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 Jürgen Wilfrid - La psychologie est l'art de faire croire aux autres qu'on les comprend.

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MessageSujet: Jürgen Wilfrid - La psychologie est l'art de faire croire aux autres qu'on les comprend.   Mar 26 Déc 2017 - 13:07



Jürgen Wilfrid (♂)
             


DATE & LIEU DE NAISSANCE :
né le 29 novembre 1990 à Erftstadt

NATIONALITÉ :
Allemande

ORIENTATION SEXUELLE :
Bisexuelle

OCCUPATION :
Doctorant en psychologie

GROUPE :
Saruta-Hiko

PERSONNAGE SUR L'AVATAR :
Création Originale (Aspintacular) de 2943

Caractère
Déterminé, érudit, attentionné • Curieux, timide, paraphile • Qu'on découvre ses fantasmes • Pincer les lèvres quand il est angoissé, les mordre quand il est exalté • Lire, discuter, observer • Être jugé • La psychologie humaine • Retrouver Angela ou l'oublier

Engoncé sur sa chaise, il balayait la pièce du regard, les doigts tapotant nerveusement sur ses cuisses et les lèvres pincées. Il trahissait une nervosité certaine. Durant sa jeune vie, il avait assisté à quelques séances de ce genre, il en avait étudié les bases primitives du dialogue fondé sur la confiance mais, jamais il ne s'était prêté à l'exercice. Aujourd'hui, il en avait besoin. Il avait besoin d'entendre l'avis d'un collègue sur son état mental. Un court instant, il se rappela la silhouette fragile d'Angela, son rictus narquois qui étirait le coin de sa lippe et sa voix doucereuse, tranchante, qui lui annonçait sa folie d'un regard immaculé de toute perversité. Le fantôme de sa bien-aimée s'effaçait pour laisser place à un homme bedonnant à la calvitie avancée qui lui tendit une main à serrer. Il portait un costume en tweed usé et une cravate ringarde des années soixante. Jürgen se releva et prit sa main grasse avant de le suivre dans son bureau. Une petite plaquette dorée indiquait : M. Dubbay – Psychologue. Les deux hommes prirent place l'un en face de l'autre. Le jeune homme avait croisé les jambes et posé les mains dessus nonchalamment. Son aîné était doublement accoudé à son bureau, les maintes jointes et le menton posé dessus. Il le toisait d'un air dédaigneux.  
« - Jürgen Wilfrid, c'est exact ? Vous êtes en train de vous préparer à un doctorat ? Son interlocuteur eut un rire nerveux comme première réponse avant d'hocher la tête. Alors pourquoi vous présenter à moi ? Vous savez pertinemment que je ne vous aiderai pas, ce serait contraire à notre éthique et je n'en ai guère les compétences.
- Ma présence ici n'a aucun rapport avec mon doctorat mais, voyez-vous, j'ai grandement besoin de l'avis d'un collègue sur mon état car il est difficile d'être objectif avec soi-même et… il hésita brièvement avant de reprendre : le secret professionnel vous oblige à vous taire à mon sujet. Vous avez bonne réputation. »
Monsieur Dubbay acquiesça à sa requête avant de sortir un bloc-note et un stylo aux ornements dorés.  Un sourire fiérot étirait ses lèvres. L'orgueilleux aimait qu'on flatte ainsi son ego et son nouveau patient le savait.
« - Je vous écoute alors ! Qu'est-ce qui vous tracasse Monsieur Wilfrid ? Pourquoi ce besoin de vous confier ?
- La normalité est un concept subjectif mais, croyez-moi, je n'ai rien de « normal ». Des paraphilies me dévorent, je suis tombée amoureux d'une de mes étudiantes qui n'avait que dix-sept ans… dix-sept ans Monsieur et, j'en ai vingt-six ! Et je ne rêvais que… de la voir exposée, offerte, attachée, bâillonnée, qu'importe ! Je ne vais point nommer mes déviances mais, simplement, tout ce qui touche au sadomasochisme, voyez-vous ? Et c'est un problème. Dans notre profession, que nous soyons pratiquant ou professeur, nous nous devons d'être immaculé de toutes ses obscénités car, dans le cas contraire nous sommes… trop malades pour pratiquer. Nous sommes nous-mêmes fous, des Hommes à qui il ne faut faire confiance ! »
Le psychologue devint livide. Il s'enfonça dans son siège en cuir qui gémissait au moindre mouvement. Il cherchait des mots convaincants. Le problème de ce patient était d'une futilité affligeante pour les autres mais dans son cas, cela s'avérait dangereux. Il ne comptait plus les collègues radiés de la profession pour des paraphilies classées de dangereuses alors que, de son avis, il n'en était rien. Il se prit d'une affection soudaine pour ce minot déterminé à changer pour s'adapter à sa profession.
« - N'ayez crainte Monsieur Wilfrid. À force de travail, nous ferons taire ces… obscénités qui, entre vous et moi, ne le sont pas. Cependant pour cela, j'ai besoin de vous connaître sur le bout des doigts, parler moi de vous, de votre caractère, comment êtes-vous dans la vie de tous les jours ?
Jürgen était touché mais, muet. Il ne s'attendait pas à devoir s'exposer sur son caractère, l'essence même de ses envies libidineuses.
- Oh vous savez, dans la vie de tous les jours, je suis un homme quelconque. Je n'ai pas, au quotidien, le caractère d'un leader, de dominateur, ça, c'est au creux des draps. Je suis d'une nature honnête, naïve peut-être, timide aux premiers abords mais, extraverti quand on apprend à me connaître.
- C'est un peu brouillon.
- Désolé… je n'ai jamais réellement fait cela. La psychologie me passionne car j'aime connaître les sources des déviances humaines. Les personnes atypiques m'attirent incessamment. L'ensemble de choses sales que je peux glaner çà et là m'attirent aussi. Les faits divers affreux, les livres qui content des histoires d'enfants battus, j'ai une sorte de fascination morbide pour la torture, la mort, c'est extrêmement curieux mais, cela me suit depuis mon enfance. Oh, on m'a souvent dit que j'étais, ce qu'on peut qualifier, de génie. Je suis très intelligent, un érudit ! J'aime stimuler mon cerveau, ma mémoire à l'aide de casse-tête ou de petits jeux multiples. Je m'intéresse à la littérature, la psychologie, la sociologie et la sémiologie. Ce sont mes domaines favoris. À vrai dire, je suis extrêmement curieux, tant avec les études que les Hommes, que… tout en réalité. J'adore apprendre à connaître les autres. Je n'oublie jamais un visage, jamais un nom, jamais une chose que l'on me dit ! Quant aux secrets, je suis une véritable tombe, je n'en ai jamais brisé et pourtant… j'aurai peut-être dû… J'adore observer les autres. Et lire, ce sont mes deux loisirs favoris je dirai haha. Je suis un bavard, j'aime en général discuté et écouté aussi, quand la discussion me stimule… il marquait une pause à la recherche d'autres éléments pertinents à confier.
- Vous êtes quelqu'un de spécial en effet mais, vous me paraissez en tout point ordinaire. La normalité n'existe pas à mon sens. Vous n'êtes pas un dangereux sociopathe à mon sens… vous prêtez trop attention aux autres.
- Effectivement. Je dirai que malgré mon attrait pour la solitude, je reste un homme sociable. J'ai aimé, j'aime, j'aimerai encore. Je suis affectueux, attentionné, je ferai tout pour autrui, pour ceux que j'aime, mes amis, mes amours. Paradoxalement à mes paraphilies, je recherche un amour sincère, romantique, fleur bleu un peu, vous voyez ? Je suis sensible et très jaloux.
Le médecin eut un rire gras avant d’acquiescer.
- Et vous y aurez le droit Monsieur Wilfrid. Une femme vous aimera un jour pour ce que vous êtes et si ça ne tenait qu'à moi, vous devriez rester cet homme et ne rien changer. Enfin, notre séance touche à sa fin mais, il nous faudra nous revoir. Vous avez deux choix en réalité : changer ou apprendre à vous cacher. D'ailleurs, question indiscrète mais : qu'en est-il de votre fameuse étudiante ?
Jürgen sentit les larmes se presser derrière ses paupières. Il bascula la tête en arrière pour ravaler un sanglot.
- Elle a disparu. Au sens stricte du terme. »

Physique
Marron • Brun • 176 centimètres • 75 kilogrammes • Normale • Alea Jacta Est tatoué sur l'omoplate gauche
L’astre solaire élevé dans le ciel baignait le monde réel de sa lumière inquisitrice. Ses raies caressaient les rideaux opaques d’une chambre étriquée, dévoilant la myriade de particules qui surplombait la couche, évoluant au gré des mouvements de la masse informe sous la couette. Le réveil disposé sur la table de chevet émit un bruit strident. La masse informe émit un grognement mécontent. Un bras en jaillit hasardeusement pour, de plusieurs mouvements brusques et incertains, chassé la nuisance sonore. Elle ne parvenait pas à atteindre cette nuisance qui, elle, semblait la narguer, émettant à chaque nouvelle note un son un peu plus puissant. L’agacement à son apogée, la masse daigna s’extirper entièrement de la couette, envoyant celle-ci valser sur le côté. D’une pression décisive mais, non moins ferme de l’index, elle fit taire victorieusement la nuisance. Nonobstant quelques contestations criardes : la première victoire de la journée revenait à la masse.
Elle était immobile, assise sur le matelas, les paupières plissées à cause des lueurs orangées qui accordaient cette douce chaleur à la chambre. Elle ou plutôt, Jürgen. Une jambe, puis l’autre, il posait les pieds sur le parquet, remuant les orteils pour le tâter. Il était d’un marron clair parsemé de tâches plus foncés. Il observait ses petons fins aux veines visibles et saillantes, tant sa peau était pâle. Ses yeux étaient petits, le sommeil persistant et pourtant, il guettait avec attention la pièce : la peinture craquelée, la tapisserie blanche aux motifs floraux, les rideaux de couleurs chaudes et les poutres striant le plafond. « Je ne m’habituerai que difficilement à cet endroit déclara-t-il après une longue minute d’observation. » Personne n’était là pour lui répondre. Les murs eux-mêmes étaient vides, blancs, aucun poster ni-même une carte postale ne venait les encombrer. Il y avait seulement un calendrier sur la porte. Il se releva, frotta son visage d’une main pour se décrasser des derniers morceaux de sommeil avant de se hâter jusqu’au calendrier. « Rendez-vous avec la Dr. Dubbay, 9h, salle 029 » était inscrit dans la case de jour. Il eut un rire grinçant puis, hocha dubitativement la tête.
Un immense miroir reflétait le lit où avait eu lieu la bataille du réveil. La couette y gisait, vrillée, étendue jusqu’à baver sur le sol. Ce spectacle avait un quelque chose de réjouissant : il ajoutait sa touche personnelle à cette alcôve inconnue, son bordel caractéristique. D’un pas pataud, le dos voûté et la tête rentrée dans les épaules, comme s'il cherchait à se rendre minuscule malgré son mètre soixante-quinze, il se dirigea cette fois-ci vers la fenêtre. Une odeur de vieillesse embaumait la pièce, ce mélange d’eau de Cologne bon marché et de poussière. Il ouvrit avant de rapprocher le cendrier près de du rebord. Un joint était logé sur un des quatre sillons de l’éteignoir gris métallisé. Il glissa rapidement entre ses lèvres, fermement pincé entre la lippe et sa supérieure avant que, du bout rougeoyant, s’élève une fumée brune. Il inspirait une bouffée, bascula la tête en arrière, ses mèches brunes chatouillant sa nuque. La fumée circulait dans sa gorge, ses poumons avant de ressortir divisées en deux remparts, par son nez. Pourtant, elle atteignait son cerveau. Sa vision devint nébuleuse et son corps plus léger, ses membres frugalement engourdis. Il pivota lentement pour s’accouder au rebord de la fenêtre. Le miroir du meuble de toilette archaïque lui renvoyait l’image d’une homme lambda, élancé aux épaules carrées, au visage oval et aux appendices fins, graciles. Il se délectait de l’assortiment de tabac et d’herbe avec délicatesse et prestance, le joint tenu fermement entre l’index et le majeur puis, porté à ses lèvres : il s’agissait peut-être du seul instant où il cédait à une sorte de féminité. Agacé par ce reflet, il écrasa rageusement le mégot au milieu de ses compères.
Dans ses pupilles, ses compères lisaient la folie, elle y lisait l’égarement. Elles étaient d’un marron terne parfois noiraud au gré des lueurs du temps et non, de ses sombres pensées. Des cernes les cerclaient. Le bout de son nez droit frôlait le miroir dans lequel il se scrutait. Il était penché vers l’avant, des bras fermes tendus qui le maintenaient sur le meuble de toilette. Il appuya les mains sur ses tempes dans un mouvement brusque. Elles étaient cailleuses aux grands doigts larges. Ses appendices figuraient immenses, plongés ainsi dans son cuir chevelu. Le doctorant ouvrit les paupières qu’il avait clos, pour s’observer. Ses bras tombèrent le long de son corps et il se courba de nouveau pour poser son nez contre son reflet. Ses pupilles vives firent le tour de son visage ovale avant qu’elles ne se relèvent. Il humecta son pouce avant de coiffer ses sourcils aux tendances broussailleuses puis étira ses joues en appuyant dessus. Ses lèvres étaient striées d’infimes coupures causées par le mordillement nerveux de sa chair. Il loucha, relevant ses iris jusqu’aux mèches qui parsemaient son champ de vision, tombées en bataille le long de son front. Une chevelure brune aux mèches éparses, coiffées en épis parfois grasses, mi-courte, mi-longue, au style altermondialiste, encadrait son visage. Des cheveux fins et naturellement lisses. Il revint sur ses traits particulièrement durs, masculins, sans une imperfection qui entachait sa peau. Redressé, il vint gratouiller sa barbe de trois jours puis sa moustache. Il s'agissait-là des seules parties de son corps dont il prenait soin.
Au coin gauche de la pièce, près de la porte, ses vêtements étaient rangés dans une commode en bois massif : si rangé fut le bon terme. Des pulls étaient roulés en boule puis jetés hasardeusement dedans et un jean était en équilibre sur deux étages, une jambe correcte et l’autre à l’envers. Sans vraiment s’en soucier, il ouvrit un placard et se saisit d’un boxer gris quelconque. Durant une brève seconde, alors qu’il enfilait le sous-vêtement, il inspecta son entre-jambe : un chibre au repos tressautait au gré de ses mouvements, embusqué dans une toison brune. Il l’emprisonna dans le tissu avant de prendre un jean large, délavé et déchiré au genou droit. Il avalait peu à peu ses cuisses musclés, rondes, fermes, couvertes d'une pellicule de poils mais dont la droite était marquée par la brûlure d’un pot d’échappement sur cinq centimètre de longueur. Le buste encore nu, il avait cette peau laiteuse, lisse, ce ventre plat agremmenté d'une fine couche de graisse. Il était taillé en V, son pubis liait à son nombril d'un lacis de poils. Une esquisse fendit ses joues. Il s’aimait ainsi, parsemé de naevi, il avait une peau de son. Il les compta pour s’assurer qu’aucun n’était survenu dans la brève nuitée ou, n’avait disparu. Une curieuse manie qu’il avait depuis l’enfance, quand sa mère lui expliquait qu’être recouvert de ces tâches n’avait rien de bizarre. Pour parfaire sa tenue négligée, il enfila un t-shirt en coton noir et des socquettes avec un motif de marinière. Il vint passer les doigts dans ses cheveux pour les retenir en arrière. Son estomac émit un borborygme sonore : il était l’heure de se sustenter. Il quitta la chambre pour faire naître les arômes de café.


INFORMATIONS MAGIQUES
• Manière d'utiliser la magie : Sa magie est liée à ses émotions. Elle survient quand il ressent une émotion vive que ce soit la tension, la colère, l'angoisse, l'envie.
• Affinité : Il l'aimera quand il en aura réellement connaissance. Je souhaite qu'il la découvre en rôleplay.

RACONTE NOUS SON HISTOIRE

Erftstadt, 12 ans

Il s'agissait-là d'une soirée en tout point commune aux autres. Un petit garçon à la chevelure brune était attablé à une table désuète, couverte de graffiti et ébréchée de toute part. Un ouvrage d'algebre était ouvert sous ses yeux et un cahier où se perdait des formules de mathématiques pures, une danse de lettres et de chiffres complexes, tels les ballets qui mêlent chant et danse, hommes et femmes, italien et français. Il jouait les metteurs en scène, résolvant avec aisance chaque inconnue jusqu'à agencer le tout pour répondre. Nerveusement, il tapotait le bout de son crayon sur l'arrête du meuble. Le bruit constant des deux matières qui se heurtaient, cachait celui des pas qui se rapprochait dans cette école habituellement déserte les soirs. Il fallait dire que, même la journée, elle était rarement occupée dans sa totalité.
Une silhouette apparut dans l'encadrement de la pièce. Les regards s'échangèrent, un court instant et l'autre déguerpit, laissant Jürgen seul avec ses équations. Il se leva si brusquement que sa chaise bascula en arrière dans un fracas sonore. Une course-poursuite s'en suivit. Les deux ombres courraient dans un lacis de couloirs vides, à la manière de fantômes qui erraient. Jürgen ne savait guère pourquoi il s'évertuait à vouloir rattraper l'inconnu. Un sentiment similaire au besoin l'avait épris, ses jambes s'étaient dressées et il s'était élancé sans-même réfléchir. L'inconnu perdait du terrain. Il prit à gauche au niveau du refectoire puis s'enfila dans les vestiaires des cuisinières. Il commençait à sentir ses jambes fébriles, un point de côté brûlait son flanc gauche et sa poitrine s'agitait comme une forcenée à la recherche d'air. Il gonflait un peu plus ses poumons à chaque pas. Une oeillade en arrière et la dernière chose qu'il vit fut l'épaisse main de son chasseur se refermer sur son épaule. Jürgen l'avait rattrapé et ils tombèrent ensemble, l'un sur l'autre, avant de rouler au sol sur plusieurs mètres.
Finalement, ils se retrouvèrent l'un sur l'autre. Il avait le même âge apparement et se connaissait vaguement de vue. Jürgen était le solitaire, le fils du proviseur alcoolique que personne n'osait embêté, rejeté à cause d'un père ivrogne et pourtant, directeur d'un établissement scolaire. Mark, le second, était le souffre-douleur, de ceux qu'on ne voit pas si ce n'est pour en faire les réceptacles d'une colère passagère.
« - Qu'est-ce que tu fais par ici ? interrogea Jürgen, les paupières plissées.
- Je... cherchais simplement à manger avoua son camarade d'un air penaud. » Il était d'une pâleur maladive, les joues creusées et les yeux surplombant des poches elles-mêmes trônant sur des poches. Jürgen apprécia un court instant sa position de superiorité car, il était au-dessus, le maintenant fermement par les poignets, plaqué au sol, avant de se relever et de lui tendre la main. « - Je vais pas te laisser crever de faim. Il doit y avoir des restes en cuisine. Tu viens ? » Un simple mouvement de tête conclut le marché. Ils se relevèrent tout deux et même s'ils n'avaient échangé un mot de plus, il savait pertinnement qu'ils deviendraient amis, même plus, profondément, intimement liés à jamais car, dans cette ville de vice, cette école de délits, ils restaient des immaculés aux rêves aussi mondains que la réussite scolaire.

Erftstadt, 15 ans

Une odeur répugnante d'ordures régnait dans le local et pour cause, il était entouré de poubelles, logé entre deux immenses bacs, Guerre et Paix ouvert sur les genoux, un crayon logé au-dessus de l'oreille et les pupilles vives qui épousaient chaque mot avec avidité. Les mots étaient de ces rares outils qui lui permettait de se perdre dans une autre réalité, d'oublier jusqu'à la laideur de l'environnement, l'odeur ignoble qui assaillait ses narines ou encore le vacarme incessant qui régnait dehors. Son père l'avait jeté de la maison familiale car l'équipe allemande de football jouait un match important ce soir-là et il préférait largement la compagnie de ses collègues passionnés à celle de son fils dont un match lui paraissait similaire à un groupe de chien se disputant une balle. Mark était coincé à l'internat ce soir-là et il se retrouvait seul à étudier. Son crayon se déplaçait entre les mots, notait les allitérations, les assonnances, les métaphores complexes mettant en valeur les concepts gouvernementaux de la Russie de l'époque. Il avait les sourcils froncés, le nez plissé et le cerveau en vrac. Il murmurait parfois des mots, des morceaux de phrases, attirant quelques oreilles indiscrètes.
« - Alors l'intello ? On révise ? C'bien un fiston à papa ça, à réviser alors qu'il pourrait s'amuser ! »
Jürgen fut forcé de fuir la Russie pour retrouver son Allemagne sale où le moindre épiderme de la ville était tatoué de graffitis insultants. Il se râcla la gorge. Elle était sèche, nouée, il avait du mal à avaler sa salive tant la peur le tétanisait. Un jeune était debout, une bouteille vide de vodka au bout du bras, la casquettes retournée et les dents minées par le tabac. Il osait à peine relever la tête, mué dans le silence, immobile, immuable, droit et les doigts crispés sur le livre. « - Bah quoi ? T'as perdu ta langue p'tite merde ? » grogna t-il, visiblement agacé par le silence dans lequel se murait son interlocuteur. Il s'approcha en titubant avant de le saisir par le col pour le soulever jusqu'à que leurs nez se frôlent. Il empestait un mélange d'herbe et d'alcool qui lui souleva un haut-le-coeur. Dans l'élastique de son short : un flingue, un vrai, avec l'odeur écoeurante de l'acier ainsi que sa peau froide, dure, réptilienne. Le canon força les lèvres de Jürgen et s'enfonça dans sa bouche jusqu'à étirer sa joue de l'intérieure dans une grimace hideuse. La panique le submergeait totalement, gagnant chacun de ses organes, de ses muscles, de ses poils hérissés. Il remuait d'un côté à l'autre et enserra le poignet massif dans ses petits doigts frêles. Son agresseur mesurait près d'une tête et demie de plus que lui, il était large comme une armoire et sa prise était ferme. Jürgen était fragile, chaque muscle était tendu mais, ses jambes, ses doigts, ses bras, étaient fébriles comme des feuilles sous la caresse du vent. Les larmes se pressèrent derrière ses paupières, il avait du mal à sangloter, le canon entâchant sa respiration, il sentait le toucher de la mort, froid, dans sa bouche. « - Alors je fais quoi ? Je te butte ? Une balle dans le crâne et j'en entend plus parler ! Tu manqueras à personne ! » Il eut un rire gras. Ce furent les mots de trop.
D'un élan de courage soudain, l'étudiant envoya valser sa jambe dans l'estomac de son agresseur. Le choc fut rude et lui coupa le souffle. Il relâcha sa prise ainsi que le pistolet pour se plier en deux, à la recherche d'air, sa poitrine s'acharnant à se gonfler. Jürgen courru jusqu'à l'arme qui avait glissé sur quelques mètres et s'en empara avant de se relever, la braquant sur les deux jeunes. Il avait les bras tendus, fébriles, la crosse tremblait et il tapotait nerveusement de l'index sur la gachette. « - Tu rigoles moins, hein ? Une pression et je pourrai t'abattre. Moi, je manquerai à quelqu'un... au moins Mark... toi... à qui hein ? Aux connards qui t'ordonnes de vendre leur herbe, leur coke, leur ecta ou autres médocs ? Aux camarades que tu as tyranisé ? Aux professeurs qui te détestaient ? Pauvre con. Moi je manquerai, pas toi hurla t-il, la rage faisant vibrer ses cordes vocales. Un écho résonnait dans le local et se taisait avant de parvenir au rez-de-chaussée. Ils étaient tout deux enfermés en bas, seuls, leurs destins mutuels entre les mains de celui qui tenait la crosse.
- Peut-être que je manquerai à personne... commença t-il par répondre avant de marquer une pause. Il haussait les épaules d'un geste théâtrale avant de poser les mains sur les hanches et de basculer la tête en arrière dans un rire dément. Mais toi, tu n'oseras rien faire. Tu es... le genre de petite merde qui passe son temps à avoir la tête dans les bouquins, à réviser, à bosser, dans l'espoir d'avoir un travail de merde qui te ruinera la santé. Jamais tu n'oseras hausser le ton, jamais tu n'oseras faire quelque chose qui sorte de la norme, nan, tu as un avenir encore plus pourri qu'le mien. T'es vraiment une merde Wilfrid. » Les mots sonnèrent avec un fond de vérité. Jürgen avait cessé de trembler. La rage qui s'accumulait depuis des années à vivre dans les bas-fonds de cette cité maudite. Il crevait d'envie de presser la détente. Son index était instable, il lui semblait appuyer légèrement avant de relâcher toute pression, figurant ainsi le débat qui animait son être, qui opposait sa conscience et ses envies. « - Tu ne manqueras à personne. Personne ne te cherchera. Je pourrai juste... te voler l'argent de tes clients et me tirer... loin d'ici. » Le plan paraissait parfait et il l'était. Il avait juste à presser la détente.
Le coup fusa. Une simple pression et il avait pris la vie d'un homme. La balle se logea entre le poumon et le coeur. Un filet de sang gicla jusqu'au sol, le tâchant dans une arabesque esthétique qui ajoutait une dernière touche avant que le corps massif ne s'écroule au sol. Encore vivant, il porta ses mains jusqu'à sa poitrine comme pour essayer de compresser la plaie. Le sang imbibait les tissus, ruisselait jusqu'au béton nu, s'approchait dangereusement des chaussures de Jürgen. Ce ne fut que lorsqu'il effleura celles-ci qu'il déguerpit brusquement, abandonnant l'arme sur la scène du crime ainsi que les empreintes de ses chaussures. On put le suivre à la trace sur plusieurs centaines de mètres. Personne ne pointa le bout de son nez pour connaître l'origine du coup de feu. La peur était maîtresse des lieux.

Erftstadt, 16 ans

« - Dis-moi à quoi tu penses. Tu n'as pas l'air bien depuis quelques temps insista Mark auprès de son meilleur ami. Ils étaient tout deux assis contre le grillage d'un terrain de basketball où ils avaient l'habitude de jouer pendant des heures avant de s'écrouler là, se partageant une bouteille de Coca-Cola tiède.
- Il faut que je t'avoue un truc mais... ça te rendrait complice.
Ils échangèrent un regard entendu. Mark n'en avait que faire d'être complice. Il aurait tout fait pour Jürgen. Depuis plusieurs mois maintenant, il s'enfermait, il sortait moins, révisait toujours autant mais, son visage portait les marques des insomnies à répétition, des cauchemars, de la douleur. Il était livide, les traits tirés, les yeux cernés, rougeoyants et les lèvres criblées d'infimes coupures.
- Dis-moi.
- J'ai tué un homme. Tu sais, le règlement de compte qui aurait eu lieu dans mon appartement ? Le seul compte qui a été réglé c'est... moi qui ait pris sa vie, son fric, et qui devient l'esclave de ma conscience qui m'interdit de m'en servir. On pourrait pourtant partir à Berlin avec ! Faire de grandes études, continuer après le lycée dans une faculté réputée et devenir... importants. Importants pour les autres. Les aider à surmonter... ce genre d'horreur.
Ils se turent mutuellement. Jürgen avouait son crime pour la première fois. Mark était partagé entre l'espoir d'un avenir meilleur et l'horreur de l'acte accompli.
- Comment c'est arrivé osa t-il finalement demandé.
- Je révisais dans le local à poubelle comme d'habitude quand mon père me vire de chez moi et... il est arrivé. Ivre, défoncé probablement, il a sorti un flingue et il me l'a mis dans la bouche. J'ai flippé et tout est allé très vite. J'ai renversé la situation puis... boom. J'ai pas trop réfléchi je crois. Après, j'étais sous l'adrénaline. On connaît tous son repaire. Je m'y suis aventuré, j'ai pris son fric dans un sac de sport et je suis allé le cacher ailleurs. Il y en a pour tellement... tellement... assez pour qu'on se tire d'ici Mark.  
Ils n'avaient de cesse de s'échanger des regards intimidés comme la première fois. Un silence pesant s'installait entre eux. Seuls les bruits de la ville se firent entendre jusqu'à que Mark se décide à briser le silence, une dizaine de minutes plus tard.
- C'est toi qui a de la famille ici. Moi... tu sais bien que je suis adopté. J'ai rien à perdre à me tirer.
- Et moi... mon père me déteste, me bat, c'est un putain d'ivrogne qui passe sa vie à boire, même son école commence à tomber en ruine par sa faute ! Et ma mère... elle est morte. Je te l'ai jamais dis avant car ça me pèse toujours autant. Enfin moins, maintenant, j'ai une nouvelle dose d'histoire sordide ! Tu sais... je veux devenir psychologue. Un psychologue de génie ! Qui pourra aider tout ceux qui vivent des traumatismes similaires aux nôtres, tout ceux qui ont souffert. »
Un court instant, il figurait rêveur, presque heureux, une esquisse fendit ses joues, il souriait. Son meilleur ami hocha la tête comme pour sceller cet accord mué. Une nouvelle ère commencerait, le sang ayant lavé leur triste passé.


Berlin, 26 ans

Les années s'étaient écoulées. Ils avaient quitté Erftstadt, gagné Berlin, ils étaient entrés à la faculté et avaient trouvé un travail pour payer leurs études. Mark terminait ses années de faculté de médecine, Jürgen, lui, entamait son doctorat et, ce jour-là, il avait donné son premier cours. Ils étaient là, autour d'une table ronde, à s'observer, s'échanger de grands sourires, plaisanter et taquiner les serveuses.
« - Tu te souviens de nos derniers jours à Erftstadt ? Quand on flippait au moindre bruit ?
- Oui... en même temps, tous les dealers du coin cherchaient son fric. On était des gamins ! Je ne sais même pas comment on a eu le courage de tenir. Ils se turent quand les serveuses approchaient pour apporter leur commande. Le restaurant était esthétique, son sol couvert d'une moquette rouge, des poutres striant le plafond, des piliers recouverts d'ornements dorés et le personnel était habillé dans des tons luxueux. Ils avaient choisi un restaurant chic pour fêter la réussite de Jürgen. Ils dévoraient un osso bucco qui fondait en bouche. Ce fut Mark qui brisait le silence, comme d'habitude, il était beaucoup plus bavard que son compère. « - Alors, ton premier cours ? Comment c'était ?
- Génial mec ! J'avais une foule d'étudiants pendue à mes lèvres, le silence était total et on entendait seulement le grattement du papier. Jouissif. Et il y en avait une... des yeux bleu intense, une ravissante demoiselle à la longue chevelure blonde et plutôt... bien formée si tu vois ce que je veux dire plaisanta t-il en lui adressan un clin d'oeil.
- Hahahaha ! Don Juan va ! Tu penses vraiment qu'à ça. Bah... tu peux tenter ta chance mais, ne te présente pas tout de suite comme Donatien Alphonse François ! Sinon, elle risque de partir en courant !
Jürgen plongea son regard dans celui de son meilleur ami. Il posa ses couverts sur la table, glissa ses mains sur ses cuisses et prit cet air sérieux. Une sphère semblait peser sur sa poitrine, l'oppresser, la serrant en étau jusqu'à qu'il lui soit difficile de respirer.
- Tu n'es pas un monstre Jürgen. Simplement... qu'avec ces conneries de féminisme, de psychologie, de déviance, on pourrait rapidement te prendre pour un sociopathe machiste et misogyne avoua Mark, la bouche pleine.
En guise de seule et unique réponse, il hocha lentement la tête. Son regard se perdait dehors. Une fine couche de neige couvrait les voitures garées dehors, les couples se déplaçaient main dans la main, luttant contre les flocons qui mordaient leurs peaux avant de s'y éteindre. Sans doute n'aurait-il jamais le droit à ce bonheur.

***

Ou peut-être que si. Ses paupières papillonnaient pour rétablir une vision floue. Il émergeait des bras de Morphée avec difficulté. Ses mèches parsemaient son champs de vision. Il se redressa sur les coudes et tourna lentement la tête, d'un côté, de l'autre, cherchant la source de chaleur qui donnait à sa peau cette moiteur particulière. À côté de lui, Angela était couchée, sur le ventre, les lèvres mi-closes dont un filet de bave séchée s'échappait. Une de ses étudiantes, blonde, des pupilles azurs, nue, les poignets marqués par les cordes. Une protubérance soulevait le draps au niveau de son entre-jambe. Son incisive vint se planter dans sa lippe. Il n'y croyait que peu. Le paysage, les sensations, étaient oniriques, idylliques, il se coucha de nouveau à ses côtés, glissant délicatement un bras dans son dos avant de poser son front contre le sien. Son haleine heurtait son visage, son souffle chaud et humide. Il frémit, des frissons galopant le long de son échine, hérissant les poils de sa nuque. Des épisodes de la nuit passée lui apparaissaient par ellipse : les cordes, les suppliques, les cris, la douleur, le plaisir, un pêle-mêle de sensations qui menèrent à l'extase.


Berlin, 27 ans

Jürgen était assis sur son canapé dans un vieux survêtement surplombé d'un gros sweat-shirt. Les larmes coulaient entre ses mains, dessinaient des sillons humides sur ses joues, l'obligeant à hoqueter, toussoter, tenter de réprimer maladroitement de profonds sanglots. Il se releva brusquement et se dirigea jusqu'à la fenêtre où était toujours logée une moitié de cigarette. Il la glissa entre sa lippe et sa supérieure avant de l'allumer pour inspirer une longue bouffée. Les jointures de ses articulations étaient blanches tant il serrait les poings. Il peinait à ne pas frapper le mur jusqu'à s'écrouler de fatigue. Depuis plus de deux heures, les seuls sons qu'il entendait résonner n'étaient d'autres que ses reniflements, ses sanglots, jusqu'à qu'on frappe à la porte, brusquement.
« - Jürgen ! Jürgen ! Je sais que tu es là ! Ouvre-moi putain ! »
Il peut de nouveau respirer en entendant la voix de Mark au loin. D'un pas las, chancelant, il vint jusqu'à la porte pour lui ouvrir et l'inviter d'un geste gauche. Le doctorant ferma la porte derrière-eux et se laissa choir dans un fauteuil usé, désuet. Il avait toujours la cigarette entre l'index et le majeur, la portant parfois à ses lèvres. Mark tournait en rond, autour de lui, il marchait d'un pas vif figurant une ébauche de colère.
« - Jürgen...Regarde-moi ordonna t-il.
Il relevait la tête, plongea ses iris sombres dans les siens, beaucoup plus clairs. Mark savait qu'il serait honnête, à ce moment précis, qu'il ne lui menterait pour rien au monde.
- Tu y es pour quelque chose ? Dans la disparition d'Angela ? Dis-moi... tu l'as tué ? C'est allé trop loin ? C'était... juste un accident et tu as paniqué ?
- Non, répondit-il calmement. Il marqua une pause et vint empaler son mégot au milieu des autres dans le cimetière qu'était le cendrier. Elle a disparu. Je ne sais pas où elle est. Notre relation était... parfaite. Elle venait d'avoir dix-huit. On était à l'apogée de notre bonheur et maintenant... elle a disparu et tout le monde est persuadé que c'est moi qui suit dans le coup... Autant dire que ma vie est ruinée. Putain. » Ils s'observait. Mark vint prendre place sur un des accoudoirs du fauteuil et glissa un bras autour de ses épaules.

Awashima, 27 ans

Depuis la disparition d'Angela, il n'avait jamais dormi aussi longtemps, il peinait même à se réveiller. Il était balloté comme un sac, peut-être dans un sac. L'obscurité était pleine. ll ne parvenait même pas à voir ses mains levées devant son visage. Son esprit était brouillon, ses pensées se mêlant dans une amnésie partielle, il ne parvenait pas à se souvenir des derniers évènements, si ce n'est d'avoir été doublement accoudé à un bar en train d'enchaîner les pintes. Ses muscles étaient engourdis et des maux de tête le faisaient souffrir. Après de longues minutes pour émerger complètement d'une dimension onirique cauchemardesque, il parvint à se débattre comme un forcené, sentant une toile épaisse le recouvrir. Une fente finit par apparaître, une embrasure qui vint à s'ouvrir sur un rayon de cinquante centimètres avant que deux prises fermes le saisissent par les épaules. On l'extirpa de la toile qui n'était d'autres qu'un sac. Deux hommes étaient dressés devant lui, massif, aux épaules larges, vêtus de costumes noirs impeccables. L'un d'entre eux lui tendit une enveloppe. Jürgen ne comprenait rien. Il était perplexe, les sourcils froncés et le coeur s'acharnant à cogner sa poitrine comme s'il cherchait à s'en extirper.
Sans un mot, il déchira l'enveloppe et lu la lettre à voix haute : « Cher descendant, tu as été amené ici en raison de tes pouvoirs surnaturels. Tu ne pourras pas quitter ce lieu, ne devra pas essayer de le quitter. Nous avons essayé de recopier autant que possible le monde extérieur d’où tu viens. Nous espérons que tu ne seras pas trop dépaysé. Intègre-toi aussi bien que possible dans ce monde où seuls les habitants te seront étrangers. Nous cherchons juste à te protéger et à préserver l’équilibre du monde. A. » Il eut un rire dément, basculant la tête en arrière avant de passer la main, nerveusement, dans ses cheveux. Les deux hommes avaient disparu durant sa lecture, volatilisés. Il balaya son environnement du regard. Un épais manteau blanc recouvrait une île immense qui paraissait abriter un centre-ville au loin. Il se retourna, derrière-lui, l'immense étendue d'eau bleu qu'était la mer. Il se sentait perdu mais, malgré sa présente solitude, il ne se sentait guère seul. Il avait l'intuition, le sentiment, la sensation, qu'Angela n'était guère loin.



DERRIÈRE L'ÉCRAN

• On m'appelle : BionicMax
• J'ai : 21 ans
• J'ai connu le forum grâce à :Autre
• Je pense que le forum est : carrément sympathique ! Le contexte est intéressant et le graphisme très esthétique !
• J'ai trouvé le "Passe-Partout" :Vlà :  


• J'aimerai ajouter que : Bonnes fêtes ! Je n'ai pas RP depuis un an maintenant alors j'espère ne pas être trop rouillé et ne pas avoir mis à mal votre contexte. >_<' Bonne lecture. Ma fiche est terminée !!!!

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Dernière édition par Jürgen Wilfrid le Dim 31 Déc 2017 - 16:41, édité 17 fois
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MessageSujet: Re: Jürgen Wilfrid - La psychologie est l'art de faire croire aux autres qu'on les comprend.   Mar 26 Déc 2017 - 20:17

Bienvenue sur HnK! Intéressante façon de présenter ton personnage, j'ai hâte d'en lire plus! Si tu as des questions, n'hésite pas à te connecter sur la CB ou à contacter un des membres du staff (Jess, Kurai, Sol, Shultz ou moi-même). Bonne chance pour ta fiche! ^^



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Je discute en #660033 ~~
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MessageSujet: Re: Jürgen Wilfrid - La psychologie est l'art de faire croire aux autres qu'on les comprend.   Ven 29 Déc 2017 - 18:03

Merci à toi !
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MessageSujet: Re: Jürgen Wilfrid - La psychologie est l'art de faire croire aux autres qu'on les comprend.   Mer 3 Jan 2018 - 17:54


Félicitation ! Tu es validé !

Tu es à présent validé ! C'est à dire que tu peux maintenant venir RP avec nous :)
Mais tu dois encore faire quelques petites démarches... Que voici !

Il te faut demander un logement à l'Agence Immobilière, puis tu devras recenser ton personnage dans le listing. Le listing est une étape très importante, car c'est ce qui te permet de réserver définitivement ton avatar. Si tu ne le fais pas et qu'un petit nouveau arrive, il sera prioritaire sur le personnage choisi.

N'oublie pas de bien lire les explications, ça t'évitera de mauvaises surprises et la colère de Jess
Si tu as des questions, le Staff est à ton écoute que ça soit sur la CB ou par MP :)

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Jürgen Wilfrid - La psychologie est l'art de faire croire aux autres qu'on les comprend.
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