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Running into the night, the earth is shaking but I see a light. [Shu et Jane/Louise]Auteur
MessageSujet: Running into the night, the earth is shaking but I see a light. [Shu et Jane/Louise]   Dim 9 Avr 2017 - 13:35

La tête dans l’eau, tenue par le cuir chevelu, Jane suffoquait. Ils étaient en train de la noyer, de la tuer, pour mieux la faire coopérer. Mais la demoiselle était la liberté, et la liberté ne s’emprisonne pas. Le pensait-ils ? Absolument pas, ils croyaient juste qu’elle serait difficile à casser, et continuaient d’essayer. La mafia. Ils la recherchaient depuis un bon moment, et maintenant qu’ils l’avaient retrouvé, il était clair qu’ils n’allaient pas la lâcher. Jane était prisonnière d’un endroit ou personne ne l'entendait hurler. Quel mufle s’en prenait ainsi à une femme ? Le genre qui sait ce qu’elle peut représenter. Le genre qui aurait peur de la laisser en liberté. Alors, ils continuaient, heure après heure à le lui faire regretter, et quand vint le point de rupture, elle accepta de se plier.

Ils avaient ramenés ses chiennes amorphes, endormies par des calmants. Elle avait hurlée comme jamais elle n’aurait pu hurler, car ils venaient juste de la briser. Chantale et Nicole, ses adorées. Jane s’était approchée en rampant. Rigolant, ses geôliers l’avaient laissé essayé de les réveiller. Mais leurs corps étaient froids, leurs grands yeux, fermés. Plus jamais elles ne verraient le ciel bleu, plus jamais elles ne lui mordraient gentiment les mollets. Jane était dévastée. Son coeur gelé, elle se laissa conduire en cellule.

Elle aurait dû s’enfuir, essayer de tuer ces salopards, mais elle était paralysée. Par la peur, par la douleur, et les jours suivants, elle resta prostrée dans la chambre minuscule qu’on lui avait attribuée. La douleur de ses souvenirs s’ajoutant à celle qu’on lui avait inculquée. Ne mangeant pas, ne parlant pas, elle restait coincée sous un bureau, prostrée par la culpabilité de s’être fait si bêtement attrapée.

Quelques jours après - peut être même des semaines, on vint la chercher. Jane était trop sonnée pour tenir un compte régulier. Sans plus de cérémonie, on la traîna jusqu’au parrain. Il lui parla doucement, et l’invita à boire un verre. Verre qu’elle ne prit d’ailleurs jamais. Non, elle se contenta de rester le dos droit, alors qu’il continuait de lui parler doucement de ce qu’elle allait devenir maintenant. Le deal était à peu près simple. Jane Doe serait maintenant à la solde du monsieur, et uniquement à la sienne. Pas d’entourloupes, il la connaissait trop. Le prochain sur la liste serait sa barmaid. Papa. Au moindre faux pas, et elle subirait le même traitement que ses adorées. Il lui parla également de son protégé, bien qu’ils ne connaissaient pas son nom, le parrain était sur d’avoir bien moins de mal à le trouver.

Jane acquiesça la tête, faute de meilleur plan. Elle serait maintenant Louise Jashcorne, membre à part entière de la mafia Awashimienne. On lui avait donnée de nouveaux papiers, de nouveaux vêtements. Une nouvelle identité, la seule qu’elle serait autorisée à utiliser. Pour aller ou, le vieux monsieur lui fit clairement comprendre que la mafia serait maintenant son seul foyer. Toutes ses cachettes étaient donc compromises, Louise n’aurait aucun endroit ou se terrer en cas de soucis. Ce type était un connard fini, il lui fallait absolument s’enfuir.

Mais pour aller ou ? Il faudrait tout recommencer, et ça serait long et fastidieu. Surtout si elle devait agir sans se faire prendre. La demoiselle était au pied du mur, mais elle se savait en capacité de s’enfuir. Peut être pas maintenant, car c’était un plan qui se construisait sur la confiance que le parrain aurait en elle, elle y arriverait, et lui creverait les yeux de ses propres mains pour ce qu’il avait fait à ses chiennes, à son visage. Car pour mieux la retrouver en cas de fuite, il l’avait défigurée. S’amusant de ses cicatrices déjà existantes, il lui en avait infligé d’autres indélébiles. Louise le détestait.

Mais ses sentiments n’avaient pas à être pris en compte, car déjà, pour mieux s’assurer une emprise sur elle, il lui donna une cible à abattre, ainsi qu’un bon de commande pour de nouvelles armes qu’elle devrait sélectionner. La demoiselle ayant repris ses esprits entre temps, lui demanda une unique faveur. Une teinture blonde, et d’autres habits pour les tâches qu’il allait lui assigner à l’avenir. Il lui demanda bien pourquoi, mais la seule réponse qu’il obtint fut un haussement d’épaules. Un unique déguisement serait mieux que rien. Si elle pouvait ne serait ce qu’avoir un masque sous lequel se cacher, elle serait bien meilleure. Il lui demanda quel vetements elle voulait, et c’est sans se poser de questions qu’elle lui jeta un magazine aux pieds, couverture vers le ciel. Le hasard voulu que la page demandée soit celle présentant des tenues japonaises. Le sort en était donc jeté, elle serait donc la mort et la désolation façon bruce lee.

On la reconduit dans sa chambre, ou elle en sortit encore plus maigre. Ses armes et ses tenues étaient arrivées. On lui demandait de vérifier. Un garde, pipe au bec, eu la mauvaise idée de lui mettre la main au panier. Louise se défoula, et lui éclata littéralement la tête contre le mur, sous le regard abasourdi de ses collègues qui, pour le coup, n’osèrent pas bouger. Pas même quand elle se baissa pour ramasser sa pipe et la mettre dans sa poche. Des jeunes, ils n’étaient pas encore bien formés au métier. Sans se préoccuper du pauvre type, était t’ il vivant ? Elle s’en fichait royalement. Elle ne pouvait que supposer que oui, car ses muscles avaient fondus avec son enfermement. Le fait est qu’elle pris des armes au hasard sur l’établi, et les posa sur un chariot roulant. Demandant aux jeunes ou se trouvait la salle d'entraînement. Car quitte à être prisonnière, quitte à détester son patron, autant commencer tout de suite à jouer la carte de la fidélité. Sa cible n’allait pas bouger, ou lui laissait tout le temps de se préparer.

Ce ne fut que quelques jours de totale obéissance plus tard qu’elle demanda à sortir. Argumentant sur le fait qu’elle n’en pouvait plus, que l’enfermement la rendait dingue. Le parrain, esquissant un sourire, le lui autorisa, à la seule condition qu’elle soit suivie par des gorilles. Ce qu’elle accepta avec réticence, car elle détestait être suivie. Mais on ne lui laissa pas le choix, et Louise du encore se plier. C’était comme ça qu’elle s’était retrouvée dans un temple pluriculturel. Marchant trop rapidement sans ces chaussures qu’on lui avait confisquée. Menaçant de perdre ses protecteurs à chaque embranchement. Oh, ils devaient la détester pour cela, et Louise en jubilait.



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MessageSujet: Re: Running into the night, the earth is shaking but I see a light. [Shu et Jane/Louise]   Jeu 13 Avr 2017 - 13:03


Mais où est passée cette foutue Maggie ? Même venant d’elle ça parait illogique de disparaître et de ne plus me donner de nouvelles alors qu’elle vient de commencer à m’entrainer. Est-ce que la mafia aurait fini par l’avoir ? Non, elle ne se serait pas laissée prendre aussi facilement, elle est une véritable anguille et même moi j’ai eu du bol à chaque fois. Sans oublier mon sonar qui m’a bien aidé à chaque fois avec la miss. Vraiment je ne comprends pas. Durant son absence j’ai fait quelques sauts chez papa pour savoir si elle s’était pointée. Visiblement elle n’avait pas été vue. Ou alors on n’avait pas voulu me le dire pour une raison ou une autre. Je n’avais pas tenté auprès des autres clients, je ne pense pas qu’ils m’auraient répondu de toute façon. Qu’est ce que ça aurait bien pu leur foutre après tout qu’elle soit là ou pas ?

J’avais donc commencé à parcourir l’île au hasard, ne sachant pas trop dans quels coins pourraient la mener certains contrats. Et pendant mes longues inspections, que je faisais sur mon temps libre, alors que la merdeuse se trouvait en cours pour la plupart, je réfléchissais. Je réfléchissais aux raisons qui pourraient la pousser à se cacher, à m’éviter ou à être introuvable. Cela ne m’arrangeait pas le moins du monde. J’ai besoin d’elle, je sais pertinemment qu’il n’y a pas meilleur professeur dans son domaine ici. Je sais que les connaissances que je recherche, elle est la seule à pouvoir me les fournir au mieux. Je sais aussi que je regrette que mon entraînement n’ait pas commencé plus tôt, j’aurais peut être pu interroger quelques gorilles comme ça, obtenir au moins un semblant d’informations.

C’est ainsi que je me suis retrouvé dans un temple dans la périphérie. De ce que j’ai pu apprendre il a une grande importance pour les habitants. Il semble aussi avoir un rôle clé dans l’appréhension qu’ils ont de leurs pouvoirs. J’ai entendu parler d’une sorte de rituel effectué lorsque les jeunes natifs sont en âge d’être responsables. Ce rituel servirait à lever un genre de cran de sûreté sur leur don, qui serait bridé à la naissance. Peut être que je peux y trouver un moyen d’augmenter encore ma puissance. Mais mon esprit est occupé à autre chose pour l’instant, à savoir la détection de la demoiselle qui me sert de professeur. Je ne sais pas vraiment si j’ai la moindre chance de la trouver ici mais il fallait que j’essaye.

Alors que je m’asseyais sur un banc pour me calmer un peu et me reposer, je sentis quelque chose entrer dans ma zone de détection qui m’intrigua. Des pas léger, rapides, presque félins. Cette démarche fière et décidée. Pas d’erreur possible. J’avais déjà assez dû la suivre aussi précisément que possible pour la reconnaître parmi celle de tous les passants réunis ici. Ma professeur préférée venait de refaire surface. Je me levais et me dirigeais droit vers elle. Et puis une évidence me frappa, quelque chose qui n’aurait jamais dû m’échapper. Elle était suivie par deux types. Leur démarche était lourde, traînante aussi un peu. Elle les avait bien fatigué, les attaquer par surprise serait presque trop simple. Mais je voulais avant m’assurer que cela lui conviendrait, qu’elle ne risquait rien et que ce n’était ni un test ni un piège. Alors je m'approchais et faisais autant profil bas que me le permettait mon mètre quatre-vingt-dix. Je savais qu’elle finirait par m’apercevoir et me donner des indices, je savais aussi que les gorilles allaient être trop occupés à tenter de la suivre elle et sa démarche de félin traqué.

Je bougeais régulièrement, gardant la demoiselle à portée de vue et restant de fait à la portée de la sienne. Je contrôlais aussi le comportement de ses poursuivants qui ne semblaient pas m’avoir repéré. Je me suis peut être un peu amélioré en fin de compte. Sûrement le fait de me déplacer de stands en bancs, et de bancs en autels en prenant de légère pauses pour faire mine de s’intéresser à ce qu’il se déroule alentour joue un grand rôle dans ma discrétion.

Je me demande toujours comment ils ont réussi à la coincer et ce qu’ils ont bien pu lui faire. Ils ont du lui sortir le grand jeu je suppose, vu les traces nouvelles qu’arbore son visage…
Car oui je ne l’ai pas précisé mais si je n’avais pas reconnu sa démarche je serais très certainement passé à côté d’elle sans m’en rendre compte, son visage est désormais à l’image de son corps, marqué par plusieurs nouvelles marques à même la chair. Ses cheveux aussi ne sont plus du même brun sombre mais sont désormais d’un blond éclatant. La nouvelle Maggie était-elle apparue par envie, par besoin, ou par contrainte ? Peut être un subtile mélange des trois étant donné son caractère et la nature de la situation…

Quoi qu’il en soit, je continuais de les filer discrètement en faisant bien attention de ne pas rater de signe éventuel de sa part.
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