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[Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]Auteur
MessageSujet: [Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]   Lun 17 Juil 2017 - 15:32


"Tu te tiens dans une pièce qui t'es familière mais tu détestes y être. Tu n'as pas le choix cependant que de t'y trouver. Une cage a été placée à cinq mètres de toi. A l'intérieur, un petit chaton tigré qui ne doit pas comprendre pourquoi il se trouve là. Un scientifique s'adresse à toi tandis que tu observe l'animal. Tu aimerais bien le prendre pour le câliner. Tu n'as pas plus de neuf ans ...

- Tu sais ce que tu as à faire LF8-622. Même exercice que la dernière fois, mais avec un petit changement.
- Je ne veux pas ! C'est un chaton, je ne peux pas faire ça !

Tu as les larmes aux yeux à l'idée de ce qu'on te demande de faire, mais ton interlocuteur te ramène vite à la réalité des choses. C'est lui le maître dans cette salle et tu dois faire tout ce qu'il te demande, sinon ... Tu reporte ton attention sur ta jumelle. Cette dernière est attachée sur une table de métal, elle ne crie pas mais tu sais en croisant son regard qu'elle est terrifiée. Personne ne doit lui faire de mal, tu dois la protéger et pour cela ... tu es prête à faire ce qu'il faut."

Tu te réveilles en sueur, une sueur froide. De tes tempes perlent des gouttes. Les souvenirs de ce mauvais rêve sont encore bien frais dans ta mémoire. Tu es effrayée, vulnérable dans ces moments-là et ... tu ne veux surtout pas que ta jumelle le remarque. Tu dois toujours te montrer forte pour elle, tu ne peux pas lui avouer tes faiblesses. Tu te redresses discrètement, sur le réveil les chiffres indiquent 3h17. L'obscurité est pesante, mais tu quittes le lit et la chambre en faisant le moins de bruit possible. Tu vas d'abord dans la salle de bain, te passer de l'eau sur le visage pour te rafraîchir les idées. Mais ça ne marche pas, les images sont toujours bien là devant tes yeux, pour la bonne raison que ce n'était pas un mauvais rêve, mais un souvenir douloureux et terrible. Tu ne veux pas te rappeler la suite, tu dois penser à autre chose, tu sais que tu risques de péter les plombs à tout moment. Tu préfères quitter le petit appartement. Tu attrapes ta veste et fuis rapidement hors de l'immeuble.

Il fait très sombre dans les rues à cette heure avancée de la nuit, juste quelques lampadaires à intervalle régulier t'offrent un peu de lumière. Tu t'enfonces alors dans une ruelle obscure, apparemment déserte. C'est une impasse et tant mieux. Tu regardes les deux immeubles entre lesquels tu te trouves, une chance, pas une seule fenêtre. Tu as besoin de calme ... Tu t'assoies sur un muret, posant ton visage dans tes mains. Tu tentes de te concentrer sur les petits bruits environnants, sur la brise légère qui fait voleter des mèches de tes cheveux. Soudain un bruit, puis un miaulement. Tu regarde autour de toi et là, au milieu de la ruelle se trouve un chat qui te fixe. Il miaule une seconde fois, mais tes pensées sont déjà loin ...


"Tu regardes de nouveau le chaton tigré dans la cage. Dans ta main, une boule de feu se forme. Tu sens tous ces regards posés sur toi, y compris celui de ta sœur. Tu crois entendre sa voix qui te dis de ne pas faire ça. Mais tu n'as pas le choix, c'est pour elle que tu le fais. Tu lances la boule contre la cage, des flammes venant lécher le pelage du petit animal et soudain il s'enflamme entièrement, des miaulements atroces s'élevant dans la pièce, envahissant ton esprit. tu as envie de vomir, de hurler de tout brûler ..."

Tu sautes de ton muret pour chasser le chat qui ne se fait pas prier lorsque tu lui jette une boîte de conserve que tu viens de saisir près d'une poubelle. A peine le félin quitte t-il ton champ de vision que tu t'embrases entièrement, tes flammes léchant ton corps, transformant rapidement tes vêtements en cendre. Mais tu ne penses pas à tout ça, ce souvenir honteux et atroce à tes yeux te fais perdre tout contrôle. Tu ne peux arrêter TON feu de grandir. Tu laisse échapper alors un hurlement tandis que les flammes montent de plus en plus dans la ruelle, une poubelle prenant feu à proximité. Tu voudrais que tout cela cesse, mais tu ne sais pas comment reprendre le dessus.


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MessageSujet: Re: [Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]   Lun 17 Juil 2017 - 20:23

La journée avait été longue… Bien trop longue… Quand avait-elle commencé déjà ? Hier ? Avant-hier ? J’avais perdu le compte, avec le décalage horaire… En tout cas, cela ne faisait que quelques heures que j’étais rentrée de… de là d’où je venais. Cet endroit n’avait même pas de nom ! Je savais juste qu’il était situé en plein milieu de la forêt équatoriale, bien à l’abri des regards… Moi qui adorait les fortes chaleurs ! Enfin, au moins, depuis que j’avais développé mon côté kagutsuchi, je ne ressemblais plus à un bonhomme de neige placé dans un four quand les températures dépassaient les 20°C... Il n’empêche, je n’étais toujours pas particulièrement fan des climats caniculaires.

Alors, pourquoi donc m’étais-je retrouvé dans cet agréable endroit ?  Pour le boulot, pourquoi d’autre ? Cette fois encore, nous avions repéré un laboratoire où étaient détenus nombre de nos camarades demi-dieux. L’endroit était vraiment bien caché, en pleine nature sauvage, là où même les indigènes ne posent pas les pieds. Où s’ils le faisaient, ils n’avaient surement pas l’occasion d’aller rapporter leur découverte au reste de leur tribu… La clandestinité, c’était le fer de lance de ces détraqués de scientifiques. Cependant, rien n’échappait à l’œil avisé des Kamis. Enfin, de la chef des devrais-je plutôt dire… Quoi qu’il en soit, c’était vêtus de nos habituels uniformes noirs, ce qui était idéal dans ce genre de milieu, que nous avions investis les lieux.

Le combat fut rude, mais l’absence de modifiés facilita grandement les choses. Surement devaient-ils croire qu’ils étaient trop bien cachés que pour devoir bénéficier de cet ultime défense, ou bien n’avaient-ils pas assez de main d’œuvre que pour protéger tous les sites qu’ils possédaient. En tout cas, je n’étais pas mécontente de ne pas avoir à nouveau croisé la gymnaste folle ou le gorille muet… Ils m’avaient laissé un cuisant sentiment de défaite, et je préférais ne les croiser que dans mes cauchemars… Cauchemar… Ce n’était pas avec ce que nous avions découvert que j’allais en faire moins…

Souvent, les gens décrivent l’Enfer comme un endroit plein de flammes, où il fait une chaleur étouffante, et où la souffrance était gravée sur chaque centimètre carré de pierre composant l’endroit. Eh bien, exception faite des flammes, c’était exactement ce à quoi nous avions été confrontés… Il y avait plusieurs types de laboratoires, allant de l’horrible au cauchemardesque. Et ici, nous étions tombés sur ce dernier niveau… On pouvait se demander quel genre d’informations ils espéraient retirer de leurs ignobles expériences. Lorsque nous avions eu fini de neutraliser toute la sécurité présente, nous avons pu découvrir une image de l’Enfer… Dans les cellules étaient recroquevillées quelques silhouettes amorphes, le regard vide, l’âme depuis longtemps brisée par les sévices qu’ils avaient dû subir… Et encore, lorsque ce n’était pas sur des corps sans vie que l’on tombait ! Il y avait aussi le charnier, où étaient entassés les cadavres de ceux qui avaient réussi à trouver la seule échappatoire à ce cauchemar : la mort. Mais malgré tout, nous avions réussi à trouver deux survivants, deux pauvres âmes qui n’avaient pas eu le temps de souffrir suffisamment longtemps que pour perdre leur humanité. Un bien maigre réconfort, lorsque l’on voyait les dizaines d’autres qui jamais ne redeviendraient jamais eux-mêmes…

J’étais donc rentré de cette mission, alors que la nuit commençait à tomber sur Awashima. Une fois la paperasse remplie, les rapports délivrés oralement et par écrit, toute l’équipe avait pu prendre un peu de repos bien mérité. Mais encore fallait-il parvenir à le trouver après une mission comme celle-là… Les descendants que l’on ramène voient souvent les Kamis comme leurs tortionnaires : c’est nous qui les arrachons à leur famille, qui brisons leur vie si tranquille et confortable dans laquelle ils se complaisaient. Et pourtant, s’ils savaient à quel point la vie sur l’Île se rapprochait du Paradis comparé à ce qui pouvait les attendre… En tout cas, ils pouvaient se consoler : nous payons fort les « crimes » que nous commettions à leur encontre en devant vivre avec les terribles images qui se gravaient dans notre esprit au fer rouge… Aussi, rares étaient ceux d’entre nous qui arrivaient à trouver le repos après une mission de ce genre. Et c’est probablement pour cette raison que je déambulais dans les rues, alors que j’aurais mieux fait de me plonger dans mes draps.

Malheureusement, le sommeil ne risquait pas de me gagner. Une fois encore, les souvenirs des instants passés avec Emily ne cessaient de me revenir en tête. Et pire encore, ces mêmes questions, que je me posais à chaque fois que je mettais les pieds dans l’une de ces structures : avait-elle subi le même sort ? Oui, c’était plus que sure… Sinon, elle ne reposerait pas dans une tombe, à quelques kilomètres de là… A quel point avait-elle souffert, dans ce cas ? Avait-elle été torturé jusqu’à ce que son âme se brise, comme les malheureux que je venais de croiser dans ce laboratoire ? Quel autre genre de sévices lui avait-on fait subir ? J’essayais de ne pas l’imaginer en train de se tordre de douleur sur une table d’examen tandis qu’on lui faisait les dieux savent quoi… Mais indubitablement, mes pensées ne cessaient de faire surgir les pires scènes que mon imagination pouvait produire…

Et puis, je fus soudain tirée de mes sombres ruminations par un cri. Un cri qui résonnait non loin de là… Que diable se passait-il encore !? Ni une ni deux, je me dirigeais en direction de ce dernier. Ce fut des lueurs orangées qui finirent par m’indiquer ma destination. Avec une angoisse grandissante, je m’engouffrais dans une ruelle, et découvrais alors un spectacle dans je me serais bien passé… Une torche humaine, littéralement. Quelqu’un avait bouté le feu à ce que je devinais être une jeune femme ! Et de toute évidence, elle souffrait… Ni une ni deux, je faisais tomber sur elle des litres et des litres d’eau, espérant éteindre le brasier avant qu’il ne fasse trop de dégâts… Pour peu, elle aurait pu finir noyée, si je maîtrisais un tant soit peu moins bien ma magie. Mais au moins, les flammes étaient éteintes, maintenant…

Avec une certaine angoisse, je contemplais la victime de cet incendie improvisé, m’attendant à découvrir un corps calciné, avec des cloques sanguinolentes, si ce n’est pire… Aussi, quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis, loin de ce que je m’étais imaginé, un corps en parfait état. Mais vraiment en parfait état ! J’entends par là, pas seulement dépourvu de brûlures, mais un corps séduisant et agréable à regarder. Voilà que je me trouvais devant une nudiste ! Ne sachant pas trop comment réagir, je rétorquais un peu par réflexe :

- Euh… C-Ca va ?

Question débile… Elle venait de prendre feu, je ne sais de quelle façon, ce n’était pas donc pas anodin. Et puis, si elle se baladait nue en pleine nuit, c’est qu’il devait lui être arrivé quelque chose ! A moins qu’elle n’ait des hobbys particuliers…


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MessageSujet: Re: [Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]   Mer 19 Juil 2017 - 9:48


TON feu était en train de te vider de ton énergie, tu le sentais, mais il continuait de brûler intensément. Toi qui pourtant maîtrisais le plus souvent ta magie, c'est dans ces moments-là, lorsque ton esprit devenait vulnérable ou que tu explosais intérieurement, que tu n'arrivais plus à avoir le contrôle. Le souvenir de ses scientifiques ... tu aimerais pouvoir les brûler tous dans d'atroces souffrances et les regarder se calciner jusqu'à ce qu'il ne reste plus que des cendres. Ta rage ne diminue pas au contraire, mais tu te sens à bout de force, prête à t'écrouler. C'est alors que tu sens une douche froide te transpercer. Tu te retrouve trempée et la surprise t'as fait tombée sur tes genoux. Tes longs cheveux châtains, à présent mouillés, te cache la vision. Tu ne comprends pas ce qui s'est passé, sur le coup tu émerges doucement, reprenant conscience de l'endroit où tu te trouves car ta colère et ta haine t'ont aveuglé jusqu'à présent. Tu dégages une mèche de ta chevelure, regardant autour de toi, peut-être un peu hébétée.

- Euh… C-Ca va ?

Tu diriges ton regard vers la voix qui vient de s'élever dans l'obscurité de la ruelle et à l'entrée, face à toi, se trouve une jeune femme, apparemment à peine plus âgée que toi. Tu ne peux pas distinguer en détail ses traits et tu es d'une nature méfiante. Tu te redresses doucement, tu es trop affaiblie, tu fronces les sourcils et d'un ton qui se veut menaçant, tu t'adresses à l'inconnue, ne prenant pas la peine de répondre directement à sa question qui se veut bienveillante ...

- Laissez-moi !

Tu te rends alors compte que tu es totalement nue, comme à chaque fois que tu t'embrases d'ailleurs. Non ça ne te semble pas naturel, juste que tu n'avais pas réalisé jusque là. Tes joues se colorent légèrement mais ton rougissement passager est sans doute caché par l'obscurité. Tu essayes cependant de protéger le reste de ton corps à la vue, mais évidement c'est peine perdue, tu n'as que deux bras et une fois que tu as caché ta poitrine, reste ... l'entre-jambe découverte. Que les hommes ont de la chance ... Je soupire et laisse tomber mes bras, ça ne sert à rien, au pire, l'inconnue a déjà tout vu. Cette dernière ne semble pas vouloir te laisser seule, ta colère n'est pas complètement éteinte et tu tentes de former une boule de feu dans ta main en guise de menace. TON feu lui a l'air de te dire "merde" et de s'être complètement éteint. Comme souvent lorsque tu ne contrôle plus loin, tu vas au-delà de tes limites, ton énergie s'épuise et ensuite tu ne peux plus rien faire pendant quelques temps. Mais ce n'est pas le plus embêtant pour l'heure et tu vas vite t'en rendre compte ...

- Fais chier !

Énervée, tu te diriges vers la sortie de la ruelle où se tient la jeune femme. Tu vas la bousculer pour t’enfuir ensuite et rentrer chez toi. Mais là ce sont tes forces qui te disent "merde". Au moment où tu arrives à sa hauteur, à peine amorces-tu ton geste, que ton corps s'affaibli, retombant sur l'inconnue. Tu prononces dans un murmure à peine audible quelques mots avant de t'évanouir, inconsciente ...

- Non ... ne me touchez pas ...

Dans cet endroit où aucune lumière ne filtre, seule, tu ressens une présence auprès de toi.


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MessageSujet: Re: [Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]   Hier à 19:52

Sans grande surprise, ce fut avec méfiance que ma présence fut accueillie. Mais bon, en même temps, je ne voyais pas comment me faire remarquer de façon plus neutre… Heureusement, je n’étais pas en service, et c’était donc en tenue civile que je me trouvais. Si elle s’était retrouvée face à une kami, son hostilité clairement palpable n’aurait certainement pas diminuée… En tout cas, la demoiselle tentait de cacher les parties de son corps qu’elle ne voulait pas me montrer, et je commençais à me dire que ce n’était surement pas volontairement qu’elle avait fini en tenue d’Eve. Ce qui était un soulagement d’une part, car cela indiquait que ce n’était pas une exhibitionniste, mais d’un autre côté, c’est qu’il y avait eu une intervention extérieure qui était à l’origine de sa nudité, et cette théorie ouvrait des éventualités des plus redoutables… Mais mieux valait ne pas tirer de conclusion hâtive ! J’hésitais en tout cas à lui faire remarquer que l’obscurité des lieux m’empêchait de distinguer nettement ce qu’elle avait à offrir, cette tentative pour la rassurer risquait fort de me retomber dessus…

Ce qui était sûr par contre, c’était que ma présence n’était pas la bienvenue… J’étais toute disposée à la laisser en paix, mais laisser une jeune femme complètement nue seule en pleine rue, c’était une invitation à ce qu’elle se retrouve à la merci du premier prédateur passant dans le coin. D’autant plus qu’elle avait l’air d’être plutôt jolie, et je devais bien avouer que j’aurais bien aimé mettre un visage sur ce corps… Mais l’inviter à se rapprocher de la lumière ne me semblait pas une bonne idée, et ne faisait pas vraiment partie de la bienséance que l’on devait respecter dans ce genre de cas. Tant pis pour ma curiosité, je pouvais toujours laisser libre cours à mon imagination…

Cependant, les dieux semblaient être avec moi, si je puis dire. La demoiselle, ayant renoncer à se dissimuler à ma vue, se dirigeait droit vers moi, ou plus vraisemblablement vers la sortie de la ruelle. Je n’eus toutefois pas l’occasion d’observer son visage, car voilà qu’elle me tombait dessus. Littéralement, j’entends ! Comme si ses forces venaient de l’abandonner, elle s’effondra dans mes bras, ce qui m’empêchait d’exécuter sa volonté, à savoir de ne pas la toucher. Je ne pouvais pas faire autrement, quand bien même aurais-je voulu m’écarter façon torero avec un « Olé » de circonstance que je n’aurais pas pu. En tout cas, je me retrouvais à présent avec la demoiselle dans les bras, cette dernière ayant perdu connaissance. Et avec cette question : que faire ?

Mais l’espace d’un instant, cette question, pourtant de circonstance, s’effaça de mon esprit. A la lumière des réverbères, le visage de la jeune femme m’était apparu. Et ce dernier ne m’était pas inconnu… Il ne me fallut que quelques secondes pour que je me rappelle où est-ce que je l’avais déjà rencontré, et lorsque les souvenirs raffluèrent, je ne pus m’empêcher de sentir un frisson me parcourir… Difficile d’oublier cette journée… C’était ma première mission en tant que kami, et le baptême du feu n’avait pas été des plus aisé : attaquer un institut de recherche sur les descendants. Et la demoiselle qui se tenait dans mes bras était l’une des survivantes que nous avions réussi à extirper des griffes de ces scientifiques malades. Etrange coïncidence… Je venais de rentrer d’une mission de ce genre, et voilà que je tombe sur la première personne que j’ai sauvé de ce genre de bâtiment ! Mais était-ce vraiment un hasard ? Des fois, je ne pouvais m’empêcher de me dire que les dieux s’amusaient à nous mettre face à ces coups du destin, comme s’ils voulaient voir comment nous allions réagir… En tout cas, une nouvelle question me taraudait l’esprit : est-ce que la jeune fille avait conscience que ce n’était pas la première fois que je la tenais dans mes bras ? Surement pas… Après tout, lorsque je l’avais trouvé enfermée dans cette pièce, elle était endormie, et elle avait ensuite été placée sous hypnose. Elle ne devait pas avoir le moindre souvenir des évènements qui avaient entouré notre première rencontre. Mais ce n’était pas le moment de penser à ce genre de futilités ! Il y avait bien plus urgent à faire…

La première chose que je fis, ce fut de scruter télépathiquement les environs. Est-ce que quelqu’un la recherchait ? Je me souvenais clairement de sa sœur jumelle, même si pour l’heure, j’aurais été bien incapable de dire à laquelle j’avais à faire… Mais non, personne ne semblait rechercher de jeune fille lui ressemblant. Pour tout dire, il n’y avait personne tout court ! Tout le monde dormait dans les environs, ce qui était plutôt utile dans le cas présent. Bon, ensuite, devais l’emmener quelque part à l’abri, ou bien devais-je attendre qu’elle se réveille ? Quelque chose me disait qu’elle apprécierait moyennement de se réveiller dans un endroit qu’elle ne connaissait pas, peut-être loin de l’endroit où elle habitait… J’aurais bien pu consulter les informations des kamis sur les habitants pour savoir où la reconduire, mais je ne pouvais pas la laisser ici le temps d’aller chercher cette information… Finalement, je décidais d’opter pour une solution alternative :

- Inari ?

La jeune kitsune apparut à la seconde où j’eus fini de prononcer son nom, et je soupçonnais fort qu’elle fut déjà présente bien avant que je ne fasse appel à elle. Elle affichait d’ailleurs un air innocent qui ne lui était pas coutumier, ce qui faisait office d’aveu…

- Ahlala, qu’est-ce que tu as encore fait ? C’est un crime d’enlever des gens, tu sais ?

L’ironie de ses propos arriva à m’arracher un sourire. Les kamis enlevaient des tas de personnes sur le continent, et pourtant, c’était bien là tout à fait accepter. En tout cas, je n’avais pas le temps de m’amuser des paroles de mon familier.

- Arrête de dire des bêtises, et aide moi plutôt… Tu veux bien nous porter ?
- Pourquoi, tu veux l’emmener ? Tu veux la garder ? Remarque, je comprends, je suis sure qu’elle doit être à ton goût ~
- Mais non, et puis, ce n’est pas un animal domestique d’abord ! Je pensais plutôt à aller là…

L’endroit auquel je pensais était un bâtiment en construction, à quelques dizaines de mètres de là où nous nous trouvions. Là-bas, on ne risquait pas de rencontrer de badauds, et on serait à l’abri des regards… Je pourrais alors attendre qu’elle sorte du pays des songes, bien au chaud logée dans la fourrure d’Inari. Et lorsqu’elle se réveillerait, elle ne devrait pas être trop dépaysée, ce qui limiterait sa panique. Du moins, je l’espérais…


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