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[Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]Auteur
MessageSujet: [Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]   Lun 17 Juil 2017 - 16:32


"Tu te tiens dans une pièce qui t'es familière mais tu détestes y être. Tu n'as pas le choix cependant que de t'y trouver. Une cage a été placée à cinq mètres de toi. A l'intérieur, un petit chaton tigré qui ne doit pas comprendre pourquoi il se trouve là. Un scientifique s'adresse à toi tandis que tu observe l'animal. Tu aimerais bien le prendre pour le câliner. Tu n'as pas plus de neuf ans ...

- Tu sais ce que tu as à faire LF8-622. Même exercice que la dernière fois, mais avec un petit changement.
- Je ne veux pas ! C'est un chaton, je ne peux pas faire ça !

Tu as les larmes aux yeux à l'idée de ce qu'on te demande de faire, mais ton interlocuteur te ramène vite à la réalité des choses. C'est lui le maître dans cette salle et tu dois faire tout ce qu'il te demande, sinon ... Tu reporte ton attention sur ta jumelle. Cette dernière est attachée sur une table de métal, elle ne crie pas mais tu sais en croisant son regard qu'elle est terrifiée. Personne ne doit lui faire de mal, tu dois la protéger et pour cela ... tu es prête à faire ce qu'il faut."

Tu te réveilles en sueur, une sueur froide. De tes tempes perlent des gouttes. Les souvenirs de ce mauvais rêve sont encore bien frais dans ta mémoire. Tu es effrayée, vulnérable dans ces moments-là et ... tu ne veux surtout pas que ta jumelle le remarque. Tu dois toujours te montrer forte pour elle, tu ne peux pas lui avouer tes faiblesses. Tu te redresses discrètement, sur le réveil les chiffres indiquent 3h17. L'obscurité est pesante, mais tu quittes le lit et la chambre en faisant le moins de bruit possible. Tu vas d'abord dans la salle de bain, te passer de l'eau sur le visage pour te rafraîchir les idées. Mais ça ne marche pas, les images sont toujours bien là devant tes yeux, pour la bonne raison que ce n'était pas un mauvais rêve, mais un souvenir douloureux et terrible. Tu ne veux pas te rappeler la suite, tu dois penser à autre chose, tu sais que tu risques de péter les plombs à tout moment. Tu préfères quitter le petit appartement. Tu attrapes ta veste et fuis rapidement hors de l'immeuble.

Il fait très sombre dans les rues à cette heure avancée de la nuit, juste quelques lampadaires à intervalle régulier t'offrent un peu de lumière. Tu t'enfonces alors dans une ruelle obscure, apparemment déserte. C'est une impasse et tant mieux. Tu regardes les deux immeubles entre lesquels tu te trouves, une chance, pas une seule fenêtre. Tu as besoin de calme ... Tu t'assoies sur un muret, posant ton visage dans tes mains. Tu tentes de te concentrer sur les petits bruits environnants, sur la brise légère qui fait voleter des mèches de tes cheveux. Soudain un bruit, puis un miaulement. Tu regarde autour de toi et là, au milieu de la ruelle se trouve un chat qui te fixe. Il miaule une seconde fois, mais tes pensées sont déjà loin ...


"Tu regardes de nouveau le chaton tigré dans la cage. Dans ta main, une boule de feu se forme. Tu sens tous ces regards posés sur toi, y compris celui de ta sœur. Tu crois entendre sa voix qui te dis de ne pas faire ça. Mais tu n'as pas le choix, c'est pour elle que tu le fais. Tu lances la boule contre la cage, des flammes venant lécher le pelage du petit animal et soudain il s'enflamme entièrement, des miaulements atroces s'élevant dans la pièce, envahissant ton esprit. tu as envie de vomir, de hurler de tout brûler ..."

Tu sautes de ton muret pour chasser le chat qui ne se fait pas prier lorsque tu lui jette une boîte de conserve que tu viens de saisir près d'une poubelle. A peine le félin quitte t-il ton champ de vision que tu t'embrases entièrement, tes flammes léchant ton corps, transformant rapidement tes vêtements en cendre. Mais tu ne penses pas à tout ça, ce souvenir honteux et atroce à tes yeux te fais perdre tout contrôle. Tu ne peux arrêter TON feu de grandir. Tu laisse échapper alors un hurlement tandis que les flammes montent de plus en plus dans la ruelle, une poubelle prenant feu à proximité. Tu voudrais que tout cela cesse, mais tu ne sais pas comment reprendre le dessus.


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MessageSujet: Re: [Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]   Lun 17 Juil 2017 - 21:23

La journée avait été longue… Bien trop longue… Quand avait-elle commencé déjà ? Hier ? Avant-hier ? J’avais perdu le compte, avec le décalage horaire… En tout cas, cela ne faisait que quelques heures que j’étais rentrée de… de là d’où je venais. Cet endroit n’avait même pas de nom ! Je savais juste qu’il était situé en plein milieu de la forêt équatoriale, bien à l’abri des regards… Moi qui adorait les fortes chaleurs ! Enfin, au moins, depuis que j’avais développé mon côté kagutsuchi, je ne ressemblais plus à un bonhomme de neige placé dans un four quand les températures dépassaient les 20°C... Il n’empêche, je n’étais toujours pas particulièrement fan des climats caniculaires.

Alors, pourquoi donc m’étais-je retrouvé dans cet agréable endroit ?  Pour le boulot, pourquoi d’autre ? Cette fois encore, nous avions repéré un laboratoire où étaient détenus nombre de nos camarades demi-dieux. L’endroit était vraiment bien caché, en pleine nature sauvage, là où même les indigènes ne posent pas les pieds. Où s’ils le faisaient, ils n’avaient surement pas l’occasion d’aller rapporter leur découverte au reste de leur tribu… La clandestinité, c’était le fer de lance de ces détraqués de scientifiques. Cependant, rien n’échappait à l’œil avisé des Kamis. Enfin, de la chef des devrais-je plutôt dire… Quoi qu’il en soit, c’était vêtus de nos habituels uniformes noirs, ce qui était idéal dans ce genre de milieu, que nous avions investis les lieux.

Le combat fut rude, mais l’absence de modifiés facilita grandement les choses. Surement devaient-ils croire qu’ils étaient trop bien cachés que pour devoir bénéficier de cet ultime défense, ou bien n’avaient-ils pas assez de main d’œuvre que pour protéger tous les sites qu’ils possédaient. En tout cas, je n’étais pas mécontente de ne pas avoir à nouveau croisé la gymnaste folle ou le gorille muet… Ils m’avaient laissé un cuisant sentiment de défaite, et je préférais ne les croiser que dans mes cauchemars… Cauchemar… Ce n’était pas avec ce que nous avions découvert que j’allais en faire moins…

Souvent, les gens décrivent l’Enfer comme un endroit plein de flammes, où il fait une chaleur étouffante, et où la souffrance était gravée sur chaque centimètre carré de pierre composant l’endroit. Eh bien, exception faite des flammes, c’était exactement ce à quoi nous avions été confrontés… Il y avait plusieurs types de laboratoires, allant de l’horrible au cauchemardesque. Et ici, nous étions tombés sur ce dernier niveau… On pouvait se demander quel genre d’informations ils espéraient retirer de leurs ignobles expériences. Lorsque nous avions eu fini de neutraliser toute la sécurité présente, nous avons pu découvrir une image de l’Enfer… Dans les cellules étaient recroquevillées quelques silhouettes amorphes, le regard vide, l’âme depuis longtemps brisée par les sévices qu’ils avaient dû subir… Et encore, lorsque ce n’était pas sur des corps sans vie que l’on tombait ! Il y avait aussi le charnier, où étaient entassés les cadavres de ceux qui avaient réussi à trouver la seule échappatoire à ce cauchemar : la mort. Mais malgré tout, nous avions réussi à trouver deux survivants, deux pauvres âmes qui n’avaient pas eu le temps de souffrir suffisamment longtemps que pour perdre leur humanité. Un bien maigre réconfort, lorsque l’on voyait les dizaines d’autres qui jamais ne redeviendraient jamais eux-mêmes…

J’étais donc rentré de cette mission, alors que la nuit commençait à tomber sur Awashima. Une fois la paperasse remplie, les rapports délivrés oralement et par écrit, toute l’équipe avait pu prendre un peu de repos bien mérité. Mais encore fallait-il parvenir à le trouver après une mission comme celle-là… Les descendants que l’on ramène voient souvent les Kamis comme leurs tortionnaires : c’est nous qui les arrachons à leur famille, qui brisons leur vie si tranquille et confortable dans laquelle ils se complaisaient. Et pourtant, s’ils savaient à quel point la vie sur l’Île se rapprochait du Paradis comparé à ce qui pouvait les attendre… En tout cas, ils pouvaient se consoler : nous payons fort les « crimes » que nous commettions à leur encontre en devant vivre avec les terribles images qui se gravaient dans notre esprit au fer rouge… Aussi, rares étaient ceux d’entre nous qui arrivaient à trouver le repos après une mission de ce genre. Et c’est probablement pour cette raison que je déambulais dans les rues, alors que j’aurais mieux fait de me plonger dans mes draps.

Malheureusement, le sommeil ne risquait pas de me gagner. Une fois encore, les souvenirs des instants passés avec Emily ne cessaient de me revenir en tête. Et pire encore, ces mêmes questions, que je me posais à chaque fois que je mettais les pieds dans l’une de ces structures : avait-elle subi le même sort ? Oui, c’était plus que sure… Sinon, elle ne reposerait pas dans une tombe, à quelques kilomètres de là… A quel point avait-elle souffert, dans ce cas ? Avait-elle été torturé jusqu’à ce que son âme se brise, comme les malheureux que je venais de croiser dans ce laboratoire ? Quel autre genre de sévices lui avait-on fait subir ? J’essayais de ne pas l’imaginer en train de se tordre de douleur sur une table d’examen tandis qu’on lui faisait les dieux savent quoi… Mais indubitablement, mes pensées ne cessaient de faire surgir les pires scènes que mon imagination pouvait produire…

Et puis, je fus soudain tirée de mes sombres ruminations par un cri. Un cri qui résonnait non loin de là… Que diable se passait-il encore !? Ni une ni deux, je me dirigeais en direction de ce dernier. Ce fut des lueurs orangées qui finirent par m’indiquer ma destination. Avec une angoisse grandissante, je m’engouffrais dans une ruelle, et découvrais alors un spectacle dans je me serais bien passé… Une torche humaine, littéralement. Quelqu’un avait bouté le feu à ce que je devinais être une jeune femme ! Et de toute évidence, elle souffrait… Ni une ni deux, je faisais tomber sur elle des litres et des litres d’eau, espérant éteindre le brasier avant qu’il ne fasse trop de dégâts… Pour peu, elle aurait pu finir noyée, si je maîtrisais un tant soit peu moins bien ma magie. Mais au moins, les flammes étaient éteintes, maintenant…

Avec une certaine angoisse, je contemplais la victime de cet incendie improvisé, m’attendant à découvrir un corps calciné, avec des cloques sanguinolentes, si ce n’est pire… Aussi, quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis, loin de ce que je m’étais imaginé, un corps en parfait état. Mais vraiment en parfait état ! J’entends par là, pas seulement dépourvu de brûlures, mais un corps séduisant et agréable à regarder. Voilà que je me trouvais devant une nudiste ! Ne sachant pas trop comment réagir, je rétorquais un peu par réflexe :

- Euh… C-Ca va ?

Question débile… Elle venait de prendre feu, je ne sais de quelle façon, ce n’était pas donc pas anodin. Et puis, si elle se baladait nue en pleine nuit, c’est qu’il devait lui être arrivé quelque chose ! A moins qu’elle n’ait des hobbys particuliers…


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MessageSujet: Re: [Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]   Mer 19 Juil 2017 - 10:48


TON feu était en train de te vider de ton énergie, tu le sentais, mais il continuait de brûler intensément. Toi qui pourtant maîtrisais le plus souvent ta magie, c'est dans ces moments-là, lorsque ton esprit devenait vulnérable ou que tu explosais intérieurement, que tu n'arrivais plus à avoir le contrôle. Le souvenir de ses scientifiques ... tu aimerais pouvoir les brûler tous dans d'atroces souffrances et les regarder se calciner jusqu'à ce qu'il ne reste plus que des cendres. Ta rage ne diminue pas au contraire, mais tu te sens à bout de force, prête à t'écrouler. C'est alors que tu sens une douche froide te transpercer. Tu te retrouve trempée et la surprise t'as fait tombée sur tes genoux. Tes longs cheveux châtains, à présent mouillés, te cache la vision. Tu ne comprends pas ce qui s'est passé, sur le coup tu émerges doucement, reprenant conscience de l'endroit où tu te trouves car ta colère et ta haine t'ont aveuglé jusqu'à présent. Tu dégages une mèche de ta chevelure, regardant autour de toi, peut-être un peu hébétée.

- Euh… C-Ca va ?

Tu diriges ton regard vers la voix qui vient de s'élever dans l'obscurité de la ruelle et à l'entrée, face à toi, se trouve une jeune femme, apparemment à peine plus âgée que toi. Tu ne peux pas distinguer en détail ses traits et tu es d'une nature méfiante. Tu te redresses doucement, tu es trop affaiblie, tu fronces les sourcils et d'un ton qui se veut menaçant, tu t'adresses à l'inconnue, ne prenant pas la peine de répondre directement à sa question qui se veut bienveillante ...

- Laissez-moi !

Tu te rends alors compte que tu es totalement nue, comme à chaque fois que tu t'embrases d'ailleurs. Non ça ne te semble pas naturel, juste que tu n'avais pas réalisé jusque là. Tes joues se colorent légèrement mais ton rougissement passager est sans doute caché par l'obscurité. Tu essayes cependant de protéger le reste de ton corps à la vue, mais évidement c'est peine perdue, tu n'as que deux bras et une fois que tu as caché ta poitrine, reste ... l'entre-jambe découverte. Que les hommes ont de la chance ... Je soupire et laisse tomber mes bras, ça ne sert à rien, au pire, l'inconnue a déjà tout vu. Cette dernière ne semble pas vouloir te laisser seule, ta colère n'est pas complètement éteinte et tu tentes de former une boule de feu dans ta main en guise de menace. TON feu lui a l'air de te dire "merde" et de s'être complètement éteint. Comme souvent lorsque tu ne contrôle plus loin, tu vas au-delà de tes limites, ton énergie s'épuise et ensuite tu ne peux plus rien faire pendant quelques temps. Mais ce n'est pas le plus embêtant pour l'heure et tu vas vite t'en rendre compte ...

- Fais chier !

Énervée, tu te diriges vers la sortie de la ruelle où se tient la jeune femme. Tu vas la bousculer pour t’enfuir ensuite et rentrer chez toi. Mais là ce sont tes forces qui te disent "merde". Au moment où tu arrives à sa hauteur, à peine amorces-tu ton geste, que ton corps s'affaibli, retombant sur l'inconnue. Tu prononces dans un murmure à peine audible quelques mots avant de t'évanouir, inconsciente ...

- Non ... ne me touchez pas ...

Dans cet endroit où aucune lumière ne filtre, seule, tu ressens une présence auprès de toi.


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MessageSujet: Re: [Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]   Jeu 20 Juil 2017 - 20:52

Sans grande surprise, ce fut avec méfiance que ma présence fut accueillie. Mais bon, en même temps, je ne voyais pas comment me faire remarquer de façon plus neutre… Heureusement, je n’étais pas en service, et c’était donc en tenue civile que je me trouvais. Si elle s’était retrouvée face à une kami, son hostilité clairement palpable n’aurait certainement pas diminuée… En tout cas, la demoiselle tentait de cacher les parties de son corps qu’elle ne voulait pas me montrer, et je commençais à me dire que ce n’était surement pas volontairement qu’elle avait fini en tenue d’Eve. Ce qui était un soulagement d’une part, car cela indiquait que ce n’était pas une exhibitionniste, mais d’un autre côté, c’est qu’il y avait eu une intervention extérieure qui était à l’origine de sa nudité, et cette théorie ouvrait des éventualités des plus redoutables… Mais mieux valait ne pas tirer de conclusion hâtive ! J’hésitais en tout cas à lui faire remarquer que l’obscurité des lieux m’empêchait de distinguer nettement ce qu’elle avait à offrir, cette tentative pour la rassurer risquait fort de me retomber dessus…

Ce qui était sûr par contre, c’était que ma présence n’était pas la bienvenue… J’étais toute disposée à la laisser en paix, mais laisser une jeune femme complètement nue seule en pleine rue, c’était une invitation à ce qu’elle se retrouve à la merci du premier prédateur passant dans le coin. D’autant plus qu’elle avait l’air d’être plutôt jolie, et je devais bien avouer que j’aurais bien aimé mettre un visage sur ce corps… Mais l’inviter à se rapprocher de la lumière ne me semblait pas une bonne idée, et ne faisait pas vraiment partie de la bienséance que l’on devait respecter dans ce genre de cas. Tant pis pour ma curiosité, je pouvais toujours laisser libre cours à mon imagination…

Cependant, les dieux semblaient être avec moi, si je puis dire. La demoiselle, ayant renoncer à se dissimuler à ma vue, se dirigeait droit vers moi, ou plus vraisemblablement vers la sortie de la ruelle. Je n’eus toutefois pas l’occasion d’observer son visage, car voilà qu’elle me tombait dessus. Littéralement, j’entends ! Comme si ses forces venaient de l’abandonner, elle s’effondra dans mes bras, ce qui m’empêchait d’exécuter sa volonté, à savoir de ne pas la toucher. Je ne pouvais pas faire autrement, quand bien même aurais-je voulu m’écarter façon torero avec un « Olé » de circonstance que je n’aurais pas pu. En tout cas, je me retrouvais à présent avec la demoiselle dans les bras, cette dernière ayant perdu connaissance. Et avec cette question : que faire ?

Mais l’espace d’un instant, cette question, pourtant de circonstance, s’effaça de mon esprit. A la lumière des réverbères, le visage de la jeune femme m’était apparu. Et ce dernier ne m’était pas inconnu… Il ne me fallut que quelques secondes pour que je me rappelle où est-ce que je l’avais déjà rencontré, et lorsque les souvenirs raffluèrent, je ne pus m’empêcher de sentir un frisson me parcourir… Difficile d’oublier cette journée… C’était ma première mission en tant que kami, et le baptême du feu n’avait pas été des plus aisé : attaquer un institut de recherche sur les descendants. Et la demoiselle qui se tenait dans mes bras était l’une des survivantes que nous avions réussi à extirper des griffes de ces scientifiques malades. Etrange coïncidence… Je venais de rentrer d’une mission de ce genre, et voilà que je tombe sur la première personne que j’ai sauvé de ce genre de bâtiment ! Mais était-ce vraiment un hasard ? Des fois, je ne pouvais m’empêcher de me dire que les dieux s’amusaient à nous mettre face à ces coups du destin, comme s’ils voulaient voir comment nous allions réagir… En tout cas, une nouvelle question me taraudait l’esprit : est-ce que la jeune fille avait conscience que ce n’était pas la première fois que je la tenais dans mes bras ? Surement pas… Après tout, lorsque je l’avais trouvé enfermée dans cette pièce, elle était endormie, et elle avait ensuite été placée sous hypnose. Elle ne devait pas avoir le moindre souvenir des évènements qui avaient entouré notre première rencontre. Mais ce n’était pas le moment de penser à ce genre de futilités ! Il y avait bien plus urgent à faire…

La première chose que je fis, ce fut de scruter télépathiquement les environs. Est-ce que quelqu’un la recherchait ? Je me souvenais clairement de sa sœur jumelle, même si pour l’heure, j’aurais été bien incapable de dire à laquelle j’avais à faire… Mais non, personne ne semblait rechercher de jeune fille lui ressemblant. Pour tout dire, il n’y avait personne tout court ! Tout le monde dormait dans les environs, ce qui était plutôt utile dans le cas présent. Bon, ensuite, devais l’emmener quelque part à l’abri, ou bien devais-je attendre qu’elle se réveille ? Quelque chose me disait qu’elle apprécierait moyennement de se réveiller dans un endroit qu’elle ne connaissait pas, peut-être loin de l’endroit où elle habitait… J’aurais bien pu consulter les informations des kamis sur les habitants pour savoir où la reconduire, mais je ne pouvais pas la laisser ici le temps d’aller chercher cette information… Finalement, je décidais d’opter pour une solution alternative :

- Inari ?

La jeune kitsune apparut à la seconde où j’eus fini de prononcer son nom, et je soupçonnais fort qu’elle fut déjà présente bien avant que je ne fasse appel à elle. Elle affichait d’ailleurs un air innocent qui ne lui était pas coutumier, ce qui faisait office d’aveu…

- Ahlala, qu’est-ce que tu as encore fait ? C’est un crime d’enlever des gens, tu sais ?

L’ironie de ses propos arriva à m’arracher un sourire. Les kamis enlevaient des tas de personnes sur le continent, et pourtant, c’était bien là tout à fait accepter. En tout cas, je n’avais pas le temps de m’amuser des paroles de mon familier.

- Arrête de dire des bêtises, et aide moi plutôt… Tu veux bien nous porter ?
- Pourquoi, tu veux l’emmener ? Tu veux la garder ? Remarque, je comprends, je suis sure qu’elle doit être à ton goût ~
- Mais non, et puis, ce n’est pas un animal domestique d’abord ! Je pensais plutôt à aller là…

L’endroit auquel je pensais était un bâtiment en construction, à quelques dizaines de mètres de là où nous nous trouvions. Là-bas, on ne risquait pas de rencontrer de badauds, et on serait à l’abri des regards… Je pourrais alors attendre qu’elle sorte du pays des songes, bien au chaud logée dans la fourrure d’Inari. Et lorsqu’elle se réveillerait, elle ne devrait pas être trop dépaysée, ce qui limiterait sa panique. Du moins, je l’espérais…


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MessageSujet: Re: [Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]   Sam 22 Juil 2017 - 10:31


Tu étais loin, très loin à présent, c'est à peine si tu percevais ce qui pouvait ce passer autour de toi. Tu savais juste que tu n'étais pas seule, tu la ressentais cette présence qui se voulait rassurante. Kaoru ? Non, même ton sens olfactif ne te trompait pas dans ton inconscience, ce n'était pas son odeur, ni sa chaleur. C'était quelqu'un d'autre, mais qui ? Il ne t'arrivait pas souvent de t’évanouir ainsi à cause de ta magie. Seulement dans les rares occasions où tu perdais ce contrôle de tes émotions. On pourrait presque penser que c'est ironique, toi qui est plutôt impulsive. Dans ta solitude présente, tu te bas avec ta conscience. Tu sais ce qui s'est passé juste avant l'intervention de cette inconnue, tu te rappelles de ton sentiment de rage qui t'a littéralement faite exploser et la raison de cet excès. En vérité, tu es déjà en train de reprendre doucement connaissance, mais c'est comme si tu ne le voulais pas réellement. Alors, tu restes seule dans l'obscurité, percevant juste de mieux en mieux se qui peut se passer autour de toi.

Tu entends des chuchotements entre deux individus, tu sens que l'on te transporte quelque part. Mais où ? Tu ne sais pas, les odeurs t'indiquent un endroit un peu poussiéreux et neuf à la fois ? Tu ne comprends pas exactement ce qui se dit, mais très vite, l'image de ta jumelle s'empare de ton esprit. Tu ne peux pas la laisser seule trop longtemps, elle doit s'inquiéter de ton absence. Tu dois te réveiller Kaori ou ... LF8-622. Parfois, tu ne sais plus qui tu es vraiment. Tu es née dans un labo ou presque. Tes parents ? Tu n'en as pas ou du moins tu ne les connais pas. Tu ne penses même pas les avoir déjà vu. Etes-vous le fruit d'une éprouvette toi et ta sœur ou bien êtes-vous des êtres nés naturellement ? Tu ne le sauras probablement jamais. Tout comme tes origines. Es-tu européennes, américaines ? Tu te poses beaucoup de question depuis longtemps, mais ce n'est pas ici et maintenant que tu trouveras les réponses.

Plus tu refaisais surface plus tu percevais quelque chose de velue et de chaud contre toi. Qu'est-ce que c'est ? Tu bouges la tête légèrement, tes paupières toujours fermées, mais quelque chose chatouille tes narines. Presque comme une habitude, tu marmonnes quelques mots ...


- Ru-Chan ... reprends ton doudou ...

C'est à ce moment que tu te décides enfin à ouvrir tes paupières et à découvrir ... un vrai renard ? Non, pas tout à fait ... Animal ? Humain ? Difficile à dire. Un peu des deux sans doute. Un hybride ? Ou une dans ce cas présent. Tu fixe un long moment la bestiole, oui tu vas l’appeler ainsi pour le moment. Tu es intriguée, mais très vite tu reprend conscience de ton état. C'est une inconnue pour toi. Ton radar de méfiance se remet à fonctionner immédiatement et aussitôt, tu te jettes loin de l’individu. C'est alors que tu remarques la présence d'une autre personne, humaine cette fois-ci. Même dans l'obscurité, tu penses reconnaître la jeune femme de la ruelle, bien que tu ne puisses vraiment la reconnaître. Tu fronces les sourcils sur la défensive, tu sens que tu as de nouveau recouvré un peu d'énergie, suffisamment pour former une boule de feu dans ta main droite. C'est rapide, presque instantané tant ton mode "danger" est activé. Tu ne cherches pas à savoir qui sont les deux inconnues, tu gardes cette expression méfiante sur le visage. Les flammes dans ta main crépitent, mais tu ne ressens aucune chaleur ni brûlure, c'est TON feu, tu le connais bien, il fait parti de toi.

- Vous approchez pas de moi ! Où est-ce que je suis ?

C'est seulement à ce moment-là que tu jettes des regards furtifs autour de toi. Tu comprends rapidement que tu te trouves dans un bâtiment en construction, un endroit désert à cette heure-là en somme ...

- Pourquoi m'avoir amené ici ? Vous êtes qui ? Vous voulez m'étudiez ? Je ne suis pas un sujet d'étude !

Dans une action désespérée et qui semble surtout excessive, tu lances ta boule de feu dans un mur où un petit trou se forme. Tu grimaces, tu pensais en faire un plus gros, histoire de pouvoir t'échapper au travers. Tu n'as pas encore récupéré toute tes capacités. Mais tu vas même jusqu'à oublier un détail dans ta paranoïa. La jeune femme humaine, ne s'est-elle pas servi de magie elle aussi pour t'arrêter lorsque tu t'embrasais ? Mais était-ce bien elle, le fruit de ce pouvoir ... Tu te rappelles peu à peu mais tu doutes. Tu ne peux que rester sur la défensive. Ce qui peut être ironique dans cet instant présent, c'est que tu à l'air d'avoir totalement oublié ou bien que tu n'y prête pas attention, que tu te trouves dans la tenue d'Eve. Sans vêtement, tu es prête à te battre encore. Tu aurais eu froid encore, tu aurais vite remarqué ce léger détail, mais comme tu es un vrai radiateur à toi toute seule, la fraîcheur de la nuit te soulage presque. Tu ne bouges plus, tu fixes les deux individus, tu ne les quitte pas des yeux, au moindre mouvement suspect, tu comptes bien brûler tout le bâtiment si il le faut. Enfin, encore si ton énergie te le permet ...


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MessageSujet: Re: [Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]   Dim 23 Juil 2017 - 17:25

Nous étions arrivées sans encombre dans l’abri de fortune auquel j’avais pensé, et la demoiselle était toujours inconsciente serrée contre Inari qui avait enroulé sa queue autour d’elle pour la tenir au chaud. Cette dernière chantonnait d’un air joyeux, comme si elle appréciait vraiment la situation, à tel point que je finis par céder et à lui demander la raison de cette soudaine euphorie.

- C’est marrant de regarder les gens dormir. Je me demande si elle va se mettre à baver…

Je secouais la tête d’un air résigné. Difficile de lui faire prendre les choses au sérieux… De toute façon, je doutais fort qu’elle se mettre à baver. Après tout, on ne pouvait pas dire que la jeune fille dormait d’un air paisible… Et même, elle semblait reprendre doucement conscience, marmonnant des paroles qui n’avaient pas de sens pour moi. Roueshan ? Est-ce que c’était un prénom ? Lorsqu’elle parla de doudou, une certaine surprise s’empara de moi : s’agissait-il du nom d’un nouveau-né ? Dans ce cas… cela voulait-il dire qu’elle était une jeune mère ?! Eh bien, on peut dire qu’elle n’avait pas perdu de temps… Enfin, c’était bien là ce que l’on espérait pour les descendants : qu’ils parviennent à refaire leur vie sur l’île. Et même, dans certains cas, commencer à vivre, tout simplement. N’empêche, c’était quand même rapide… A moins que… L’idée que la grossesse ait pu commencer AVANT son arrivée sur l’île me vint, et ce que cela impliquait était passablement redoutable. Cet enfant était-il le fruit d’une expérimentation ? Ou bien un tortionnaire ayant vu dans la jeune fille un moyen d’assouvir ses besoins les plus primaires ? Une fois encore, le dégoût que m’inspirait cette organisation m’emplit, et la colère prit rapidement sa place. Si seulement je pouvais mettre la main sur tous ces monstres… Je n’hésiterais pas à sacrifier mon âme pour les voir se tortiller de douleurs sous la morsure de mes flammes ou de ma glace. Ou peut-être un savoureux mélange des deux, pourquoi pas ?

Mais ma colère allait devoir se taire, car la jeune fille finissait de sortir de l’inconscience, et sa réaction fut à peu près celle que j’avais imaginé. A peu près, car je m’étais attendu à ce que la méfiance se manifeste rapidement, mais je n’avais pas prévu qu’elle ne fasse surgir une boule de feu dans sa main. L’origine des flammes qui auraient dû la consumer plus tôt trouva son explication… Peut-être était-ce aussi la raison de sa nudité ? Mais ces présomptions ne pouvaient être avérées que par la demoiselle, qui ne semblait pas vraiment encline à entamer la conversation… Elle jetait des regards furtifs autour d’elle, à la recherche probablement d’une issue de secours par laquelle s’enfuir. Elle demanda d’ailleurs où elle se trouvait, mais apparemment, la réponse lui importait peu, car elle n’attendu même pas que je réponde pour reprendre ses questions. Et l’une d’elle en particulier me marqua…

- Vous voulez m’étudier ? Je ne suis pas un sujet d’étude !

Inari, qui semblait amusée par la scène, perdit rapidement son sourire. Elle avait dû sentir le changement brusque dans mon humeur, et l’inquiétude apparut dans ses yeux. Même, elle recula de quelques pas, cherchant refuge derrière un pilier de pierre. Moi, l’étudier ? Elle me prenait donc pour l’une de ces pourritures de scientifiques ?! De toutes les insultes qu’elle aurait pu proférer à mon égard, il n’y en avait surement pas de pire. J’avais détesté des gens dans ma vie, un bon paquet même, mais mon ressenti face à ces… monstres atteignait largement le stade de la haine. Pendant un bref instant, j’envisageais de montrer à la demoiselle ce qu’il en coûtait de me mettre dans le même sac que ces individus, mais je ravalais ma colère, tant bien que mal. Pas suffisamment malheureusement que pour parler à voix égale…

- CALME-TOI !

Ma voix résonna avec force entre les murs du bâtiment, renvoyant en écho mes mots comme si je les avais répétés en boucle. J’avais usé d’une autorité dont je faisais rarement usage et qui suffisait habituellement à calmer le plus rebelle des délinquants. Avec de la chance, ça aurait fonctionné ici aussi. Mais presque aussitôt, je me sentis coupable d’avoir ainsi élevé la voix…

- Désolée, je n’aurais pas dû crier comme ça…

La jeune fille était l’une des victimes de ces monstres, et les sévices qu’elle avait dû subir devaient encore continuer à la marquer suffisamment pour qu’elle voit croit avoir à faire à l’un de ses tortionnaires. Elle ne pouvait pas non plus savoir qu’elle venait de m’offenser à un point qu’elle ne pouvait imaginer. D’une voix encore légèrement tremblante, je repris la parole :

- Je ne te veux aucun mal, au contraire, je cherche juste à t’aider et certainement pas à… t’étudier…

Ce dernier mot avait eu du mal à sortir, et l’expression de mon visage avait dû laisser transparaître à nouveau mon ressenti face à cette insulte, mais au moins, j’avais clarifié les choses. Encore fallait-il que la jeune fille soit réceptive à mes propos…[/b][/color]


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MessageSujet: Re: [Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]   Lun 24 Juil 2017 - 21:06


Malgré ta rage non contenue qui te submergeait, tu sentis le changement d'ambiance dans ce lieu sordide. La tension était palpable. La "bestiole" s'était éloignée de la jeune femme, semblant prendre peur et se cachant bien vite. Tu ne comprenais pas pourquoi, mais tu restais d'autant plus sur tes gardes, enflammant tes mains prête à te défendre autant que tu le pourrais.

- CALME-TOI !

Sa voix claire résonna en échos dans le bâtiment vide. Tu sursautais malgré toi et tes flammes s'éteignirent aussitôt tant ton cœur avait bondi dans ta poitrine. Tu aurais même pu être victime d'une crise cardiaque si tu n'avais pas eu un cœur solide et surtout l'habitude de la violence verbale comme physique. Tu restais un instant interloqué, pourquoi cette réaction excessive d'un seul coup ? N'étais-tu pas celle qui s'emportait contre tout le monde ? Toujours sur la défensive et silencieuse, tu attendis la suite des événements, tu te tenais toujours à bonne distance de l'inconnue.

- Désolée, je n’aurais pas dû crier comme ça… - Je ne te veux aucun mal, au contraire, je cherche juste à t’aider et certainement pas à… t’étudier…

Tu avais bien perçu les tremblements dans la voix de la jeune femme et elle semblait sincère dans ces propos. Ta jumelle te revins à l'esprit, surtout ses réactions face à ce genre de situation. Tu savais qu'elle aurait réagit bien autrement, croyant que tout le monde est gentil dans son monde de Bisounours. Tu ne pouvais vraiment pas te comporter ainsi. Mais tu pouvais au moins faire un effort ... Tu soupires pour deux raisons, la première pour prendre le temps de réfléchir à ce que tu allais répondre et ensuite pour tenter de taire cette haine en toi. Tu devais laisser à l'inconnue le bénéfice du doute avant de condamner.

- Je ... j'ai besoin d'une pièce de monnaie ...

C'est une approche assez ... inhabituelle, mais la jeune femme devrait s'en contenter. Effectivement, ta pièce à toi était restée dans l'appartement et ... tu n'avais plus rien sur toi. Tu avais besoin de canaliser toute cette colère pour retrouver un semblant de lucidité. Le soucis c'est qu'avec ta requête tu pouvais passer soit pour une mendiante, soit pour une voleuse. Tu n'étais ni l'un ni l'autre, mais ça l'inconnue ne pouvait pas le savoir ...

- Ça m'aiderait à me calmer ... Vous vouliez m'aider, non ?

Ta voix s'est un peu radoucie, mais ton regard te trahie, tu es toujours très méfiante. Tout ce que tu espères c'est retrouver ta jumelle et surtout la sécurité de votre foyer. Pourquoi es-tu toujours ainsi, si paranoïaque, bien sûr ce n'est pas ta faute, le complexe t'a brisé. Mais tu n'es plus au complexe, tu le sais pourtant et te faire des amis comme Kaoru le fait ne te ferait pas de mal, non ? Tu peux toujours t'embraser et foutre le feu à tes potentiels agresseurs. N'as-tu pas, il y a peu accepté de commencer à faire confiance à ce jeune homme qui vous a aidé lors de votre arrivée, Jeremy-Kun comme l'appelle ta jumelle affectueusement. Bon, tu ne dirais pas encore que c'est ton ami, mais tu l'apprécie quand même un peu, alors pourquoi ne pas encore faire un effort ?

- Je ... je suis désolée.

Alors que la jeune inconnue s'avance et te donne une pièce de monnaie, tu la saisis en fixant son visage, du moins ce que tu peux en distinguer dans l'obscurité du lieu. Alors que tu observe ce visage qui te semble doux et bienveillant, tu fais rouler la pièce sur les doigts de ta main droite, d'avant en arrière puis d'arrière en avant. Voila quelque chose qui te calme, te canalise, te réconforte un peu. Ce geste peut être agaçant mais pas pour toi.

- Kaori ... Kaori Aoki.

Tu prononces ces quelques mots qui te définisse simplement, mais avec une pointe de timidité bien que tu te cache derrière un masque de confiance en toi. Cette scène est presque risible car si il n'y avait pas cette obscurité, la jeune femme aurait remarqué le rouge qui était monté à tes joues au même moment.


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MessageSujet: Re: [Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]   Mar 25 Juil 2017 - 19:45

La réaction de la demoiselle ne fut pas celle à laquelle je m’attendais. Elle ne se mit pas en colère, n’eut pas l’air effrayée, ni interpellée par la brusque élévation de ma voix. Non, elle se contenta de me demander une pièce de monnaie… Sur le coup, c’était moi qui était surprise, je devais bien l’avouer. Ne sachant trop comment répondre à cette soudaine demande, il fallut que la jeune fille insiste pour que mon esprit se mette en marche. Toujours avec une certaine interrogation, je fouillais à l’aveugle dans mon sac pour en tirer une pièce attrapée au hasard. Avec une certaine nostalgie, je me rappelais l’époque où une simple pièce représentait pour moi une véritable fortune, à un point que ce genre de requête aurais rencontrer un refus clair et bien senti. Comme quoi, on s’habitue vite à un train de vie différent…

Je finis donc par lui donner la pièce, me demandant vaguement ce qu’elle comptait en faire, et cette question trouva rapidement sa réponse. La pièce se mit à danser dans la main de la demoiselle, et inconsciemment, je ne pouvais détacher mes yeux de son mouvement. En même temps, mieux valait pour moi que je fixe mon attention sur cet objet plutôt que sur un autre centre d’intérêt… En effet, alors que je m’étais rapproché pour lui donner ce qu’elle réclamait, la nudité de la jeune fille réapparut dans mon champ de vision, et je fus bien en peine de ne pas laisser mes yeux loucher vers les formes qui s’offraient à moi. La reluquer ne m’aiderait surement pas à gagner sa confiance… Aussi, d’une certaine façon, la chorégraphie de la pièce était bienvenue… Enfin, une fois qu’il serait arrivé, je n’aurais plus la chanc… ahem, le besoin de faire attention à où je posais mes yeux…

Quoi qu’il en soit, tenir la pièce semblait avoir calmé la jeune fille. Peut-être était-ce un moyen d’évacuer son stress ? Un peu comme ceux qui malaxent une boule anti-stress ou qui s’amuse à faire rentrer et sortir la pointe de leur stylo-bille à en rendre fou les gens qui les entourent… Soit, en tout cas, le but recherché était atteint. Et peut-être même d’avantage, car la demoiselle se présenta. Kaori Aoki, je n’aurais pas su que c’était un nom si je n’étais pas habituée aux noms d’origine japonaise auxquels j’avais été initiée par Sayu… Non, penser à elle maintenant n’était vraiment pas une bonne idée… En tout cas, je décidais de me présenter à mon tour :

- Moi, c’est Elina Volchkev.

J’étais habituée à parler davantage la langue locale qu’était l’anglais que ma langue maternelle, pourtant, j’avais toujours ce tique de prononcer mon nom avec un résidu d’accent russe. A croire que cela avait été tellement ancré en moi que je ne pourrais jamais me défaire de cette habitude… Quoi qu’il en soit, j’enchaînais :

- Enchantée de faire ta connaissance, malgré les circonstances… un peu particulières.

Je préférais ne pas détailler ce que j’entendais par-là, mais je devinais que Kaori n’aurait pas de mal à comprendre ce que je sous-entendais. En effet, rencontrer une fille en feu pour la découvrir ensuite complètement nue avant qu’elle ne me tombe dans les bras, ce n’était pas banale. D’habitude, je devais accomplir certaines étapes avant d’arriver à ce résultat… Enfin, les flammes mises à part, bien sûr. Je me gardais bien cependant d’exprimer le parallèle entre cette rencontre et l’autre genre de rencontre auquel je pensais. Je préférais poser une question, qui aiderait à passer le temps jusqu’à ce qu’il arrive :

- Dis-moi, si ce n’est pas indiscret, tu pourrais me dire ce qu’il s’est passé ?

J’avais bien plusieurs hypothèses, mais elles ne restaient que cela. J’aurais bien aimé avoir quelques éclaircissements, afin de ne pas m’aventurer en terrain miné...


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MessageSujet: Re: [Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]   Mer 26 Juil 2017 - 10:17


Ta pièce ne cesse toujours pas de danser sur les doigts de ta main droite, une légère accélération c'est faite sentir lorsque la jeune femme s'est approchée de toi. Mais tant que tu n'arrêtais pas ton geste, tu ne risquais pas de te remettre à tout brûler sur ton passage. L'inconnue avait son regard fixé sur l'objet brillant, elle semblait fascinée. Malgré l'obscurité, à la distance où elle se tenait à présent, tu pouvais un peu mieux deviner ses traits. La jeune femme était un peu plus petite que toi, les cheveux long dont tu n'aurais pu dire la couleur en l'absence de lumière, ni celle de ses yeux. Mais son regard semblait doux, tout comme les traits de son visage.

- Moi, c’est Elina Volchkev.

L'inconnue se présenta à son tour, mais quelle ne fût pas ta surprise en entendant ses deux mots dans lesquels tu décelais alors une pointe d'accent étranger que tu n'avais pas remarqué jusqu'ici. Le nom de famille lui-même te mis un peu sur la piste. Toi qui t'intéressais tellement aux différents pays, leur histoire, leurs coutumes et surtout leur langue. Tu arquais un sourcil, un peu curieuse. Toi-même, tu ne connaissais pas tes origines, tu étais née dans cet "Enfer", tu n'avais rien connu d'autre et là-bas, tout le monde parlait l'anglais. Cette consonance te mettait un peu le doute mais tu tentas, quitte à te tromper ...

- Russe ?

Tu ne prononça que ce mot à ce propos, libre à la jeune femme d'y réagir ou non. Ce qui est certain, c'est que quelques instants plus tard, le sujet de conversation changea légèrement et Elina, puisque tel était son nom, repris la parole.

- Enchantée de faire ta connaissance, malgré les circonstances… un peu particulières.

Enchantée ? Savait-elle exactement de quoi elle parlait ? Tu avais des doutes, jamais personne qui avait croisé ta route n'avait été enchanté de te rencontrer. Au mieux, t'évitait-on comme la peste tant ton caractère explosif et imprévisible effrayait ou lassait vite. Les mots de la jeune femme tournait en boucle dans ta tête, à croire que tu ne percutais pas, tu était juste pensive, mais tu revins sur Terre dirons-nous. Au début, tu ne comprenais pas son allusion, mais très vite tes souvenirs t'aidèrent. Il est vrai que ça n'avait pas été un bon début. Elina ne te laissa pas vraiment le temps de t'exprimer, elle enchaîna ...

- Dis-moi, si ce n’est pas indiscret, tu pourrais me dire ce qu’il s’est passé ?

Tu fronçais aussitôt les sourcils. Qu'entendait-elle par là, cherchait-elle à sonder tes souvenirs, ton histoire, ta personnalité ? Ta méfiance refit surface rapidement, bien que pour autant, tu avais bien remarqué à présent que la jeune femme ne semblait pas te vouloir de mal.

- Non, y a rien à savoir à ce sujet. C'était ... un accident.

Elina devrait se contenter de ses explications pour le moment, tu n'étais pas encore prête à lui révéler qu'au fond de toi se cachaient des blessures qui t'ont tellement brisé qu'elles ont installé durablement ce sentiment de rage et de haine permanentes, contenues ou non. Un long silence s'installa alors par la suite. Tu ne quittais pas des yeux la jeune femme, tu ne baisserais pas ta garde quoiqu'il en soit. Tu ne ressentais pas le froid malgré ta nudité, mais ce qui te fît enfin réalisé ton état c'est l'absence de poids sur ta peau. Tu baisses alors les yeux pour regarder ton corps nu puis ton regard revient sur la jeune inconnue. tu fais ça plusieurs fois avant de t'accroupir en cachant ta poitrine. Un geste inconsidéré et inutile quand on sait que ça fait déjà un bon moment qu'elle te voit dans cette tenue d'Eve. Tu ne peux empêcher tes joues de rosir de nouveau. Dans ces moments-là, tu es vulnérable sans t'en rendre compte, mais pas besoin de s'inquiéter outre mesure, au pire, tu t'embraseras de nouveau.


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MessageSujet: Re: [Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]   Jeu 27 Juil 2017 - 20:44

Un accident. Elle m’aurait répondu qu’elle ne voulait pas en parler que cela aurait été le même, devais-je voir dans cette réponse une tentative de ne pas heurter ma sensibilité ? Soit, elle était libre de garder pour elle ce qu’il s’était passé, même si ma curiosité à ce sujet était loin d’être assouvie. Bien sûr, si je l’avais vraiment voulu, il m’aurait été simple d’aller chercher la vérité là où elle se trouvait : dans la tête de Kaori. Mais je me refusais de céder à cette facilité ! Moi-même répugnait à l’idée qu’on fouille dans ma tête, raison pour laquelle d’ailleurs je fermais toujours hermétiquement mon esprit en toutes circonstances. C’était d’autant plus vrai maintenant que j’étais devenue une kami, certains secrets se devaient d’être gardés des descendants un peu trop curieux… Et quand bien même, il n’était pas nécessaire d’avoir des informations aussi importantes à dissimuler que pour avoir le droit de garder intact son esprit. Tout le monde avait le droit à son sanctuaire rien qu’à lui, non ? Enfin, lorsque la situation le nécessitait, même moi était prête à faire une entorse à ce principe…

Quoi qu’il en soit, le fait était que je n’aurais pas ma réponse, et que j’allais donc devoir laisser mon imagination faire le reste. Le plus important, c’était que la jeune fille ne semblait pas être blessée. C’était ce que sa tenue légère m’avait permis de comprendre. Non pas que j’en avais profité ! C’était purement désintéressé ! Comme si elle avait pu voir dans mon esprit, ce qui était impossible, Kaori sembla se rendre compte de l’absence de ses vêtements. Elle chercha alors à cacher ce que mes yeux avaient déjà eu le temps d’observer. Mais par pure considération, je fis mine de rien, mais je ne pus m’empêcher de pouffer légèrement de rire, geste que je regrettais aussitôt de peur d’avoir froissé la sensibilité de la demoiselle. Heureusement, arrivant à point nommé, celui que j’attendais fini par se montrer ! Fenrir venait de bondir à mes côtés, tenant un sac en plastique entre ses crocs. Pour la circonstance, il n’avait que la taille d’un gros chien, si bien qu’il ne devait pas paraître trop impressionnant. Même si voir un loup se promener en liberté n’était pas spécialement quelque chose de rassurant en soi... En tout cas, je regardais dans le sac pour voir ce qu’il avait apporté.

- Zut, ils sont tous chiffonnés…

- « Désolé, j’aurais dû penser à les plier soigneusement avec mes papattes avant de les mettre dans le sac. Ou sinon, mieux encore, la prochaine fois, c’est toi qui te tapes tout le chemin pour aller les chercher ! »

- Ça va, ça va, je ne te faisais pas de reproches tu sais…

Fenrir alla bougonner dans son coin, et Inari en profita pour aller le taquiner un peu en lui disant qu’il ne faisait pas un bon toutou domestique. Pour ma part, je me retournais vers Kaori, qui devait se demander pourquoi je m’étais mise à parler toute seule… Car oui, elle n’avait pu entendre la conversation télépathique entre moi et mon familier. Toujours est-il que je lui tendais le sac :

- Tiens, j’ai des vêtements pour toi. J’espère qu’ils ne seront pas trop petits, on doit plus ou moins faire la même taille…

J’avais en effet demandé à Fenrir d’aller chercher de quoi couvrir la demoiselle en tenue d’Eve. Elle ne pouvait décemment pas continuer à rester ainsi ! Même si c’était au final à mon désavantage… En tout cas, une fois vêtue, je pourrais la ramener chez elle.


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MessageSujet: Re: [Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]   Lun 31 Juil 2017 - 10:43


Tu étais toujours accroupie lorsqu'un animal bondit près de la jeune femme et tune te trouvais pas très loin d'elle. L'obscurité ne te permettait pas de distinguer tout de suite ce que c'était, mais cela t'a tellement surprise que tu n'as pas tardé à réagir. Il faut dire que tu étais toujours sur tes gardes, tu as pris ça pour une attaque sournoise et cela a provoqué ton embrasement immédiat. Tout ton corps venait de se recouvrir de TON feu, des flammes orangés dansant sur chaque parcelle de ta peau.

- Zut, ils sont tous chiffonnés…

Malgré le crépitement, tu entends distinctement la voix de Elina, tu remarques alors seulement qu'elle tient un sac dans ses mains que l'animal vient de lui apporter. C'est à cet instant et grâce au halo de lumière que tu produits, que tu reconnais enfin le canidé comme étant un loup. Tu as entendu parlé de ses familiers qui font partis de cette île et qui s'associent un jour ou l'autre à un descendant.

- Ça va, ça va, je ne te faisais pas de reproches tu sais…

Tu hausses les sourcils, légèrement perplexe, la jeune femme était en train de parler à l'animal ? Tu n'avais pas entendu ce dernier prononcer un mot pourtant. Tu restes surprises mais tu restes aussi sur tes gardes, attendant de voir la tournure des événements.

- Tiens, j’ai des vêtements pour toi. J’espère qu’ils ne seront pas trop petits, on doit plus ou moins faire la même taille…

Tu fronces les sourcils ne comprenant pas tout de suite de quoi Elina parlait, tu t'approches toujours en feu alors que son loup c'est éloigné, mieux vaut rester prudente. Tu jettes alors un bref regard dans le sac et aperçoit des tissus froissés. Des vêtements ? Tu es une fois encore surprise, mais tu décides d'accepter l'aide de la jeune femme qui semble encore une fois être sincère et vouloir t'aider. TON feu s’éteint alors aussi vite qu'il est apparu sans que ton corps ne présente aucune séquelle. Puis tu prend le sac et commence à t'habiller. Les vêtements que la jeune femme t'a apporté sont un peu petit pour toi vu que tu es en réalité un peu plus grande qu'elle, mais ça passe encore. Par contre, ce n'est pas du tout ton style vestimentaire tu as un style plutôt rebelle et un peu "garçon manqué". Tu dégages bien tes cheveux pour qu'il retombent correctement dans ton dos. Puis tu te tournes de nouveau vers l'inconnue.

- Mer-merci Elina.

Tu restes ensuite silencieuse, puis tu regardes par ce qui sera plus tard une fenêtre lorsque le bâtiment sera fini d'être construit. Tu reconnais un peu le quartier, tu sais que tu n'es pas très loin de votre appartement à Kaoru et toi. Mais tu reportes ton attention sur la jeune femme.

- Comment je ferai si je veux vous rendre vos vêtements que vous m'avez prêté ?

C'est un peu ironique pour toi de poser ce genre de question quand on sait que parfois tu voles dans les magasins ou les habitions mal fermées pour ta jumelle et toi. Effectivement, tu n'as pas encore trouvé de petit boulot pour subvenir à vos besoins. Tu n'en as pas parlé à Kaoru de tes petites escapades pour lui ramener ce qu'il faut. Et la jeune femme ... n'a pas besoin de le savoir elle non plus.


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MessageSujet: Re: [Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]   Mar 1 Aoû 2017 - 20:14

Il m’avait fallu un peu de temps avant de m’en rendre compte… Surement parce que je lui tournais le dos au départ, et qu’ensuite, mon cerveau fatigué avait eu du mal à comprendre la scène qui se déroulait devant moi. Et puis, j’en avais déjà tellement vu que je devais avoir du mal à réagir à certaines scènes… Quoi qu’il en soit, alors que je tendais le sac de vêtements à Kaori, je remarquais qu’elle était en feu. Voilà qui avait au moins l’avantage de confirmer l’une de mes nombreuses théories : c’était elle qui s’était enflammée toute seule. Technique de défense ou bien simple accident ? En tout cas, l’origine de sa nudité était un peu claire à présent. Et je devais bien avouer, je commençais à craindre un peu pour la longévité de ce que j’allais lui prêter…

Heureusement, les flammes s’éteignirent, augmentant un peu les chances de survie des atours qui seraient bientôt les siens. Si elle n’avait pas de contrôle sur ses combustions spontanées… Je n’étais pas particulièrement matérialiste, en tout cas pas avec mes vêtements. Mais bon, si je devais encore envoyer Fenrir chercher autre chose qu’elle puisse porter, il risquait fort bien de m’envoyer balader… Quant à Inari, ce n’était pas la peine de lui demander : il y avait toutes les chances du monde qu’elle parvienne à mettre la main sur une tenue embarrassante, juste histoire de me foutre la honte devant Kaori. Pire, elle aurait été capable de ramener mon uniforme de travail… En parlant d’Inari, elle n’arrêtait pas de fixer la demoiselle, et je me demandais bien ce qu’elle pouvait avoir en tête…

Finalement, la jeune femme avait accepté mon offre, et après quelques remerciements, elle était fin habillée, ce qui était un peu dommage malgré tout… Soit, elle voulait savoir comment faire pour me les rendre. Je devais bien avouer que je n’y avais pas pensé, mais ce n’était pas bien compliqué. Après tout, si je la raccompagnais chez elle, je n’aurais qu’à repasser le lendemain pour venir les chercher. Mais alors que je m’apprêtais à formuler cette solution, je me ravisais. De toute évidence, elle se montrait méfiante, et elle rechignerait surement à me laisser connaître son adresse. Soit, il y avait d’autre solution :

- Bah, je peux te donner mon adresse, tu n’auras qu’à venir les déposer, ou me les envoyer par courrier. Ou sinon, je peux te donner mon numéro de téléphone, et on se fixe rendez-vous pour que je puisse les récupérer. C’est toi qui voit.

Elle avait le choix entre plusieurs solutions, et je lui laissais le temps d’y réfléchir. Inari, elle, semblait vouloir dire quelque chose, mais j’avais déjà repris la parole :

- Sinon, ça arrive souvent de t’enflammer comme ça ?

J’avais bien remarqué que cette combustion spontanée était sans danger pour elle-même, mais il n’empêche que ça devait être passablement gênant lorsque cela arrivait en public… Et dangereux aussi. Une magie non contrôlée était à peu près aussi dangereuse qu’une bombe… Je me demandais donc à quel point elle risquait de provoquer des dégâts autour d’elle.


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MessageSujet: Re: [Violence] "Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre" [P.V Elina]   Ven 22 Sep 2017 - 7:02


A ta question, la jeune femme brune ne mit pas longtemps à répondre, comme si au final, elle y avait déjà pensé. C'est tout à fait normal après tout, elle comptait récupérer ses vêtements. Quelque chose, tu ne saurais dire quoi, une déduction, l'instinct, te disait que finalement, ton interlocutrice avait l'air vraiment sincère et gentille. Une personne de confiance ... ? Tu étais surprise de trouver au moins deux personnes sur cette île prêtes à vous aider sans rien demander en retour, de ces actions désintéressées, tu n'étais pas habituée.

- Bah, je peux te donner mon adresse, tu n’auras qu’à venir les déposer, ou me les envoyer par courrier. Ou sinon, je peux te donner mon numéro de téléphone, et on se fixe rendez-vous pour que je puisse les récupérer. C’est toi qui voit.

Étrangement tu semblais hésiter. Tu sais pourtant que ta prudence et ta méfiance naturelle te guident naturellement vers le choix du rendez-vous quelque part. Mais une petite partie de toi serait bien tentée de venir directement déposer les vêtements chez sa propriétaire. Peut-être parce que tu as le désir secret de te faire des amis que tu n'as jamais eu mais que tu n'oses pas te l'avouer ...

- Filez-moi votre adresse, je me débrouillerai ensuite.

Tu t'étais exprimée sur un ton désinvolte, cachant bien ton jeu au final et puis au pire, la jeune fille pourra toujours penser que tu vas lui envoyer par courrier. Chose que tu sais ne pas faire, tu n'irais pas payer pour un colis alors que tu as déjà du mal à vous nourrir ta sœur et toi. Mais très vite, tu es tirée de tes songes par une autre question de la demoiselle.

- Sinon, ça arrive souvent de t’enflammer comme ça ?

Tu hausses les épaules, qu'est-ce que ça peut lui faire au final ? Non Kaori, quand on veut se faire des amis, la première étape est de te montrer un peu plus gentille et surtout coopérante. Tu soupires puis après un petit silence, tu lâches de façon complètement désinvolte.

- Oh ça ! Disons que c'est quand on me cherche un peu trop ... c'est une bonne défense, tout le monde à peur du feu, même les animaux ...

Tu jettes alors un regard sur le loup, celui-ci pourtant ne semblerait pas effrayé le moins du monde, mais les familiers ne semble pas non plus être des créatures ordinaires ...

- Ça ne m'arrive pas trop souvent, en vérité, mes boules de feu suffisent à mettre en garde en général. Mais dites-moi, vous êtes bien curieuse à ce propos. Qu'elle est exactement votre pouvoir à vous ? Car d'après ce que j'ai compris, on est tous censé être des descendants de magie sur cette île.

Tu laisses le temps Elina de répondre à ta question voir même à te faire une démonstration si elle le souhaite. Puis il y a un détail qui te revient c'est peut-être ça aussi qui te donne envie de faire un peu plus connaissance malgré ta paranoïa légendaire. Tu reprends donc avec une lueur dans tes yeux d'enfant impatiente que tu ne peux cacher et qui te trahis en cet instant.

- Vous avez dit être russe ? Vous ... vous me parleriez de votre pays, de votre langue  si par hasard on devait se rencontrer de nouveau ?

C'est ça Kaori, fait passer cette futur rencontre comme inopinée alors qu'intérieurement tu sais l'avoir déjà programmée ...



(hs: pardon pour le retard de cette réponse, j'ai eu une pause dans mes rps, mais je suis là de nouveau ♥️)


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