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Tihana Green - Bloody Doll [Terminée]Auteur
MessageSujet: Tihana Green - Bloody Doll [Terminée]   Ven 24 Mar 2017 - 20:26



Tihana Green (♀)
             


DATE & LIEU DE NAISSANCE :
né(e) le 13/03/1999 à Seattle

NATIONALITÉ :
Américaine

ORIENTATION SEXUELLE :
Inconnue

OCCUPATION :
Peintre

GROUPE :
Suijin

PERSONNAGE SUR L'AVATAR :
Akemi Homura de Puella Magi

Caractère
Protectrice avec Castiel, Intelligente, Indépendante • Méfiante, Violente, Manipulatrice • Claustrophobie • Manie/Tic : Joue régulièrement avec son ruban ornant ses cheveux • Hobbie/Truc préféré : Elle aime les poupées • Truc détesté : Les hommes (sauf Castiel) • Passion : L'art • Rêve : Oublier son passé / Occulter ses cauchemars

Caractère :

Qui es-tu, qui es-tu donc ?

Tu étais pourtant une petite fille adorable, tu faisais pourtant la fierté de tes parents. Où est passée l'enfant sage et prometteuse que tu étais ? Toi et ton regard emplie d'innocence, une innocence bien loin d'être factice ou exagérée.

La vraie question c'est : qui es tu donc devenue ?

Petit à petit, la pureté qui te sied si bien s'est effritée, jusqu'à se pervertir. La responsable ? C'est moi bien sûr ! Depuis le jour où tu es venue au monde, je suis là, bien enfouie au fond de toi, cette partie de toi qui n'aspire qu'aux ténèbres, cette part d'ombre ... Il n'a fallu qu'un petit déclenchement pour que je puisse me manifester et maintenant, maintenant tu ne pourras plus te débarasser de moi. Les évènements néfastes ayant rythmé ta vie n'ont fait que me nourrir, que m'aider à m'accroitre, moi ta folie, moi ta seconde personnalité. J'ai pu prendre le dessus sur cette petite fille aimée de tous, pour qu'au final, ils finissent par te haïr sans doute autant qu'ils t'ont aimée. Peu à peu, tu disparais pour me laisser la place.

Nous sommes si différentes mais pourtant, nous ne sommes qu'une seule et même personne ... Deux parts en une, luttant pour détruire l'autre. Mais la lumière est trop pure, trop droite pour gagner la partie. Je suis les ténèbres, la perversité, la tricherie, tu n'avais aucune chance de remporter la victoire.

Oh bien sûr, il t'arrive encore de réapparaitre, pauvre petite chose innocente et traumatisée, mais je reprends le dessus, à chaque fois, inlassablement. Tu es tout simplement pathétique.

Qui es-tu donc ? Tu ne le sais pas ? Tu es moi ... Tout simplement !

Non, non. En réalité, la vraie question c'est : qui suis-je moi ?

Je suis le mal, je ris du malheur, je me nourris de la souffrance. Cette souffrance dont je suis bien entendu l'auteure la plupart du temps, même si je ne rechigne guère à savourer celle que l'on s'inflige seul. Il m'arrive même de me délecter de la tienne quand celle-ci refait surface, quand ton petit coeur saigne à blanc sous les souvenirs trop douloureux, trop insurmontables. Tu es encore là, mais plus pour longtemps crois-moi, tu disparaitras, un jour, trop épuisée pour lutter.

Sur certains points, nous nous ressemblons, nous portons toutes deux cette méfiance envers les hommes. Je sais bien qu'ils ne sont pas tous semblables, qu'ils n'aspirent pas tous à la domination, qu'ils ne considèrent pas tous les femmes comme inférieures, mais certains ont trop abusé de nous, beaucoup trop. Il faudrait du temps ainsi qu'une volonté de fer pour qu'un homme brise cette carapace que nous nous sommes formée. Enfin, c'est plutôt amusant de les approcher, de jouer un jeu, pour les séduire, les faire espérer avant de s'emparer de leur coeur, l'arracher de leur poitrine pour mieux le piétiner. Dommage, tu ne partages pas la même opinion que moi, une fois de plus, mais il t'arrive d'user de tes charmes pour te sortir de situations foireuses. Tu es fourbe, jolie nymphe.

Ne le nies pas, l'odeur et le goût du sang t'enivrent toi aussi. Je peux le sentir lorsqu'une vie s'échappe devant toi. Tant que ce liquide de vie n'est pas le tien, tu sais l'apprécier.

Oui, au fond de toi, ou plutôt au fond de nous, tu gardes encore l'espoir de renaitre, de me remplacer, de surmonter ces fantômes du passé. Et cet espoir, tu le dois à Castiel, ce garçon à la tignasse de neige dont tu ne peux plus te détacher. Le peu de bon sens qu'il te reste te permet de te raccrocher à lui. Mais il peut être autant un apaisement qu'une explosion. Le seul individu masculin à pouvoir t'effleurer, un repère que tu protèges, peut-être même un peu trop. Tu es possessive, excessive. Mais je sais bien que s'il lui arrivait quelque chose, tu sombrerais. Tout ce que j'attends.

Tu ne sais pas réellement pourquoi il t'a aidée. Tu ne sais pas non plus pourquoi tu ne peux te détacher de lui, mais il fait naitre chez toi un côté protecteur. Bien qu'il te domine de quelques centimètres, tu le vois comme un enfant. Tu le gardes près de toi, tu prends soin de lui comme une ainée le ferait pour son petit frère. Tu n'es pourtant pas capable d'aimer, ce mot ne signifie pourtant rien pour toi. Il te rend faible. Il te créera des problèmes un jour. S'il peut provoquer chez toi quelques réactions impulsives, il sait comment t'apaiser, tout comme tu sais comment l'apaiser lui. Il connaît tes limites, tu connais les siennes. Vous connaissez tout l'un de l'autre, ou presque.

Tu es si différente avec lui, il ne fait que ralentir ta descente aux enfers. Tu le manipules certes, mais tu le fais pour son bien à lui, pour qu'il garde son seul repère : toi.

Pourtant tu t'accroches et tu tentes de m'évincer de ton être. Tu essaies de paraitre normale et détachée aux yeux du monde, mais tes manipulations ne sont pas éternelles. Tu n'es pas normale. Tu es mon hôte après tout. Un jour, tu cesseras de te voiler la face, et tu tueras tous ces insectes qui peuplent la Terre. Toi-même tu as du mal à les supporter, mais rien que pour ce garçon "innocent", tu essaies de vivre ta vie normalement. Bien que tu limites tes interactions sociales, devenant rapidement virulente lorsque l'on t'agace, tu veux qu'il ait une vie normale.



Physique
Couleur des yeux : Améthyste • Couleurs des cheveux : Ebène • Taille : 1m70 • Poids : 55 kg • Corpulence : Fine et élancée • Signe particulier : Ruban rouge dans les cheveux / Présente de nombreuses cicatrices sur le corps


Ils ne voient en toi qu'un simple objet qu'ils peuvent prendre à leur guise sans se préoccuper que dans cette enveloppe si bien faite, un coeur se brise peu à peu, le fissurant toujours un peu plus, se réduisant en poussière. Ces hommes qui n'ont que trop abusé de toi n'ont que faire de ces pupilles d'améthyste dépourvues dorénavant de toute innocence, de cette lueur qui n'est plus. Ce regard s'est éteint, ne reflétant plus rien d'autre qu'une vie volée par la cruauté et la perversité. Tantôt de la douleur, tantôt du sadisme, tout dépend laquelle de nous deux prend le dessus.

Tes bourreaux n'ont que faire de ce visage d'harmonie, de cette peau lisse et douce, si pâle, comme si toute couleur ne pourrait plus jamais s'y installer. Et cette longue crinière d'ébène, aucun d'eux n'a pris le temps de s'y attarder pour en constater la douceur, bien trop occupés à la malmener lorsqu'ils veulent te faire un peu plus de mal. Toi qui aimait tant que ta douce mère te la coiffe avec la plus grand tendresse durant tes années d'innocence. Ils n'ont même pas conscience que ces lèvres douces et rosées n'esquissent plus de sourire vrai, sincère, joyeux. Non, ils en ont conscience mais ils s'en fichent, tout simplement ...

Ce qui les intéressent ? Ton corps à la peau de porcelaine si attirant, tes formes si bien proportionnées. Rien de plus qu'un objet. Tu détestes leurs gestes brutaux, tu détestes sentir leur lame entailler ta peau par pur plaisir. L'harmonie de ton dos n'est plus, maculé de cicatrices que tu garderas à jamais, peut-être moins importantes que tes blessures mentales ? Comment peux-t-on abîmer un épiderme si parfait ?

Mais tout est fini. Tu es libre maintenant ...


INFORMATIONS MAGIQUES
• Manière d'utiliser la magie : Ton pouvoir naît de ton esprit, de tes phalanges. Il est pour toi une défense, une protection. Mais si tu le peux, tu t'en sers pour attaquer, mutiler, tuer. Il peut devenir menaçant selon ton état d'esprit.
• Affinité : Tu ne l'échangerais pour rien au monde. Le froid peut apaiser tes maux physiques et ceux de ton "petit frère". Comment ne pas aimer une chose qui te rend plus forte ?

RACONTE NOUS SON HISTOIRE

Lorsque la petite Tihana pointa le bout de son nez pour la première fois au grand jour, personne ne sut ce qui se profilait réellement en elle. L'avenir est parfois rempli de surprises, bonnes ou mauvaises, et bien entendu, on ne peut pas y échapper.

Les premières années de la petite fille furent totalement banales. Bien que née d'une famille modeste, la demoiselle à la chevelure d'ébène avait été élevée dans les règles et les bonnes manières, se pliant à ce que l'on demandait d'elle, tout simplement. Petite fille modèle, tant aimée de ses parents qui ne faisaient qu'espérer le meilleur avenir pour leur unique enfant. Si seulement ils avaient ne serait-ce que de manière infime, conscience de ce qui logeait en cette petite prodige, chose qui se réveillerait un jour ou l'autre, peu à peu. Parce qu'en elle, en plus de ce don bien dissimulé, il y avait cet autre être, cette autre personnalité, pour l'instant encore bien enfouie.

Au fil du temps, les symptômes survinrent, un à un, s'insinuant sans que personne ne puisse s'y opposer, pas même la principale concernée. S'en rendait-elle compte ? Pas réellement, car tout simplement, "l'ombre" commençait à remplacer chaque parcelle de sa personnalité, la rendant plus dure, plus distante. Paranoïa et impressions étranges, l'agressivité avait tendance à la dominer, sans aucune raison. De plus en plus imprévisible, le sentiment d'insécurité gagnait la jeune fille, persuadée que chaque personne qu'elle croisait lui voulait du mal.

A l'âge de onze ans, à cet âge où l'adolescence pouvait être une excuse aux mauvais comportements, Tihana était presque devenue ingérable pour ses parents, mais pourtant, ceux-ci tenaient bon. Mais arriva un temps où plus personne n'avait grâce aux yeux de la gamine, devenant si infecte que même ses géniteurs avaient tendance à la renier.

Dans un état d'esprit plus que confus, harcelée par plusieurs voix pourtant inexistantes, si convaincue que le danger la guettait à chaque coin de rue, rendant son sommeil perturbé et même impossible, Tiha prit la fuite, s'éloignant de la ville, aussi loin qu'elle le put. Son souhait le plus cher, simplement se retrouver seule, toute seule, dans un endroit où elle pourrait se recroqueviller, dans un endroit où elle se sentirait en sécurité. Ainsi, la fillette erra durant plusieurs jours, sans aucune ressource, n'ayant pour seule compagnie que ces voix qu'elle percevait dans son esprit, chacune d'elle l'embrouillant un peu plus.

Qui était-elle ? Cette interrogation ne faisait que trotter dans sa tête, encore et encore, ressentant comme une impression d'être dévorée de l'intérieur. Ses moments de lucidité restaient sans doute les pires dans ce délire sans fin, lorsqu'elle se retrouvait seule à un endroit inconnu, incapable de se souvenir de la raison de sa présence en ces lieux. Que lui arrivait-il ? Depuis combien de temps errait-elle ? Depuis combien de temps n'avait-elle pas dormi, n'avait-elle pas bu ou mangé ? L'adolescente aux pupilles d'améthyste était tout simplement incapable de s'en souvenir. Mais d'où lui venait donc ce trouble ? La réponse était si simple, si abordable ... De l'intérieur ... Quelque chose se frayait un chemin à travers tout son être, n'attendant qu'une occasion pour s'emparer d'elle.

Mais sa fugue fut le déclencheur d'un évènement d'autant plus néfaste, évènement qui ne pourrait que la pousser à sombrer un peu plus dans sa folie.

Tihana voulait se battre pour rester saine d'esprit, presque consciente de cette bataille qui rageait en elle, ses bons côtés contre les mauvais. Bien que jeune, elle commençait à comprendre ce qui clochait en elle, cette maladie dont elle était atteinte, ou plutôt pour elle, il s'agissait d'une malédiction pure et simple. Difficile de se battre, d'être forte ... Mais quoi de plus difficile que de se combattre soi-même ? Car c'était l'impression qu'elle avait, comme si tout son être lui hurlait de changer, de se laisser aller à cette autre qui la tourmentait. Et petit à petit, ne sachant trop comment, Tiha réussissait à repousser ces voix qui l'incitaient, l'effrayaient, l'amadouer, comme si une autre force, aussi minime soit-elle, tentait de l'aider dans son oeuvre.

Ce que la belle pensait être des mois n'étaient en fait que quelques jours, mais le temps lui paraissait pourtant si long ... Jusqu'à ce que l'épuisement ne l'emporte dans un profond sommeil, au milieu de nul part, son petit corps frêle caché par la verdure environnante. Alors que ses songes n'avaient plus été si paisibles depuis quelques mois, la gamine en fut arraché brusquement, violemment. Des mains puissantes s'emparèrent de ses bras, laissant presque instantanément des marques rouges sur cette peau si fragile et si pâle. La jeune fille se débattit comme un véritable diable, poussant des hurlements stridents de sa petite voix aiguë et cristalline, les larmes s'emparant rapidement d'elle.

Malgré son esprit "malade", elle n'était qu'une enfant, une enfant innocente et sans défense et pourtant, ce fut sans ménagement qu'elle fut ligotée, que ses cris furent étouffés par un linge que l'on enfonçait avec brutalité dans sa bouche. Jusqu'à ce jour, la violence ne faisait guère partie de son vocabulaire, mais pourtant jamais elle n'aurait pu imaginer, même dans ses pires cauchemars, ce qui l'attendait ...

A travers ses bourreaux, Tihana put découvrir la cruauté des hommes, leur cupidité et malheureusement, leur perversité. Malgré son jeune âge, les courbes naissantes de l'américaine n'étaient guère pour leur déplaire et ainsi, elle ne devint rien d'autre que leur objet. Jamais elle ne pourrait oublier la perte de son innocence, cette partie d'elle volée d'un simple abus, jamais elle ne pourrait en occulter cette douleur, ce traumatisme. Et même si elle s'était débattue, même si elle avait imploré leur pitié, les premières fois, il ne lui fallut que peu de temps pour s'éteindre, perdre cet éclat d'innocence qui avait pu exister dans ses iris violines.

Et chaque jour, elle subissait leurs maltraitances, leur sadisme, leurs abus répétés. Tant de sévices que l'adolescente n'avait tout simplement plus la force de lutter, plus aucun son ne sortant de sa gorge même lorsque leurs accessoires entaillaient la chair de son dos à jamais lacéré. Cette même jeune fille qui avait pris la décision de se battre contre elle-même n'en avait plus la force, laissant cette part d'ombre prendre le dessus. Durant de longs mois, elle se laissa faire, docilement, sans aucun acte de rébellion, durant de longs mois, elle restait recroquevillée contre elle-même, faisant face aux cauchemars, à ces voix dans sa tête qui vociféraient de plus belle. Une enfant brisée, traumatisée, détruite.

Combien de fois avait-elle imploré la mort de la prendre ? Combien de fois s'était-elle forcée à ne pas s'hydrater, à ne pas se nourrir ? Mais ses bourreaux veillaient au grain, ne voulant perdre cet "objet de plaisir" si délicat et si parfait, s'embellissant avec l'âge, mais s'éteignant toujours un peu plus. Mais son esprit était sans importance, seul son corps comptait pour eux.

Mais pourtant, elle n’était pas seule. Il y avait quelqu’un d’autre, continuellement à ses côtés. Ce jeune garçon à la chevelure de neige qui en subissait tout autant qu'elle, si ce n’était plus parfois. Il lui arrivait de fixer la demoiselle qui passait le plus clair de son temps recroquevillée contre les barreaux de sa cage, comme un animal blessé et terrorisé. Lorsque le trousseau de clefs teintait, ils savaient tous deux que leur moment était venu. Viol, passage à tabac, Tihana ne pouvait y échapper, se laissant détruire de jours en jours, ne se raccrochant plus à grand-chose.

Mais un jour, alors qu’elle grelottait de froid dans sa tenue d’Eve éternelle, son compagnon de cellule tendit le bras à travers les barreaux, ses phalanges serrant cette couverture qu’il avait de plus que la belle à la crinière d’ébène. La demoiselle avait posé son regard d’améthyste sur celle-ci avant de balbutier quelques mots. « N-non … Gardes-là … » Mais il n’avait pas bronché, attendant que celle-ci n’attrape son cadeau, ce qu’elle finit par faire non sans une certaine culpabilité. Elle lui avait soufflé un merci avant de s’emmitoufler dans celle-ci, à la recherche d’un peu de chaleur. Elle ne comprenait pas pourquoi il l’avait fait, pourquoi se privait-il de ce minimum de confort pour elle.

Les jours passèrent et l’adolescent lui accordait de plus en plus d’attention, ne prononçant jamais aucun mot. Il l’incitait à manger et à boire un peu plus, sacrifiant ses faibles portions afin que la jeune fille garde ses forces. Il lui arrivait de passer un tissu humide sur son dos fraichement lacéré afin de l’apaiser. Il était … gentil. Si elle redoutait dorénavant tous contacts avec ses ravisseurs, ceux du garçon à la tignasse blanche ne faisaient que la réconforter. Et de manière inattendue, un lien se tissa entre les deux victimes.

Mais ceci ne fut d’aucun secret pour leurs bourreaux puisqu’ils profitèrent de cette bribe de lien entre eux pour les faire souffrir un peu plus, les forçant à regarder les sévices infligés à l’autre. Du pur sadisme. Ainsi, l’américaine se trouvait régulièrement à genoux, sa chevelure d’onyx maintenue en arrière avec force pour éviter qu’elle ne baisse la tête. Et elle le regardait se faire mutiler, se faire battre, sans qu’elle ne puisse rien dire, rien faire, seules les larmes perlaient sur ses joues. Elle ne voulait voir cette violence, mais elle savait bien que, si elle fermait les yeux, le supplice du jeune blanc durerait plus longtemps.

Mais le jeu ne s'arrêta guère là puisque ces hommes vils et cruels inventèrent de nouveaux supplices. Ainsi, ils obligeaient le jeune blanc à s'approcher de la demoiselle qui semblait l'intriguer depuis son arrivée. Ils le forçaient à parcourir sa peau mutilée. Mais rien n'était comparable puisque lors de ces courts instants, Tihana pouvait connaitre une certaine douceur. Il n'était pas comme eux, il n'était pas un animal en soif de plaisir. Il obéissait tout simplement et respecter cette peau d'albâtre trop torturée. L'adolescent refusait de lui infliger toute souffrance, toute maltraitance, en dépit de ce qui lui était réservé pour ces nombreuses rébellions. Faire du mal à la jeune martyre était la seule chose qu'il leur refusait de manière catégorique.

Tortures physiques, psychologiques. Pourquoi le destin leur avait-il offert une telle vie ? Un tourbillon de douleurs, d’horreur, de sang. Tourbillon sans fin car ils ne semblaient se lasser d’eux.

Les années s’écoulèrent et leur captivité semblait bien loin de prendre fin. La belle était désormais âgée de seize ans et malgré son état de dénutrition, elle arborait tout de même quelques formes intéressant beaucoup les malfaiteurs. Elle ne pleurait plus. Elle avait trop pleuré. Et lorsque la douleur ou la pression devenait trop insupportable, elle comptait, une chose qu’elle partageait avec l’adolescent aux mèches de neige. Ils comptaient pour oublier leur peine, leur douleur, leur angoisse. Pour oublier cette vie, tout simplement. Se concentrer sur autre chose, ôter sept chiffres à chaque nombre à partir de mille, recommençant à chaque fois que le compteur atteignait zéro.

Et ce fut en cette nuit que leur vie à tous deux prit un nouveau tournant. Cette nuit-là, ils avaient été plus brutaux, plus qu’à l’accoutumé, sans doute suite à une mauvaise journée. Tihana en avait fait les frais, mais la torture avait été bien pire pour l’adolescent. Ils n’avaient pu se rejoindre, la belle à la crinière d’onyx étant enfermée dans sa cage. Elle était plus perturbée que jamais puisque quelques jours auparavant, sans comprendre, elle avait gelé son gobelet d’eau, ainsi que le suivant. La douce n’avait pas osé le montrer à son acolyte de cellule, de peur de passer pour un monstre. Il était le seul à se préoccuper d’elle, elle ne voulait pas l’effrayer encore plus, tout comme elle l’était par ce phénomène étrange.

Entravée entre les barreaux, la Suijin se contentait de le fixer. Un bruit de métal s’entrechoquant au sol se fit entendre et le jeune blanc finit par relever le visage vers elle, un sourire y flottait comme rarement. Mais ce qui la frappa le plus fut la couleur de ses pupilles, d’un rouge sang alors que son globe oculaire avait noirci. Si elle en resta bouche bée, elle n’était pas au bout de ses surprises puisque des racines émergèrent soudainement, portant la clé, se faufilant à l’intérieur de la cage de faire. Tremblante, la jeune martyre saisit l’objet de métal froid, posant ses prunelles violines sur lui comme s’il s’agissait du Graal. L’adolescent avait réussi à leur voler la clé.

Et tant bien que mal, elle s'était redressée. Tant bien que mal, elle avait déverrouillé sa propre cage. Tant bien que mal, elle s'était approchée du jeune blanc. Et presque avec tendresse, elle avait caressé sa joue, esquissant un demi-sourire.

"Ca va aller. On va sortir d'ici."

Une porte s'ouvre et ses pupilles d'améthyste se fixe sur l'intrus. Il ne lui fera plus de mal. Il ne leur fera plus de mal.



****



Soudainement, je m'éveille en toi, toi qui n'es plus entravée de tes chaines. Moi ta part d'ombre. Ton regard scrute ton bourreau, ou plutôt, l'un de tes bourreaux. Il semble énervé et te demande ce que tu fiches hors de ta cage. Pour seule réponse, tu lui offres un sourire inquiétant alors que tu te relèves pour te placer devant l'adolescent gisant encore au sol. Tu veux le protéger et tu veux lui faire comprendre que tu ne le laisseras plus le toucher. Il peste contre toi alors qu'il commence à descendre lentement les marches de l'escalier. Tu ne bouges pas, tu l'observes de tes prunelles violines avant que celle-ci ne se porte sur une marche humide. Il te promet un châtiment dont tu te souviendras. Et toi, tu te contentes de te concentrer sur cette petite flaque qui se cristallise lentement. Lorsqu'il pose le pied dessus, il glisse, irrémédiablement et termine sa descente par une chute.

Le spectacle risque d'être intéressant. La haine en toi est telle qu'elle en est presque palpable. La haine entraine le désir de vengeance. Quel doux parfum qui se profile. Ton sourire s'élargit lorsqu'il s'étale au sol dans un bruit sourd. Il est sonné. Ton regard se pose sur cette table d'instruments d'argent et doucement, tu t'avances vers ceux-ci comme hypnotisée. Oui, sers-toi donc Tihana, ils sont tous à toi, choisis-bien. Tu me laisses enfin m'exprimer à travers tes gestes, enfin. Expose donc ma créativité, non, ta créativité. Car toi aussi tu en as envie n'est-ce pas ? Toi aussi tu veux qu'il éprouve ce que vous avez tous deux subi durant toutes ces années, tu veux qu'il ressente la caresse d'une lame aiguisée sur son épiderme.

Tu t'approches de l'homme qui n'a que trop abusé de toi, alors que tu sers bien fort le manche du poignard que tu as choisi. L'odeur de l'hémoglobine te monte au nez, sa chute l'a blessé. Parfait, il opposera beaucoup moins de résistance, la plaie qui orne son crâne le démontre. Tes jointures blanchissent alors que tu trembles de tous tes membres. Colère. Haine. Angoisse. Mais tu ne reculeras pas, tu dois le faire. Ses paupières sont closes, tu te permets de lui lancer un regard de dégoût. Tu l'enjambes alors que ta seconde main vient serrer elle-aussi l'arme blanche. Tu t'accroupis au-dessus de lui. Tu n'aimes pas cette proximité, mais tu veux en finir. "Plus jamais." Tes yeux se posent un instant sur ton compagnon de cellule alors que ton timbre de voix, bien que tremblant, se fait sans appel.

"Ne regardes pas."


Car tu veux le préserver d'une horreur de plus. Tu ne sais pas pourquoi, mais tu le veux. Tu lèves tes bras au-dessus de ta tête et d'un geste rapide, radical, tu plonges ta lame dans sa poitrine, à l'endroit même où se situe son cœur. Il n'est déjà plus, tu aurais pu jouer avec lui, comme il l'a fait avec toi mais pourtant, tu as voulu y mettre fin rapidement. Et pourtant, cela ne t'empêche pas de recommencer, encore et encore. Tu plantes dans la chair tendre, tu lacères, tu mutiles. Ton rythme cardiaque s'accélère alors que tu passes tes nerfs sur le corps inerte. Tu l'as tué. Tu l'as tué.

Tu es ... libre.




****


Tu ne sais pas réellement qui tu es, ce qui se cache à l'intérieur de toi, en plus de ce don que tu ne parviens pas réellement à maitriser. Tu t'es enfuie voilà déjà plusieurs années, tu n'as pourtant pas retrouvé ta famille. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que tu le gardes "lui", celui que tu as nommé Castiel. Tu le gardes près de toi. Ou peut-être est-il simplement comme ces poupées de porcelaine que tu t'es mise à collectionner ? Lui, il est ta poupée préférée. Lui, tu peux le manipuler. Lui, tu peux le blesser.

Mais lorsque ta soif de sang se fait trop grande, lorsque tu as envie de plus qu'entailler superficiellement, lorsque tu rêves de bains de sang, tu sors la nuit. Tu cherches une proie facile. Des hommes, toujours des hommes. Tu te fiches de qui ils sont. Tu te fiches de savoir s'ils ont une famille ou si la solitude les étreint. Tu te fiches de tout. Les hommes sont des ordures après tout. Il n'y en a qu'un qui a grâce à tes yeux. Je ne comprends pas pourquoi tu ne l'a pas éventré lui aussi. Parce qu'il a été ... tendre avec toi ? Parce qu'il t'a ... protégée et ... aidée ?

Si tu lacères autrui sans une once de remords et même avec le plus grand plaisir, sourire aux lèvres, avec lui, tu sais t'arrêter quand il faut. Tu ne lui infliges que des sévices superficiels. Tu ne te sers pas de son sang. Car oui, tu te sers de ce sang qui recouvre tes mains. Car en plus des poupées, tu t'es trouvée une nouvelle passion. L'art te calme, te rend plus sereine. Alors tu peins. Tu peins des œuvres morbides qui s'en trouvent tout de même appréciées. Car ton joli minois et ton art de la manipulation te permet de te présenter dans les galeries d'arts. Pour cela, tu es douée, tu sais te retenir. Tu charmes. Tu souris. Simplement pour te permettre de vivre. Pour vous permettre de vivre. Ils s'extasient de la profondeur de ce rouge que tu utilises. Et lorsqu'ils te posent des questions, un peu trop, tu réponds qu'un artiste ne révèle jamais sa botte secrète.

Ce rouge, tu l'aimes, tu le chéris même. Mais si tu poses le nez sur celui-ci, il n'a pas la même odeur que les autres couleurs. Tout simplement parce qu'il est une partie de tes victimes. Ce sang que tu prélèves sur leurs corps méconnaissables lorsque tu as fini de jouer avec eux. Tes œuvres en sont plus poignantes, plus réalistes, mais nul ne se rend compte que cette fameuse peinture rouge n'est autre que le liquide de vie coulant dans leurs veines.

Il n'y a que le sien que tu ne te permets pas d'utiliser. Il est ton "petit frère" après tout, n'est-ce pas ? En tout cas, c'est ce que tu fais croire autour de toi. Il est le seul à savoir qui tu es en réalité, il est le seul à pouvoir te calmer, le seul à se préoccuper de toi. Et pourtant ... il ne mérite pas ce que tu lui infliges tu en as conscience ? Oui, tu le sais bien, mais seulement dans tes moments de lucidité où ton bon côté reprend le dessus. Ces instants où tu te drapes de douceur et de gentillesse pour te faire pardonner. Et ça marche toujours, il est bien trop accroché à toi pour te laisser seule.  



****


Tu te retrouves étendue sur une plage, tu ne te souviens de rien. Tu as froid, l'air est beaucoup trop frais en bord de mer. Tu lèves la tête, te débarrasses du sable qui a envahit ta peau de porcelaine avant de te relever. Tu scrutes les environs alors que le soleil t'éblouit. Puis ton cœur, enfin si tu en as encore un, s'affole. Où est Castiel ... Où est-il ? Tu le repères avant de te précipiter vers lui. Tu as peur, mais jamais tu ne le reconnaitras. Tu poses ta main sur son épaule, le secoues jusqu'à ce qu'il se réveille. Tu es soulagée de le voir ouvrir les yeux. Tu lui offres un sourire alors que tu te saisis de cette lettre qui est posée à ses côtés.

Awashima ...

Alors comme ça, on t'a "enlevée" une nouvelle fois ? Pourquoi toi ? Pourquoi vous ?

Enfin, le principal, c'est qu'il est avec toi. Castiel.



DERRIERE L'ECRAN

• On m'appelle : Milly
• J'ai : 26 ans
• J'ai connu le forum grâce à : Un certain modo \o/
• Je pense que le forum est : Un paradis pour les poneeeeys °°
• J'ai trouvé le "Passe-Partout" : il est à trouver dans le règlement du forum et prouve votre lecture de celui-ci


• J'aimerai ajouter que : J'ai pas forcé Castiel, il ment è__é

© Himitsu no Kii



Dernière édition par Tihana Green le Lun 17 Avr 2017 - 9:33, édité 27 fois
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MessageSujet: Re: Tihana Green - Bloody Doll [Terminée]   Sam 25 Mar 2017 - 12:38

Alors toi.
Ta base fait partie de mon fav ship love yuri. Donc jtm, ok ?
J'ai hâte de pouvoir lire ta fi-fiche, courageuh ! bounce


(c) Auxa-chama
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MessageSujet: Re: Tihana Green - Bloody Doll [Terminée]   Dim 26 Mar 2017 - 17:30

Hello o/
Bon, on connait la chanson maintenant : deux semaines, soit jusqu'au 7 avril 2017 pour terminer.

Plein de courage, tout ça tout ça !

A ton service si besoin,
#Jess


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MessageSujet: Re: Tihana Green - Bloody Doll [Terminée]   Lun 3 Avr 2017 - 20:03

La fiche est prolongée jusqu'au 21 Avril ♪


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MessageSujet: Re: Tihana Green - Bloody Doll [Terminée]   Lun 17 Avr 2017 - 9:35

Fiche terminée :3

Merci pour le délai Jessouille !!

Ravie qu'elle te plaise Usami ♥


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MessageSujet: Re: Tihana Green - Bloody Doll [Terminée]   Lun 17 Avr 2017 - 10:38

Cette signature de psychopathe °°
Beh euh... Euh... Je te valide ;w; C'est trop triste cette histoire, là u_u

N'oublie pas, dès à présent, de demander un logement et de recenser ton personnage ! :)

Si tu as des questions, n'hésites pas !
#J.


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Tihana Green - Bloody Doll [Terminée]

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