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A défaut du pardon, laisse venir l'oubli. [PV Castiel]Auteur
MessageSujet: A défaut du pardon, laisse venir l'oubli. [PV Castiel]   Lun 10 Juil 2017 - 17:09

Demain est un autre jour. Sauf que tu te dis ceci depuis un peu trop longtemps. Le temps passé sur cette île, à tenter de reconstruire une nouvelle vie pour toi et ton 'petit frère', te semble de plus en plus longs, de plus en plus inutile. Car plus le temps avance, plus tu le sens méfiant, distant. Il n'a pas oublié ce que tu lui as fais subir, ce jour où ta colère t'a emportée. Ce jour où tu as levé la main sur lui et où tu as fait couler son sang. Mais ensuite, par deux fois, tu l'as sauvé de ses tentatives d'en finir. La première fois, tu n'as pas hésité à le protéger de ton corps. La seconde fois, alors que tu le surveillais, tu as affronté les vagues de cette mer agitée pour le ramener sur la terre ferme. Dans les deux cas, si tu n'avais pas été là ...

Tu ne préfères pas y penser n'est-ce pas ?

Et pourtant, la solitude qui pourrait en découdre s'il disparaissait t'effraie au plus haut point. Toi qui as pourtant fui ta propre famille, influencée par ta paranoïa maladive. Tu ne peux pas te résoudre à le laisser faire, alors tu le surveilles, jour et nuit, plus ou moins discrètement. Et tu essaies de te comporter en véritable grande soeur. Tu ne l'as pas brutalisé depuis, non, tu cherches à regagner sa confiance, même si tu penses que c'est peine perdue. Il t'a échappé cette fois là, sur la plage, lorsqu'il a discuté avec cette fille. Cette fille, tu as tant rêvé de la faire payer ses paroles. Elle l'a détruit un peu plus. Mais c'est bien toi qui a piétiné ses espoirs, son coeur, son esprit. Mais il est plus facile de rejeter la faute sur les autres n'est-ce-pas ?

Je ne comprends pas tes intentions, le laisser mourir te faciliterait la tâche.

En ce jour, tu tentes une nouvelle approche. Il n'est pas sorti depuis ce fameux sauvetage sur la plage. Il parle rarement, il mange peu ... Il semble éteint, plus qu'il ne l'était autrefois. Tu veux pourtant qu'il t'obéisse, mais il est bien trop docile à ton goût, ou peut-être ne te met-il plus assez sur un piédestal ?

Aujourd'hui, tu t'es faite la plus jolie possible. C'est un jour spécial pour toi, car tu as décidé de l'emmener quelque part. Tu as prêté attention à ton apparence, ondulé ta longue crinière d'ébène toujours ornée de ce ruban rouge auquel tu tiens. Tu portes encore et toujours une robe noire, celle-ci couvrant très peu ton dos, que tu as associée à des collants noirs. Tu te permets même des artifices, un peu de mascara sur tes longs cils, rendant ton regard un peu plus profond qu'il ne l'est déjà.

Une fois prête, tu t'incrustes dans sa chambre, t'allonger à ses côtés sur son lit qu'il a mis du temps à refréquenter. Ton visage est proche du sien et tu lui souris. Tu poses ton doigts sur son nez, l'air taquin. Son regard est toujours distant, vide d'expression.

"Allez debout, aujourd'hui est un jour spécial petit oisillon ~" Tu te lèves pour ouvrir les rideaux, laisser entrer le soleil avec une étrange bonne humeur. Tu fais quelques tours sur toi-même avant de te stopper et lui faire un clin d'oeil. "Regarde, je me suis pouponnée pour l'occasion en plus !" Tu l'aguiches légèrement, ce n'est peut-être pas la meilleure méthode, mais peut-être que ta beauté captera son regard. Tu t'agenouilles devant le lit, croises tes doigts sur les draps alors que tu y loges ton menton. Tes pupilles pétillent de malice alors que tu arbores une moue enfantine.

"Boude pas Castiel ... Allez ... Habille-toi ! Je t'emmène quelque part aujourd'hui !"

Tu lui souris toujours mais te relève alors que tu quittes la pièce.

"Je t'attends à l'entrée ! Et n'oublie pas tes médicaments !"

Parfaite grande soeur, tu le joues de mieux en mieux, ce rôle.


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MessageSujet: Re: A défaut du pardon, laisse venir l'oubli. [PV Castiel]   Lun 10 Juil 2017 - 19:26

Petit pantin, ce terme était gravé en ton esprit. C'est ta soeur, enfin celle qui s'est auto-proclamée ta soeur qui t'a appelé ainsi la première. Tu avais donc logiquement accepté ces propos et tu ne faisais plus rien sans son accord. La seule incartade que tu t'étais permis datait de quelques jours, une incartade vitale pour toi mais qui t'avait valu pas mal d'ennuis. Déjà mal en point mentalement tu avais rencontré une jeune fille dont les propos t'avaient définitivement anéanti et sans l'intervention de Tiha tu ne serais plus de ce monde. Deux tentatives de suicide en quelques semaines, à ce rythme tu finirais par réussir si tu venais à persister dans cette voie. Concrètement ce n'était pas cette solution là que tu cherchais, tu avais simplement succombé à ton mal être du moment. Un être inutile doublé d'un pervers voilà comment tu te voyais. De plus l'épisode genant de la douche en compagnie de Tihana n'arrangeait rien, cette fille de la plage avait réellement raison à ton sujet. Les jours qui suivirent ce triste épisode se sont déroulés sans encombre. Tu ne mangeais que le strict minimum, de même pour ce qui était de boire, tu ne sortais pratiquement plus de ta chambre sauf lorsque Tihana t'en donnait l'ordre et pire tu ne lisais plus. L'album photo que tu avais jeté était toujours dans ta poubelle, cette dernière n'était pas assez remplie pour la vider entièrement dans la benne à ordures. Déjà que tu n'étais pas bien épais mais tu continuais à maigrir. Même si tu ne mettais pas toi même fin à ta misérable existence ton hygiène de vie allait forcément te conduire jusqu'aux enfers.

Aujourd'hui tu n'avais pas réellement trouvé le sommeil, une à deux heures tout au plus et encore une fois ce fut Tihana qui vint te chercher. Quand elle rentre dans ton espace et qu'elle s'approche de toi tu as déjà les yeux grands ouverts mais vide d'expression. Tu ne souris plus, à croire que part de toi a été lacérée à l'image de tes flancs. Ta main te fait encore mal, la douleur ne part plus à croire que toutes ces douleurs rattrapent celles que tu aurais dû ressentir par le passé. Ton stress ne tarde pas à revenir surtout lorsqu'elle s'installe à tes cotés, son visage si proche du tiens. Avant lorsque tu lisais, ce genre de moment était propice à une embrassade entre les deux principaux protagonistes et cela t'engoissait fatalement. Elle sourit... elle va vouloir jouer une nouvelle fois avec tes nerfs. Tu vas devoir prendre sur toi pour ne rien laisser paraître et un jour elle finirait par se lasser. Tiha te touche alors le nez et instinctivement tu clignes des yeux. Se lever ? Petit Oisillon? Pourquoi faire ? Tu aurais tellement voulu lui répondre ceci.... Tu ne peux pas, tu es un pantin que l'on manipule à sa guise l'aurais-tu oublié pauvre imbécile ?

Tandis qu'elle est déjà en train d'ouvrir les rideaux tu es déjà redressé prêt à descendre de ton lit. Tu espères qu'elle ne remarquera pas la couche de poussière sur le fauteuil qu'elle t'a donné, tu te refuses à en profiter mais tu n'as pas eu le courage de le déposer devant son atelier. Gérer une nouvelle dispute serait sans doute trop compliqué pour toi. De même tu fais attention à ce que son regard ne se pose pas sur ta corbeille et l'album que tu as jeté. Elle tourne sur elle même, elle est très jolie et elle s'est faite bel.... ARRETES TOUT DE SUITE ! Tu dois arrêter de ressentir la moindre émotion, exactement comme lorsque nous nous occupions de toi ! "D'accord je vais m'habiller. Je dois mettre quoi ?" Mais déjà elle a quitté la pièce te rappelant de prendre tes médicaments pour le coeur. Haussant les épaules tu te lèves pour fouiller dans ton armoire. Tu prends un jean chose que tu ne fais jamais et une petite chemise blanche. Tu dois être présentable et si jamais tu croises la jeune femme de la plage elle ne te reconnaitrait peut-être pas. Tu cherches également dans un tiroir pour en ressortir une paire de gants noirs en cuir. Ainsi vêtu tes cicatrices ne seraient pas visibles et tu passerais pour une personne normale. Depuis quand tu n'assumes plus tes blessures ?

Quoi qu'il en soit tu sors de ta chambre bien habillé, rien de dépassant, ta chemise parfaitement placée dans ton pantalon. Tu ne dois rien laisser au hasard, ne pas lui faire honte sous peine d'une nouvelle querelle. Tu n'es plus Castiel mais l'Enfant-Démon qui nous servait. Tu es une ombre qui se contente d'obéir point final. Sans adresser le moindre regard à ta soeur tu passes devant l'entrée où elle t'attend pour passer par la suite à la cuisine. Tes mouvements sont répétitifs et très bien calculés. Tu as l'habitude maintenant. Ouvrir le placard, prendre ton médicament puis un verre que tu remplis d'eau avant d'avaler l'ensemble. Une fois cela fait tu rinces ton verre que tu essuies et que tu ranges avec les médicaments dans le placard. Tu baisses la tête et te présentes finalement devant ta "grande soeur".

"Je suis prêt. Je me suis habillé et j'ai pris mes médicaments comme tu me l'as demandé."

Ce n'était pas l'envie qui te manquait de lui demander où elle comptait t'amener pourtant à l'image de ce que tu souhaitais revenir tu ne devais que te contenter de lui obéir. Tu attendais donc qu'elle te donne les consignes suivantes avant de faire quoi que ce soit d'autre.
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MessageSujet: Re: A défaut du pardon, laisse venir l'oubli. [PV Castiel]   Mar 11 Juil 2017 - 14:21

Tu l’attendais alors que tu enfilais tout de même une petite veste noire pour dissimuler ton dos mutilé. Si parfois tu t’en fiches, tu ne veux pas attirer l’attention sur toi cette fois. Tu t’adosses au mur et attends tout en tripotant le ruban rouge qui orne ta chevelure d’onyx. Mais alors qu’il se présente devant toi, tes doigts glissent dans tes mèches de jais, les entortillant autour de ton doigt. Tu poses tes iris d’améthyste sur le jeune blanc et lui offres un sourire.

« Tu es élégant aujourd’hui, petit chat. A croquer ~ »

Tu t’avances vers lui et tends les bras pour venir remettre le col de sa chemise en place. Il parait presque plus adulte dans cette tenue et cela t’émeut quelque peu à vrai dire. Tu as vraiment le regard d’une grande sœur à cet instant, mais il ne peut le voir s’il ne plante pas ses prunelles dans les tiennes. Toujours fuyant, évasif … Tu t’es pourtant faite belle pour lui, mais pourtant il ne t’a fait aucun compliment. Ton charme se serait-il tari ? Tu te mets sur la pointe des pieds pour que ton front trouve délicatement le sien, il n’a plus le choix, il est obligé de te regarder. Tu lui souris chaleureusement alors que tu scrutes ses pupilles glacées quelques secondes, alors que ton index vient se mettre en travers de sa bouche.

« Cette journée est rien que pour toi alors, garde la tête haute, petit frère. »

Tu t’écartes enfin de lui, lui laissant le loisir de respirer correctement, mais tu ne tardes pas à te saisir de sa main, afin d’entrelacer tes doigts aux siens. Tu l’entraines au dehors, sautillant presque en balançant vos bras d’avant en arrière telle une enfant. Tu restes silencieuse mais néanmoins enthousiaste durant tout le trajet qui vous amène aux galeries d’Amishawa. Tu jettes un coup d’œil à l’adolescent avant de te positionner devant lui, toute sourire.

« Ferme les yeux. »

Tu attends qu’il s’exécute, tu le sens pourtant méfiant. Alors, tu le guides, regardant par-dessus ton épaule pour éviter de percuter quelqu’un au passage. Tu te stoppes devant une boutique alors que ton sourire t’élargit. Tu relâches l’une de ses mains pour te positionner de nouveau à ses côtés. Vous avez plus l’air d’un couple que de frère et sœur, mais ceci t’importe peu, tu souhaites simplement lui prouver qu’il peut de nouveau de faire confiance.

« Tu peux ouvrir les yeux, petit oisillon !!! »


Quel enthousiasme ! Cela te ressemble si peu et pourtant … Tes joues de porcelaine sont rosées, tu es quelque peu excitée à l’idée de faire plaisir à ton petit frère. Il ne peut plus t’en vouloir après une telle attention de ta part n’est-ce pas ? Tu restes plantée là, devant cette animalerie alors que tu te hausses sur la pointe des pieds pour venir murmurer quelques mots à l’oreille.

« Il y a des jolies tortues dans cette boutique tu sais ? De toute taille, de toute race, de tout âge. Je t’offre l’une d’elle, celle que tu veux ~ »

Non, tu ne plaisantes pas. Tu lâches sa main pour le laisser aller où bon lui semble. De toute manière, tu le suivras.


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MessageSujet: Re: A défaut du pardon, laisse venir l'oubli. [PV Castiel]   Mer 12 Juil 2017 - 12:01

A croquer ? Petit chat ? Les paroles de la jeune femme te laissaient perplexes. Etait-elle sincère ou bien jouait-elle avec toi ? Tu opterais bien pour la seconde solution mais connaissant la jeune femme il se peut qu’elle soit tout de même sincère. Qu’importe tant qu’elle semble satisfaite cela te va, au moins tu ne risques pas de te faire torturer de nouveau. Obéir sans contestation, voilà la clef ! Tu es un bon petit soldat et tu continueras de l’être afin que tout se passe bien. Tu tressailles quand elle détend le bras mais constates avec un certain soulagement qu’elle se contente simplement de remettre ton col de chemise en place. Crétin ! Tu as oublié de faire attention à ce genre de détail ! Ce serait nous à la place de ta geôlière tu aurais passé un sale quart d’heure ! Crois-nous ! « Pardon pour le col. Je ferais attention la prochaine fois. » Ces quelques mots sont sortis sans vraiment que tu ne t’en rendes compte et dans un sens ils sont les bienvenus, au moins elle verra que tu es désolé et que tu es prêt à faire des efforts. Tu es toujours droit, mis à part ta tête qui fixe tes chaussures. Croiser le regard de ta sœur, poser tes yeux sur son corps est exclu et tu le sais.

Mais elle, elle ne semble pas le savoir et te force à la regarder dans les yeux tout en posant son front sur le tien. Tu ressens un véritable coup de stress en repensant à l’imprévu qui t’était tombé dessus sous la douche. Tu fais de ton mieux pour garder ton calme. Elle te demande de garder la tête haute au moins pour aujourd’hui et tu obéiras bien que tu n’en as pas envie. Enfin elle s’écarte de toi mais t’attrape la main pour t’emmener à l’extérieur. Vous arrivez devant le centre commercial, endroit que tu aimes fréquenter car il est facile de trouver pas mal de livres mais tu ne sens pas cette journée. Tout est bizarre à commencer par celle qui se prend pour ta grande sœur. Elle te parle et cette fois c’est sans appel tu fois fermer les yeux. Tu t’exécutes immédiatement et te laisse entrainer une nouvelle fois où Tiha a décidé. La suite est surréaliste, tu es devant l’animalerie et Tihana te propose d’adopter une tortue. Elle veut t’offrir une tortue ?

Tu clignes des yeux, une fois, deux fois puis une troisième ne comprenant pas pourquoi elle t’offre la possibilité de posséder ta propre tortue. Un animal d’autant plus ce reptile est une grosse responsabilité et toi tu n’es juste bon qu’à suivre les ordres. Les initiatives te sont interdites, c’est une barrière que tu as toi-même installé. Suivre les ordres et uniquement les ordres voilà ce à quoi tu passes tes journées dorénavant. Prendre un animal de compagnie est une folie, tu vas la rendre malheureuse, la tuer par ton incompétence. Un pas après l’autre tu avances regardant à droite à gauche puis tu te tournes pour te rapprocher de Tihana l’air désolé.

« Je ne vais pas savoir m’en occuper. » Tu baisses la tête honteux. « Je ne suis pas quelqu’un de confiance et je ne suis bon qu’à suivre les ordres. Je ne peux pas. Elle va être malheureuse avec moi… comme toi. Je ne veux pas. » Autant de mots sortant de ta bouche c’est presque un miracle mais tu viens de t’ouvrir à ta sœur ce que tu n’avais plus fait depuis longtemps. Tes joues rougirent légèrement alors que tu te rends compte de tes paroles. Pourtant tu t’approches encore plus d’elle comme un animal apeuré, tu recherches sa protection, son réconfort. Imbécile tu sais qu’elle est incapable de prendre soin correctement de toi ! Tu n’es que son jouet, un pantin désarticulé incapable de réagir comme son maître lui ordonne. Tu es cassé Castiel et tu resteras cassé ! Non ce n’est pas parce que tu viens de prendre sa main à l’instant que cela changera quelque chose restes à ta place Enfant-Démon ! « Pourquoi on est ici ? On peut rentrer s’il te plait je te promets que je t’obéirai, je te le jure. » Tu es suppliant et en deviendrais presque paranoïaque, as-tu peur d’un piège de sa part pour la supplier ainsi ou le fait d’avoir un petit être à t’occuper t’angoisse ? Le plus drôle dans tout cela c’est que ton esprit malade a déjà trouvé l’endroit parfait dans ta chambre, tu sais déjà le nom que tu lui donnerais, tu sais même ce que tu lui donnerais à manger. Tu es drôle Castiel, c’est tellement drôle de te voir ainsi. Encore un tout petit peu et tu perdras définitivement pied.
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MessageSujet: Re: A défaut du pardon, laisse venir l'oubli. [PV Castiel]   Mer 12 Juil 2017 - 12:32

Tu l’observes alors qu’il avance de son propre chef, mais tu le vois se stopper et revenir vers toi. Tu l’écoutes mais tu ne crois pas ses paroles. Tu sais qu’il s’est documenté et ce, depuis de nombreuses années. Ces reptiles sont sa plus grande passion, tu le sais, sans aucun doute. Tes pupilles scrutent ce visage rougissant alors qu’il te mentionne, qu’il mentionne ton manque de bonheur. Tu le laisses revenir vers toi. Tu es quelque peu étonnée par ses paroles, mais tu as conscience que c’est toi la fautive. Tu te perds dans tes pensées, mais en reviens bien vite lorsque tu sens sa main attraper la tienne. Tu lèves le regard vers lui pour lui sourire, mais ses mots effacent ta joie éphémère. Tu l’observes d’un air plutôt sérieux, une pointe de compassion dans tes yeux. Tu sais ce que c’est, la compassion ? Tu fais de nets progrès en matière d’émotions et tu sais que c’est uniquement grâce cet adolescent docile.

« Parce que j’en avais envie. Parce que je veux faire plaisir à mon petit frère. » Tu baisses la tête alors que tu serres un peu sa main. Tu ressembles de plus en plus à une enfant ayant fait une bêtise un peu plus tôt. « Parce que tu t’éloignes de moi maintenant … »

Tu te livres à lui, c’est si rare et pourtant, tu rumines ceci depuis quelques temps. Toi qui pensais n’avoir besoin de personne, pourtant, Castiel t’es devenu indispensable, pour ton bien-être. Il est toujours ton repère. Tu profites d’un instant de lucidité, ce moment où tu es normale, ce moment où ton esprit est clair. Tu espères rester ainsi au moins pour cette journée. Ce n’est pas ta faute si tu es malade après tout, mais tu es prête à faire des efforts pour le seul individu masculin trouvant grâce à tes yeux. Tu finis par tendre les bras pour l'étreindre un instant.

« C’est sans toi que je serais malheureuse Castiel … »

Sors les mouchoirs, tu vas finir par me faire pleurer. C’est bien plus drôle quand tu le mènes en bateau, mais cette fois, tu es sincère. Tu n’as aucune manière, tu ne joues pas la comédie. Tu finis par relever timidement le regard vers lui avant de t'écarter de lui, attrapant de nouveau sa main. Vous semblez si normaux à cet instant. Deux adolescents se tenant par la main, rosissant chacun de leur côté. Mais ce que l’on voit de l’extérieur est bien loin de la vérité.

« Tu n’es pas un pantin. Et je suis sûre que tu sauras bien t’occuper d’une tortue avec tous ce que u as pu lire sur ce reptile. Et peut-être que tu pourrais m’apprendre aussi à m’en occuper ? »

Quelle mouche t’a donc piquée ? Il semblerait que le jeune blanc puisse avoir beaucoup d’influence sur toi. C’est mauvais, très mauvais. Bien sûr, ta lucidité actuelle ne veut pas dire que tu seras toujours comme ça, c’est exceptionnel et ton jeune frère devrait en profiter au maximum. Au final, tu te sens gênée t’exposer ainsi tes réels sentiments, alors tu décides de l’entrainer un peu plus loin dans le magasin, là où sont disposés les terrariums contenant les bêtes, là où le Saruta n’aurait d’yeux que pour cet animal qui le passionne. Tu lâches sa main et observes ces tortues qui semblent bien plus énergiques qu’elle ne devrait être. En fait, tu n’as jamais réellement eu l’occasion d’en observer de vraies. Tu ne t’es jamais intéressée à elles. Tu en pointes une du doigt, sa carapace étant parsemée d’étoiles.

« C’est celle-là ta préférée non ? C’est celle qu’on a … peinte ensemble … »


Ce jour où tout a basculé entre vous, tu n’y pensais plus.




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MessageSujet: Re: A défaut du pardon, laisse venir l'oubli. [PV Castiel]   Jeu 13 Juil 2017 - 12:26

Drôle ! La situation est cocasse même ! Tu la boudes depuis pas mal de temps déjà, tu as voulu mettre fin à tes jours et là tu viens lui prendre la main comme un petit garçon apeuré. Sais-tu au moins ce que tu veux Enfant-Démon ? Ne fais pas semblant. Assumes ! Tu t’étais promis de ne plus rien dire, d’être le parfait petit soldat de ta geôlière et là tu lui demandes de l’aide ! Mais le plus drôle c’est qu’elle sert ta main en retour ! Sa déclaration est hilarante bien qu’elle semble te toucher tout de même. Voici donc le prix pour que tu ne lui en veuilles plus ? Une tortue et on en parle plus ? Nous espérons que la belle brunette qui te sert de sœur a des actions dans cette animalerie sinon elle court à la ruine. Il est évident que si tu acceptes elle va recommencer à te maltraiter ! Tu as de nouveau mal physiquement, la prochaine séance de torture risque d’être pimentée. Sa deuxième phrase te sidère, elle a peur que tu t’éloignes d’elle ? Vraiment ? Pourtant tu restes dans ta chambre la plupart du temps, tu es toujours à son unique disposition.

« Je suis toujours là pourtant. »

Ton regard n’est plus vide mais innocent, tu la regardes. Elle semble sincère et tu as envie de la croire de nouveau quitte à chuter dans quelques jours. Tu sais que si tu chutes c’en est fini de toi, tu ne le supporteras pas. Elle t’enlace, tu ne l’avais pas vu venir celle-là mais contrairement à d’habitude son étreinte est chaude, presque douce. Tihana était donc sincère. Elle finissait même par dire que tu n’étais pas un pantin et que tu t’occuperais bien d’une tortue. Il est vrai que tu avais lu pas mal d’ouvrage sur les tortues et que tu étais à la pointe concernant leur habitat, nourriture, etc.... Cette journée était décidemment riche en étonnement puisque Tiha s’était même permise de se proposer pour t’aider à t’en occuper.

« C’est vrai ? Tu serais d’accord ? Mais il va falloir pas mal de chose pour en prendre soin. Un terrarium avec les accessoires puis dès qu’elles grandissent il faut construire un enclos dans le jardin… enfin si tu es d’accord. »

Une idée te traversa l’esprit et profitant de la liesse qui venait de s’emparer de ton être tu n’avais pas hésité à te lancer.

« Si on fait un enclos tu pourrais peindre les objets si tu veux et il faut un filet pour empêcher les prédateurs d’y entrer aussi. »

Tu étais désormais souriant, ton visage s’était éclairé naturellement et progressivement comme quoi ta sœur a vu juste en t’emmenant ici. Le clou du spectacle qui te poussa réellement à lui laisser une seconde chance fut le fait qu’elle se souvienne de la tortue aux étoiles, ta préférée parmi toutes les races jonchant notre planète. Une tortue aussi rare que chère et tu étais maintenant devant l’une d’elle. Alors même que Tihana te lachait la main tu te permettais de la reprendre ne voulant pas rompre ce contact. Cette fois tu ressemblais bien à une famille mais tu avais une ultime question à lui poser.

« Dis Tihana, tu es contente que nous sommes frère et sœur ? Je veux dire tu ne préférerais pas que je ne sois personne ? »

Peut-être qu’elle se mettrait de nouveau en colère mais tu avais besoin de cette réponse avant de continuer, prendre le risque que cette petite tortue soit mal installée ou que tu ne puisses t’en occuper tu ne le voulais pas, pas du tout. L’une des tortues étoilées attira ton attention, c’était l’une des plus petites et des moins actives mais en la prenant peut-être que tu arriverais à la retaper.

« C’est celle là qui me plait Tiha ! »

Tu la pointais du doigt.
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MessageSujet: Re: A défaut du pardon, laisse venir l'oubli. [PV Castiel]   Ven 14 Juil 2017 - 11:50

Tu avais fait mouche, l'enthousiasme de ton petit frère semblant aller en grandissant. Tu en étais certaine, rien n'est encore gagné, tu le sais ? Tu dois faire tes preuves en tant que grande soeur désormais. Il semble heureux à l'idée de t'apprendre à t'occuper du reptile. Même si tu ne le montres pas, tu aimes les animaux. Tu les trouves fidèles et intéressants. Ils ne suivent que leurs instincts et ne sont pas si vils que les hommes. Vils ou pourris même à vrai dire. Il s'emballe, il n'a plus autant parlé depuis qu'il t'en veut. Tu souris, et acquiesce à ses requêtes.

"Prends tout ce dont tu as besoin pour bien t'en occuper. Ne t'inquiètes pas pour l'argent."

Etre une peintre de talent t'aidait beaucoup financièrement. Tu prends encore des contacts avec la galerie qui exposait tes tableaux lorsque tu vivais encore sur le continent. Tes oeuvres n'ont pas perdu de leur superbe, bien au contraire, tu as l'impression de t'améliorer. Tu te demandes même si le sang prélevé sur les descendants ne serait pas de meilleure qualité. Tu clignes des yeux.

"Peindre des objets ? Quel genre ? Pour lui faire une maison par exemple ?" Contre toute attente, sa requête t'intrigue et tu affiches une moue pensive. "En plus de les peindre, on pourrait même les façonner nous-même ... La poterie, tu connais ?"

Tout ce qui touche à l'art t'intrigue, une chose que tu as conservé de ta vie d'avant à vrai dire. Tout comme tu te doutes que les tortues faisaient partie de la petite enfance de ton petit frère. Tu es réellement contente de voir le jeune blanc sourire de nouveau, cela faisait trop longtemps. Tu as vraiment besoin de lui pour te sentir bien. A toi de te forcer de rester telle quelle au moins pour cette journée. Et te voilà qui pointe l'un des reptiles du doigts. Tu es sûre de toi, il te l'a montrée maintes et maintes fois celle-ci, vous l'avez même peinte pour qu'il l'expose dans sa chambre.

Tes pupilles observaient les carapaces se mouvoir alors qu'il t'interpela de nouveau en te saisissant la main. Tu détournes le regard vers lui, étonnée par sa question soudaine. Tu clignes des yeux et finis par ouvrir la bouche.

"Tu es mon petit frère. Je dois m'occuper de toi."
Cela ne répond pas à sa question en réalité. Donc tu réfléchis. "Tu voulais une famille alors ... j'essaie de te donner ce que tu souhaites. Et puis, c'est pas si mal comme ça."

Tu le laisses choisir la bête et il ne tarde pas à en pointer une du doigt. Elle semble plus faible que les autres. Peut-être que Castiel s'identifiait à elle ? Tu acquiesces.

"D'accord ... Tu dois lui trouver un nom. Avant de la faire sortir, on devrait trouver son habitat avant ... Sinon elle risque d'avoir froid non ?" Tu te mords la lèvre, espérant ne pas te tromper. "C'est ça hein ? Elle doit rester au chaud ?"

Si tu aurais pu jouer la comédie à ce sujet, tu es on ne peut plus sincère. Tu fouilles ton esprit à la recherche d'informations. Il t'en a déjà parlé, mais il y a tant de races ... Hésitante, tu le relèves les yeux vers lui, espérant ne pas avoir fait de bourde. Tu es plutôt mignonne à cet instant à vrai dire et le pire, c'est que tu ne cherches pas à l'être cette fois.


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