Lorsqu'il s'agenouilla en face d'elle, son corps était probablement aussi tendu qu'un prêtre dans une école maternelle. Les dents serrées, elle était prête à attaquer, et si on tendait un peu l'oreille, on aurait presque pu l'entendre grogner. À ce moment là, elle n'était pas bien différente d'un animal sauvage effrayé. C'était peut-être causé par le manque de nicotine.

Si c'était le cas, l'homme venait de s'épargner une sale blessure grâce à son geste altruiste. Prise au dépourvu par la cigarette qui lui était tendue, Alkaïd se figea un instant, et avec tomba toutes les défenses qu'elle s'était entêtée à construire autour d'elle. Elle mis aussi quelque secondes à comprendre dans quelle langue, le temps que son cerveau se remette en route en mode "interactions humaines", et pas "préparations pour cassage de gueules". Poussant un long soupir à la fois de soulagement et d'auto-désespoir pour avoir tout de suite imaginé qu'on l'attaquait, elle accepta volontiers ce qu'on lui offrait : quelqu'un avec un paquet Red Apple ne peut pas être mauvais.

S'adossant non sans difficulté contre le mur en pierre de nouveau, elle porta sa clope à la bouche et sortit son Zippo Jack Daniels pour l'allumer. Yup, pas assez de nicotines dans le sang, ça devait expliquer ses réactions désordonnées. Combien de temps avait-elle été inconsciente alors ? Qu'est-ce-qu'elle foutait ici ? Que devait-elle faire maintenant ? Taisant ces questions pour le moment, elle se re-concentra sur l'homme en face d'elle, à qui elle esquissa un sourire un peu fatigué. Elle avait l'impression d'avoir la plus majestueuse des gueules de bois.

-Ouais, ça fera l'affaire... Kiitos.(merci)

Grand, plutôt large, avec les cheveux longs et un visage plutôt carré, il lui rappelait un peu l'archétype des hommes scandinaves. Ce ne l'étonnerait pas qu'il vienne d'Europe du Nord. Toutefois, son apparence fit prendre conscience à Alkaïd de l'état dans laquelle elle était : du sable pleins les cheveux et son sweat noir, elle tenta de s'épousseter un minimum, un peu en vain. Jurant dans sa barbe, elle soupira à nouveau, et regarda l'homme, un peu gênée. Bon, et maintenant?

Autant faire les présentations peut-être. Prenant sa cigarette en main gauche, entre deux taffes, elle tendit la main droite vers lui.

-Alkaïd Mannerheim. Je viens d'arriver dans ce trou à rat.
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MessageSujet: Re: I fucking hate sand | w.Tyr Sørensen   Sam 20 Jan 2018 - 5:35

Le norvégien tira une longue bouffée sur sa cigarette, la consumant à un bon quart, puis en recracha une fumée épaisse, au goût remarquablement sucré. Cette marque était décidément celle qui lui convenait le mieux. Il en avait essayé toutes sortes au court de sa jeune vie, des paquets de toutes les couleurs, de toutes les saveurs et venant du monde entier, mais à chaque fois, il revenait sur son premier choix : les Red Apple. Il ne fumait des cigares qu'en de très rares occasions, ayant une préférence marquée pour les Cohiba de son grand-père, et trouvait que la cigarette électronique était une aberration. La jeune femme semblait accepter cette offrande, et Tyr lui offrit son plus gracieux sourire, convaincu qu'il avait probablement affaire à une droguée ou quelque chose du genre en pleine fugue. Peut être même était elle mineure ? Dans tous les cas, elle semblait être dans un sale état, bien qu'il ne décela aucune blessure visible sur son corps.

Tyr réfléchit un instant sans la quitter des yeux. Son pessimisme latent lui fit imaginer le pire. Et si elle avait été battue, ou pire, violée ? Par quelqu'un de sa famille ? Il avait entendu de telles horreurs en regardant le journal télévisée qu'il était convaincu qu'il serait confronté à l'une d'entre elle un jour où l'autre. Il serra le poing, d'où émanèrent involontairement des volutes de fumées noires emplies de colère. Cette fille là était belle comme un cœur, son visage était un cadeau des dieux, et la simple idée qu'on lui fasse du mal lui était insupportable. Était-ce là un coup de foudre ? La réponse à cette question n'arriverait pas avant un certain temps …

Après avoir aspiré une première bouffée de fumée, la demoiselle lui tendit la main et se présenta. Alkaïd … Peu commun comme nom. Mannerheim ? Elle était définitivement scandinave, comme lui. Cette information lui tira un petit sourire, comme s'il s'y était attendu d'une quelconque manière. Il s'assit alors à côté d'elle et pris sa main, qu'il serra avec d'infinies précautions.

- Tyr, Tyr Sørensen. Je suis là depuis un mois environ. 

Le fait qu'elle précise qu'elle venait d'arriver le rassura un peu. En effet cela indiquait que la raison de son air atterré pouvait être le déboussolement dû à son arrivée dans ce monde mystérieux. Et encore, avait-elle déjà appris qu'ils ne quitteraient jamais plus cet endroit ? En ce qui le concernait, il n'aurait probablement jamais gardé pied, et aurait craqué rapidement si Agnete n'avait pas été là pour le guider et le soutenir mentalement. Il regarda alors à nouveau Alkaïd. Elle semblait perdue … Tout lui indiquait qu'elle était l'archétype de femme qui se voulait forte (et pouvait probablement arracher une paire de dents ou de couilles sans trop de problème), mais qui pouvait au fond se retrouver facilement anéantie. Pris de pitié, et n'écoutant que son instinct, il lui fit une offre :

- Écoute, je suis déjà passé par là moi aussi. C'est difficile à accepter, de savoir qu'on ne reverra jamais nos proches, ce genre de chose.

Il regarde à nouveau les vagues se briser sur la plage de sable fin et froid.

- Tu es libre d'accepter ou non, mais si tu as besoin que quelqu'un t'aide à faire tes premiers pas ici, je serai ravi de t'y aider.

Non, définitivement, il ne pouvait pas laisser une fille comme elle se démerder seule ici, au risque que ses peurs de tantôt en ce qui la concernait ne deviennent réalité.
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MessageSujet: Re: I fucking hate sand | w.Tyr Sørensen   Sam 20 Jan 2018 - 16:24

Tyr Sørensen... Son nom sera ajouté à la liste des mecs cools. Son allure donnait l'impression à Alkaïd qu'il devait être le genre de gars avec qui aller au bar ou discuter autour d'une bouteille était synonyme de bon moments, et qu'en plus il devenait tenir l'alcool. Tous les Nordiques tiennent l'alcool, ça se sait voyons. Elle était toute fois profondément irritée par la façon dont il l'observait, le regard empli de pitié. Sa fierté avait un peu de mal à encaisser ça. Dans un sens, c'était difficile de lui en vouloir -honnêtement, vu son état, n'importe qui aurait eu pitié-, ce qui l'irritait encore plus d'être énervée contre lui à cause d'une raison aussi puérile... Toujours aussi claire dans ses émotions, c'était un signe que tout allait bien dans sa tête. Enfin, plutôt que bien, que tout était comme d'habitude. Vous voyez la nuance?
Comme à son habitude, Alk ne réfléchit pas vraiment avant de réagir à ce qu'on lui disait. Qu'on l'aide ? Elle était bien assez grande pour s'en sortir toute seule. Si l'île recréait aussi fidèlement le monde extérieur qu'ils le prétendaient dans la lettre, elle n'aurait aucun mal à se débrouiller sans l'aide de personne. C'est donc dans un élan d’orgueil personnel qu'elle commença à exprimer son mécontentement :

-Hey, je peux me débrou-

Alors qu'elle s'avançait vers Tyr pour lui exposer son opinion, la réalité rattrapa bien vite la Finlandaise, sous la forme d'une nouvelle douleur lui parcourant le dos. Elle était un peu moins puissante qu'auparavant, mais toujours assez pour la bloquer et déformer son visage. Bon, l'indépendance attendra peut-être un peu. Après tout il avait pas tord sur le fond, elle ne savait pas encore vraiment comment les choses se déroulaient là bas, et avoir quelqu'un pour l'aider, au vu de son état, pourrait être plus que bénéfique. Et elle commençait à avoir la dalle.
Ravalant sa fierté aux prix de la nécessité, elle éteignit sa cigarette dans le sable. Elle comptait pas faire de cela une habitude, surtout auprès d'un inconnu qu'elle venait juste de rencontrer, mais quitte à être obligée de commencer une nouvelle vie, autant la commencer dans de bonnes conditions, et pas à moitié morte. Cette pensée éveilla une sorte de profonde tristesse en elle, mais elle n'arrivait guère à en cerner les raisons. Elle avait l'impression d'oublier quelque chose, mais n'arrivait pas à mettre la main sur quoi. Enfin, bref, il y avait plus urgent. Elle fit alors un signe de tête à son sauveur du jour.

-Vu mon état, j'ai pas franchement le choix... Je vais avoir besoin de toi pour me lever, j'ai pris un sale coup avant d'arriver ici, gang de pédales. Fais pas gaffe à moi, et lèves moi franco.

Alkaïd aura certainement besoin d'aide pour marcher après ça, mais elle préférait ça que d'être considérée comme une princesse ou une handicapée. Elle n'avait pas non plus énormément de bagages avec elle, ce qui faciliterait le transport. Elle se détestait au plus au point d'avoir à abuser de sa gentillesse, tellement qu'elle ne pu s'empêcher d'exprimer son mécontentement dans un soupir.

-Putain de poids mort.. Je te dois une bière pour ça.
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MessageSujet: Re: I fucking hate sand | w.Tyr Sørensen   Dim 21 Jan 2018 - 22:18

Tyr regardait toujours les vagues, sans discontinuer, même lorsqu'elle commença à protester contre l'aide qu'il lui offrait et lorsqu'elle grogna de douleur.  Il était un peu inquiet pour sa santé, car il était bien placé pour savoir que toutes les blessures n'étaient pas visibles, aussi bien sur le plan physiologique que mental. Le jeune homme jeta sa cigarette, puis il se pencha tout de même dans sa direction, prêt à intervenir si jamais le besoin s'en faisait ressentir. Et il faisait bien, car la demoiselle semblait être dans l'incapacité de marcher seule. Le norvégien la toisa un instant, puis il l'aida à se relever. Ils y arrivèrent assez péniblement, notamment parce que le sable était assez instable. Une fois totalement debout, Tyr mena la marche et amena la jeune femme jusqu'à un escalier de pierre, conscient que chaque pas devait la faire souffrir.

- Allez, encore un peu de courage !

Au dessus de l'escalier se trouvait une petite place, de laquelle partait une route menant à un petit patelin de trois ou quatres maisons en bois, à peine un kilomètre plus loin. De là, ils pourraient prendre un bus pour rejoindre l’hôpital d'Amishawa, si Alkaïd avait besoin d'être placée en observation ou de soins …

- Je suis pas médecin, mais je vais devoir regarder là où tu t'es fait mal, si ça ne te dérange pas … Est ce que tu sais si tu as quelque chose de cassé ?

Cependant la montée de l'escalier, couplée au froid inlassable, avait demandé beaucoup d'efforts, et ils s'arrêtèrent un moment. Tyr la laissa choir sur un banc, en faisant bien attention qu'elle ne se fasse pas mal. Reprenant son souffle peu à peu, il finit par lui demander :

- Qu'est ce que tu sais de ce monde où tu es arrivée, exactement ?

Elle devait savoir à peu près la même chose que lui quand il était arrivé, peut être un peu moins, car Agnete avait apporté beaucoup de précisions en ce qui le concernait. Il lui offrit un sourire assez triste, compatissant, essayant de ne pas trop en faire non plus ...
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MessageSujet: Re: I fucking hate sand | w.Tyr Sørensen   Mar 23 Jan 2018 - 16:35

Tyr était beaucoup, beaucoup trop gentil pour son propre bien. Rien ne l'avait obligé à aider Alk comme il le faisait, et il semblait vouloir faire bien plus que juste s'assurer qu'elle allait bien. Elle ne savait pas si c'était uniquement par gentillesse, pitié ou intérêt personnel, mais le fait qu'il le faisait, et de se voir autant être un boulet était suffisant pour rendre l'humeur de la jeune femme exécrable. Plus il montrait sa gentillesse, plus elle ressentait de la culpabilité, et plus elle se détestait. Elle essayait de relativiser en se disant que si les rôles étaient inversés, elle aurait fait de même, mais en l'état des choses, elle avait énormément de mal à ne pas s'en vouloir.
Acceptant son aide malgré tout, elle attrapa ses deux sacs dans sa main libre et entreprit la pénible montée des marches. Si chaque marche ou presque lui arrachait un grognement de douleur, le monté fut moins difficile qu'elle ne l'avait imaginé en premier lieu, grâce au soutient du jeune homme. Moins difficile, mais tout de même atrocement fatigante.

En réalité, le fait de marcher lui avait permis de se chauffer un peu les muscles du dos, et la douleur semblait un chouilla moins forte qu'au début. C'est seulement là qu'elle se rendit compte l'une des causes majeures de son problème : Elle était congelée. Le froid ne lui avait jamais réellement posé problème avant, mais ça faisait certainement un moment qu'elle était sur la plage, simplement vêtue d'un jean noir, d'un t-shirt et d'une veste peu épaisse.

-Normalement non, sinon je pourrais pas faire autant de mouvement. ça me brûle pas non plus, donc pas de blessure superficielle, ça a du être soigné ou quoi, j'en sais rien. Putain que je me les pèle par contre.

L'irritation dans sa voix n'était pas tournée vers Tyr, même si c'était probablement comme ça que ça pouvait s'entendre. À l'heure actuelle, il était probablement la seule personne sur Terre contre qui elle n'était pas énervée, ce qui montrait quand même qu'elle avait un certains niveau d'estime pour lui.
Arrivé au banc, Alkaïd lâcha ses sacs en vrac et se laissa s'effondrer sur le banc, en un soupire mêlant soulagement et douleur. L'effort lui avait fait peut-être plus de mal que de bien. Elle sentait tous ses muscles crier de douleurs, confirmant sa théorie comme quoi elle était restée beaucoup trop longtemps dans le froid. Prenant le temps de se reposer, elle se tourna dos à Tyr, puis remonta sa veste et son t-shirt au niveau du dos pour qu'il puisse vérifier qu'il n'y ait rien, laissant apparaître les bretelles de sa brassière et une peau douce, presque aussi pâle que la neige, seulement souillée par une tâche plus sombre d'une quinzaine de cm de hauteur et 3 ou 4 de largeur, pile entre les deux omoplates, là où elle avait mal le plus.

-Concrètement ? Pas grand chose. Juste ce qui avait dans la lettre, donc j'imagine que tout le monde a des pouvoirs ici, et vu le ton, qu'on peut pas se tirer. Je me trompe ?

Sa voix avait chancelé un peu sur sa dernière phrase, trahissant son anxiété, malgré la façade qu'elle avait montrée jusque là. Lorsqu'elle s'en rendit compte, elle essaya de se reprendre, évitant le regard de Tyr autant que possible. Bon, elle espérait juste qu'il allait faire son inspection assez vite, rester dos nu dans le froid, c'était pas son truc.
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MessageSujet: Re: I fucking hate sand | w.Tyr Sørensen   Mer 24 Jan 2018 - 8:09

Il la toisa un moment, choisissant de lui faire confiance en ce qui concerne la santé de la jeune femme, au risque bien évident de se tromper. En fait, il lui semblait qu'Alkaïd aurait très probablement des problèmes plus graves que des fractures ou des contusions si elle se retrouvait à l’hôpital, sans vouloir trop s'avancer. Le fait qu'elle lui parle de gang, qu'elle soit blessée, etc. ne présageait rien de bon. Peut être même que c'était une droguée ? Au moins, aujourd'hui elle était à l'abri de tout cela, et Tyr s'assurerait personnellement qu'elle le soit définitivement. Pourquoi cet attachement ? Vous comprendrez plus tard …

Pour le moment, la jeune femme semblait irritée. Peut être était-ce parce qu'elle se voyait comme une masse inutile, un boulet au pied du jeune homme, ou plus vraisemblablement parce que la pitié qu'elle lui inspirait la répugnait. Et c'était compréhensible … Il devinait en Alkaïd une femme forte et débrouillarde, qui ne supporte pas de voir sa faiblesse exposée, et c'était en cela qu'il la trouvait si attachante. Oh, bien sur qu'il allait un peu vite en besogne, mais il était attiré par cette jeune femme, par son côté froid, et son passé obscur. Irrésistiblement attiré …

Tyr haussa un sourcil. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle se dévoile aussi facilement et immédiatement devant lui... La jeune femme remonta ses vêtements jusqu'à ses épaules, révélant à lui sa peau du dos nue, décharnée , seulement couverte par une brassière et par une vilaine tache dont la couleur était peu rassurante. Il y avait sur son dos un bel ecchymose. Tyr approcha doucement sa main et palpa délicatement tout autour de l'hématome, guettant attentivement les réactions d'Alkaid. Puis il lâcha un soupir de soulagement, sa blessure semblait superficielle, et rien ne montrait qu'elle s'était cassée ou fêlée une côte. Tyr lui fit signe alors qu'elle pouvait se revêtir.

Elle lui expliqua ensuite qu'elle ne savait pas grand chose sur la vie qu'elle s'apprêtait à découvrir, sans grande surprise. Cela tira à Tyr un sourire un peu tristounet …

- Je vois … Non tu ne te trompes pas. Nous sommes …

Il s'interrompit un court instant, encore peu habitué à parler de la communauté de gens doués de magie vivant sur cette île en s'y incluant.

- Nous sommes tous doués d'un don exceptionnel, quelque chose qui nous aurait paru impossible dans notre vie précédente. Je n'ai pas trop compris d'où cela peut venir, mais il me semble que ça a quelque chose à voir avec la famille et l'hérédité. En ce qui me concerne, je peux faire apparaître des espèces d'ombres et les utiliser pour me défendre, je te montrerai tout à l'heure … (Il se garda bien de lui dire que sa dernière expérience en la matière lui avait valu un solide coup sur le crâne.) Il faudrait que l'on trouve quel est ton don …

En fait, il savait déjà quel était le don d'Alkaïd. C'était évident, comme écrit à l'encre rouge sang sur son front. Elle était beaucoup trop sombre pour ne pas partager sa magie de l'ombre et de la nuit. Silencieux, Tyr hocha la tête et contempla un buisson d'if, qui se tordait sous le vent, comme meurtri par ses rafales cinglantes.

- Et pour répondre à ta deuxième affirmation : non. On ne peut pas se tirer. Nous sommes condamnés à passer le restant de nos jours sur cette petite île.

Il s'assombrit, repensant à ses parents, à son grand-père, aux actionnaires de Sørensen Petroleum avec qui il avait grandi et qu'il considérait comme des oncles et des tantes … Oh certes ils pouvaient correspondre à sa guide, mais c'était une bien maigre consolation. Tyr se ressaisit alors et se leva.

- Bon ! Si on ne bouge pas on va congeler sur place … On a un kilomètre à faire pour prendre un bus qui nous ramènera à Kousha. Vu que tu n'as nulle part où dormir cette nuit, tu squatteras mon lit, j'ai un canapé très confortable. Après, si tu as la flemme de marcher, ou que tu as trop mal, je peux toujours appeler un taxi … C'est comme tu veux.
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MessageSujet: Re: I fucking hate sand | w.Tyr Sørensen   Jeu 25 Jan 2018 - 16:24

Alkaïd était quasiment sûre qu'il n'y avait rien de grave, mais il valait mieux vérifier avec attention. Toutefois, par "vérifier avec attention", elle ne s'attendait pas à ce que Tyr aille jusqu'à lui toucher le dos, étouffant de peu un cri mêlant douleur et surprise au contact de ses doigts glacés. Serrant les dents, elle endura ça comme étant un mal nécessaire. Extrêmement embarrassant, mais nécessaire. Au moins, il n'en avait pas profité pour lui faire des trucs bizarres, ce qui lui confirmait sa première impression du Nordique : Définitivement un type bien. Peut-être bien trop pour Alkaïd.
Elle abaissa sa veste et son t-shirt en vitesse lorsqu'il lui signala que son inspection était terminée, assez contente de ne pas avoir à exposer son dos nu au froid ambiant plus longtemps. Se rappelant que ses affaires étaient avec elle, elle se mit à chercher un manteau plus épais, tout en écoutant ses explications.

Des ombres hein... ça lui rappelait grandement les incidents qui étaient arrivés juste avant sa venue ici. Tout ça paraissait complètement fou, et tiré d'un mauvais dessin animé fantastique pour gamin, mais après en avoir personnellement fait l'expérience, tout cela était bien trop réel. Tellement qu'elle sentait un furieux mal de tête arriver à l'idée même d'imaginer toutes les complications que ça allait engendrer. Toutefois, il y avait beaucoup de choses qu'elle ne comprenait pas. Si c'était héréditaire, ça veut dire qu'au moins un de ses parents devait posséder un don non ? Ils seraient sur l'île si c'était le cas, mais elle était certaine qu'ils étaient à l'observatoire au moment où elle était partie... Mais finalement, plus grand chose de cela importait réellement maintenant. Elle n'était plus à Helsinki, et n'y retournerait probablement plus jamais. Son regard s'assombrissant aussi, elle s'arrêta un instant dans sa recherche de manteau, des pensées un peu plus sombre lui embrumant l'esprit, mais qu'elle parvint à dissiper assez vite. Pour l'instant. Tant qu'elle était obligée de maintenir une façade, c'était encore possible, mais elle savait qu'elle craquerait dès qu'elle serait tranquille, ce qui l'énervait encore plus, pour changer.

Soupirant longuement, Alkaïd trouva enfin le manteau qu'elle cherchait : un long manteau noir (comme le reste de sa garde-robe) un peu plus long devant que derrière, et suffisamment épais pour la protéger du froid(c.f. Signature). C'était une de ses créations, et elle en était pas peu fière, ce qui lui tira un petit sourire au coin des lèvres, l'espace de quelques instants. Se levant avec un peu de difficulté, elle l'enfila rapidement, soulagée.
Fixant Tyr un moment, elle envisagea les possibilités qui s'offraient à elle. Et il y en avait pas beaucoup.

-Je te dois déjà trop, le canapé m'ira, j'ai l'habitude. Et je préfère qu'on y aille prendre le bus. Je crois pouvoir marcher jusque là toute seule, et ça aide un peu mon dos à aller mieux. Aussi, c'est mieux pour discuter, j'ai.. besoin d'un peu plus d'informations.

Si elle pouvait ne pas avoir l'air ridicule en le faisant, elle se donnerait une baffe cet instant même. Ce n'était pas un mensonge, mais plus un prétexte pour parler avec lui, elle s'en était rendu compte un peu trop tard en parlant. Elle aimait bien Tyr. Sa première rencontre sur l'île avait été loin d'être désagréable, et la finlandaise avait envie de croire que ce serait facile de s'adapter. Les choses ne seront pas aussi simple après, elle le savait, mais tant qu'elle le pouvait, elle préférait s'en donner l'illusion, et l'homme aux cheveux longs lui offrait cette opportunité.
Donnant un petit coup de pieds dans le tibia de Tyr, Alkaïd montra de la tête ses affaires, les mains dans les poches. Bien qu'elle ne souriait pas vraiment, ses yeux brillaient d'une petite lueur de malice.

-Je peux pas les porter comme je suis. Et fait attention avec le sac le plus fin, à ne pas toucher la partie la plus large, tu pourrais te faire mal avec.

Finalement, cette île ne sera peut-être pas si mal...
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MessageSujet: Re: I fucking hate sand | w.Tyr Sørensen   Dim 28 Jan 2018 - 5:24

Au moins, la réponse de la jeune femme se fit assez rapidement. Il fut donc décidé qu'ils iraient à pied jusqu'à l'arrêt de bus qui les ramènerait à Kousha. Le week-end, un bus passait environ toutes les heures : ils n'auraient donc pas à attendre très très longtemps. Cette fille était loin d'être douillette … Sa balafre était moche à voir, et pourtant elle se sentait d'attaque de partir faire un petit kilomètre à pied sans broncher. Il semblait d'ailleurs qu'elle était d'humeur bavarde, ou plutôt qu'elle veuille profiter du temps de voyage qui leur était imparti pour glaner le plus de renseignements possible sur l'île, ses coutumes et ses habitants. En bon néophyte, il accepta de lui faire part de tout ce qu'il savait.

Elle lui donna un très léger coup de pied dans les tibias, pas assez fort pour lui faire mal, mais juste assez pour l'irriter. Certes, elle voulait lui demander de prendre ses affaires, car elle même n'était pas franchement dans la capacité physique pour le faire, et elle avait une façon bien à elle de demander un service, du moins c'est ce qu'il en déduisit après cette petite demie-heure de « discussion » avec elle. Le Norvégien rechigna un peu, mais attrapa ses sacs, en faisant attention de ne pas toucher ce qu'elle lui avait ordonné de ne pas toucher. Il se tourna vers elle, les sourcils froncés et lui montra les dents.

- Toi, fais attention de ne pas trop t'y habituer. Je n'ai pas l'intention de devenir ton chien de garde …

Il se retourna et avança le long de la route déserte. Il avait été beaucoup plus froid qu'il ne l'avait voulu, sa surréaction l'avait même surpris lui même, mais son orgueil lui empêchait de faire une nouvelle fois demi-tour pour lui demander pardon. Après tout elle devait avoir l'habitude de traîner avec des personnes qui s'exprimaient en aboyant … Il finit toutefois par déclarer, d'un ton plus détendu :

- Allez, en route ! Sinon on risque de rater le bus et il faudra attendre encore plus longtemps …

La jeune femme sur les talons, il avançait d'un pas assez lent afin qu'elle puisse le suivre sans se faire trop de mal. Afin d'agrémenter leur trajet, et ne pas succomber aux tentatives de mettre leur humeur à mal du vent et du froid, Tyr raconta à la jeune femme ce qu'elle voulait entendre sur l'île, ses habitants aux pouvoirs magiques, les principales villes et le cosmopolitisme de celles-ci. Il lui raconta également son passé, lui apprenant qu'il avait vécu presque toute sa vie dans une gigantesque demeure de pierre noire en périphérie d'Oslo, et qu'il n'avait jamais eu de problèmes d'argent dans sa vie, son compte en banque étant bien garni de quelques millions … Il lui expliqua la disparition de sa cousine, sa déprime qui dura un an, mais également comment il était arrivé sur l'île, puis leurs retrouvailles. Enfin ils arrivèrent à l'arrêt de bus, comme prévu, au milieu d'un petit patelin de fermiers. Tyr s'assit sur le banc, afin de reprendre son souffle.

- Oh au fait, j'espère que tu n'as rien contre le poisson, en rentrant je ferais du tørrfisk (morue séchée) et du gravlax (saumon mariné) avec des pommes de terres, de la crème et de la ciboulette … Tu dois être affamée, tu pourras te resservir tant que tu voudras …

Fort heureusement pour eux, le bus arriva à peine cinq minutes après, et ils y pénétrèrent. Tyr paya leur trajet jusqu'à Kousha, et alla s'installer sur la banquette du fond, laissant Alkaïd libre de le rejoindre à côté de lui, ou non.
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