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Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]Auteur
MessageSujet: Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]   Dim 19 Mar 2017 - 17:33



Un oubli, ça change la vie...

Feat. Hailee-Hayden Blackburn


Il y a plein de choses que je ne comprends pas. Il y a toujours eu plein de choses que je ne comprenais pas. Et il y aura encore plus de choses que je ne comprendrais jamais. Mais aujourd'hui, tout particulièrement aujourd'hui, le premier qui me parle de « karma », de « destin » ou quelque chose du genre... Ce n'est pas vraiment dans mes habitudes, mais je risque fortement de lui foutre mon poing en plein milieu du visage.

Déjà... Bon. C'est stupide, sans intérêt pour les autres... Mais j'ai mal dormi. Je me suis réveillée maintes fois, j'ai cauchemardé, j'ai revu mes anciens fantômes du passé... Mes parents. Mes frères. Mes ex. Lui. Un peu tout ça... Ce n'était donc pas ma meilleure nuit. Ensuite, ce matin – comme tous les matins depuis que je suis ici – j'ai pris mon café à l'hôtel. Il me reste une vingtaine de jours pour déménager et trouver un job étudiant. Génial comme premières pensées matinales non ?

J'ai daigné me lever déjà. Ce qui, en soit, n'était pas fondamentalement gagné. Je me suis réveillée lentement sous le jet d'eau chaude des douches, baillant régulièrement, m'étirant longuement. Je me suis habillée de mon uniforme, nouant mon ruban – comme à mon habitude – préparant mes affaires de la journée. J'ai attrapé mon sac, mis mon casque sur mes oreilles, lançant ma playlist et je me suis dirigée vers la cafétéria pour prendre mon petit-déjeuner tranquillement, dans un calme rassurant. Et c'est ainsi que je me suis dirigée vers mon école, les notes m'emportant sur le chemin.

La solitude de ma marche m'a permis de penser. De beaucoup penser. Réfléchir à mon arrivée, ma situation... J'ai conscience d'être encore dans une phase d'apprentissage. Je ne paie pas en dollar canadien, je paie maintenant en coliz. C'est … C'est une monnaie qu'il m'a fallu connaître. Chez moi, un dollar canadien, c'est moins qu'un dollar américain. Alors qu'ici... Un dollar américain c'est 12 coliz. Du coup, ce n'est pas DU TOUT les mêmes comptes et les mêmes valeurs... C'est une nouvelle façon de voir les choses... De les payer aussi.

Enfin... J'ai du m'habituer. Ce qui commence enfin à rentrer... J'ai noté les grosses informations sur ce monde.  Déjà son nom, sa superficie, les villes, leurs noms, les prix des transports en commun, la carte du monde... Un peu toutes les informations utiles et vitales d'ici. J'ai appris que j'allais aller à l'Université de Kousha et que j'avais toujours accès à mon compte en banque... J'ai longuement pensé à mes frères, ma mère. Je ne peux sûrement pas les contacter... Et pour leur dire quoi ? « Bonjour. Je vais bien, je suis sur une île qui bouge tout le temps avec des gens qui ont des pouvoirs. Hum ? Non non, c'est une sorte de divinité qui m'a emmené. Non je ne m'en souviens pas, j'ai un gros trou noir... ». Non. Je ne peux pas faire ça. Ils vont me prendre pour une folle. Si ce n'est pas déjà le cas...

Heureusement, on m'a laissé prendre mes affaires. Trois valises. L'une pour mon nécessaire de couture, mes patrons, mes plus belles œuvres. L'une pour mes cours, mes babioles et livres, mangas, dvd, ordinateur portable. La dernière pour mes affaires, mes vêtements, chaussures, peignoir, peluches... Le nécessaire vital quoi. Et il y a cette lettre. Et les questions qui viennent avec. Je sais deux-trois choses que les Men In Black ont daigné me dire... Mais c'est tellement peu... J'ai encore des questions qui restent sans réponse. Par exemple... c'est qui « A. » ? Mon but c'est de découvrir des secrets non ? Et on s'en fout que moi, je m'en foute ? Rien que ces deux questions... J'aimerais bien qu'on y réponde...

Une fois devant le bâtiment, j'ai rejoint la foule d'étudiant, me rappelant mon ancienne école et ses moutons. Je soupirais longuement. Encore une journée à passer avec eux... Encore une longue journée à me contenter de dessiner, couper, coudre pour oublier l'irréel de ma situation.

Bonjour Wiwi ! Bien dormi ?


Juste Willow. S'il te plaît... Bonjour Caithleen. Ça a été et toi ?


Rho ça va hein. Wi', Wiwi, Willow … C'est pareil.


Pas vraiment non.



J'ai du mal à entendre de nouveau ces surnoms. Hailee et Hayden m'appelaient ainsi. Et j'aimerais bien que ça reste les seuls. Trop de mauvais souvenirs... Je me laissais me poser sur mon pupitre, sortant naturellement mon calepin, mes stylos, dessinant sans attendre que le cours commence. Rapidement – dieu merci – mes camarades ont compris que lorsque je dessinais, valait mieux attendre que j'arrête pour me parler. Et comme je dessine tout le temps...  

Comme toujours, la matinée se concentre sur de la théorie, des exemples, des modèles spécifiques. Et, comme tous les jours, je n'attends que l'après-midi pour enfin commencer à m'amuser. L'après-midi, je peux concevoir. Nous avons rangé nos affaires. Et les groupes se sont formés pour manger en communauté. Dans le lot, j'ai remis ma musique sur les oreilles, attrapé porte-monnaie et calepin, me dirigeant vers la supérette non loin. Je revenais toujours en silence, grignotant doucement mon sandwich en regardant mes propres créations, arrêtant par moment de croquer dans le pain pour corriger ou améliorer mes idées.

Quatorze heures, les cours reprenaient. Et je laissais mes camarades prendre mes mesures, attendant mon tour pour prendre celles que je n'ai pas encore prises. Je dessinais, mesurais, taillais. Je créais. Je me savais avoir un sourire. Après tout, pourquoi ne je ne sourirais pas ? Je faisais ce que j'aimais et là où j'étais douée... Du coup, l'instant était presque parfait.

Willow ?


Hum ?



Mon regard se releva vers le jeune homme qui nous servait de modèle ce jour-là. Trois demoiselles s'acharnaient sur lui, à vouloir absolument mettre de la dentelle sur le col du bellâtre. Le pauvre... Lorsque me héla, je relevais la tête, lâchant mon crayon après avoir finis de faire la légende de la robe que j'étais en train de visualiser.

On va avoir besoin d'un autre mannequin. Tu peux aller en chercher un steuplé ? On a les mains prises ?



Une envie de les envoyer se faire foutre me prit. Et, je ne sais pas comment, j'ai réussi à simplement hocher la tête en me levant. Je suis sortie de la pièce, les idées fusant dans mon esprit, l'envie de retourner dessiner me prenant. Deux salles plus loin, alors que le bruit de crayons et de ciseaux se faisait entendre, je toquais doucement par trois fois, entrant lorsque l'on m'y autorisait.

Bonjour. Excusez-moi de vous déranger. Vous auriez un mannequin en plus ? On aimerait en avoir un de pl... oh.



Une chevelure bleutée attira mon regard. Je la connaissais... De dos, paraissant frêle... Je la connaissais... Impossible hein ?

Dites-moi que ce n'est pas qui je pense...



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MessageSujet: Re: Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]   Lun 20 Mar 2017 - 19:34

Cela faisait maintenant quelques temps qu’il était rentré de mission. « Il », puisqu’Hayden avait pris les choses en mains ce soir-là, délaissant totalement Hailee qui tentait pourtant toujours de le protéger. Malheureusement, elle avait eu affaire à plus forte qu’elle ; la présence de Lyra n’avait rien arrangé à la décidé d’Hayden se rester en surface : il voulait la protéger. Oui, c’était assez idiot si on prenait en compte le fait que la demoiselle était plus puissante que lui. Ah, mais, que voulez-vous, c’était ça d’être un homme légèrement épris d’une demoiselle. Le retour avait été mouvementé pour lui. Pris d’une fatigue absolument incontrôlable, il avait commencé par dormir tellement longtemps que même un chat aurait fini pas être lassé. Bien sûr, comme Hayden est un idiot, il n’avait pas fait soigner sa main lorsqu’il était revenu. C’était donc que plusieurs jours après qu’il avait été consulter un médecin, se retrouvant incapable de complètement serrer le poing sans se mordre la lèvre de douleur. Pour autant, il n’avait qu’un bandage bien serré et s’estimait heureux de ne pas avoir broyé les os.


Ce matin-là suivait les autres. Les habitudes avaient la vies dures et pour la énième fois il avait tenté d’enfiler ses lentilles de vues. Mais rien à faire : de la main gauche, c’était impossible. Il n’y avait pas dix minutes qu’il était levé qu’il était déjà plein de mauvaise humeur. Il mourrait d’envie de frapper dans quelque chose à nouveau, pour se défouler, mais vu comme cela avait terminé la fois précédente il préférait s’abstenir.

Hailee était descendue prendre le petit déjeuné. Elle avait, comme d’habitude, saluée Kathleen et Seneka qui se trouvaient déjà dans la cuisine. Après avoir englouti une tartine et un chocolat chaud, elle était partie récupéré ses affaires et se dirigeait à présent vers l’université pour les cours de la journée. Sur le chemin, Hayden ronchonnait encore. En plus de ne pas pouvoir mettre ses lentilles, il n’avait pas pu attacher ses cheveux comme il le souhaitait et ne disposait plus –non plus- de la capacité de découper du tissu ou même de gribouiller une jolie robe sur son cahier fétiche. Pourtant, Hailee gardait un large sourire sur ses lèvres. On aurait pu dire qu’il s’agissait de deux personnes différentes, mais il en était tout autre. Encore une fois, elle était là pour le couvrir. Et elle, le voir colérique alors qu’il était habituellement si passif, ça l’éclatait totalement.

La matinée était rapidement passée. Il fallait bien dire qu’Hailee ne pouvait pas plus se servir de sa main droite que son alter ego masculin. Alors, elle avait passé le plus clair de son temps à rêvasser en regardant par la fenêtre le mouvement des arbres et les allées et venues des élèves sur le campus. A la pause du midi, elle avait retrouvé ses amies pour partager leur repas. Au final, c’était un peu comme si tout était redevenu comme « avant ». Seule restait sa blessure qui lui rappelait cette nuit d’horreur.

Les cours de l’après-midi venaient de commencer. La pratique était le cours préféré d’Hayden, celui où il laissait son imagination vagabonder et ses doigts de fée concocter de jolies tenues sur les modèles désignés du jour. Aujourd’hui, il boudait. Alors qu’il avait été choisi pour les essayages, il préférait rester dans son coin à regarder les autres en grommelant que telle ou telle chose ne va pas. Il était sur le banc de touche. Dans la réserve. Il espérait que personne ne vienne réclamer un mannequin de plus, sans quoi il serait obligé de repasser sur le devant de la scène.

« Bonjour. Excusez-moi de vous déranger. Vous auriez un mannequin en plus ? On aimerait en avoir un de pl... oh. »

Assoupis, cette voix ne l’avait pas tiré de ses pensées. C’était plutôt une de ses camarades qui le tira hors de son monde et le forçait à présent à affronter la réalité. Désormais face à elle, Hailee découvrit la longue chevelure brune et les yeux bleus d’une personne qui ne lui était pas inconnue. Elle dévisagea la nouvelle venue pendant plusieurs secondes avant de lui sourire, amusée. Enfin ! La journée prenait une tournure un peu intéressante.

« Je suis de réserve ! Je viens. »

Non tu n’y vas pas.
Si j’y vais.
Repose mon cul sur cette chaise.
Nop, et si tu as quelque chose à dire, ouvre la bouche et affirme-toi.


Une pique bien lancée. Hayden s’écrasa face à celle qu’il avait créée. Et c’est comme ça qu’Hailee s’élança dans le couloir, en compagnie de la nouvelle venue qui ne semblait pas si enchantée que cela de revoir les deux jeunes qui cohabitaient dans le même corps.

Hailee avait attendue d’être dans le couloir pour ouvrir de nouveau la bouche et cesser de faire l’idiote face à ses amies. Alors qu’elles étaient désormais uniquement toutes les deux à marcher jusqu’à la classe de la jolie brune, elle n’arrivait pas à formuler une phrase potable tellement une foule de question lui brûlaient les lèvres. C’est uniquement au moment de passer la porte de l’autre salle de pratique que, finalement, elle se décida. Non, il se décida.

« Bienvenue dans mon monde, Wi’. Ravi de voir que tu vas bien. »

D’un pas enjoué, Hailee pénétra dans la salle. Elle attendait désormais, tout sourire, qu’on lui attribue le groupe dans lequel elle allait jouer son rôle aujourd’hui.


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MessageSujet: Re: Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]   Mar 21 Mar 2017 - 13:06



Un oubli, ça change la vie...

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Merde. Merde. Merde merde merdemerdemerdemerde ! Putain. De. Bordel. De. MERDE !!



Je la détaillais. Lentement. Comme si le temps c'était arrêté. Je laissais mon regard se poser sur sa chevelure... Je la savais douce, soyeuse... C'était du satin sous mes doigts. Le plus doux des tissus que j'avais pu effleurer. Et ses yeux... Ses yeux... Seigneur... Son regard qui faisait accélérer mon cœur à ce moment-là, qui saccadait ma respiration, qui embrasait ma peau. C'était comme si chaque parcelle de mon corps réagissait à la simple vision d'Hailee. L'océan de ses prunelles... J'avais créé deux tenues pour lui. Une pour Hayden. Une pour Hailee. Ils avaient été tous deux une grande source d'inspiration. Mon meilleur modèle. Mon meilleur mannequin. Et je le vis. Ce sourire. Cette bouche sur laquelle j'aurais pu me perdre pendant des heures. Ces lèvres qui m'ont fait tant de bien... Qui me murmuraient ce que je voulais entendre...

Je suis de réserve ! Je viens.



Je me sentais frissonner. La voix claire et cristalline. C'était... comme si ces cinq dernières années n'étaient jamais arrivées. Comme si je l'avais quitté il y a quelques jours. Comme avant... Je l'observais, fascinée, paniquée, voulant la prendre contre moi. Et je ne bougeais pas. Rien. Pas une parole, pas un geste. Elle se tourna et partit chercher le mannequin qui nous manquait.

Lorsqu'elle partit de mon regard, je fermais le regard, attrapant l'arrête de mon nez entre mon index et mon majeur. Je les presse fermement.

Calme-toi Willow. Ça va aller. Calme-toi.



Elle revint. Bien trop vite à mon goût... Et son corps passa à mes côtés. Je sens un instant son shampooing. Et l'envie de la serrer contre moi me prit. Je sens les effluves d'amande m'envelopper. La douceur des flagrances qui m'emporte. J'avais oublié... J'avais oublié son odeur... Je ne pensais pas la retrouver un jour... Et je me retins. De la toucher. De la plaquer contre le mur. De lui prendre ses lèvres. Je me suis retenue, me rappelant que le temps avait passé. Qu'elle avait sûrement refait sa vie. C'est moi qui les ai quitté. Tous les deux. Je n'avais pas le droit de m'imposer ainsi. Alors j'ai pris sur moi. Je ne savais pas trop comment... Mais je ne bougeais qu'après l'avoir vu passer. Je m'inclinais pour la classe et le professeur présent. Le respect avant tout... Et je continuais de la regarder. Elle n'avait... presque pas changé. Presque. Cinq ans était passés. Cinq. Longues. Années.

Je me laissais partir dans mes pensées, profitant du silence entre nous. Je revoyais Hayden. Son sourire. Sa voix. Ses gestes. Ses « je t'aime ». Ses déclarations. Nos fou-rires, nos discussions. Je sentais mon cœur se serrer sous la vague de souvenirs qui m'envahissait. Les moments avec l'un comme avec l'autre se mélangeaient... Comme si tout n'avait été qu'un rêve. Comme si je vivais un « déjà-vu » et que je ne la connaissais pas vraiment... C'était... C'était tellement compliqué.

Je sentais les larmes monter, l'émotion m'envahir. Ça faisait si longtemps... Si longtemps... Je me retenais de pleurer, de crier, de fuir. Je me retenais de tout... Je n'étais pas là depuis un mois, j'avais plein de choses à gérer... Est-ce que j'allais pouvoir finir cet ensemble ? Celui que je voulais lui offrir... Celui que j'ai toujours gardé... Celui que je rêvais de le voir porter... J'étais bien trop sentimentale... J'aurais dû le brûler et tout enfermé, au plus loin dans mon cerveau. J'aurais dû tout oublié. J'ai essayé pourtant. J'aurais réussi... S'il n'était pas revenu... Et, comme pour m'achever, alors que j'avais l'impression d'être enserrée, étouffée, prise dans un étau, sa voix se fit entendre une nouvelle fois.

Bienvenue dans mon monde, Wi’. Ravi de voir que tu vas bien.

 

Mon corps s'arrêtait dans le couloir. Le timbre avait doucement changé. « Wi' ». Je me retrouvais incapable de répondre. Je voulais... Je … Je ne savais plus... Je l'ai vu entrer... être assignée à mon groupe... Mon corps a bougé tout seul. Ça faisait trop. Beaucoup... Beaucoup trop.

Je reviens, je passe aux toilettes.



Mes pas traversaient le couloir. Rapidement, presque frénétiques, jusqu'à m'emporter dans les cabinets les plus loin de la porte, m'y enfermant. Ma langue me faisait mal. Je la mordais pendant que les larmes trempaient mes joues. Comme une gamine, je m'étais repliée sur moi-même, soufflant lourdement. Je devais me calmer. Je devais me cal... J'y arrivais pas ! C'était impossible. Sincèrement... Quelqu'un pourrait m'expliquer ce que j'ai fais pour supporter ça ? Oui oui, ils vont bien... Mais... Mais... Mais !

Dix minutes. C'est long vous savez... Dix minutes de larmes, à envisager de ne pas retourner en classe. Rentrer à l'hôtel. Manger du chocolat. Pleurer. Dans mon ancien monde... Je serais partie dans des stéréotypes... Glace, film à l'eau de rose, boîte de mouchoirs et enroulée dans une couette, je me serais laissée à m'apitoyer sur mon sort.

Ah... C'est vrai que c'est pour ne plus être dans cet état que je bosse autant... J'avais oublié... Je suis tellement stupide...



Je finis enfin par me relever. Mes yeux étaient rouges. Normal... Je tremblais. Je ne voulais pas... Je ne me sentais pas prête... Pourquoi ça me fait si mal... ? Non. Je devais prendre sur moi. Je craquerais ce soir. Seule. Comme d'habitude. Ne rien montrer, ne rien dire... Je devais supporter les heures qui restaient. Je n'étais plus une adolescente. J'étais une jeune femme. J'étais plus forte. Je devais être plus forte. Sinon... Sinon, la douleur ne serait-elle pas gratuite si elle ne m'apprend rien ?


Excusez-moi ! Je suis de retour !



Mon visage semblait presque normal. Presque. On n'efface pas une crise de larmes en deux minutes. Je m'asseyais de nouveau à mon pupitre, observant mes camarades. Et mon cœur se serrait en entendant, en la voyant... J'avais mal. J'avais mal à vouloir en mourir. Et pourtant, je souriais. Je devais sourire. Sinon... Sinon j'allais sombrer. Mes doigts reprirent le stylo qu'ils avaient délaissé plus tôt. Plus de sentiment... Plus rien. Travailler. Créer. Tout oublier. Pourtant... Rien. Pas un trait. Pas une idée. Hors pour l'habiller lui. Vestes, chemises, pantalons... Robes et sous-vêtements. Comme avant. Comme lorsque je griffonnais inlassablement.

Dis Wi', tu as une idée pour...


Pas " Wi' ". Tu n'as pas le droit de m’appeler comme ça ! Alors arrête put...



Je m'arrêtais dans mes propos, relevant le visage vers ma camarade, surprise, choquée. Je lui murmurais quelques mots d'excuses avant de repartir sur mes dessins qui n'avançaient pas.

Hayden. Hailee. Mes meilleurs modèles. Mes meilleurs mannequins. Mon enfer. Mon inspiration. Mon salut.



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MessageSujet: Re: Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]   Sam 25 Mar 2017 - 17:01

« Je reviens, je passe aux toilettes. »

Et elle était partie. Alors, c’était comme ça ? Elle le fuyait. C’était du moins l’impression qu’il en avait. Assigné à son groupe, Hayden n’avait pu que se rendre à l’évidence : il allait devoir travailler avec elle. Alors qu’il avait passé si longtemps loin d’elle. Alors qu’il s’était passé tellement de temps… Lui non plus, il n’avait pas oublié tout ce temps passé avec elle. Non, il n’arrivait pas à oublier. Il n’y arrivait pas, et ça faisait tellement mal ! Lorsqu’elle avait quitté la pièce, Hayden avait tourné le regard vers elle un instant, juste à temps pour voir sa chevelure virevolter. L’espace d’une seconde il avait voulu lui courir après. L’espace d’un moment il avait voulu l’attraper, la serrer dans ses bras. Mais la seule chose qu’il avait pu faire avait été de serrer le poing en baissant la tête.

Et puis, une camarade était arrivée. Elle lui avait parlé, l’avait obligé à revenir sur Terre. Il l’avait fixée plusieurs secondes avant que ses sens ne se remettent en route. Alors, Hailee avait recommencé à sourire simplement, presque bêtement et reprit sa conversation là où avait pu la laisser sa jeune camarade. Sous le sourire enfantin d’Hailee se cachaient les émotions d’Hayden, perturbé par le retour aussi brutal qu’inattendu de celle qu’il avait pu aimer si longtemps. Celle qui lui avait volé tant de premières fois, avec qui il avait tellement adoré être. Celle qui le complétait mieux qu’Hailee ne le complète. Celle avec qui il avait tant trainé au lit pendant des heures entières, à ne rien faire d’autre qu’à se regarder et se raconter des histoires en riant simplement. Celle qui l’avait fait se sentir vivre à une époque où il ne vivait pas. Elle avait bien trop longtemps fait partie de sa vie pour qu’il l’oubli. Bien trop longtemps, bien trop importante. A peine qu’il commençait à tirer un trait sur elle qu’elle réapparaissait. Comme ça. C’était trop. Trop pour lui.

Elle était revenue. Willow avait passé le pas de la porte, s’était simplement dirigée à sa table. Il essayait de ne pas lui prêter attention. Il essayait de ne pas la regarder, de ne pas lui jeter un seul coup d’œil. Il ne voulait pas savoir. Il ne devait pas savoir ce qu’elle avait fait tout ce temps. Il devait rester loin d’elle, ne pas la voir, ne pas l’entendre. Mais sa voix… Sa voix était la première qui arrivait à ses oreilles.

« Pas " Wi' ". Tu n'as pas le droit de m’appeler comme ça ! Alors arrête put... »

L’alaskien baissa la tête. Son regard océan se perdit à l’opposé de la jolie brune qui venait de prononcer ces mots. Le flux d’émotion était vraiment trop… Trop, c’était tout. Anxieux, ses mains se mêlaient, s’entremêlaient et se démêlaient. Il brûlait. Non, il bouillait de l’intérieur. Il voulait savoir. Il devait savoir. S’en était trop pour lui.

« Hailee ? Ohé, Hailee !? »
« Hm ? »

Il avait relevé la tête soudainement. Ses yeux écarlates se posèrent sur la source de cette intervention orale.

« Hailee, va te changer ! Comment veux-tu qu’on finisse les retouches si tu n’es même pas en tenue… »

Elle souriait. Alors, Hayden lui répondit avec un sourire radieux. Il avait saisi les vêtements qu’on lui tendait et se dirigeait vers la porte de la salle de classe. Les élèves se changeaient souvent dans la petite salle voisine qui servait au stockage du matériel. A peine douze mètres carrés, lumineuse, mais bourrée d’étagères et de matériels en tout genre. Il venait d’ouvrir la porte lorsque la voix du professeur du jour parvenait à ses oreilles.

« Willow, va donc l’aider. »
« Hein ? » avait-il lâché à demie-voix, par surprise.
« Elle risque d’avoir du mal avec sa main blessée, va donc l’aider à se changer, ça sera plus pratique. »
« Euh… ça-ça ira ! Pas besoin de… »

Son regard indiquait : pas d’objection possible. Ah, bon, bah si s’en était ainsi alors. Quoi, non, attendez, il y a un bug dans la matrice là ! Vous ne pouvez pas envoyer deux ex dans une pièce isolée, seuls, comme ça ! C’est un coup à ce qu’ils se bouffent le nez. Willow aussi avait bien essayé de refuser, de dire que « ça ira pour elle ». Mais, non. Les ordres sont les ordres comme on dit, n’est-ce pas. Alors il l’avait attendue, sur le pas de la porte, jusqu’à ce qu’elle se lève. Là, il était sorti, avait passé l’entrée, et s’était dirigée vers la salle voisine. Elle était là, sur ses talons. Derrière lui. Et bientôt, près de lui. A ses côtés. Et ils avaient passés la porte de la seconde salle qui se refermait doucement sur leurs pas. Il s’était approché de la fenêtre et avait déposé les vêtements sur la table sous celle-ci. Face à la verdure de l’extérieur, il approcha sa main gauche des boutons de sa chemise. Mais Hayden était loin d’être ambidextre. Rapidement, il soupirait, s’agaçait. S’énervait lentement. Au bout de quelques secondes, sa main blessée venait heurter la table. Il se sentait incapable et perturbé. Il avait horreur de ça. Il détestait ça de tout son être. La douleur réveillée, il ferma les yeux un instant avant de s’asseoir sur ladite table en tentant, à nouveau, de retirer ces foutus boutons qui l’emmerdaient.

Il brûlait encore. Son sang bouillait dans ses veines alors que les battements de son cœur ne faisaient que s’accélérer. Hayden se sentait faible et désemparé dans la position dans laquelle il se retrouvait maintenant. Pourquoi face à elle ? Pourquoi en sa présence ? Pourquoi… Pourquoi elle, simplement ? Il n’osait pas lever le regard vers elle, alors il gardait son regard rivé sur le sol. Non, il ne voulait pas lui faire face maintenant. Ou bien, c’était le meilleur moment, justement ? La colère qui grimpait en lui à cause de son incapacité à faire des choses simples le rendait fou. Il était là, assied sur une table dans un atelier, face à son ex et au bord des larmes. Joli combo.

« Désolé. Je me dépêche. »

Et il reportait son attention sur sa chemise, ôtant enfin le premier des boutons qu’il avait pour ennemi à cet instant.


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MessageSujet: Re: Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]   Mar 28 Mar 2017 - 20:19



Un oubli, ça change la vie...

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Je m’en voulais. J’en voulais un peau au monde entier à cet instant précis. Je ne comprenais pas ce que j’avais pu faire pour mériter ça, pour mériter aussi puissante punition. Me déplacer dans un autre Monde n’était pas suffisant ? Il était obligatoire de rajouter Hayden au lot ? Vous voulez quoi ? Que je devienne folle ? Félicitations, ça risque d’arriver plus vite que prévu ! Tch. Si le karma est une notion réelle et non une chimère inventée par les Hommes pour expliquer ce qu’ils ne comprenaient pas, je peux jurer que je serais en train de lui briser les dents, au Karma.

Je tentais de pallier à ce manque de contrôle de ma part en me concentrant sur les patrons que je visualisais par rapport à mes croquis. Et, inconsciemment, mon regard se reportait sur le seul candidat au terme d’ « Homme de ma Vie ». Je pus observer longuement ses doigts se nouer et se séparer inlassablement, telle une danse frénétique symptomatique d’un Hayden tendu, stressé. Je m’arrêtais une seconde. Je me rappelais de ça moi ? C’était… Normal ? Non hein ? Normalement, les gens normaux oublient ce genre de détails n’est-il pas ? Je me questionnais. Je me laissais envahir de questions plus ou moins sans réponse… J’étais stupide.

Lorsqu’on la héla pour des essayages, je crus un instant que j’allais souffler.Et il semble que Dame ou Sieur Karma ait décidé de me pourrir plus encore. Ça devait sûrement être drôle et je n’ai pas de point de compétence dans ce type d’humour… Aussi bien pour Hailee – mais surtout pour moi – j’ai tenté de leur faire comprendre qu’elle n’avait pas besoin de MON aide. Sauf que si. Elle avait la main bandée. Elle s’était blessée. Pourquoi ? Que s’était-il passé ? Ils avaient été en danger ? Est-ce que j’aurais pu les proté…

Un nouvel instant de silence que mes camarades prirent pour un acquiescement dans le but d’aider Hailee à se changer. Et mes questions m’emportèrent plus loin encore. Je voulais les protéger ? Je n’étais pas censée être en pleine haine contre celui qui m’a plantée par travestissement ? Il m’avait menti. Ce n’était pas la relation qui devait y avoir… Ce n’était pas ça ! Mais le choix et l'ordre de mes camarades avaient été donné. Je n'avais plus le choix. C'était ma nouvelle « mission ».

Je me suis alors dirigée vers la réserve, tentant un instant de fuir, refusant de me retrouver seule à seul avec lui... Pourquoi lui... ? De toutes les personnes pour lesquelles je ne ressentais aucun besoin de les revoir... Pourquoi Hayden ? Je me suis rapprochée de lui, venant me poser entre ses jambes, laissant mes mains retirées les siennes de la chemise.

Laisse, je vais le faire. On a le temps.



On a tout notre temps... On se retrouve à peine... Lui aussi n'est pas à l'aise. Me méprise-t-il ? Me déteste-t-il ? Veut-il que je parte... ? Mes doigts se sont relevés pour déboutonner lentement la chemise, débutant par le plus bas. Retirant les boutons un par un, tentant de ne pas craquer sous les effluves d'amande qui sont sous mon nez... Je relève lentement mes doigts, bouton après l'autre, découvrant sa peau, douce et chaude.

Tadaima. Ravie de voir que tu vas bien... Ca fait longtemps Swee...Hayden



Je ne dis rien... Son surnom était revenu naturellement. À moins de trente centimètres de lui, levant le regard pour l'observer, je pus distinguer le rouge de ses joues, de son regard qui me fuit. Il me fuit... La douleur me prend. Forcément... Il me fuit forcément. C'est douleur. Ça me pique. Ça me brûle. Mais je m'en doutais. Je le savais...

Je sens les larmes grimper le long de mes yeux, ignorant à quel point mes globes oculaires me piquer. Je voulais craquer... Je voulais retourner chez moi. Et extérioriser la douleur que je ressentais. J'avais mal. C'était stupide. J'étais là, je pouvais le laisser faire ça de suite... Et...

Willow ! Tu peux nous essayer ça ?!



Je me lève rapidement pour cacher Hayden à notre camarade, attrapant les vêtements brusquement, la remerciant d'un faux sourire rapide. Et je referme la porte, soupirant naturellement. Je n'ai pas eu le besoin d'y penser. Si Hayden pouvait être lui-même... Je l'aurais vu... Hailee ne serait pas de sortie à l'Université... Je laisse mes mains déplier la robe que l'on m'a demandé de mettre, soupirant avant de la poser sur une chaise non loin.

Je suis à toi... Laisse-moi faire... Dis. Il t'est arrivé quoi à la main ?



De toutes les questions que j'avais... C'était ÇA qui sortait de mes lèvres ? Vraiment... Je pouvais lui poser mille et unes questions, je pouvais m'ôter tant de poids sur la conscience... Et c'était ce genre de question que je posais. J'étais stupide. Officiellement débile.

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MessageSujet: Re: Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]   Mer 29 Mar 2017 - 15:54

« Laisse, je vais le faire. On a le temps. »

Elle s’était rapprochée de lui, s’était simplement calée entre ses jambes. Un geste tellement simple, qui le perturbait déjà tant. Ses mains étaient venues chercher les siennes, les écartant de leur œuvre. Willow prenait le relai. N’importe quel homme sur Terre aurait été heureux de se faire déshabiller par une demoiselle telle qu’elle. Pourtant, Hayden n’arrivait pas à soutenir son regard sur elle. Il n’y parvenait pas, c’était comme une impossibilité pour lui. La jolie brune avant commencé par les boutons du bas. Elle remontait lentement, les défaisaient un à un.

« Tadaima. Ravie de voir que tu vas bien... Ça fait longtemps Swee...Hayden »

Ce surnom… Il était revenu aussi naturellement que celui qu’il lui donnait l’avait été quelques minutes plus tôt. Bien qu’il évitait son regard, l’alaskien la regardait tout de même du coin de l’œil. Il se savait rougir légèrement, certainement dû à la surprise de son approche aussi rapide et efficace qu’elle avait pu être. Hayden sentait son cœur battre bien plus fort que d’habitude. Il avait toujours cette sensation d’étouffement. Il n’aimait pas ça. Il savait qu’il pouvait perdre le contrôle à tout moment. Il ne voulait pas ça. Pas maintenant. Pas face à elle.

Alors, il avait finalement tourné la tête vers elle. Il n’était pas prêt à l’affronter, mais l’éviter n’avait aucun sens. Ses yeux croisèrent les siens très rapidement. Juste assez pour qu’il remarque ces yeux rouges. Juste assez pour qu’il ait envie de la serrer contre lui. Juste assez pour qu’il craque sous cette pression qui l’étouffait. Ses yeux virèrent rouge, alors que ses bras venaient lentement entourer le corps de la demoiselle.

« Willow ! Tu peux nous essayer ça ?! »

Tout s’était passé rapidement. Avant qu’il n’ait eu le temps de la prendre dans ses bras, le voilà qui se retrouvait couvert de vêtement. Dans la précipitation, Willow avait eu le réflexe malgré tout de cacher le torse d’Hayden, désormais nu et apparent, à la nouvelle personne qui venait de débarquer dans la petite pièce. La personne était rapidement repartie après avoir déposée la robe que la brune tenait à présent dans ses mains. Elle la déposa sur une chaise avant de revenir se caler là où elle se situait un peu plus tôt.

« Je suis à toi... Laisse-moi faire... Dis. Il t'est arrivé quoi à la main ? »

Cette fois, il n’hésitait pas à soutenir son regard alors qu’il venait de le croiser. Plusieurs secondes passèrent alors qu’il détaillait chacun de ses mouvements de cils, captait chacune des nuances de ses pupilles si bleues. Si belles. Ça lui avait tellement manqué. Ses iris écarlates se fondaient totalement dans les azurs de la brune. Il devait lui répondre. Que devait-il lui répondre ? Qu’il était débile, certainement. Lui dire la vérité ? En était-il réellement capable après tout ce temps ? Il hésitait, lâchant finalement son regard pour le reporter sur le côté.

« J’ai perdu le contrôle. C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour me calmer. »

Hayden sourit. Un petit sourire en coin, légèrement faux. Juste pour la rassurer. Même s’il savait que ça n’allait pas réellement fonctionner. Elle semblait inquiète. Il le voyait bien. Il la connaissait, après tout. Parfois, il osait se dire qu’elle n’avait pas réellement changée avec le temps. Mais il devait bien admettre qu’après quatre ans, il était presque impossible que ça soit le cas. Etrangement, il se surprit lui-même pour lui avoir parlé « normalement ». Il ne l’avait pas agressée, n’avait pas balbutié. Non, il avait su être naturel. Il avait su être lui-même. Celui qu’il n’avait plus été depuis si longtemps. Celui qu’elle était le seul à pouvoir ressortir totalement du fond de son abyme. La température de son corps redescendit d’un cran. Enfin, ses yeux reprirent leur couleur océan.

Forcé de constater qu’il s’était un peu calmé, il put enfin faire le point sur ce qu’il se passait autour de lui. Ce n’est qu’à ce moment qu’il se rendit compte d’à quel point elle était proche. Si proche… Tellement près de ce visage qu’il avait tant aimé caresser, embrasser, juste observer. Hayden ne quittait pas la brunette du regard. Cette fois, son attention n’était pas uniquement portée sur ses yeux et il put observer son visage dans son intégralité. Ses yeux étaient encore légèrement rougis. Il devinait que c’était la suite logique de sa fuite de plusieurs minutes, un peu plus tôt. Quelques mèches de cheveux trainaient sur son visage, descendaient sur ses yeux. Hayden la regardait, simplement. Il venait de porter sa main blessée au visage de la demoiselle, effleurant sa joue, dégageant ces mèches qui l’empêchait de capter totalement ses yeux. Après tout, puisqu’elle était assez près pour qu’il puisse la voir sans ses lunettes, il voulait en profiter pleinement.

Mais, Hayden, pourquoi voulais-tu en profiter ? Après tout, ça n’était plus que son ex. Celle qu’il avait dans la peau sans jamais réussir à s’en défaire. Celle qui le hantait jour et nuit depuis tant d’années. Celle qu’il n’avait absolument jamais réussi à oublier. Et maintenant qu’elle était face à lui, il n’arrivait juste plus à réagir. Il ne savait pas comment réagir. Alors, pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’il hésitait tant ? Pourquoi est-ce qu’il ne voulait pas réagir comme il aurait pu le faire comme il y avait cinq putains d’années ?… Justement parce qu’il y avait eu ces cinq années.

Hayden savait que Willow n’avait pas radicalement changée au cours de ces quelques années. Il la regardait. C’est là que son front était venu rejoindre celui de la brune. C’était tellement mieux. Il savoura sa position quelques secondes avant de réaliser ce qu’il avait fait. Quelques secondes pendant lesquelles il avait cette envie de la croquer. Quelques secondes durant lesquelles il mourrait d’envie de prendre ses lèvres en otages. Quelques secondes au cours desquelles il s’était senti tellement bien… Apaisé, délivré d’un mal qui le tiraillait.

Le rouge remontait alors qu’il se rendait compte de sa position. Son cœur reprit un rythme anormal. Il le sentait tambouriner, le sommer de céder à ses envies. Mais il résistait. Encore. Jusqu’à ce qu’il décale sa tête jusque sur son épaule et que ses bras viennent l’enserrer contre lui. Il restait ainsi plusieurs secondes à nouveau. Puis une longue minute, au moins. Alors, sans même se décaler, il finit par prendre son tour de question, alors qu'une centaine d'entre elles te brûlaient les lèvres.

« Wi… Quand es-tu arrivée ici ? »


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MessageSujet: Re: Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]   Lun 10 Avr 2017 - 19:23



Un oubli, ça change la vie...

Feat. Hailee-Hayden Blackburn


C'est fou comme, avant aujourd'hui, je n'avais pas réalisé qu'une seconde, c'était long. Le silence ambiant de la réserve calme, son regard qui transperce le mien... Je me laisse noyer sous l'azur de ses prunelles, sous les mouvements qui semblaient me parvenir... Je me laisse emporter par les battements de cils, sous l'intensité de l'instant. Les secondes s'étiraient, s'allongeaient pour me donner l'illusion de devenir des minutes. Et je le vois décaler son regard, évitant le mien sans que je n'ai de possibilité de penser à une autre chose. Il ne voulait pas...

Sa voix s'élève, coupant mes pensées. Se calmer ? Perdu le contrôle ? De quoi parle-t-il ? Se... Calmer ? Je ne comprends pas. Mais par contre, je vois son sourire. Son faux sourire qui tente de me rassurer. Je le connaissais assez bien non ? Je le connaissais mieux que personne. Le temps s'était écoulé, je le savais. Néanmoins il réagissait tel que je le voulais, tel qu'il était dans mes souvenirs... Alors... Il avait vraiment changé ? Sûrement... Je devais juste apprendre ce qui a évolué avec les années. Mais bon... Cinq ans ont passé... Il a dû m'oublier... C'est la suite logique de notre histoire non ? Nous n'aurions déjà pas dû nous recroiser... Alors bon.

Je vois son regard redevenir couleur mer. Et c'est comme une évidence lorsque je les revois. C'était ce qu'il manquait à son visage pour correspondre à mes souvenirs... Je sens une pensée me prendre. Je sens mon esprit s'embrumer, mon cœur et mon estomac se tordre. Une conclusion se fait dans mon esprit. Une lente conclusion que je refuse d'admettre, m'évitant de faire face à cinq ans d'essais qui se révéleraient infructueux, de la pure perte de temps.... Et pourtant il était là... Il était près de moi... Je le voyais. Je le sentais. Je suis proche de lui... Bien trop proche... Je veux l'enlacer, l'embrasser... Un instant, je veux me laisser être contre lui, déguster encore sa peau... Je veux qu'il gémisse mon nom...

Non ! Non !



Je me reprends sous sa main qui caresse ma joue, qui décale mes mèches, le contact léger de sa peau semblant m'électriser violemment. Il m'a tellement fait mal... J'ai tant pleuré pour lui... J'ai tant voulu partir du monde où j'étais pour m'éloigner de lui... Et... Alors que je pense avoir une seconde chance, une nouvelle vie... On me le remet en face de moi... Qu'est-ce que j'ai fais... ? Hayden... C'est censé être ma décadence ? Mon échappatoire ? Mon exil ? Mon fardeau ? Mon salut... ? Pourquoi es-tu devant moi Sweety... ?

Le silence qui nous entoure est un peu rassurant. Il me laisse le temps de reprendre mes esprits, de tenter de ne rien faire de stupide ou d'inconsidéré. Et c'est lui qui eut le geste déplacé le premier. Il se rapproche de moi, laissant son front se coller au mien. Mon sang semble se geler, s'accélérer, bouillonner. Laissez-moi l'avoir encore... Je n'y arriverais pas. Je n'arriverais pas à l'ignorer... Je me sens bien là. J'ai le cerveau près à exploser, mon cœur semble en train de mourir et revivre un peu plus chaque seconde. Instinctivement, je me sens lever la main pour caresser sa peau. Comme un besoin...

Et son souffle, si proche de moi, se décale vers mon cou, zone sensible s'il en est. Ses bras se levèrent, m'enlacent. Et il reste contre moi, il reste là avec son odeur si famillière... Je peux repenser facilement au goût de ses lèvres, à la douceur de ses gestes... A son envie... Notre luxure... Je peux tout imaginer et le revivre... Bordel. C'était si simple... C'était vraiment pas obligé ça... si ?

Ma main se lève à son tour, répondant par son contact qui semble électrifier tout mon corps, tout mon être... J'ai envie de tellement plus... Tellement...

Hay...



« Wi… Quand es-tu arrivée ici ? »

Ma voix s'arrête nette sous sa question. Et je décale mon visage vers le sien, me laissant embrasser lentement son front, avec une douceur que je n'avais qu'avec lui. Je me laisse compter en silence, l'enlaçant faiblement. Cette sensation m'a manqué. Tellement manqué...

Quelques semaines. Moins d'un mois. Pourquoi Sweety ?



Son surnom... Toujours le même... Toujours aussi agréable à entendre et à prononcer... Pourquoi suis-je partie déjà... Pourquoi l'ai-je laissé ? Je me sens rester contre lui, me reposant contre son corps, profitant simplement. Juste avant de me reculer. Je ne dois pas restée près de lui... Ce n'est pas bien. Il va encore me mentir... Il va encore me blesser... Je ne veux pas de ça. Mon regard détaille chaque parcelle de peau, chaque trait que je vois, mon imagination me rappelant mon amant, gémissant mon nom, explosant son orgasme. J'aurais aimé revoir notre passé. Mais non... Je l'imagine avec une autre... Ça me fait mal. Je sens mon cœur se serrer. Je l'ai laissé... Il a le droit d'en avoir aimé d'autres...

Qu'est-ce qui t'est arrivé ?



Ma voix semble questionner à propos de sa main, ma question pouvant largement être prise pour Hailee et lui... Qu'est-il devenu ? A-t-il ne serait-ce que penser à moi... ? Même pour me haïr... Est-ce que j'ai fais partie de sa vie... ? Est-ce qu'il me laisserait revenir maintenant... ?

Sous les questions qui me prennent, le temps que je comprenne, mes lèvres se posaient sur les siennes. D'un long baiser, tendre, doux, amoureux. Les baisers qu'on avait tant échangé. Ceux qui étaient devenus notre quotidien. Je m'entends soupirer contre ses lippes. Ce n'est pas bien... Je ne devrais pas avoir le droit... néanmoins... J'ai besoin de lui...

Dis-moi non. Repousse-moi... Ou laisse-moi t'approcher de nouveau... Méprise mon baiser ou même mon corps... Mais ne m'ignore pas... Pas toi...



Tu m'as manqué...



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MessageSujet: Re: Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]   Sam 22 Avr 2017 - 20:17

« Quelques semaines. Moins d'un mois. Pourquoi Sweety ? »

Alors, elle avait été là, pendant tout ce temps, et il n’en avait rien su. C’était comme un coup dans la poitrine, un coup de poignard, à l’idée qu’il aurait pu la revoir avant. Pourtant, il se ressaisit rapidement. Même s’il avait pu la voir plus tôt, qu’est-ce que ça aurait changé entre eux ? Certainement pas grand-chose. Elle ne représentait plus rien pour lui. Plus rien, non, rien du tout. Du moins, c’était ce don il espérait se persuader avec le temps. Si Hailee aimait jouer avec le feu, les femmes qu’elle avait essayé de ramener n’avaient guère plu à son compatriote masculin. Trop occupé à penser à autre chose. Ou à quelqu’un d’autre. Il ne l’avouera pas. Jamais. Ça ne lui ressemble pas.

Il avait pourtant tressailli à l’évocation de son surnom. Ce surnom. Encore. Il revenait, ça le hantait. L’entendre le prononcer lui donnait ce frisson incontrôlable qu’il avait si bien connu par le passé. Il se remémorait tous ces bons souvenirs, tout ce de quoi il avait tant voulu se détacher. Il la laisse l’embrasser sur le front, coller sa tête contre la sienne, sa main se promener sur son visage. Hayden essayait de faire abstraction de son cœur, cet organe qui n’en fait qu’à sa tête et qui battait à tout rompre dans sa poitrine. Il souffle alors qu’elle se recule. Il souffle, mais il la regarde, puisqu’il ne voulait finalement pas rompre ce lien.

« Qu'est-ce qui t'est arrivé ? »

Sa question l’intrigue. Il s’imagine qu’elle parle de sa main, mais elle aurait tellement d’autres raisons de poser cette question. Alors, Hayden réfléchit. Il ne savait pas quoi lui répondre ; il devait choisir ses mots, et ne surtout pas lui mentir. Il s’y refusait. Il y avait déjà eu trop de mensonge, trop de trahison. Il ne fallait pas en rajouter. Il ne fallait pas l’approcher. Il ne fallait pas tisser de nouveaux liens. Il ne devait pas y avoir de contacts…

Mais c’était trop tard. La cœur d’Hayden loupa un battement, lui faisant ouvrir de grands yeux emplis de surprise. Les lèvres si douces de la jolie Willow venaient de se poser sur les siennes, lui offrant un baiser surprenant, plein de tendresse, comme autrefois. Oui, comme avant. Comme si rien n’avait changé. Mais Hayden avait bugué. Il ne savait ni quoi faire, ni quoi penser. Son esprit s’était rempli de choses et d’autres, mais il ne savait pas faire le tri dans les informations qui lui parvenait. Il ne semblait pas hésiter, pas déçu, pas non plus prêt à la rejetée. Non, il était là, et il n’avait pas bougé pendant les premières secondes qui avaient suivi le début de cet échange.

S’en était trop pour lui, perdu dans un océan de sentiments contradictoires. Les larmes perlaient au coin de ses yeux. Des larmes qu’il se forçait à retenir, fermant ses pupilles pour mieux y parvenir. Non, pour mieux profiter de cet instant. « Tu m'as manqué... » C’est là qu’il craque. Oh, Hayden, qu’est-ce que tu peux être faible parfois… Il craque, reprend ses lèvres, lui rend ce baisé auquel il ajoute une flamme de passion. Ses mains s’emparent du visage de la belle, l’approchant un peu plus du sien. Il ne lui laisse pas le choix, ni même le temps de respirer à sa guise. C’était comme s’il se défoulait pour toutes ces années de souffrance. Toutes ces années loin d’elle. Toutes ces années à subir sa trahison. Il ne comprenait toujours pas pourquoi il réagissait ainsi après ce qu’elle lui avait fait. Alors, il finit par rompre son baisé. Sa langue glisse sur les lèvres de la brune, comme pour ne pas en rater une miette. Il rouvre les yeux, plante ses iris dans les siennes. Son sourire s’étire doucement sur son visage.

Alors, Hayden reprend son activité principale. Il se défait complètement de la chemise que Willow a ouverte pour lui, la posant plus loin sur la table. De sa main droite il saisit le vêtement qu’il est censé essayer. C’est un petit sweat bleu, très féminin, doté d’oreilles de lapin sur la capuche. Un vêtement fait sur mesure pour Hailee, qu’il enfile sans plus attendre. Dedans, il était réellement très doux, doublé de polaire… Un vrai bonheur. Hayden sourit. Le vêtement sur le dos mais encore ouvert sur l’avant, la capuche sur la tête, il reporte son attention sur sa compagne du moment. De sa main blessée il lui caresse la joue avant de descendre dans son cou.

« Ce qui m’est arrivé… ça fait une éternité que je suis ici. Il m’en est arrivé, des choses. »

Il la regarde. Son regard n’est plus fuyant, plus vraiment du moins. Ses pupilles la redécouvrent, la dévisagent. Il ne fuira pas, pas maintenant. Il est trop tard pour fuir. Il désigna sa main du regard.

« Mais si tu parles de ça, c’est juste une perte de contrôle de mes flammes. Ça arrive par moment. Mais là, c’était au cours d’une mission… J’ai préféré taper contre un mur plutôt que de risquer de blesser ma partenaire. »

Hayden, toujours aussi bête. Comme si Lyra se serait laisser faire aussi facilement. Non, en réalité, elle t’aurait plutôt assommé d’un bon coup de poing. Mais tu continuais de te voiler la face, comme un vulgaire idiot. Comme lorsque tu espérais réellement oublier ces moments passer avec elle. Cette douce brune qui te faisait face. Cet ange aux yeux saphir. Oui, celle que tu avais à ce point aimé. Mais après tout, n’était-ce pas terminé à présent ? Elle te faisait douter. Toi qui était censé la détester… La détestais-tu réellement ?

Hayden se levait, fermant le sweat qu’il venait d’enfiler. Il s’étira un instant avant de se diriger vers la chaise sur laquelle était posée la robe que devait essayé sa compagne. Il la déplia, la regardant. Un petit sourire apparu sur son visage alors qu’il s’approchait d’elle à nouveau, passant sa tête sur son épaule. Il était là, bien installé, son visage très près du sien, alors qu’elle se trouvait dos à lui. Il posa le vêtement sur la robe, lui murmurant à l’oreille.

« C’est à ton tour. »

A nouveau, il s’éloigna un peu, se retournant. Il prit place sur la chaise, dos à elle, de manière à ne pas la gêner pendant qu’elle se déshabillait.

« Tu… »

Que voulait-il réellement dire ? Demander ? Tellement de chose. Etait-elle seule, en couple ? Comment avait-elle vécu ce temps sans lui ? Tellement de questions qui restaient sans réponses.

« Tu m’as manqué aussi, Wi. »

A ces mots, il rougissait un petit peu, jetant un rapide coup d’œil par-dessus son épaule. Il se frottait la tête, le regardant.

« Besoin… Besoin d’aide ? »


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MessageSujet: Re: Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]   Jeu 4 Mai 2017 - 21:25



Un oubli, ça change la vie...

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J'ai entrouvert mon regard. Je voulais voir son regard. Je voulais lire. Comprendre. Savoir. C'était toujours Hayden... Je devrais réussir à lire quelque chose non ? Et son iris se rétracta sous le contact de nos lèvres. Il ne bougea pas. Il ne me rendit pas mon geste. Mais il ne me repoussa pas non plus. C'était ça sa réponse ? C'était … C'était logique non ? Je n'aurais pas du... je n'aurais vraiment pas dû... J'avais besoin de ses lèvres... Je les avais prise. Gamine égoïste que je fais... Je me laisse rompre le baiser, la volonté de l'arrêter alors que je vois ses larmes couler. Je les connaissais ses larmes-là. Je connaissais son regard qui se voilait. Il avait mal... Je lui faisais mal. C'était ça qui sortait de nos années de séparation. De la douleur. De la souffrance.

Peut-être que je l'ai brisé et qu'il n'a fait que se venger ? Je suis peut-être son enfer à lui... ? Je vais devoir m'éloigner hein... ?



Je n'ai pas le temps de m’éclipser qu'il revient posséder mes lippes. Il y a quelque chose... Une flamme qui n'était pas là. Il attrape mon visage, presse ses mains sur ma peau. Comme pour me retenir. Il se rapproche, laissant notre baiser poursuivre. Un instant... Juste un instant, j'ai l'impression de retrouver mon amant. Comme si ces cinq dernières années … Comme si elles n'avaient qu'intensifier la relation qu'on aurait dû avoir. Comme si derrière les sentiments il y avait une notion de besoin. C'était stupide non ? Je ne pouvais pas avoir besoin de lui. Pas après 5 ans. Lui non plus d'ailleurs... Alors... Alors pourquoi c'était exactement ce que je ressentais. Un besoin de l'avoir prêt de moi. Un besoin de le redécouvrir. Pourquoi je l'avais embrassé ?

Il finit par délaisser mes lèvres, les pourléchant, telle une promesse de retour. Et mon regard croise le sien de nouveau. Des iris plus détendus, plus calmes. Plus assurés. Un sourire aux lèvres. Un simple sourire... Et je sens mon cœur défaillir. J'avais tant rêvé de son sourire, de son rire... Il était là... devant moi... Paraissant si serein. J'aurais pu m'en contenter. Mais... « paraissant ». Je n'ai jamais voulu qu'il paraisse quelque chose. Je voulais et veux encore qu'il soit. Mes pensées se voient interrompues lorsqu'il ôte complètement sa chemise – me coupant le souffle une petite seconde. J'avais presque oublié à quel point sa peau était douce, belle. À quel point j'aimais la toucher, la voir, l'embrasser... Et il se change. Naturellement, sans se presser, comme si notre situation était des plus normales... Je vois le sweat être mis sans bouger, les battements de mon cœur s'accélérant sous cette vision.

Ce n'est pas normal... Je ne devrais pas m'arrêter sur de tels détails... Et pourtant... à le voir ainsi, si adorable, si mignon, si attendrissant... Cela m'embrasait. Je voulais le câliner, l'enlacer et rester contre lui. Je le voulais pour moi... Mes pensées s'arrêtèrent nettes. Hein ? Pour moi ? Non non non. Je n'ai pas le droit. Je n'ai pas le droit de vouloir plonger mes mains contre ses côtes. Je ne dois pas m'imaginer reprendre ses lèvres à en perdre la notion du temps. Je ne dois pas me souvenir de mes chuchotements, de nos jeux sensuels. Je ne dois pas le désirer... Je n'ai plus le droit... Il me caresse. Vil tentateur. Sait-il qu'il me met dans tous mes états, que je suis surprise d'être toujours debout ? Mon visage se tend, désireuse d'avoir plus de contacts, sans que je n'arrive à m'en empêcher.

Je l'écoute parler. Il lui en est arrivé, des choses ? Je veux savoir... Je veux qu'il me raconte... Je veux tout connaître de cet Hayden que je ne connais pas... Je sens ma curiosité être titillée... Je sens mon esprit se concentrer dessus... Mais je n'ai pas le droit de m'y concentrer... Alors... Alors pourquoi me regarde-t-il ainsi ? Pourquoi il me sourit, pourquoi il plonge son regard dans le mien... Pourquoi il me répond comme si nous avions garder contact ? Il me parle de sa main. Il me parle de ses flammes. Et je ne comprends pas. Ses flammes ? Quelles flammes ? Depuis quand il peut « contrôler » des flammes ? Ah... Les hommes en noir m'ont dit ça... Qu'on était des descendants de Dieux... Qu'on avait tous des pouvoirs... C'est pour ça...

Mon regard se baisse d'abord sur sa main. J'observe les bandages qui recouvrent sa peau, écoutant ses paroles. «J’ai préféré taper contre un mur plutôt que de risquer de blesser ma partenaire.». Sa partenaire. Je n'ai pas entendu le mot « partenaire ». J'ai entendu « compagne ». Ça pourrait être semblable non ? Alors pourquoi ça me fait mal d'entendre ça... ? Pourquoi...

Hey ! Tu t'attendais à quoi ? Un baiser et votre relation reprend de zéro ? Bien sur qu'il s'est retrouvé quelqu'un. T'es conne...



Je me fais mal. Je le sais. Je le sens. J'ai mal de l'imaginer avec une autre. J'ai mal sans comprendre pourquoi... Je ne réponds rien. Je ne suis pas en état de répondre. Je devrais finir cette discussion, retourner dans ma musique. Me retenir. Me retenir jusqu'à rentrer dans ma chambre. Là... Seulement là... Je pourrais me permettre de fondre en larmes, de pleurer jusqu'à hoqueter... Ah... Je vais avoir de nouveau cette sensation... Mon cœur qui bat de façon désordonnée, qui semble vouloir sortir de ma poitrine. Mes poumons vont me brûler. Je vais encore avoir envie de mourir... Pourquoi je subis tout ça... ? Juste pour un baiser ? C'est pas un poil démesuré comme punition ?

J'ai déjà mal. À me souvenir de mes nuits à fuir le sommeil pour ne pas le revoir, à envisager toutes les délivrances que je pouvais avoir, que ce soit le déménagement, le suicide, retrouver quelqu'un ou m'enfermer... Je me souviens parfaitement de n'avoir rien dessiné pendant des semaines. Je ne pouvais pas. Ma main tremblait, mes larmes coulaient toutes seules dès que je tenais un calepin et un crayon... Dans ma chambre, sûrement quelque part dans mes affaires, je devrais retrouver le carnet que j'avais commencé pour lui... Ce carnet que je n'ai jamais rouvert... Je me perds dans mes pensées, ne le voyant pas refermer son haut. Je n'ai pas bougé. Je n'ai rien fais. Je ne voulais pas avoir mal. Je ne...

Trop tard hein... ?



J'ai ravalé mes larmes. J'ai ravalé les questions qui brûlaient mes larmes... Toutes ces questions où je mettais l'entièreté de mon cœur dedans... Je ne voulais pas qu'il me brise. Une fois pas deux. Il allait me mentir encore. Il allait encore me blesser. Je ne veux pas. Mais je ne veux pas m'éloigner de lui... Je veux y croire... Je veux croire en lui...

C'est en Hailee que je ne peux avoir confiance...



Je sursaute quand il passe sa tête sur mon épaule. Trop propre... Bien trop proche... Je sens le vêtement venir se poser sur moi, son souffle se propageant sur ma joue. Ce n'est pas juste. Ce n'est pas juste ça... Il n'a pas le droit...

C'est à ton tour.



Mon tour de ? De lui parler de ce qu'il m'est arrivé ses dernières années ? Qu'est-ce qu'il voulait savoir... ? Qu'est-ce qu'il voulait dire... ? Je relève mon regard, observant son dos. Ah oui... Mes doigts semblent toucher enfin le tissu... C'est vrai... Je devais me changer... Je lui tourne le dos aussi, sentant les larmes grimper un poil trop tôt. Non. Non Willow... Retiens-toi. Encore un peu... Juste un peu... Encore quoi... trois... ? Quatre heures.. ? Je peux le faire... Je n'ai pas le choix. Je vais le faire. Je vais tenir. Ça fait quatre ans que je tiens... je peux tenir quatre heures de plus...

Tu m'as manqué aussi, Wi.



Mon cœur s'arrête. Je sens mes épaules se relever, mon visage s'abaissant alors que je me dénude lentement. Je sens mes yeux me piquer, fermant le regard aussi, mes doigts se crispant sur le tissu que je retire. Il ne doit pas me dire ça. Il ne doit pas... Je n'ai pas le droit d'espérer... Ce que ça peut me faire mal... J'ai l'impression que mon corps va se briser et que je vais tomber en poussière si je bouge... Et pourtant... Mes gestes continuent de me dénuder lentement, laissant tomber ma chemise, mon nœud papillon, ma jupe, mes bas. Je me mords la langue. Je la sens craquer sous la pression de mes dents, le goût de sang se répandant sous mon palais. J'ai mal... J'ai tellement mal... Je sens la robe recouvrir mon corps. Une robe moelleuse et douce, recouvrant ma peau lentement, cachant ma poitrine, mes bras, couvrant mes jambes jusqu'aux cuisses. Je laisse ma main continuer mon dos pour attraper la fermeture, la remontant un peu avant d'entendre sa proposition d'aide.

Tu... Tu peux m'aider à la refermer ?



Je me recule d'un pas, découvrant ma nuque et mon dos, les lui offrant en ramenant ma chevelure sur mon épaule. Je frissonne. J'espère qu'il ne me touchera pas. Ou qu'il me touche... Je sais plus... Je ne veux pas savoir... Laissez-moi tranquille...

Blesser ta partenaire hein... ? Tu as des flammes depuis longtemps ?



Pourquoi je reparle de ça... ? Pourquoi je vais sur les sujets qui blessent ? Pourquoi je me fais ça... ?



Tu as parlé d'une mission... Tu veux bien m'expliquer ? Je ne connais pas tout. Déjà que reprendre un rythme : cours, recherche de boulot et de logement ce n'est pas si simple... mais si j'ai plus de détails... J'aurais moins de mal non ?



Pourquoi je ressens le besoin de me justifier... ?



Et... Hailee... Elle va bien ?



Oui... Il va nous falloir parler d'Hailee à un moment donné... Alors quitte à souffrir... Autant tout subir maintenant...




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MessageSujet: Re: Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]   Ven 23 Juin 2017 - 8:58

« Tu… Tu peux m’aider à la refermer ? »

D’abord surpris qu’elle ait accepté la proposition, il ne se fit pas prier pour s’approcher d’elle et lui venir en aide. Hayden en profitait. Oui, il en profitait pour poser ses yeux sur cette partie de son corps qu’il n’avait pas vu depuis si longtemps. C’était comme s’il ne pouvait, dans le fond, pas lui résister. Il détaillait sa nuque, son dos, jusqu’à descendre au creu de ses reins, là où naissait la fermeture de cette robe qui semblait déjà lui aller à ravir. Il secoua la tête, sentant ses yeux le démanger. Larmes refoulées ou apparition de cette forme de magie particulière, il n’aurait pas su le dire. Il n’avait que cette petite voix au fond de lui qui lui demandait de résister.

« Blesser ta partenaire hein... ? Tu as des flammes depuis longtemps ? »

Sorti de ses pensées, ses yeux vinrent de poser sur la chevelure de la demoiselle. “Hein…?” C’était pour quoi, ce “hein…?” ? Un instant, il avait cette folle impression qu’elle éprouvait une forme de jalousie. Il avait bien vite effacé cette idée. Comment pouvait-elle être jalouse, alors qu’ils s’étaient séparés il y a si longtemps ? Avait-elle seulement le droit de l’être après l’avoir fait souffrir comme elle l’a fait ?

« Tu as parlé d'une mission... Tu veux bien m'expliquer ? Je ne connais pas tout. Déjà que reprendre un rythme : cours, recherche de boulot et de logement ce n'est pas si simple... mais si j'ai plus de détails... J'aurais moins de mal non ? »

Elle s’impatientait, ou essayait de meubler pour ne pas succomber au blanc glacial qui aurait pu s’installer entre eux. Hayden tentait de formuler des réponses claires dans son esprit embué.

« Et... Hailee... Elle va bien ? »

C’était la question de trop. N’était-ce pas à cause d’elle, après tout, qu’il se trainait ce boulet de sa propre création ? Et elle venait en demander des nouvelles ?! Une vague de chaleur parcouru le corps comme paralysé d’Hayden. Il mourrait d’envie de la plaquer contre un meuble, de l’embrasser fougueusement, de la toucher un peu partout. Il voulait lui faire ressentir ce qu’elle avait renié, ce qu’elle avait loupé, ce qu’il ressentait, là, tout au fond et à quel point cette question l’avait agacé. Mais il ne pouvait pas se permettre de la brusquer. Pas maintenant qu’elle était là. Pas maintenant qu’il l’avait à portée de main.

Pourtant, il ne pouvait s’en empêcher. Alors, soudainement, il fit glisser ses doigts le long de sa colonne vertébrale, là où le vêtement devait se fermer et qui laissait apparaître sa peau pour le moment. Mais ça ne lui suffisait pas. Ses doigts glissèrent jusqu’au creu de ses reins. Là, il glissa ses mains sur sa taille, passant sous l’épaisseur de la robe, se rapprochant d’elle jusqu’à ce que ses lèvres se posent sur sa nuque. Elles parcoururent sa peau jusqu’à son cou où il déposa un ultime baiser qui suivit un léger mordillement. Enfin, sa tête vint se coller à sa sienne, passant par dessus son épaule.

« Elle va bien. Trop bien à mon goût. »

Il se remémorait les autres questions, se demandant s’il ne vallait pas mieux ne pas lui expliquer cette longue histoire de mission.

« Avant de parler mission, il faudrait déjà savoir ce que tu possèdes, tu sais. »

Pour illustré son propos, Hayden fit apparaître son fameux lapin de feu face à elle. Il se dandinait gaiement quelques secondes avant de s’éteindre. Un soupire s’échappa de la bouche du manieur de feu.

« Ça c’est mignon. Mais quand tu fais flamber une partie d’un musée par colère, ça l’est beaucoup moins. »

Voulait-il lui faire peur, l’avertir ? Ou simplement être sincère avec elle, pour une fois ? Hayden planta ses crocs dans la peau du cou de la belle Willow, alternant avec quelques baisers, quelques coups de langues. Les yeux clos, il profitait de l’instant, s’enivrant de son parfum, laissant sa trace sur son corps. Alors, lorsqu’il la relâcha, ses lèvres s’approchèrent de son oreille.

« Tu n’as aucune raison d’être jalouse. »

Un double sens dans ce murmure. Non seulement il n’avait personne dans sa vie, mais en plus ils ne sortaient plus ensemble. Aucun raison d’être jaloux. Hayden releva la tête lorsque son portable vibra dans sa poche. Il le sortit, y jeta un oeil, tapa quelques mots et finit par le ranger. Alors, ses mains qui avaient quitté la peau si douce de Willow vint, enfin, fermer la robe qu’elle portait. Il s’éloigna alors d’elle, souriant légèrement.

« Ils s’impatientent. On y va ? »

Il lui tourna le dos, s’approchant lentement de la porte d’entrée alors que son coeur tambourinnait dans sa poitrine. Si l’idée de rester ici avec elle pour les heures à venir lu avait frôlé l’esprit, il ne fallait pas oublier qu’ils étaient attendus… et qu’à eux deux, certainement que la situation aurait vite dégénéré. Alors, il l’attendait sagement, attendant son signal, un geste, qu’elle lui passe devant.


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MessageSujet: Re: Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]   Ven 23 Juin 2017 - 14:10



Un oubli, ça change la vie...

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Comment je fais... ? Comment je fais pour ne pas pleurer, pour rester stoïque et calme... Comment je fais pour ne pas me mettre à hurler... ? C'est si dur... Est-ce qu'il en a au moins conscience ? Je veux dire... Tout mon corps veut lui sauter dessus, je veux lui reprendre ses lèvres, le caresser, le découvrir. Je veux me perdre dans sa douceur, me perdre dans ses gestes et dans son amour... Amour qui n'existe plus...

Je tentais de me faire à l'idée. Nos retrouvailles n'auraient jamais dû être si compliquées... Si douloureuses... J'avais besoin de revoir Hayden... Et... Même en m'y attendant... Bah l'homme que j'ai devant les yeux... Ce n'est pas vraiment lui... Enfin si c'est lui hein. Mais j'avais besoin de le voir il y a cinq ans. Je ne « connais » pas, l'homme en face de moi... Et ça, ça me fait mal... Cependant, je ne dis rien, attendant que ma fermeture éclair se remonte, que l'après-midi passe pour que j'hurle dans ma chambre, que je crie ma douleur... Peut-être même que je me laisserais pleurer... Les larmes qui naissent et qui piquent ont besoin d'être... évacuées.

Pendant ma réflexion, je sentis ses doigts caresser avec une douceur qui me rendit nostalgique. Je voulais me retourner, lui prendre ses lèvres, me lover contre lui. Je voulais qu'il reste là, qu'on oublie les autres. J'avais besoin de lui...

Ah... Il va me briser... encore...



Je sentais ses doigts m'appeller... Il se rapprochait... Encore. Arrête. Recule-toi... Pitié... J'avais l'impression de mourir... Entre mon sang qui semblait se geler et mon cœur qui accélérait... Est-ce que je devais croire ou me reculer ? Est-ce que je ne devais pas réagir ? Est-ce qu'il avait conscience de ce que je ressentais... ? Est-ce qu'il me punissait d'avoir parler d'elle... ? Oui... Il doit être en train de se venger... C'est logique. Même si je ne comprends pas tout... C'est pas grave. Je m'y attendais. J'essaie de ne pas nourrir mon esprit féminin de films où je retournerais à un nouveau stade de petite-amie. Je n'avais pas le droit... Il m'avait menti, trahis... Il avait... créé Hailee juste pour me reprendre, alors qu'on avait juste à parler...

Nous sommes si stupides...



J'ai sentit son baiser... Et mes yeux se remplirent de larmes, les gardant difficilement. C'était si douloureux... Je n'aurais pas dû l'attendre autant. C'était censé être de l'histoire ancienne... Arrête... Sweety... Par pitié, arrête... Je suis censée jouer un rôle non... ? Laisse-moi dedans... Ne cherche pas à voir ce que je cache... Arrête...

Elle va bien. Trop bien à mon goût.



Je sentais son odeur, je pouvais le voir, le sentir... C'était bien trop paradoxale comme sensation. D'un côté je me sentais bien de l'avoir près de moi... De l'autre, il me brisait. Comme s'il était un enfant qui s'amusait à détruire quelque chose qui me tenait à cœur... Et je ne pouvais rien faire. Juste observer, tenter d'être insensible...

Avant de parler mission, il faudrait déjà savoir ce que tu possèdes, tu sais.



Ce que je possédais ? Rien. Je l'avais possédé Lui. Je n'avais pas besoin d'autre chose. J'avais juste besoin du seul qui m'a mentit, trompé. Et qui, visiblement, s'en vengeait... Je laissais son regard se porter sur l'animal enflammé devant ses yeux. Je me suivis, me concentrant dessus en l'observant s'évaporer... Un musée ? Comment ça il a enflammé un musée ? Oui, une partie, c'pareil. Par colère ? Comment ? Attendez... Qu'est-ce qu'il me racontait ? Je n'avais pas eu le temps de rétorquer quoi que ce soit que ses dents... Ses dents se plantèrent dans ma peau... Oh mon dieu... Je ne bougeais pas, m'entendant respirer plus fort... Ça lui paraissait si simple de jouer avec moi... J'eus un léger cri, plus proche du gémissement qu'autre chose... Je tentais de me contenir, de ne pas profiter... Mais c'était impossible. Quelques secondes et il se comportait... Comme avant... Ma main se leva lentement, désireuse de se perdre dans sa chevelure... Je frissonnais sans m'en rendre compte, avait reculé d'un pas pour le sentir contre moi... J'étais si bie...

Tu n’as aucune raison d’être jalouse.



Oh. L'ascenseur émotionnel était présent... Bien trop pour moi... Il n'avait pas à m'annoncer ça, là, comme ça... Je ne savais pas trop ce qu'il voulait me dire, ce qu'il avait pensé. Mais ce que j'ai entendu c'est « Tu as fuis une fois. Rappelle toi, nous ne sommes plus ensemble ». Ma main retomba lentement contre mon corps, sans le toucher. J'entendis la vibration du téléphone. Je voulais pleurer encore. Ça me fait tellement mal... Qu'il me rappelle tout ça... Si... subtilement. Il avait conscience de me faire mal ? Il savait ce que je sentais ? A quel point je me sentais mal... ? Il avait parfaitement timé son murmure. Il est arrivé pile pour me faire le plus mal... Juste après avoir embrasé la peau et m'avoir laissé un éclat d'optimisme... Encore une fois, il me brisait. Et, comme pour clore la discussion, il ferma – enfin – ma robe.

Ils s’impatientent. On y va ? »



Je me mordis la lèvre, lentement. Puis de plus en plus fort. J'avais mal... J'avais tellement mal. Ses mots tournaient dans mon crâne. « Tu n'as aucune raison d'être jalouse ». Comme si mon esprit imprimait la violence des sous-entendus. Comme si notre histoire venait de se refinir une nouvelle fois... J'ai hoché lentement la tête, passant devant lui en silence. Je n'avais rien à dire. Je voulais pleurer... Quelle journée de merde sérieusement...

Passant devant lui, je ne peux m'empêcher de chuchoter un léger...

Tu sais, je t'ai aimé à me briser... Assez pour être jalouse encore une vie ou deux... Mais visiblement... C'est encore toi qui me donne le dernier coup...



Je le dépassais. Lentement, sans me presser, trop concentrée à ne pas pleurer... Je m'avançais, me rapprochant de la porte, me questionnant sur mon espérance de vie... Me questionnant sur ce que j'allais faire, maintenant que la seule personne importante de mon monde venait de me rejeter.

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MessageSujet: Re: Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]   Dim 25 Juin 2017 - 13:11

« Tu sais, je t'ai aimé à me briser... Assez pour être jalouse encore une vie ou deux... Mais visiblement... C'est encore toi qui me donne le dernier coup... »

Elle venait de lui passer devant, lentement, comme au ralenti, alors que les mots résonnaient dans son esprit. Brisée ? Elle l’avait été ? N’était-ce pas plutôt elle qui l’avait brisé, lui ? Elle inversait les rôles, Hayden n’aimait pas être pris pour un idiot. Il serrait son poing, un mélange de colère, de surprise et de tristesse venant gagner son esprit.

Hayden, réagit ! Réagit maintenant. MAINTENANT !

Ni une, ni deux, il l’attrapa par le poignet. D’un mouvement agile, il la bouscula en arrière, l’obligeant à se retrouver dos au mur le plus proche de la porte. Face à elle, ses yeux avaient repris une couleur rubis. Son visage n’affichait aucune expression. C’était comme si… Comme s’il avait enfilé un masque. Mais ce masque n’était pas Hailee. C’était le masque de l’expression de ses sentiments. Ses pupilles se plantèrent dans les azurs de la jeune femme. Elle était devenue tellement belle… Encore plus qu’elle ne l’était il y a cinq ans.

« Encore ? C’est encore moi ? C’est une blague, n’est-ce pas ? »

Il n’avait pas envie d’en rire. Il n’avait même pas envie qu’elle se justifie. Non, il voulait juste remettre les choses dans leur contexte. Si elle ne l’avait pas jeté, rien de tout cela ne serait arrivé. Rien. Jamais. Ses yeux ne quittaient pas les siens, signe de la sincérité avec laquelle il lui ouvrait son cœur.

« Est-ce que tu… Est-ce que tu peux imaginer l’état dans lequel ça m’fou de t’revoir après cinq putains d’années ? Est-ce que tu peux imaginer à quel point j’ai pu souffrir de cette séparation ? A quel point ça m’a détruit ? A quel point j’ai pu t’aimer alors que tu m’avais totalement piétiné ?! »

Hayden sentait les battements de son cœur s’accélérer. Comme s’il menaçait de sortir de sa poitrine, de venir lui exploser à la figure. Il détestait ça. Il détestait réellement ce genre de craquage. Mais cette fois, il ne pouvait pas la laisser s’en tirer « comme ça ». Ses mains se resserraient sur ses poignets, l’obligeant à ne pas bouger alors que ses yeux ne lâchaient pas les siens. Au coin de ceux-ci commençaient à perler de petites larmes.

« Cinq ans, Wi. Cinq. Ans. Et malgré ça… je… »

Il tourna le regard, la tête, relâchant ses poignets. Il sécha les larmes qui avaient pris place sur son visage et fit un pas sur le côté. Lorsqu’elle reposa ses yeux sur Willow, Hailee lui offrit un sourire tendre et léger. Les mains dans le dos, elle se pencha un peu en avant pour mieux capter les prunelles d’azur de la jolie brune.

« Et malgré ça il n’a pas été foutu d’aimer à nouveau. Parce qu’il préfère fermer son cœur que de souffrir encore une fois. Héhé ~ »

Elle laissait volontairement de côté le fait qu’il n’ait jamais tourné la page, ce n’était pas à elle de régler ce genre de chose. Elle, elle n’était qu’un parasite. Elle le savait parfaitement, mais elle le vivait bien. Elle saisit la main de la jolie brune, hochant la tête en souriant gaiement. Elle ouvrit la porte et la tira avec elle dans le couloir. Dehors, elle lui fit face un instant.

« Ne fuit pas, Wiwi. Ce n’est pas ce qu’il voudrait. »

Hailee ferma la porte de la petite pièce désormais inoccupée et, poussant Willow jusqu’à la salle de classe en chantonnant, elle y entra en souriant.

« YOSH ! Désolée pour l’attente… J’étais trop occupée à mâter cette beauté incarnée pour me concentrer sur le temps que nous prenions. »

Ce regard joueur, ces mimiques… Cette façon de parler, de se tenir. C’était du Hailee tout craché, dédramatisant la situation au maximum. Elle n’avait pas encore lâché la main de Willow. Elle n’avait pas envie qu’elle s’enfuit. Elle avait peur qu’elle s’enfuit. Mais, si la belle brune se rappelait un peu la manière d’être d’Hailee, elle comprendrait que derrière ces mots dits avec légèreté se trouvait une vérité certaine : Hayden était trop occupé à l’observer, la contempler ; trop heureux de la revoir, la toucher, pour réellement faire attention au reste du monde.


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MessageSujet: Re: Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]   Dim 25 Juin 2017 - 16:32



Un oubli, ça change la vie...

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Je l'avais laissé faire. Je l'avais laissé me coller au mur, planter son regard dans le mien. J'avais... Je l'observais. Je ne disais rien, mémorisant les émotions qu'il me montrait. Et j'avoue ne pas comprendre la surprise que j'y voyais. C'était... surprenant. Il n'aurait pas dû être surpris. En colère oui, je m'y attendais. Triste ? C'est touchant, cela me donnait envie de l'enlacer et de revenir à zéro... Mais non... Ses pupilles, carmins, semblaient vouloir pénétrer ma tête. Comme s'il n'avait pas besoin de mon autorisation, comme s'il voyait tout... Même ce que je cachais au plus profond...

Encore ? C’est encore moi ? C’est une blague, n’est-ce pas ?



Un silence. Un court silence, lourd en sous-entendus, lourd en douleur. Mon cœur se serrait, alors que les pupilles grenat restaient accrochées au céruléen des miens.

Est-ce que tu… Est-ce que tu peux imaginer l’état dans lequel ça m’fou de t’revoir après cinq putains d’années ? Est-ce que tu peux imaginer à quel point j’ai pu souffrir de cette séparation ? A quel point ça m’a détruit ? A quel point j’ai pu t’aimer alors que tu m’avais totalement piétiné ?!



Je me sentais me glacer. C'était finalement moi la méchante. C'était évident. Je le savais. Mais... Le savoir ne rendait pas l'annonce plus simple à encaisser. Je l'avais piétiné. Je ne réagissais plus, je m'interdisais de réagir. Rien. Rien ne devait se voir. Il ne devait pas voir que j'avais mal, que je voulais pleurer, que je remettais en question mon existence-même. Il ne devait surtout pas comprendre à quel point je me sentais brisée, comme en train de me détruire, retenue par ses mains. Je voyais ses larmes arriver, je voyais mais ne réagissais plus.

J'aurais préféré que tu me tues...



J'aurais préféré plus de choses, j'aurais supporté plus pour ne jamais avoir à me sentir aussi vide qu'en cet instant.

Cinq ans, Wi. Cinq. Ans. Et malgré ça… je…



Ouais... Cinq longues années. Merci de me rappeler ça... Comme si j'avais oublié... Comme si je le pouvais... Je sentis mes poignets se libérer. Il fuit. Je n'ai pas pu... Je n'ai pas voulu l'en empêcher. Il faisait la même chose que moi. Il me brisait et s'enfuyait... Et Hailee « revint ». Elle me souriait, comme deux amies de longues dates qui se retrouvent, comme si elle pouvait me faire oublier le jour où j'ai tout découvert...

Et malgré ça il n’a pas été foutu d’aimer à nouveau. Parce qu’il préfère fermer son cœur que de souffrir encore une fois. Héhé ~



J'avalais difficilement ce qu'elle m'apprenait. Il n'avait pas aimé depuis ? Fermer son cœur ? Quoi ? J'ai observé son sourire, joyeux, enfantin et m'emportait dans la salle de cours. Salle dans laquelle je n'avais pas la moindre envie d'aller. Cette journée était longue. Étonnamment longue alors qu'il ne devait pas être quinze heures... Hailee s'est retournée, son air malicieux me faisant face.

Ne fuit pas, Wiwi. Ce n’est pas ce qu’il voudrait.



J'ouvrais les lèvres pour répliquer, aigrement, coupée par l'elfette qui me poussait. Elle chantonnait, comme pour signifier la fin de la discussion. Encore une fois, je me laissais clore ma bouche. Si ni l'un ni l'autre ne voulait me parler... Je n'allais pas forcer. Mais fuir... ? Qui fuyait vraiment ? J'étais là, j'avais des choses à dire... Et Hayden préférait partir pour laisser une Hailee qui chantonnait sans vouloir me laisser parler. Les deux fuyaient et c'était moi qui était en tord... ?

C'est tellement risible... Alors pourquoi ça me fait si mal... ?



YOSH ! Désolée pour l’attente… J’étais trop occupée à mâter cette beauté incarnée pour me concentrer sur le temps que nous prenions.



Je ne répondais rien. Je n'avais rien à dire, je ne voulais pas que mes camarades s'immiscent dans cet incident... de couple. J'allais devoir attraper la personne présente et lui parler ? Ou alors je lui écrirais quelque chose ? C'était peut-être plus simple... Il ne pourrait pas fuir, il ne pourrait pas me couper. Il serait obligé de prendre en compte mon point de v... Non. Il pourrait ne pas lire. Simplement. Ignorer et continuer de tout garder... Il allait falloir que je le fasse exploser... Tch.

Je les ai ignoré. Tous les deux. Peu importait à quel point mes camarades nous complimentaient, peu importait à quel point Hayden pouvait me regarder. Je le voyais, je n'étais pas aveugle. Mais ce n'était ni le moment, ni l'humeur... Je ne voulais pas exploser avant lui. Mais j'avais tellement mal... De réentendre ses mots, sa voix... Même elle me brisait aussi. « Ce n'est pas ce qu'il voudrait ». C'est quoi ça ?! Et comment je pouvais savoir ce qu'il voulait s'il fuyait ?! S'il refusait de me parler ? Comment je faisais pour avancer alors que les deux bleus me muraient tour à tour ??

L'après-midi c'est passé... Approximativement normalement. J'ai été tout aussi distante qu'à l'accoutumée, les gens m'ont ignorés, d'autres ont tenté de me parler. Et ma confiance, le nonchalant de mes mots s'étaient bien vu intensifier. J'étais plus sèche que d'habitude, je répondais par des mono-syllabes, je refusais de regarder autre chose que mon calepin. Je voulais qu'on me laisse tranquille. J'avais mal. J'avais juste mal.

Le bruit des chaises rangées me fit revenir dans cette salle. Mon cerveau avait déconnecté. Que s'était-il passé ? Avais-je dessiné ? Hayden était revenu ? Hailee m'avait parlé ? Je ne savais pas. C'était semblable à un réveil. Je me souvenais brièvement de ce que j'ai vu mais si je me concentrais dessus, il disparaissait. J'ai rangé lentement mes affaires, observant longuement la robe que je portais toujours. J'ai soupiré, attrapé mes affaires pour retourner dans la réserve me changer. Et après... J'allais devoir chercher un appartement. Et un job... Un nouveau soupir passait mes lèvres alors que je rattachais ma chemise. J'ai oublié quelque chose non... ?

Merde ! Hailee ! 'chi...



Je ravalais la seconde grossierté, abaissant la tête. Je ne la reverrais pas avant demain. Ils sont probablement déjà partis... Je me laissais sortir de la réserve, retournant en classe pour attraper mon sac. Là, dos à moi, j'observais un instant Hailee... Devais-je lui parler... ? Pour elle était là ? Ce n'était pas suffisant ce qu'il s'est passé ? Elle veut m'enfoncer un peu plus ?

Un jour, faudra qu'on parle. Et si vous pouviez vous mettre d'accord pour rester... Ça m'arrangerait.



J'inspirais longuement en avançant pour récupérer mes affaires, me plantant devant le seul corps pour lequel j'ai pu pleurer.

Réfléchissez-y. Si c'est moi qui fuit encore... Alors où est le retour de notre discussion ? Si je suis la seule en tord... Alors pourquoi tu as menti ? Pourquoi avoir attendu d'être dans un lit pour que le mensonge s'efface? Je t'ai peut-être brisé. Auquel cas je m'en excuse. Mais tu n'es pas le seul à avoir été détruit. Bonne soirée Hailee, Hayden.



Je n'avais rien d'autre à dire. Pas maintenant. Pas comme ça. Il n'y avait même pas de colère dans mes propos... Juste... Une grande lassitude. J'avais tellement mal... Que je n'espérais plus que me rouler en boule et pleurer, hurler à quel point je souffrais.




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MessageSujet: Re: Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]   Dim 25 Juin 2017 - 18:09

Ils ne se comprenaient pas. C’était clair de l’eau de source. Hayden et Willow avaient eu beau partager une histoire magnifique, aujourd’hui, ils ne se comprenaient pas et n’en prenaient pas le soin. N’importe qui, de l’extérieur, les aurait trouvés stupides et immatures. Certainement qu’ils l’étaient, d’ailleurs. Mais dans leur idiotie, alors que chacun pensait être plus une victime que l’autre, ils ne voyaient pas que chacun était en tords au même point.

Hailee n’était pas revenue embêter Willow. Elle se contentait, parfois, de demander à ses camarades de ne pas l’embêter. Elle la devinait irritée, c’était justifié et elle ne pouvait lui en vouloir. Mais la voir dans son coin, seule, dans le fond ça lui brisait le cœur. Et l’après-midi passait, aussi lentement qu’une veille de vacances. Elle s’éternisait, alors que la demoiselle à la douce chevelure bleutée réfléchissait à un moyen de confronter son hôte et la jolie brune. Mais les bonnes habitudes ont la vie dure, et Hailee avait juste somnolé une large partie de l’après-midi.

Lorsque le professeur annonça la fin du cours, Hailee fila rapidement se changer puis revint en classe. Elle avait un air étonnamment sérieux sur le visage, comme si elle savait, pour une fois, ce qu’elle faisait. Mais cette fois, elle ne prévoyait pas une bêtise. Non, cette fois, elle était sérieuse. Elle salua ses amies, puis elle s’assied sur une table proche de celle de Willow. Il y avait toujours ses affaires, elle imaginait donc qu’elle était uniquement partie se changer. Et bingo, quelques minutes plus tard, elle revenait. Elle l’observa un instant. Hailee pencha la tête, puis lui sourit simplement.

« Un jour, faudra qu'on parle. Et si vous pouviez vous mettre d'accord pour rester... Ça m'arrangerait. »

Elle récupéra ses affaire, s’avançant vers la bleutée.

« Réfléchissez-y. Si c'est moi qui fuit encore... Alors où est le retour de notre discussion ? Si je suis la seule en tort... Alors pourquoi tu as menti ? Pourquoi avoir attendu d'être dans un lit pour que le mensonge s'efface? Je t'ai peut-être brisé. Auquel cas je m'en excuse. Mais tu n'es pas le seul à avoir été détruit. Bonne soirée Hailee, Hayden. »

Hailee n’avait pas perdu son sourire. Elle s’attendait à ce genre de… remarque. Et si ça ne l’étonnait pas, c’était qu’elle était prête à les recevoir. Dans le fond, elle savait qu’elle n’avait pas tort. Mais Hailee avait décidé de ne pas fuir. Hailee n’était pas Hayden. Enfin si, mais pas tout à fait. Si elle avait comme une conscience propre, elle savait comment l’utiliser.

« Willow. »

Ce seul mot, son prénom, n’avait été prononcé que pour l’arrêter. Il ne fallait pas qu’elle parte. Pas maintenant. Pas alors qu’elle, elle avait assumé ce passé douloureux.

« Je ne fuis pas et je ne fuirais plus. Pas moi. Bon, ne mentons pas, Hayden c’est une autre histoire. »

Elle réfléchit un instant. Il fallait qu’elle trouve quelque chose… Elle devait la mettre en confiance, comme une preuve qu’elle ne lui mentirait plus, jamais.

« Je vais répondre à chacune de tes questions auxquelles j’ai la réponse. Je ne peux pas te promettre de toutes les avoir. Je ne peux pas te promettre qu’Hayden me laissera te parler sans nous interrompre à un moment donné. »

Elle la regardait, la fixant de ses pupilles d’azur. Déterminée ? Pour une fois qu’elle était sérieuse, il n’y avait qu’une personne pour la voir.

« Je vais te dire quelque chose que tu ne sais pas. Libre à toi de me croire. Mais si tu me crois, tu viendras avec moi boire un thé, manger un gâteau et bavarder « entre fille ». D’accord ? »

Elle ne lui laissait pas vraiment le temps de répondre. Hailee s’attendait déjà à ce que son hôte intervienne, à être interrompue. Dans le fond, n’était-ce pas ce qu’elle cherchait ? Si elle pouvait le pousser à revenir, peut-être qu’ils pourraient –enfin- se parler et se comprendre. C’était ce qu’elle espérait au plus profond ; elle voulait qu’il puisse tourner la page.

« Il y a quatre personne sur cette Terre qui savent la vérité à mon sujet. La première, c’est la sœur d’Hayden, qui l’a aidée à me créer. La seconde, c’est toi. La troisième, c’est Kathleen, la personne qui possède le manoir dans lequel on vit. Et la dernière, c’est Lyra, la partenaire et amie dont il te parlait tout à l’heure. Vous trois, vous avez appris la vérité parce que j’ai joué avec lui, jusqu’à ce que ça soit découvert. Ça a toujours été ma faute et jamais la sienne. En fait, je le pousse à bout jusqu'à ce qu'il reprenne le dessus. »

Hailee se leva et fit quelques pas jusqu’à arriver sur le pas de la porte, contente mais surprise qu’Hayden lui laisse la parole. Là, elle se retourna et lui sourit à nouveau.

« Alors ? Tu viens ? »


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MessageSujet: Re: Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]   Jeu 29 Juin 2017 - 21:43



Un oubli, ça change la vie...

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Elle me souriait. Comme... avant. Avec Hailee, j'avais toujours eu du mal à savoir quand elle lisait en moi et quand elle ne le faisait pas. Visiblement, ça au moins, ça n'a pas changé. C'était toujours un jeu difficile à cerner que de bavarder avec elle. Elle avait une logique – ou peut-être était-ce le mienne – qui tantôt était d'une évidence surprenante et tantôt d'une absurdité candide. Seulement.... Hailee jouait. Tout le temps. Je pensais qu'elle voyait le monde comme un grand plateau de jeu.

Willow.



Je m'arrêtais, la fixant sous sa voix. Les fois où elle m'a appelé par mon prénom se comptent sur les doigts d'une main. Elle préférait « Wiwi », surnom ô combien énervant sur les premières semaines... Je voulais la dépasser, ne pas me retourner. Je ne voulais pas vraiment l'affronter, pas maintenant alors que mes nerfs étaient à vifs. C'était une très mauvaise idée. Vraiment très très mauvaise... Un instant, je me demandais si Hayden pouvait l'arrêter.

Quand bien même il le peut... Le veut-il ?



Je ne fuis pas et je ne fuirais plus. Pas moi. Bon, ne mentons pas, Hayden c’est une autre histoire.



C'est bien là où est le soucis...



Je me sentais mal de l'entendre. Je ne voulais pas d'elle, c'était de lui dont j'avais besoin. Et, comme pour valider mes propos.. et les siens, il me fuyait. Il me détestait autant que ça ? Assez pour vouloir mon corps mais pas pour me faire face ? Je suis si pourrie que ça... ? Un instant, sous mes pensées, je me surprenais à être contente de reporter mon masque neutre – ou presque. J'ignorais ce qu'elle lisait, si Hayden était quelque part, s'il m'entendait... J'ignorais presque tout... C'était frustrant, douloureux. Et le plus douloureux... C'était de réaliser à quel point il semblait ne plus vouloir de moi.

Je vais répondre à chacune de tes questions auxquelles j’ai la réponse. Je ne peux pas te promettre de toutes les avoir. Je ne peux pas te promettre qu’Hayden me laissera te parler sans nous interrompre à un moment donné.



Elle affirmait ça comme s'il daignait me reparler. J'en doutais. Il avait son regard dans le mien quand il a décidé de me tourner le dos. Comment voulait-elle que j'espère autre chose ? Et puis... Elle m'avait menti. Elle m'avait réellement fait croire à sa nature féminine, elle l'avait aidé à se cacher, me laissant découvrir tout ça... Est-ce que je pouvais lui faire confiance ? Elle me disait qu'elle allait me donner des réponses... Elle n'avait jamais dit qu'elle me certifiait une véracité quelconque...

Ça y est, je deviens paranoïaque...



Je vais te dire quelque chose que tu ne sais pas. Libre à toi de me croire. Mais si tu me crois, tu viendras avec moi boire un thé, manger un gâteau et bavarder « entre fille ». D’accord ?



J'ouvrais rapidement les lèvres. Je voulais lui dire que je n'étais pas d'accord. Que je n'avais pas envie de l'écouter. Je voulais lui dire que nous avions largement passé la simple relation de « copines qui partagent un thé ». J'avais l'impression qu'elle jouait avec mes doutes... Et ça m'énervait. Le fait qu'elle décide sans se préoccuper des autres... J'avais l'impression d'être un pion manié. Je me laissais la fusiller du regard lorsqu'elle reprit la parole. J'ai écouté ce qu'elle me disait sans avoir eu le temps d'en placer une. J'ai mémorisé, sans un mot, semblant me statufier. Non pas de choc ou d'ennui. Mais de dureté. Sa légèreté contrastait bien trop avec la dureté de mon état d'esprit à cet instant-là.

À la fin de son mini-monologue, elle s'est éloignée de moi. Elle souriait. S'amusait-elle ? Avec nous... ? Et si oui... Étions-nous des joueurs ou ses jouets ? Tch.

Alors ? Tu viens ?



Mon regard se plantait dans le sien. Mes lèvres s'ouvrirent pour rétorquer que sa confidence, bien que simpliste, n'était pas viable. Pourquoi sa sœur l'aurait aidé ? Pourquoi est-ce qu'elle prenait tout pour elle ? Elle est restée non ? C'est Elle qui vit non ? Alors moi, j'aimerais demander à Hayden de me répondre. Qu'est-ce que j'ai fais pour qu'il en vienne à la créer ?

Pourtant... J'ai relevé le visage pour l'observer, me rapprochant sous un cahier qui tombait dans le couloir. Et mes lèvres se fermèrent, mes pas me rapprochant d'elle. Je voulais hurler. Ce n'était pas juste, ce n'était pas... normal. Ce n'était pas ce que je voulais.

Toi comme lui vous prenez toujours tout pour vous... Tu t'es déjà dis que vous étiez ptêtre tous les deux en tord ?



Ma voix était sèche, cassante. Sans appel. Je ne voulais pas vraiment me montrer si... violente. Mais la douleur me prenait, m'emportait. J'en venais à ne pas vouloir de réponses. Si. Une. « On fait quoi ? Tu m'ignores ou tu me parles ? On va se détester ou on peut tenter de parler ?» Mais je doutais d'avoir assez de courage pour ça. Je la dépassais, ignorant les élèves que je croisais, lui jetant un coup d’œil.

J'espère qu'il est bon ton salon de thé. Et que t'as du temps. Parce que depuis 5 ans... J'en ai des questions. Seulement... Promet-moi de ne rien me cacher. Pas de formulation bizarre, pas d'omission, pas de mensonges. Rien. Que. La. Vérité. Pure.



Je savais quel regard j'avais. Un regard qui faisait du bleu de mon regard une mer en train de se déchaînée, le sérieux tout à fait palpable. Je ne voulais plus réfléchir. Juste croire. Et si... Si elle me mentait... Je ne savais pas encore. Mais ni elle ni Hayden n'apprécierait.

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MessageSujet: Re: Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]   Mar 11 Juil 2017 - 21:14

« J'espère qu'il est bon ton salon de thé. Et que t'as du temps. Parce que depuis 5 ans... J'en ai des questions. Seulement... Promet-moi de ne rien me cacher. Pas de formulation bizarre, pas d'omission, pas de mensonges. Rien. Que. La. Vérité. Pure. »

Hailee avait hoché la tête calmement. Pourtant, un sourire venait de s’installer sur ses lèvres. Un sourire taquin, comme si elle avait une idée derrière la tête. Il était certain qu’elle allait lui dire la vérité, toute la vérité. Mais pour elle, pour Hailee, ce n’était pas à elle de lui dévoiler tout ce qu’elle voulait savoir. Alors, elle avait cherché un moyen de le faire revenir. Car si la demoiselle savait maîtriser le feu, elle était incapable de forcer le retour de son hôte. L’esprit d’Hayden, une fois endormi, ne savait se réveiller que lorsque lui le décidait. Lui, et lui seul. Mais avec le temps, son côté féminin avait appris à le réveiller assez… brutalement pour qu’il décide de reprendre le dessus. C’était ça, « Hailee », et plus particulièrement ses « conneries ».

La bleutée s’approcha de son « amie ». Elle l’attrapa par la main, la tira vers elle avec ce sourire sournois aux coins des lèvres. Avant qu’elle n’ait eu le temps d’ouvrir la bouche, Hailee la poussa sur la table la plus proche, l’obligeant à s’asseoir sur celle-ci. A peine était-elle assise que les lèvres de la maligne Hailee venaient posséder celles de son ex-petite-amie. Un baiser fougueux, tellement fougueux, auquel une douce valse de langue s’était ajoutée. Sa main gauche venait se glisser sur la hanche de la brune, passant lentement sous son haut et remontant dangereusement sur sa poitrine.

Son cœur s’emballait. Le rouge lui montait aux joues. Lorsque ses doigts frôlèrent le soutien-gorge de la belle brune, Hayden ouvrit les yeux qu’il avait gardé clos jusque-là. Ses iris bleutées se plantèrent dans celles de son ex, alors qu’il ne savait plus ce qu’il devait faire. Hailee avait, encore une fois, joué avec lui. Elle l’avait provoqué, jusqu’à ce qu’il refasse son apparition. Face à elle, celle qu’il avait toujours aimé, celle qu’il était censé détester du plus profond de son cœur… Hayden se sentait réellement perturbé. Il s’éloigna de quelques pas en baissant la tête. Ce baiser, il en avait rêvé des centaines, des milliers de fois. Mais pas comme ça. Pas à cause d’elle, d’Hailee. Il porta une main à ses lèvres, doucement, cherchant à reprendre ses esprits. Alors, son regard ne put s’empêcher de se porter sur la belle brune qui avait tant hanté son esprit. Les joues enflammées, il lui tendit la main timidement.

« Hailee… elle… »

Il secoua la tête. Non, il était hors de question de trouver une excuse. Il l’avait désiré, elle avait agi. Un coup de tête de la part d’Hailee, qui ne faisait qu’exprimer des sentiments enfouis au plus profond de son cœur.

« On… On va le boire, ce thé ? »

Son visage ne dérougissait pas. Il ne savait plus où se mettre, plus comment réagir face à elle, surtout après ça…

« Ou alors tu… tu préfères un verre, peut-être ? »

Face à son silence durant, il reposa les yeux sur elle, son regard s’enfonçant dans le siens.

« Je te répondrai. Je tiendrai la promesse d’Hailee. »

Son regard sérieux trahissait sa sincérité. Il ne comptait pas se défiler. Une promesse est une promesse, après tout. Il ne se défilerait plus. C’était certain.


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MessageSujet: Re: Un oubli, ça change la vie... [PV Hailee-Hayden Blackburn]   Dim 23 Juil 2017 - 15:51



Un oubli, ça change la vie...

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J'ai eu une légère pensée sur le sourire qu'elle m'offrit. Un sourire joueur, comme si chacun de mes gestes étaient déjà pris en compte. J'avais l'impression d'être une poupée avec laquelle elle jouait. C'était un danger que j'appréciais et qui m'exaspérais. Oui, en même temps... J'avais pourtant décidée de croire en ses gestes. De croire qu'elle avait hoché la tête en comprenant, en acceptant. Je voulais croire que cette règle-là – au moins – elle l'avait accepté. C'est assez naturellement que je l'ai laissé se rapprocher de moi. Aurais-je dû l'éviter ? Je n'avais pas vraiment eu le temps d'y réfléchir qu'elle agrippa ma main, me ramenant vers elle. Ses lèvres jouaient encore. J'aurais aimé avoir le temps de l'éloigner ou de lui rétorquer quelque chose.
Mais je n'avais pas pu. Elle m'avait poussé, bloqué contre une table, me forçant à m'y asseoir pour éviter nos corps de ses coller l'un l'autre. J'avais haussé un sourcil circonspect en réalisant – bien trop tard-  ce qu'elle faisait. Je n'avais pas eu le temps de tourner la tête, de tendre les bras ou de réagir, simplement. Ses lèvres se collèrent aux miennes, m'envoûtant un instant, me laissant entrouvrir les lèvres pour répondra à son baiser. Je sentis mon cœur s'emballer bien trop fortement, bien trop vite. Je sentais mon esprit s'éteindre, s'étioler sous ses lèvres.

Ah... Ça m'avait manqué...



Ma langue sortait, ignorant la timidité des dernières années pour valser avec sa compagne. Je me laissais l'embrasser. J'aimais... J'aimais ses lèvres. J'aimais lorsque mes doigts caressaient sa peau, remontaient sur sa gorge. J'aimais le contact de mes doigts sur son épiderme, me rappelant à quel point il était doux. À quel point je l'avais aimé. À quel point il m'avait fait souffrir... J'avais mal de sentir ses lèvres. Je voulais que l'instant dure toujours. Je voulais qu'elle s'éloigne. Je voulais qu'elle reste. Je ne savais pas. Je ne voulais plus savoir. La pulpe de ses doigts éteignait mes questions, attisait mes cellules. Mes pensées virevoltaient, s'endiablant toutes en un tourbillon presque inaudible.

Touche-moi... Touche-moi encore...



Comme une envie partagée, Hailee remontait sa main. Elle caressait ma peau, remontait toujours plus... J'étais partagée. Je voulais tellement plus... Et une petite voix restait présente en me disant qu'il ne fallait pas. Nous étions « deux femmes », nous étions en classe, nous étions bien trop proches... Mes propres mains ne m'écoutaient plus. J'entourais son visage, plongeant mes doigts dans sa chevelure pour intensifier l'étreinte. C'était comme avant... J'en fermais les yeux, soupirant sous la main qui atteignait mon sous-vêtement. Mes pensées s'assombrissaient. J'en voulais plus. Je voulais me laisser la plaquer contre ce fichu bureau. Je voulais perdre le contrôle de mon corps... Je voulais...

Je ne savais pas trop si je voulais voir Hayden. Enfin si je le voulais. Mais je ne savais pas si le départ d'Haylee ne signifiait pas la fin de notre contact... Et si. Il me fixait, de ces yeux si bleus que je n'avais jamais réussi à oublier... Je ne savais pas trop à quoi ressemblaient mes yeux. Pétillants ? Plaignant ? Ils montraient que j'aimais ça ? Que j'en voulais encore ? Que je ne me sentais pas d'arrêter le baiser... ? Il allait le lire non... ? Je sentis ses lèvres s'éloigner. Oui... Ce n'était plus Hailee. Hayden n'avait pas voulu ce baiser. Seule elle avait voulu l'ennuyer, le taquinant. Il me détestait non ? Oui. Il devait me haïr. C'est logique. D'ailleurs, sa main sur ses lèvres voulaient tout dire non ? Oui. Il n'avait pas voulu m'embrasser. Je ne savais toujours pas ce que mes yeux avaient exprimés avant. Mais le voir baisser la tête, toucher ses lèvres... L'entendre... Il prononçait le nom d'Hailee, une Hailee fautive... Ah... D'accord. J'avais compris.

Arrête de parler. J'ai compris. Tu ne voulais pas. Okay. J'ai pigé.



C'était... C'était douloureux. J'avais rêvé de nos retrouvailles pendant des années, j'avais tenté de l'oublier. Et elle... Elle, elle nous faisait vivre ça... J'étais neutre. Je n'espérais rien. Et là, après un instant onirique, la réalité me rattrapait. J'avais... J'avais volé ce baiser. Je n'aurais jamais du me rappeler du goût de ses lèvres, de la douceur de sa langue... Ça me faisait tellement mal... Et malgré ça, je n'arrivais pas à lui en vouloir. Je le voyais rougir, secouer la tête. Il devait être en train d'oublier. Logique...

Il me proposait un thé. Il voulait quand même mes questions. Il voulait quand même boire un verre. C'était gentil. Mais je ne savais pas si moi je le voulais encore. S'imaginait-il à quel point j'avais l'impression de me briser quand je me comportais... « socialement bien » ? Ce que je faisais en guise de réponse.

Je suis désolée qu'elle t'ait infligé ça.



C'était difficile. C'était … C'était quelque chose qui me ferait pleurer. Je n'étais désolée que de ne pas l'avoir esquivé. Je ne voulais pas qu'il regrette... Enfin, c'était trop tard non ? J'inspirais fortement, attrapant mon sac et le reposant sur mon épaule, m'éloignant de lui. C'était bien trop dur d'être à ses côtés...

Tu n'es pas obligé de subir ma présence tu sais. On peut y aller. Ou alors faire comme si on ne se connaissait pas...



Je lui offrais une porte de sortie. S'il me détestait... Il ne viendrait pas. Je me laissais écouter sa réponse, le suivant un instant jusqu'au bâtiment. Sans un nouveau mot. Je ne voulais plus rien dire. J'avais l'impression qu'à chaque pas j'allais me recroqueviller pour pleurer. On devrait interdire les gens d'aimer autant. Ça n'apportait rien de bien. Je me commandais un thé sans réellement voir ce que c'était, détournant le regard. Je ne savais pas si j'avais la force de discuter avec lui. Tout ce que je savais... C'était que ce baiser m'avait emporté au fond. Incapable de remonter. Inutile.

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