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[-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]Auteur
MessageSujet: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Dim 5 Fév 2017 - 3:07




A Painfull Joy

♫ I don't know what to do ♫



Tu es là sur ton balcon. Les yeux rivés sur l'horizon grisonnant. Tu t'intoxiques, tu laisses ce poison pénétrer ton corps à chaque bouffée. Tes pensées se perdent tout comme ton regard. Tu repenses à cette lettre qui trône désormais sur ton bureau, ouverte, jetée à la va vite. Qui es-tu A? Pourquoi toi? L'une de ces questions est évidente car la réponse t'as d'ores et déjà été apportée par ces gens en costume sombre. Ton pouvoir, ce talent que tu as reçu est la raison même de ta venue en ces lieux. Tu aimerais ne pas avoir à t'interroger, mais ta curiosité et ce monde t'intriguent, quand bien même tu ne laisses rien paraitre sur ton visage à l'allure neutre. C'est comme si tu étais consterné. Alors tu observes ces gens du haut de ton balcon, les bras croisés sur la rambarde métallique. Tu te demandes si ils sont comme toi. Anormaux n'est pas le terme que tu utiliserais car ce serait t'abaisser. Spécial n'est pas un bon choix non plus, tu te tâtes pour finalement terminer ta réflexion par marginaux.

Le goudron t'encrasse, cette fumée qui s'échappe de tes lèvres laisse sa marque. Tu bailles, écrase le mégot dans ton cendrier et rentre dans ton studio. Ce nouveau logis que tu peux dorénavant définir comme ta maison. Tes pupilles furètent de gauche à droite. Bienvenue chez toi. Qu'est-ce que tu dois en penser? Tu la sens monter, elle se glisse, te chatouille puis brûle tes entrailles avant de se contracter. La frustration. Tu as toujours un regret qui persiste, qui te lance, que tu ne parviens pas à effacer. Cette hantise, ce n'est pas toi qui la déclenche volontairement comme tu pourrais le faire avec les ombres que tu manipules. Cette ombre là a un visage, des lèvres que tu as embrassé. Tu fermes les yeux. Tu ne peux pas la balayer d'un geste de la main, tu ne peux l'effacer. Viendrais-tu à en déduire que l'opportunité qui t'es offerte te permettrai de te débarrasser de ce mal qui te ronge? Possiblement, tu n'exclus rien. Toutefois, la concernant elle, la raison n'est que secondaire.

Tu te diriges vers la salle de bain, tu retires ton pyjama et te prépare pour une douche. La température de l'eau est idéale, tu t'insères, bloque la pomme au dessus de ta tête et lentement, tu te colles contre le bord. Tu clos tes paupières, une fois de plus. Néanmoins, tu ne retournes pas sur ton passé. Tu te laisses aller, tu te détends. Shampoing, savon, tu te rinces, coupe l'arrivée d'eau et récupère ta serviette. Cela t'a fait un bien fou. Tu finis par nouer la serviette autour de ta taille et tu te poses devant le miroir, bras écartés. Tu relèves la tête. Rien n'a changé. Ni même le bleu profond de tes yeux, bien que la lentille dorée que tu places sur l'un d'eux ne cache en rien le naturel mais offre une surprise dont il est quasi impossible de passer outre. Tu termines ta toilette, tu t'habilles de la façon dont tu te sens le mieux, à savoir jean noir, chemise blanche et cravate sombre, sans oublier ta touche "négligée" qui contribue à ton style. Un petit gilet fin par dessus, associé à la couleur de ton bas. Tu te diriges à présent vers la grande enveloppe délaissée aux côtés de la lettre mystérieuse.

Tu y révèles un dossier d'admission, de la paperasse administrative, les plans des endroits à fréquenter ainsi que leurs fonctions, les règlements aussi divers et variés que tes idées sont claires. Tu en prends vaguement conscience, tu les survoles. Rien ne t'oblige à ce jour à remettre ton dossier ou bien à te présenter quelque part. La liberté, dans une certaine limite, t'es accordée sans contrainte. Tu attrapes ton caban, tes clefs et tu prends la porte. Ta décision est prise, tu te dois d'explorer ce monde. Tu prends soin de vérifier que tout est verrouillé avant de t'engager dans les escaliers. Tout ce dont tu vas avoir besoin pour le futur se situe en centre-ville et tu ne peux décemment ignorer les lieux qui te seront d'un grand secours. Cependant! Avant toute chose, il y a une autre touche qui te définit. Cette sucrerie que tu suçotes et t'accompagne dans ton périple.


 

Eran Baardson





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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Lun 6 Fév 2017 - 22:28

Douce nuit, ô douce nuit. Non, en réalité, les nuits n’étaient plus douces depuis quelques semaines. Depuis que j’avais croisé son chemin, à elle. Elle hantait mes pensées, mes rêves ; mes nuits étaient rythmées par les cauchemars qu’elle me provoquait. Quand allais-je enfin me remettre de cette soirée ? Cette soirée-là, dans ce restaurant. Je savais que j’allais la recroiser. Ça m’angoissait. Elle m’angoissait. Henka.

Je frissonnais et sortais de mon lit alors que les premières lueurs du jour n’avaient pas encore pointé leur nez. J’empruntais le couloir, me glissant sous l’eau bien chaude qui m’attendait sagement sous la douche. La salle de bain s’embruma rapidement, on aurait pu se croire dans un sauna. Mais non, je vous assure, c’était bien la petite salle de bain de mon appartement. Je vivais ici depuis assez longtemps maintenant pour savoir que je n’avais pas vraiment envie de vivre ailleurs. Bon, d’accord, je dis ça, mais je passe la moitié de mon temps chez Shawn ou Terrence. Sauf que quand j’étais ici, je me sentais bien. Je savais que je ne pourrais jamais assez remercier Logan de m’avoir aidé à le choisir.

Je sortais de la douche. Mes longs cheveux roses venaient me chatouiller le dos, j’adorais ça. En passant devant le miroir, je me surpris à fixer mon reflet. En ce moment, je ne me sentais pas tout à fait moi-même. Depuis que j’avais croisé le chemin d’Henka, je pouvais sentir à quel point j’avais peur. La sensation que j’avais ressentie à ce moment ne me quittait plus. Derrière moi, l’ombre d’une faux deux fois plus haute que moi était apparue. Je tournais la tête et frottais mes yeux.

J’étais comme un petit wrap dans son sachet, sauf que mon sachet n’était autre qu’un manteau aussi rose que ma chevelure. J’étais sortie, j’avais voulu sortir, prendre l’air allait me faire du bien. Dehors, j’avais fait quelques courses. De quoi manger, fruit et légume, un peu de viande, et quelques sachets de Tagada dans lesquels je piochais déjà sans remord. En chantonnant, je passais le portail qui séparait la résidence où je vivais du reste de la rue. Un petit portail tout simple, très charmant, doté d’un interphone dernière génération. Je l’avais passé, et j’avais croisé une nouvelle personne inconnue à mon regard. J’avais souris. Je l’avais salué. J’aurai pu ne pas y prêter plus attention qu’aux autres inconnus de la résidence, mais quelque chose attira mon regard : il avait les yeux vairons.

Je m’arrêtais. C’était net comme arrêt, un peu comme un arrêt d’urgence d’un train fou. Un peu comme un coup de frein. Tout mon corps avait comme cessé de fonctionner à la vue de ce garçon. « Ce » garçon. Je le connaissais. Je le connaissais très bien, même. Je laissais tomber mes courses par terre. J’avançais vers lui, rapidement, jusqu’à pouvoir le toucher. Mes doigts s’approchèrent de son visage sans oser le toucher.

« E… Eran ? »


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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Mer 8 Fév 2017 - 22:51




A Painfull Joy

♫ I don't know what to do ♫



Tu es bien résolu à virevolter, à prouver que tu ne laisseras pas tes cicatrices se rouvrir et t'empêcher d'emprunter le chemin que tu choisis. Tu veux plus que tout rester toi même. Tu ne veux pas sombrer. Tu veux continuer d'être ce garçon fort qui empêche ses perles salées de maculer tes joues. Tu poursuis ton chemin vers le rez-de-chaussée et tu passe le portique de la résidence. Tu t'avances, ta sucette en bouche. Tu ne croises pas grand monde avant d'arriver au portail. Tu te concentres sur ta tâche à venir. Tes premiers besoins en matière de mangeaille et ce qu'il te manque pour être tranquille un bon moment. Tu ne doutes pas de trouver ton bonheur au centre-ville. Qui plus est, tu as toujours de bonnes idées pour faire quelques bêtises en passant, histoire de laisser ta marque. Tu continues sur ta lancée, ton pas que tu tentes d'assurer. Tu souhaitais plus que tout ne pas te voiler dans une ombre qui te contraindrai à t'isoler, mais tu déchantes vite lorsqu'une voix atteint tes pavillons.

Accompagné d'un bruit sourd, c'est ton nom qui est prononcé. Eran? C'est bien toi. Curieux au premier abord, tu te retournes, ton éternel sourire enfantin collé à tes ourlets de chair. Celui-ci s'affaisse bien vite lorsque tu découvres ton interlocutrice. La confusion s'empare de toi, te lie dans une toile sans que tu puisses t'en réchapper. Aucune esquive possible. Tes muscles se ramollissent, tes bras tombent et la sucrerie à laquelle tu tiens tant tombe désespérément sur le sol. Elle?! Non... Tout ce que tu peux faire sur le moment, c'est balbutier.


Eran▬: " ...N...Ne..."

Tu es incapable d'aller plus loin. Paralysé dans ces fils de soies qui représentent la folie qui t'habite. La demoiselle s'approche de toi, près, trop près tout en tendant une main peureuse vers ton visage. Tu te raidis. La spirale infernale de tes pensée se dresse face à toi. Tu as envie de balayer son geste d'un revers de la main, tu as envie de crier. Pendant une fraction de seconde ton faciès prend la teinte de la colère et s'apaise presque instantanément. Tu soutiens son regard alors que tu es toujours hésitant. Tu te plonges dans ses deux prunelles d'azur, tu redéfinis chaque trait de son visage. La couleur de ses cheveux si originale, ses fines lippes... Oui, tu as envie de la faire souffrir comme elle t'a fait souffrir. Tu aimerais lui tourner le dos, hurler que tu n'admets pas qu'elle puisse se pointer devant toi comme si de rien était alors que ça fait un an que tu vis sa disparition comme un regret. Tu veux qu'elle te supplie de lui revenir, qu'elle se mette à genoux et se répande en excuses. Mais tu ne peux pas lui infliger cela. Non, ce n'est pas que tu ne peux pas, tu-ne-veux-pas. Tu ne veux pas car c'est elle que tu aimes. C'est elle qui met à défaut ta raison, qui l'outre passe pour que tes sentiments prennent le dessus.

Tu mets fin à ces quelques secondes où le mal aise s'est installé entre vous. Tu ne sais plus quoi penser, tu ne sais plus où tu en es. Cependant, il y a une chose qui ne t'a jamais trahi jusqu'à maintenant: Ton instinct. Tu accueilles sa main dans la tienne et d'un geste vif, tu la tires vers toi. Tes bras passent dans son dos, l'un reste accroché à sa hanche tandis que l'autre vient saisir l'arrière de son crâne. Tu la sers contre toi. Fort, bien plus fort qu'elle ne l'aurait sûrement pensé. Tu ne dis rien. Tu te laisses aller à profiter de cet instant où tu la sens contre toi. Son parfum que tu humes, son coeur que tu sens battre contre ta poitrine, ta joue contre la sienne. Tu ne lâches pas un mot. Tu n'as pas envie de la lâcher non plus. Tout refait surface. Ta possessivité, ta jalousie, tes regrets, ta souffrance qui s'élève mais retombe aussi vite qu'elle s'est manifestée. Tu ne veux pas qu'elle parte, tu ne veux pas la perdre une nouvelle fois, hors de question qu'elle te soit arrachée!

Tu te pinces les lèvres, intérieurement ce sentiment de bien être te laisse un léger goût amer de frustration. Tu veux l'embrasser. Tu veux saisir ses lèvres, les mordre jusqu'à ce qu'elles soient perlées de rouge. Tu veux qu'elle ressente la détresse qui t'a poursuivi depuis qu'elle est partie. Tu veux l'amener à comprendre la drogue qu'elle est pour toi, le manque qui a découlé de sa perte. Et tu veux à n'importe quel prix être le seul à pouvoir panser ses blessures. Le seul qui puisse la soulager d'un coup de langue, d'une longue étreinte qui l'amènerai à sombrer dans un bonheur éphémère. En y repensant, les gens ne comprennent pas ta philosophie à ce sujet. Tu es un marginal, inhumain et tu apportes le tourment. C'est faux! Si tu veux que ce soit ainsi c'est pour la bonne et simple raison que tu ne veux pas que les jours se ressemblent. Tu veux lui offrir un bonheur chaque jour qui puisse l'illuminer. Oui, c'est elle que tu veux, personne d'autre. Tu finis par desserrer l'étau qui la maintient prisonnière de ta personne, tu ramènes tes mains à ses joues que tu caresses légèrement de tes pouces.


Eran▬: " Tu es vraiment belle Nelly..."
murmures-tu en laissant éclater ton sourire de gamin.

Tu le sens. C'est comme si tu retrouvais un sens à ta vie. Tu es heureux. Heureux de la tenir dans tes bras, heureux de pouvoir poser ton front contre le sien. C'est comme si la confusion s'était retirée d'un seul coup en attendant l'heure propice à son retour. Car tu le sais bien, tes interrogations et sa punition finiront par s'éveiller tôt ou tard.




Eran Baardson





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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Dim 12 Fév 2017 - 0:25

Je pouvais le sentir. Hésitant. Surpris, aussi. Une sorte de malaise, de blanc, de vide, s’était installé entre nous. C’était étrange, parce que j’avais l’impression de le redécouvrir, sans pouvoir le toucher. J’avais peur. Oui, dans le fond, j’avais peur. Peur que ça soit faux, peur qu’il me déteste, peur de rêver. Je l’observais alors que je semblais attendre son approbation pour, enfin, poser ma main sur sa peau.

Et puis, il m’avait donné ce feu-vert que j’attendais. Il avait pris ma main dans la sienne, m’avais attirée vers lui. En moins de temps qu’il ne le fallait pour dire « tagada », j’étais dans ses bras, fermement enlacée. Je retrouvais de vieilles sensations. Je pouvais sentir mes muscles s’engourdir là où ses mains étaient posées, ses bras qui m’enlaçaient, son souffle près de mon visage. L’odeur de son parfum me montait à la tête jusqu’à m’étourdir. Pourtant, j’adorais ça. Une vague de souvenir m’envahissait, faisant perler quelques larmes au coin de mes yeux.

Lors de mon arrivée, j’avais été assez forte pour ne pas montrer à quel point j’étais troublée d’être ici. Le jour, j’étais la personne un peu barge que tout le monde connaissait ; souriante, joyeuse, enjouée. Pourtant, je savais que la nuit, c’était une autre histoire. La solitude refaisait son apparition, accompagnée de son lot de cauchemar et de réveils en sursaut. C’était…. Souvent pour cette raison que je dormais chez Shawn, je me sentais mieux lorsqu’il y avait quelqu’un avec moi.
Eran desserra un peu son étreinte, posant son front contre le miens. J’essuyais les larmes qui coulaient sur mes joues, lui offrant le sourire le plus sincère que j’avais pu afficher depuis mon arrivée ici.

« Tu es vraiment belle Nelly… »

Il avait ce sourire enfantin, éclatant, si beau…. Je ne réalisais certainement pas à quel point ça avait pu me manquer. À quel point il avait pu me manquer. À quel point ma “vie d’avant” pouvait me manquer. Alors je l’observais, mon front contre le sien, comme si j’avais retrouvé une partie de moi.

« Et toi alors… Encore plus mignon qu’avant. »

Mes émotions se mêlaient. J’avais tellement envie de lui sauter dessus, de faire la fête, de lui montrer combien il avait pu me manquer. Mon sang bouillait d’excitation. Pour autant, je réalisais doucement que pendant une longue année il n’y avait eu aucun contact entre nous. Pas une lettre. Pas un mail. Pas un texto. Mes yeux affichaient une part de gêne, de honte. Il était la personne à laquelle je tenais le plus “là-bas”, et je n’avais pas été foutue de lui faire savoir que j’étais en vie. Bien sûr, il y avait une raison. Et il était évident que je pourrais lui donner cette raison. J’étais impardonnable, et pourtant je caressais sa joue avec tendresse avant de déposer un baiser dessus. Dans le fond, je n’avais pas réellement changé. Si ? Qui pouvait le savoir. Ici, personne ne me connaissance « avant ». Personne ne pouvait faire la différence. Personne sauf lui, Eran. Son nom trottait dans ma tête comme si un fantôme me le murmurait. Je secouais ma tignasse.

« Oh, mais, si tu es ici ça veut dire que… toi aussi !? »

Ça me revenait : nous n’arrivons pas ici par hasard. Lui aussi il devait avoir un « don ». Je lui souriais doucement, et dans un « héhé » amusé, je faisais apparaître un petit lapin noir devant ses yeux. C’était tout ce que je lui montrerais pour le moment, bien que cette part de moi voulait s’imposer et que je résistais sans arrêt à sa présence. Je lui tirais la langue avant de sautiller sur place.

« Tu… Allais quelque part ? Tu veux monter boire quelque chose ? »

J’attendais sa réponse. S’il sortait, j’étais presque déterminée à le suivre. Je n’avais pas envie de le quitter maintenant. Il était là, près de moi. Qui aurait voulu laisser partir une personne à laquelle on tient réellement ? Certainement personne. Mon petit lapin avait disparu.


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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Jeu 16 Fév 2017 - 23:29




A Painfull Joy

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Et sa réponse étire ton sourire dores et déjà à son paroxysme tout comme l'est ta sérénité. Ce contact, ses doigts fins qui parcourent tes joues, tu les sens si proches à présent. Son odeur, ses lèvres qui te gratifient d'un baiser. Tu renoues avec ce passé, tu le lies à ton présent. Tu es bien conscient que cela n'effacera jamais une longue année de sobriété. Cette sobriété que tu as rejeté, contre laquelle tu as luté avec acharnement à t'en arracher l'armure du chevalier servant que tu étais. L'une de tes paumes se calque sur sa main, tes prunelles malicieuses chatouillent leurs jumelles et les jaugent. Ce bleu pétillant, cet amusement légèrement camouflé sur ses lippes, tu ne peux t'en empêcher. Tu t'enflammes, tu te lances à corps perdu alors que ton sang bouillonne, palpite à tes oreilles une mélodie, te susurre de te fier à ton instinct et ton culot légendaire. Tu veux la sentir s'emballer, que son coeur cogne si fort à sa poitrine que tu aurais l'impression d'en être le propriétaire.

Tu veux la sentir ployer sous le poids de tes ourlets de chair, la faire chavirer encore et encore pour que ses pupilles ne puissent se décoller de ta personne. Tu t'élances, d'un geste princier, presque doux tu l'attires vers toi, baisse légèrement la tête pour venir l'embrasser avec délicatesse. Un long baiser. Le voile de tes paupières t'offre une cécité partielle tandis que tu profites de ces longues secondes. Pas un mots, pas un bruit, pas un souffle. Le monde peut s'écrouler, tout ce qui se trouve autour de toi n'existe plus. Il n'y a plus qu'elle. Elle et toi dans cette bulle sentimentale qui t'ébouillante. Tu lui accordes un répit sans la quitter du regard que tu recouvres une fois que le rideau sombre s'est levé. Sa perdition s'estompe, peu à peu elle reprend ses esprits et te questionne tandis que tu places une main à ta hanche, et l'autre prend place bien au chaud dans ta poche. Tu t'apprêtes à lui répondre, cependant, une petite apparition te coupe dans ton élan et t'arrache un moment d'hébétude. Tu observes attentivement le lapin qui se trémousse.


Eran▬: " Wow... C'est toi qui fais ça?"
souffles-tu, surpris.

Tu tends une main peu assurée vers l'espèce de peluche qui s'estompe. Cette évocation, cette magie, ce pouvoir. Oui, c'est pour cela que tu es ici, isolé du monde qui t'a vu naitre. Tu reviens sur tes pas. Tu récupères bien vite cet air enjoué qui te va si bien au teint. Tu te déplaces pour te poser derrière elle, dos à dos. Tu jettes un coup d'oeil par dessus ton épaule et tu claques des doigts. Si tu as choisis ce placement, ce n'est pas pour rien. A présent, vos ombres se tiennent la main, s'offre un ballet de quelques secondes. C'est beau. Tu es capable de réaliser de belles choses. Oui, tu es capable du meilleur comme du pire. Tu peux les transformer en cauchemar si l'envie t'en prends. Tu te retournes, place ton menton sur ton épaule.


Eran▬: " Askip chuis pas normal... Ahah!"
lui susurres-tu avant de rire.

Tu t'écartes, les mains dans les poches. Tu remontes tes doigts jusqu'à ta chevelure que tu ébouriffes. C'est vrai, tu avais d'autres projets en tête. Et cela t'embêterai de les remettre à plus tard. Non pas que tu veuilles éviter sa compagnie, bien au contraire. Toutefois tu la sens gronder. Cette confusion grandissante qui te terrifie. Si elle se manifeste, si elle s'allie à ta curiosité, ne vas-tu pas pousser trop loin au sein de ta colère? Tu aimerais ne pas prendre ce risque, ta raison... Tu te fous de ta raison! Tu la fous au placard! Tu lui hurle intérieurement de la fermer! Jamais plus. Jamais plus tu ne veux que quoique ce soit te sépare de cette fille qui te fait vivre une liberté si personnelle. Tu délaisses ton faciès hésitant et tu te baisses un tantinet pour te saisir des sacs que Nelly avait "posé" sur le sol. Tu les balances par dessus ton épaules tout en souriant. Vantard... Arrogant! Tu te fous de ce stéréotype, tu n'as pas demandé à voir un juge. Tu es simplement heureux, et tu jures que le premier qui se permettra de te le reprocher ira brouter le gazon
.


Eran▬: " Hmm... J'étais parti pour faire quelques courses mais ce s'rai pas cool si j'refusais une invitation... J'espère que tu t'es améliorée en cuisine ahah!"
lâches-tu tout en tirant la langue à ton tour.

Un partout. Mais tu espères qu'elle ne poursuivra pas sur tes traces enfantines aux risques que tu kidnappes sa langue entre tes lèvres. Ce serait bien dommage n'est-ce pas? Tu tends la main et à ton tour tu l'interroges.


Eran▬: " 'Kay, j'te suis Princesse!"
dis-tu ton en t'efforçant de dissimuler ton impatience.



Eran Baardson





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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Sam 18 Fév 2017 - 14:56

Une sensation qui m’étais redevenue presque inconnue refaisait surface maintenant. Une sensation tellement douce, tendre. Une lourde vague de chaleur venait me prendre dans la poitrine, s’élançait dans mon dos avant de prendre possession de mon corps entier. Il m’avait attiré avec cette douceur qui le caractérisait depuis si longtemps. Il m’avait attirée vers lui, et il m’avait embrassée. Un geste si tendre que j’avais mis plusieurs secondes à réaliser ce qui était en train de se passer. Un baiser d’une délicatesse que je n’avais plus connue depuis que j’étais arrivée ici. Etait-ce les retrouvailles qui lui donnait cet élan soudain ? Je pense, dans le fond, que je m’en fichais un peu. Je ne voyais plus ce qu’il se passait autour, et pour la première fois depuis aussi longtemps que j’étais devenue celle que je suis, je sentais mes joues s’enflammer.

Alors qu’il relâchait légèrement son étreinte, plantant au passage ses iris dans les miennes, je le regardais avec une moue faussement fâchée ; surtout surprise. Je mis plusieurs secondes à retrouver mes esprits. Plusieurs secondes durant lesquelles je n’avais pas quitté son regard, durant lesquelles il n’avait pas quitté le mien. Je n’osais pas imaginer combien il avait pu changer en un an. J’avais face à moi un jeune homme, alors que j’avais quitté un adolescent. J’avais déjà tellement hâte de savoir combien il avait pu changer durant tout ce temps. Je sautillais sur place. Je l’observais. C’était excitant. Il m’intriguait. J’aimais ça.

Il avait été surpris par l’apparition de mon petit lapin. Ce lapin, c’était ma fierté. Pas comme cette autre « chose » qui apparaissait parfois de son plein gré sans que je ne lui demande rien. Je l’avais vu tendre une main peu rassurée sur l’animal fait d’ombre. C’était amusant comme réaction, après tout, ce n’était qu’on petit lapin. L’animal disparu. Eran vint se coller à moi. Dos à dos, je pouvais me rendre compte à quel point il avait grandi. Il faisait bien une bonne tête de plus que moi, voir même plus. Mon regard se perdit sur nos ombres. Elles dansaient. Elles dansaient parfaitement sur le sol. La surprise laissa place à l’amusement, je regardais ce ballet aussi magnifique que je pouvais le trouver.

« Askip chuis pas normal… Ahah ! »

Je sursautais légèrement. Son menton sur mon épaule, je l’avais parfaitement entendu susurrer à mon oreille. Un étrange frisson m’avait parcouru de haut en bas. Brrr, j’adorais ça. Je lui souriais alors qu’il s’éloignait les mains dans les poches. Il ébouriffait ses cheveux ; je mordillais ma lèvre. Il saisit mes sacs, il les balance par-dessus son épaule avec cet air nonchalant et son sourire à croquer ; et moi, je le dévore du regard.

« Hmm... J'étais parti pour faire quelques courses mais ce s'rai pas cool si j'refusais une invitation... J'espère que tu t'es améliorée en cuisine ahah! »
« Hey ! Je suis toujours aussi douée pour le Tagada-cake, faut pas trop m’en demander quand même ! »

Je gonflais mes joues avant de lui sourire à nouveau dans un petit rire. Je n’étais pas si mauvaise, quand même, si ? Je mangeais souvent seule lorsque j’étais chez moi, et lorsque je n’y étais pas, je ne cuisinais pas.

« 'Kay, j'te suis Princesse ! »

Je sautillais un peu devant lui, puis autour de lui. Je prenais un peu d’avance. Le vent parcourait mes cheveux, soulevait mes rubans, jouait avec ma jupe. Je replaçais mes cheveux derrière mon oreille, le regard plein de malice.

« Attrape-moi si tu peux, y’a double ration de cookies à la clé ! »

Je lui répondais à mon tour, lui rendant son geste : je lui avais tiré la langue. Je rigolais, et je repartais en trottinant vers la porte d’entrée. Une danse s’en suivit : lorsqu’il m’approchait, je m’amusais à lui tourner autour, à la taquiner, avant de repartir en avant de plus belle. J’avais cette lueur amusée dans les yeux ; cette lueur joueuse, charmeuse. Aguicheuse. Je m’arrêtais face à l’ascenseur.

« Je suis au premier, première à gauche. »

Je préparais les clés de l’appartement que j’occupais. Il était moyennement bien rangé, mais ça n’était pas non plus catastrophique. Je perdais mon esprit un instant dans les détails qui auraient pu être rangés avant. Certainement qu’il devait y avoir des vêtements qui trainaient ; mais je pense qu’il en avait vu d’autre et que cela ne le chagrinerait pas plus que ça. Les yeux malicieux, je sortais les clés de mon sac en souriant face. J’avais dit quoi, déjà ? « Attrape-moi si tu peux » ? Ah oui, j’avais certainement oublié la case ascenseur dans mes calculs. La double ration de cookies s’éloignait, alors qu’il se rapprochait. Zut alors !


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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Dim 19 Fév 2017 - 22:50




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Tu te retrouves à sourire devant elle. Tu l'apaises, tu la couves de ton air malicieux d'enfant qui se révèle à tes lèvres et ton regard. Tu te tiens devant elle, elle se tient devant toi. C'est comme si rien n'avait changé. Non, c'est faux. Beaucoup de choses ont changé pendant un an. Que ce soit de par son physique, tant par ta mentalité. Alors que tu te tapes la pose, elle te renvoie ta taquinerie au visage en se défendant piètrement. Le Tagada-Cake... Tu te souviens de ce délicieux gâteau bourré de sucre auquel tu ne résistes pas. Cette couleur peu commode, associé à la chevelure de sa créatrice... Voilà quelque chose qui te met l'eau à la bouche. Tu délaisses ta pensée gourmande pour observer ton interlocutrice que tu as piqué au vif. Tu n'as qu'une envie, c'est de placer tes doigts sur ses joues pour les dégonfler. Cela te fait sourire. Tu n'es pas le seul à éprouver cette sensation de bonheur qui parcoure ton échine de bas en haut, ne t'accordant qu'un frisson de joie.

Tu as l'impression de revenir une année en arrière. Sauf que tu n'as plus le même âge, que tu as grandi. Beaucoup disent qu'on ne peut pas rattraper le temps passé, et pourtant, tu as l'impression que tu es en train de leur prouver le contraire. Tu suis les pas qui te guident vers la résidence. Marche arrière. Tu relève la tête, observe le ciel quelques seconde, soupire d'aise intérieurement, puis tu te laisse aller à la filature. Tel un assassin, tu épies ta cible. Les moindres mouvements de ses bras qui se balancent, sa manière de se déplacer, le vent qui fait danser sa tignasse rose, ce parfum que tu humes dans son sillage. Tu l'as retrouvé. Cette drogue qui manquait à ton organisme pour que tu puisses pleinement respirer et profiter de ta vie sans la combler de regret et d'échecs. Tu t'arrêtes lorsqu'elle se tourne vers toi, espiègle. Tu le sens au fond de toi. Elle prépare quelque chose, elle veut te surprendre et te prouver qu'elle en est capable.

Tu t'attends à tout avec elle. Elle te complète, astucieuse tout autant que ton imagination déborde lorsqu'il s'agit de faire de sacrées bêtises. Attrapes moi si tu peux! Te balance-t-elle d'une traite. Un défi? Ton regard change de ton, tout comme ton sourire s'étire, carnassier au possible. Elle veut jouer à ce jeu, et toi tu vas la suivre, quitte à ce qu'elle t'amène jusqu'au bout du monde, tu es prêt à relever tous les challenges qu'elle t'imposera pour lui prouver que tu ne te défileras jamais, que tu assumes tes faits et gestes. Tu n'as qu'une seule parole. Tu ne te fais pas prier pour lui répondre du tac-o-tac tout en désignant son dard de chair pointé en ta direction.
Eran▬: " Tseuh! Accordé! Dans c'cas j'prendrai les cookies et ta langue ahah!"
lui renvoies-tu en prenant une voix affirmée.

L'attraper te semble facile à première vue. Cependant, tu négliges un détail qui te rattrape bien vite et te renvoie à la réalité. Tu n'as plus qu'une seule main de libre car l'autre est occupée avec les sacs de courses. Bah, après tout, tu n'aimes pas les victoires faciles, ce n'est pas intéressant si il n'y a pas un minimum de difficulté. Tu lances ton bras, tu rates, tu pars en foulée, tu tentes de la rattraper. Elle déjoue toutes tes approches. C'est comme tenter de conserver de la fumée entre deux doigts. Tu peines, mais tu n'abandonnes pas. Tu rejoins la porte de la résidence. Ton nouveau foyer, mais également le sien. Alors que tu galères avec la porte, tendant le pied pour la bloquer, tendant le bras pour faire passer les sachets, tu la vois se diriger vers l'ascenseur qui amorce tranquillement sa descente pour terminer au rez-de-chaussé.

Tu t'esquives de tes entraves. Tu fonces! C'est ta chance! Si elle avait pris les escaliers, c'était terminé. Quelques foulées de plus, tu rejoins la cage de métal qui abrite d'ores et déjà la demoiselle au regard fuyant. Tu ne lui laisses pas le temps de se retourner, pas une seconde de répit pour trouver une quelconque échappatoire. Tu attrapes sa main, lui faisant comprendre qu'elle ne pourra pas appuyer sur le bouton de fermeture des portes. Tu remarques son souffle coupé, l’imbroglio qui se lit dans ses iris. Tu déposes les sacs sur le sol froid, tu viens capturer son second poignet que tu plaques, tout comme son jumeau, sur la vitre qui te reflète. Un rapide coup d'oeil à ton écho tandis que les portes se referment d'elles même. As-tu l'air d'un fou avec ce sourire désabusé? A-t-elle l'air soumise à la peur alors que la surprise lui colle intégralement au visage? Tu romps le silence de ce royaume de glace. Tu avances lentement tes lippes jusqu'à son oreille à laquelle tu octroies un léger souffle chaud.
Eran▬: " A-ttra-pée..."
murmures-tu en lui mordillant le lobe.

Tu n'as qu'une parole n'est-ce pas? Tu décales ta tête, doucement, ta joue collée à la sienne. Tu poursuis, front contre front, tu lui décernes cette partie de toi, cette attention que tu n'as eu que pour elle. Tes vairons se plongent au creux des abysses azurées. Tu soutiens son regard de façon profonde. Tu n'as pas besoin d'ouvrir la bouche pour qu'elle comprenne ce que tes prunelles bicolores veulent lui susurrer. Sans un mot, tu prends ton dû. Mais cette fois-ci, tu ne t'abandonnes pas aux ténèbres, tu gardes les yeux bien ouvert pour profiter et assimiler chacune de ses réactions afin de pouvoir saturer ta mémoire de son faciès qui te fait craquer. Tout en accolant tes ourlets de chair aux siens, tu écartes tes doigts pour les entremêler aux siens. Ce sont là encore, plusieurs secondes qui te paraissent une éternité. L'annonce du premier étage t'offre la possibilité de reprendre le dessus. Tu passes un léger coup de langue taquine sur les délicieuses lèvres de la victime de tes sentiments et de ta malice.

D'un geste vif, tu t'esquives d'un pas en arrière. Tu quittes l'ascenseur, tourne à gauche et t'appuies à la porte. Tu arbores à présent un grand sourire de gamin. Éclatant de rire, tu annonces ta victoire.
Eran▬: " J'ai gagné ahah! A moi les cookies!"
jubiles-tu tout en tirant la langue à ton tour.

Et oui, dans tes souvenirs, pour ce défi... tous les coups étaient permis non?



Eran Baardson





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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Sam 25 Fév 2017 - 19:37

Les cookies et ma langue ? C’était là sa condition, donc ? Etrangement, ça ne m’étonnait pas plus que ça. Il avait toujours cette manie de rajouter du piment dans les choses simples. Un peu comme si, au final, tout devait avoir un petit goût risqué pour qu’il apprécie. Pour autant, ça ne me dérangeait pas. Au contraire même : ça m’amusait. Allez savoir qui suivait qui dans la folie de l’autre. Tout ce qui importait, c’était que tous les deux, ensemble, on s’amusait.

Même handicapé d’une main, je n’avais aucun scrupule à le malmener, à le provoquer. C’était amusant ; l’ensemble de ses réactions étaient amusantes ! Ses échecs consécutifs m’amusaient, je l’imaginais enrager de l’intérieur et trouvant enfin la solution pour m’attraper malgré tout ce qui le retenait. Les sacs, la porte… Finalement, il avait passé tous les obstacles avec cet air amusé et tellement adorable. Il y avait cette touche de sérieux dans ses yeux qui me disait à quel point il prenait notre petit jeu au sérieux. Oui, il était sérieux dans cette course un peu folle. Cette course aux retrouvailles ; ce moment de réunion après tant d’absence et de distance. Ce moment où on n’a plus jamais l’envie d’être seul alors que l’on a retrouvé sa « moitié ».

« A-ttra-pée… »

Un murmure doux qui parvenait à mes oreilles. Je frissonnais. Décidément, je frissonnais beaucoup depuis quelques minutes ; je commençais même à me demander si je ne couvais pas un rhume ou quelque chose de ce genre. Mes pensées ne furent pas perdues longtemps. Je fus forcée de revenir à la réalité alors que sa joue frôlait la mienne, que son front touchait nettement le sien, que ses yeux me faisaient me sentir importante aux yeux de quelqu’un. Ces yeux. Ce regard. Le rouge me montait aux joues. Sans un mot, il prenait sa « récompense ». Sans un mot, mais le regard fixe, profitant de sa victoire comme si c’était la première. Ou bien la dernière. Je ne saurais pas réellement dire ce que j’ai pu lire dans ses yeux à ce moment-là. Ses pupilles pétillantes et son air satisfait avaient eu raison de moi : je fermais les yeux doucement. J’avais capitulé face à son visage plus si enfantin et ses iris tellement uniques et particulières. J’avais capitulé, et j’avais fermé les yeux pour profiter de l’instant sans qu’il ne puisse lire ce que mon regard pouvait bien dévoiler.

Un coup de langue sur mes lèvres sonne la fin d’un délicieux instant. Alors, il s’en va, comme pour esquiver une attaque qui prendrait la revanche sur celle qu’il m’a envoyée. La confusion ne s’estompe que plusieurs secondes plus tard. Son sourire m’éblouie un moment. Je lui en offre un en retour. Un sourire en coin. Un de ceux qui veut dire « toi et moi, on va bien s’amuser ». Il avait quitté l’ascenseur et m’attendait près de la porte que je lui avais indiqué au bas de l’immeuble.

Mes yeux ne le quittaient pas d’une semelle, un peu comme s’ils avaient peur qu’il disparaisse de ma vue une nouvelle fois. Je m’approchais de la porte en sautillant, armée de mon trousseau de clé. Enfin, je me décidais à les tourner dans la serrure et à lui dévoiler une partie de ma « nouvelle vie ».


La porte ouverte dévoilait déjà une partie de l’appartement. Ce n’était ni trop petit, ni trop grand. Une pièce à vivre bien sympa qui offrait un espace de vie confortable et donnant sur une cuisine équipée sobre et épurée. Dans le petit couloir qui constituait l’entée, une porte ouverte dévoilait une partie de la salle de bain dotée d’une baignoire, d’une toilette et d’un lavabo. J’avais arrangé les meubles afin de ne pas étouffer. Etant peu présente dans l’appartement ces derniers temps, le canapé-lit était resté ouvert en mode lit alors que des affaires trainaient au pied de celui-ci et qu’un peu de bordel errait sur la table basse. Je déposais les clés dans le vide poche près de la porte d’entrée, écartant mon manteau de mes épaules pour le déposer sur une des chaises de la table du salon. Je libérais mon hôte de mes sacs de courses en le remerciant d’un sourire enfantin, trottinant vers la cuisine. Il ne tarda pas à me rejoindre dans la pièce principale.

« Installe-toi, fait comme chez toi ! »

Je lui tirais la langue en lui tendant un pot de cookies. Je passais de l’autre côté de la table, unique élément séparant la pièce à vivre de la cuisine.

« Désolée, c’est un peu le bordel. On ne change pas les bonnes habitudes ! »

J’attrapais mes cheveux à deux mains. Ma longue chevelure rose que je remontais en une queue de cheval nouée par un ruban, dévoilant une partie de mes épaules, de mon cou et de mon dos. J’avais, ce jour-là, un t-shirt des plus chouettes de ma garde-robe. Légèrement décolleté sur l’avant, les manches longues laissaient dévoiler mes épaules, mon cou et le haut de mon dos. Quelques mèches me chatouillaient, me procurant des frissons qui m’amusaient pleinement. Je regardais Eran un instant en souriant toujours. Ce sourire fixe qui semblait ne plus vouloir partir. Je me penchais un peu vers lui, lui offrant une vue agréable.

« Qu’est-ce que je te sers ? » Je marquais une pause, alors qu’un sourire amusé prenait place sur mon visage. « Un chocolat chaud, avec des chamalows ? »

Pendant qu’il réfléchissait, je passais derrière lui. Mes mains glissèrent le long de son cou jusqu’à se retrouver près de son torse. Je déposais ma tête légèrement sur la sienne, à hauteur de son épaule, enfouissant mon nez au creux de son cou. Son parfum envahissait mon esprit, sa douceur m’attendrissait, son sourire m’envoutait. Je fermais les yeux un instant, un très long instant, avant de relever la tête juste après avoir déposé un baiser à la base de son cou. Pour n’en perdre aucune miette, j’avais laissé vagabonder ma langue le long de son cou un court instant avant de m’enfuir en sautillant vers la cuisine.

« Alors, chocolat ? chocolat, cookies, chamalow et Tagada ; le combo parfait ! N’est-ce pas ~ »


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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Dim 26 Fév 2017 - 22:33




A Painfull Joy

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Tu te tiens devant cette porte qui te fait tant penser au miroir d'Alice. Tu te sens comme cette petite blonde qui va découvrir un royaume étrange. Ou presque. Tu as plutôt l'impatience de rentrer dans un monde où tu as d'ores et déjà une place. Ce monde qui est le sien, et dans son coeur où tu peux de nouveau te nicher. Elle, cette fille que tu observes d'un sourire narquois en affichant un air vainqueur. Ta belle gueule ne cesse de s'imposer tout comme ton arrogance. Juste le cliquetis des clefs, pas besoin de mettre des mots sur tes envies et tes actes. Tout transite entre tes billes bichromes et les iris malicieuses de Nelly-Pi. Rien n'est laissé au hasard. Ni ses mimiques, ni la teinte pourpre de ses joues qui commence lentement à s'effacer. Tu veux pouvoir à nouveau lire en elle comme dans un livre ouvert, continuer à la surprendre pour que jamais la lassitude ne s'empare de son esprit, qu'elle continue à s'accrocher à ta personne comme si sa vie en dépendait.

Oui tu veux qu'elle ressente cette dépendance que tu as. Tu veux lui transposer tout cela dans le seul but qu'il n'y ai que toi à ses yeux, qu'elle ait conscience que toi et toi seul puisse l'apaiser et la comprendre. La meilleure manière de poursuivre ton but? Continuer ainsi. Continuer ce jeu d'enfants qui te maintient libre et vivant. Un clic, la porte se déverrouille et tu découvres enfin le nid douillet de ta protégée. Tu la laisses te montrer le chemin, puis tu passes le pas, referme derrière toi tandis que tes yeux furètent à droite et à gauche. Tu passes le corridor, passe la tête vite fait à l'embrasure de la salle de bain, poursuis vers la cuisine. Tu termines par la pièce principale. Tu lâches un petit rire lorsque tu le vois en état. Ce que tu aimes par dessus tout en ce lieu? La touche bordélique. Ce n'est sûrement pas toi qui va lui faire la morale étant donné que dans deux semaines, ton appartement ressemblera probablement à cela... Voire pire bien évidemment.

Un petit bordel organisé comme tu appelles ça. Tu apprécies car cela rends une pièce tellement vivante. Tu ne pourrais vivre au sein d'une place entretenue par un ou une maniaque. Cela t'effrayerai. Pas autant que de voir un écureuil te bondir au visage, mais pas loin! Tes pas lents, ta main frôlant la chaises, tu mets fin à ton inquisition. La petite voix fluette te ramène à la réalité. Comme chez toi te dit-elle. Il ne t'en faut pas plus pour acquiescer et déboutonner ton caban avant de l'envoyer à son tour sur la chaise qui servait de porte-manteau. Ta récompenses te parvient. Les cookies? Non, tu penses à cette bouille qui te titille de son dard de chair pointé en ta direction. Tu attrapes un cookie entre deux doigts.


Eran▬: " Si j'dis que l'contraire m'aurait étonné? tu m'frappes? Ahah!"
la nargues-tu tout en la gratifiant d'un clin d'oeil moqueur.

Tu portes le biscuit à ta bouche et croque dedans avec vigueur, prenant soin de placer ta main libre en dessous pour éviter que les miettes ne viennent s'écraser au sol. Tes paupières se soulèvent de surprise. *Ow My Me mais c'est trop bon!* penses-tu avant d'engloutir le reste du gâteau comme un énorme goinfre en espérant ne pas être jugé comme un gouffre à bouffe. Quoique, dans un sens, ce ne serait que vérité. Une fois ton dû dans l'estomac, tu laisses les miettes sur la table, prends la direction du clic-clac déplié et tu vas t'y allongé, les bras tendus dans un premier temps pendant que ton hôtesse s'affaire.


Eran▬: " Aaah... Génial! Pas mal confort en plus."
lâches-tu dans un souffle apaisé.

Tu ramènes tes bras sous ta tête, les yeux rivés sur le plafond avant de te redresser lorsque Nelly te questionne. ... ... ... Quelques secondes de transition le temps de traiter ta petite absence. Passer d'un surface plane à une plaine vallonnée de douceur n'est pas pour te déplaire, néanmoins la distraction te fait perdre tes moyens assez longtemps pour que ça se remarque. Tu ne peux rien y faire. C'est un piège que tu qualifies de "unfair". Tu te mords rapidement la lèvre. Jouer cet atout, c'est lâche, toutefois, souviens toi que pour ce défi, tous les coups sont permis n'est-ce pas? Tu manques d'éclater de... Non. Tu assumes. Tu remontes un peu plus haut pour soutenir son regard tout en te marrant. Oui, tu te fous d'avoir maté son décolleté. Et après? Oui tu ne t'es pas privé de mater ses fesses lorsqu'elle était devant toi, tu n'as pas hésité un seul instant à la déshabiller du regard avec l'envie de la serrer contre toi. Tu ne vas pas te cacher derrière une excuse, tu ne vas pas balbutier comme un puceau.

Ton sourire s'élargit, tu plonges tes vairons au creux des yeux qui te fixent, étirant tes lippes dans un sourire sincère. Tu reviens sur son interrogation. Le fameux "Hot Chocolate" nappé de chantilly avec des boules de marshmallow, ton péché mignon. Bien évidemment que tu vas répondre par l'affirmative. Pas encore. Pas tant que sa présence est si proche. Elle t'enserre, à présent dans ton dos, ayant profité du délai que tu lui as accordé. Tu remontes tes mains, lentement, tu saisis ses bras et les serres davantage contre toi, tout comme ta tête que tu balances contre la sienne tandis que tes paupières se ferment. Tu en deviens fou. Comment peux-tu en arriver à penser qu'à chaque fois depuis cet instant ou tu l'as croisé, comment fais-tu pour que chaque fois que la proximité se réduit entre vous, tu puisses occulter les alentours, profiter et t'ébouillanter dans un torrent de bienêtre? C'est tellement agréable, tellement apaisant. Tu n'en peux plus. Tu ne veux pas que ça s'arrête. Ou bien si. Mais pour mieux recommencer la seconde d'après.

Tu en es mordu Eran. Tu relâches la pression jusqu'à ce que la morsure dont elle t'honore te remette sur tes gardes. Le cou, l'endroit le plus sensible de ton anatomie pour ce genre de malice. Tu te crispes, un son s'échappe de ta gorge et tu le retiens avec peine avant que sa langue ne te fasse te mordre la tienne et que tu lâches prise. Tes pulsations se mettent à danser, ton souffle s'accélère, ton enveloppe charnelle est parcourue à part entière d'intense frissons d'envie. Tu as baissé ta garde, il t'en as coûté. Tu tiens à te retourner, à lui faire payer son acte. Cependant, le temps que tu t'exécutes, elle est déjà proche de la cuisine et te provoques en toute poésie. Tu rages intérieurement. Oui tu boues de cette frustration enfantine qui n'a rien de mauvais, bien au contraire, elle t'es nécessaire car elle t'amuse au plus haut point.


Eran▬: " Tutafeh d'accord pour le chocolat, les chamallow et les cookies. Quant à la tagada... Je m'en occuperai après le goûter..."
murmures-tu sans la quitter des yeux, sans cacher ton sourire carnassier et joueur.

Oh que oui! Laisser un affront impuni n'est clairement pas dans tes habitudes. Tu ramènes tes jambes en tailleurs, tapote sur le bord du lit tandis que Nelly s'affaire à la préparation des boissons. Tu poursuis tes observations avant de la questionner à ton tour.


Eran▬: " Dis Nelly... ça fait combien de temps que tu es ici? 'Fin j'veux dire dans cet appart'?"
l'interroges-tu en délaissant ton sourire pour un masque d'intrigue.

Depuis combien de temps t'avait-elle abandonné? Que fait-elle maintenant? Quelles études, quels projets, quels hobbys... Tu as tant de question à lui poser, une année d'inconnu à rattraper, un aspect de colère à partager. Que vas-tu faire Eran? Toi qui n'a pas envie de tout briser, vas-tu cracher ton mécontentement à son visage?




Eran Baardson





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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Lun 27 Fév 2017 - 22:33

Il tapotait sur le bord du lit, les yeux pleins de malice et d’impatience. Je savais qu’il allait se venger dès la première occasion. Je savais que mon « crime » ne resterait pas impuni. Ce n’était pas dans ses habitudes, après tout, de laisser ce genre de malice se dérouler au bon vouloir des autres. Il aimait avoir le dessus dans ce genre de situation. Et moi… Moi, j’adorais le provoquer. C’était encore une chose que je me refusais à changer.

Je préparais tranquillement son chocolat chaud lorsque sa question parvint à mes oreilles. Son doux sourire s’effaçait lentement pour le troquer contre son masque intriguant. Il m’aurait donné envie de le taquiner encore, si jamais je n’avais pas été perturbée par sa question. Depuis la cuisine, je l’avais clairement entendu me demander depuis quand j’étais ici. J’avais tressailli, alors que je coupais les chamalows en deux. Aïe. Mon doigt venait de passer sous la lame du couteau que je lâchais immédiatement, portant mon doigt à ma bouche pour empêcher la griffure de saigner. Mon ombre sur le sol devenait instable. Je pris une grande inspiration avant de ramener le goûter sur la table basse, venant m’asseoir près de lui. J’avais, jusque-là, laissé sa question en suspens. Mais il allait bien falloir que je lui réponde… Je plongeais mon regard dans ma tasse de chocolat chaud. Vague, perdu ; l’espace d’un instant, le bleu de mes yeux avait viré au noir. Je secouais la tête avant de m’asseoir en tailleur sur le lit, face à lui.

« Je… ça doit faire six mois que je suis dans cet apart’, mais un an plus ou moins que je suis sur l’île. »

Je relevais les yeux doucement vers lui, plantant mes pupilles dans les siennes alors qu’elles vacillaient du bleu au noir pas période de quelques millisecondes. Je frottais mes yeux, je sentais que ça m’envahissait. Alors, je sirotais mon chocolat un instant, avant de soutenir à nouveau son regard. Il y avait comme un trouble sérieux de lisible dans mes iris. Je serrais ma tasse contre moi.

« Je… J’ai pas compris, quand je suis arrivée ici. J’étais seule. Perdue. J’ai fait la connaissance d’un garçon, c’est lui qui m’a accueillie jusqu’à ce que je trouve cet appart’. Mais… Même ici, je me sens…. Vraiment… » Je baissais la tête doucement, ma voix se faisait moins audible, presque tremblante. « Seule ».

Je portais une Tagada à mes lèvres. Ma maladresse avait cependant décidé de reprendre le dessus, et cette confiserie venait de tomber dans mon chocolat d’un grand « ploc » qui m’avait bien éclaboussé. J’avais sursauté en sentant les quelques gouttes de chaud me jaillir dessus, renversant par la même occasion une partie du liquide sucré sur mon t-shirt. Je posais la tasse rapidement sur la table basse. Je soupirais un « put… » en me laissant tomber en arrière sur le lit. Aller, il n’y avait plus qu’à changer de t-shirt ! Je me levais en sautillant et en prenait un autre au hasard dans l’armoire à côté du lit. Je ne me retournais pas vers lui, ôtant mon t-shirt tâché et le jetant dans un coin. Dos à lui, je tournais la tête vers lui alors qu’un frisson de froid me parcourais déjà le dos et les bras.

« Et toi, depuis quand tu es ici ? Qu’est-ce… Que tu as fait cette année ? »

Cette année loin de moi. Cette année sans moi. Cette année vide, étrange. Je l’observais un instant. Il me dévorait, ça se voyait. Ça se sentait. Ça se ressentait. Je lui offris un sourire taquin alors que je m’approchais, armée de mon t-shirt propre mais pas encore enfilé, pour prendre une gorgée supplémentaire de mon breuvage.


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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Mer 1 Mar 2017 - 21:58




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Ce silence te trouble. Pressant, distordant, plus les secondes filent, plus un ouragan de question s'amasse au fin fond de ton esprit et te torture. Tu cesses tes gestes, tu gardes tes lèvres hermétiquement fermées, ton regard s'éloigne de la belle pour s'évader un court instant à travers le carreau. Tu hésites, encore, encore et encore à reformuler ta question de manière plus concise, plus précise,plus directe. C'est comme si la bile venait se frayer un chemin jusqu'à ta gorge, titiller légèrement ton clapet tout en le bloquant pour te faire suffoquer. Tu n'es pas le seul à étouffer. Tu le sens. Son sourire c'est effacé à son tour, la joie de tes retrouvailles a quitté la pièce. Qu'espérais-tu Eran? Attendre? Faire comme si de rien était après cette année passé à lui courir après sans savoir ni où, ni quand, ni comment?

Au diable les faux-semblants. Tu dois en avoir le coeur net. Tu veux savoir la vérité, tu veux l'entendre de sa bouche. Tu veux continuer à l'observer tandis que tes bras quittent le rebord du lit pour s'étendre dans ton dos. Tu veux l'écouter balbutier pendant que tes vairons s'attardent à observer son visage désolé. Six mois, un an. Tapis dans l'ombre, elle se manifeste. Ta fureur intérieur s'embrase. Tes sourcils se froncent, tu ne la quittes pas des yeux. Tes lèvres se tordent, puis tu dévies en direction de la tasse qu'elle t'as apporté. Tu ne dis rien. Dans ce genre de moment, il n'y a rien de pire que l'ignorance, l'absence de réaction. Tu lui fais sentir. Sans état d'âme, tu ne retiens pas ton aura de rage constante. Tu la délaisses de tes prunelles, tu concentres ton attention et ton souffle sur le chocolat chaud. Alors tu la laisses poursuivre ton en prenant un cookie dans la boite. Tu le portes à tes lèvres, croque dedans...Perdue... Tu cales le biscuit entre tes deux doigts et repose la tasse... Un garçon... Un bruit sourd se fait entendre. Tu as légèrement forcé l'atterrissage du récipient sur la table.

Quant au gâteau? Il se retrouve brisé en deux parties. C'est comme si le temps devenait infini. Tes iris n'ont de portée que pour tes gestes. Tu parais si calme, si détendu lorsque tu reposes les deux moitiés brisées. Si calme et pourtant, on peut tellement sentir à quel point la colère te dévore les entrailles. Seule? Avait-elle réellement osée se présenter comme étant seule alors que c'est vers un autre garçon qu'elle s'était réfugié?! D'un seul coup, ton visage se tourne vers elle. Tu plantes tes perles bichromes au creux de ses deux azurs. Ton regard en dit long sur ce que tu éprouves. La trahison, la déception, le manque, l'absence, la frustration. Peut-être es-tu trop direct de cet manière, si bien que ta brusquerie en vient à la faire éclabousser son haut. Intérieurement, tu te reprends. Ton expression finit par s'adoucir et ta main se saisit de l'anse afin de porter le chocolat chaud à tes lippes. Quelques gorgées s'écoulent. Une chaleur apaisante de saveur s'immisce en toi.

Tu lâches un soupir d'aise une fois le breuvage ingurgité. Tu écoutes la question qui t'es posé en retour. Tu serres les dents. Est-ce là tout ce qu'elle a à te demander? Qu'est-ce que tu as fais pendant toute cette année d'absence? Tu calques une nouvelle fois tes prunelles sur son entité. Son T-shirt s'est envolé pour rejoindre le tas de fringues et tu t'attardes à présent sur les détails qui s'étaient dissimulés sous le tissu. Tu contemples les dessins de sa silhouette, tu distingues alors ses courbes, à moitié cachées par une lingerie des plus attrayantes. Tu es prêt à péter un câble, tu as envie de lui crier que ce n'est pas de cette manière qu'elle va pouvoir se prémunir de ton courroux. Et pourtant, ce regard, ce sourire, cette malice te fait comprendre ce qui est important pour toi. Il n'y a qu'elle qui a se pouvoir. Te rendre complet. Déterminer qui tu es, quels sont tes souhaits. Elle seule peut te faire sortir de tes gonds, elle seule a le pouvoir de te rendre entier.

Tu la fixes. Tu te redresses tout en agrippant la tasse qu'une fois de plus tu portes à tes lèvres. Tu la reposes, sereinement cette fois. Et tu t'avances. Quelques pas, tu la rejoins. C'est à ce moment que tu t'exprimes.


Eran▬: " Je t'ai cherché! Je t'ai cherché pendant une putain d'année! Sans savoir où tu étais, ce que tu faisais! Une année avec la boule au ventre à m'inquiéter, à en faire flipper ma mère! Tu croyais quoi Nelly?!"
clames-tu en la pointant du doigt.

Tu es parti. Parti loin dans la vérité. Loin dans la franchise. Pourquoi? Parce que tu n'as pas peur. Tu n'as pas peur qu'elle te déteste, tu n'es pas effrayé de ses réactions, tu ne crains pas qu'elle te tourne le dos pour la bonne et simple raison que tu lui parles à coeur ouvert. Nelly est la seule personne à qui tu te confies, que ce soit pour le meilleur ou pour le pire. Le manifeste de ta colère ne s'arrête pas là. Tu la surplombes, tu la grondes, tu place le bout de ton doigt sur son front et tu poursuis dans ta lancée.
Eran▬: " Un an que tu m'as laissé sans nouvelle! Une carte, un mot, c'était si compliqué que ça?! Fuck! J'compte si peu que ça pour toi?!"
claques-tu froidement en la délaissant du regard pour t'asseoir sur le lit.

Comme un coup de révolver, ta dernière phrase est blessante. Tu le sais, tu ne mâches pas tes mots. Ta paume vient rejoindre ton visage et se pose sur la partie gauche de celui-ci avant de retomber. Tu relèves la tête vers ton interlocutrice. Tes paroles sont hautes de sens et semblent l'affecter. Toutefois, tu n'as que faire de ses états d'âme pour le moment. Tu n'as pas envie de perdre de temps en complaintes et en excuses. Tu la saisis par le poignet d'un geste vif. Tu l'amènes à toi, place ton deuxième bras sous ses jambes et la fait tomber délicatement sur le lit. Ni une ni deux, tu n'hésites pas un seul instant. Te voilà à présent au dessus d'elle, les paumes calées sur le matelas, de chaque côté de ses joues. Seulement quelques faibles centimètres séparent ton visage du siens. Ta main gauche se décale et vient récupérer le doigt blessé où une tâche rouge était apparue.


Eran▬: " Tu penses sincèrement avoir été la seule à avoir perdu quelque chose?! A te sentir seule?! A être blessée?!"
cries-tu tout en soutenant son regard.

Tu remontes la blessures jusqu'à ton menton, puis plus haut encore pour lui octroyer un baiser de quelques secondes. Oui, tu es en colère. Oui tu lui en veux. Mais plus que tout, tu ne veux plus jamais qu'elle se blesse. Plus jamais. Tu as beau être crispé, lui dévoiler tes sentiments sans artifices, tu ne veux pas qu'elle souffre si ce n'est de tes mains. Car tu es le seul à pouvoir l'apaiser. A nouveau, tu plonges ton regard dans le sien. De cette même façon profonde que tu l'as fait tout à l'heure après l'avoir embrassé vigoureusement. Tu lâches un énorme soupire. Tu t'es bien défoulé. Alors tu te penches à son oreille.


Eran▬: " T'es vraiment idiote quand tu t'y mets... Nelly..."
murmures-tu en éclipsant toute forme de colère.

Tu lâches un petit rire. Tu remontes doucement ta tête pour qu'elle puisse profiter de ton sourire enjôleur de gamin pré-pubère. Tu t'es lâché. A présent? Tu te fous d'avoir des réponses à tes questions. Tu sais qu'elle a compris tes angoisses passées, et tu comprends à présent que tu lui as fait défaut. Vas-tu t'éterniser en quête de justifications? Non. Ce n'est pas toi. Eran, toi, tu ne vis pas dans le passé. Et quand bien même celui-ci te rattrape, tu le dégages avec un bon coup d'pied au cul en le faisant racler le sol avec les dents sur une dizaine de mètres tout en pensant qu'un castor ne ferait pas un travail aussi impeccable! Non, tu n'as pas envie de détruire cet instant. Ce moment où tu es à califourchon sur elle, où ton sourire arbore une teinte carnassier, que l'un de tes doigts se balade lentement sur le ventre de la demoiselle, l'effleurant tout en dessinant des arabesques.

Tu le laisses remonter, progressivement... jusqu'à ce qu'il passe entre ses seins, longuement jusqu'à ce qu'il parvienne à ses lippes. Chut. Tu ne tolèreras aucune autre intervention que celle que tu t'autorises. A nouveau, tu te penches, tu descends ta tête que tu niches au creux de son cou. Tes dents s'exhibent, et s'élance sur sa peau tendue. Tu refermes le pièges, tu presses légèrement ton doigts pendant ces quelques secondes où ta bouche est en partie scellée sur sa chair. A-t-elle cru un seul instant que tu allais oublier sa provocation? Que ton envie allait se défiler? Absolument pas. Tu termines ton sombre dessein, admire ton oeuvre en te reculant un tant soit peu. Ce suçon est magnifique. C'est de l'art! Et maintenant, qu'un autre pauvre type essaye de s'approcher d'elle, qu'il tente sa chance ou ose seulement caresser cette espoir... JA-MAIS. Tu la marques, tout comme elle pourrait te marquer. Tu libères ses lèvres, affiche un sourire des plus narquois.

Tu sens qu'elle souhaite s'exprimer sur ton traitement à son égard. Tu la fais taire d'un baiser, tu termines sur ses ourlets de chair, à les lui mordiller avant d'y passer un coup de langue taquin.


Eran▬: " Tu m'as manqué Nelly..."
susurres-tu de façon très érotique et amusée à la fois.



Eran Baardson





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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Sam 4 Mar 2017 - 0:25

Je n’avais retenu qu’une seule chose de cette partie de notre échange : ses yeux. Son regard parlait à sa place. Des émotions mêlées, entremêlées, qu’il n’avait encore jamais exprimées. Ces émotions si étranges, si complètes et certainement si injustes. Méritait-il réellement de souffrir de cette façon ? J’avais baissé légèrement le regard, perdue, ne sachant plus réellement où était ma place. C’était sans compter sur sa réponse à ma question. Une réponse franche, directe. Tout ce qui aurait pu me plaire. Tout ce qui aurait dû me plaire. Mais surtout, tout ce qui m’avait envoyé un pieu en plein cœur. Mon regard se perdit dans une certaine forme de culpabilité et de désespoir. Je ne m’étais encore jamais doutée que j’avais pu le faire souffrir à ce point. Sa franchise m’atteignait plus que n’importe quoi d’autre. Elle m’atteignait, sans pour autant me blesser. Elle me rendait consciente de ce qu’il avait pu éprouver cette année passée. Pour autant, sa dernière phrase me figea. Comment pouvait-il croire qu’il comptait si peu pour moi ? Comment pouvait-il le croire, alors qu’il était ce que j’avais de plus précieux ? Je serais les poings. J’avais envie de lui sauter dessus. Lui sauter dessus, et lui montrer combien il comptait. Lui sauter dessus et lui dire combien il se trompait. Mais mon corps ne bougeait pas. Je restais là, les yeux plantés dans ses iris, stupéfaite.

Il avait attrapé mon poignet, m’avait tiré vers lui avec une force que je ne lui connaissais pas, mais qui ne m’avait pas pour autant fait mal. A califourchon au-dessus de moi il me dominait totalement, entravant le moindre de mes mouvements. Impossible de fuir. Mais, avais-je réellement envie de le fuir ? Ses mots me transperçaient. Lentement, je commençais à avoir froid. Je pouvais sentir mes membres s’engourdir, mes bras trembler légèrement. J’étais comme envahie par une sorte de colère enfouie qui refusait de réellement se montrer. Une colère qui n’en était pas réellement une. Cette colère contre vous-même. Son regard me glaçait, m’emportant sans son flot d’émotions et de sentiments.

La colère d’Eran avait beau être envahissante à l’instant présent, il n’en restait pas moins délicat avec moi. Doucement, il avait porté mon doigt coupé à ses lèvres pour le soigner d’un baiser. Le soupire qu’il venait pousser me rappela à la réalité de laquelle je m’étais progressivement éloignée. Il avait raison. Je suis une idiote. Une idiote de première catégorie.

Son sourire me remet en mémoire à quel point il compte pour moi. Je le regarde, et sans pouvoir me retenir, je lui offre un sourire en retour. Peut-être plus terne que les précédents ; mais je lui en ai offert un tout de même. Joueur, il promenait un de ses doigts sur mon ventre dénudé. Il m’effleurait ; je frissonnais. Sa main remonte jusqu’à mes lèvres, après s’être frayée un chemin entre mes seins. Cette fois, je rougissais. Je n’avais pas eu le temps de protester, son doigt venait de se poser sur ma bouche. J’avais donc l’interdiction de lui répondre ? Je prenais ceci comme un défi, lui offrant à nouveau un regard plus malicieux et ce petit air provocant. Sans que je ne puisse réagir, ses dents viennent se planter dans ma chair, me marquant de son passage dans mon cou. Ma voix s’était fait entendre dans un gémissement presque inaudible. Il me fait taire. Il accapare mes lèvres. A l’instant, je lui appartiens.

Sa chaleur m’envahissait à présent. Le froid de la colère était passé, me laissant face à une vague de chaleur plus apaisante et chaleureuse. Je savais que cela n’allait pas effacer la douleur passée, la haine et l’angoisse qu’il avait pu éprouver. Le rythme de sa respiration m’obsédait alors qu’il prenait un malin plaisir à parcourir chaque parcelle de mon corps. Comme si c’était un réflexe, je mordille ma lèvre inférieure nerveusement, presque sensuellement. Le rouge me montait progressivement aux joues et je plantais mes iris dans les siennes. Je ne pouvais pas bouger, toujours pas. Mes doigts venaient serrer les siens, alors que mon pouce s’amusait à caresser la partie de sa peau qu’il pouvait atteindre. Les yeux ne lâchaient pas les siens, pas une secondes.

« Tu m’as manqué, Eran. »

Une seule phrase suffisait à lui faire comprendre, je l’espérais, à quel point il comptait à mes yeux. Mon regard le provoquait, alors que mon corps demandait à retrouver sa liberté. Après tout, moi aussi, je voulais pouvoir en profiter. Le torturer, juste un peu, juste assez. Mais le Eran que je connaissais était loin d’avoir envie de me rendre ma liberté. Et ce n’était pas la vue de mes sous-vêtements qui allait y changer quoi que ce soit, bien au contraire. D’un geste rapide, j’approchais ma tête de la sienne. Mes lèvres se mêlèrent aux siennes ; mes dents vinrent mordiller celle du bas avant que ma tête ne retrouve à nouveau le reste de mon corps sur le matelas. J’arborais un sourire amusé, léchant mes babines comme si je venais de dévorer un sachet entier de Tagada.


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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Sam 4 Mar 2017 - 11:47




A Painfull Joy

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Tout s'est effacé. Ta colère, ta rage, ta frustration, tu as tout balayé d'un baiser. Ton exutoire laisse à présent une trace bien visible au creux de son cou ainsi que sur son visage. Une expression inquiète qui s'embellit dans un sourire. Sourire que tu partages à présent. Tu as dis ce que tu avais à dire. Ni plus ni moins. Est-ce que cela change tes sentiments envers elle? Non. Tout comme tu ne t'empêcheras pas d'agir selon tes envies, sans oublier pourtant cette sombre année de déchéance. Tu te sens apaisé à présent. La profondeur de son regard qui s'élance dans le tien, son geste qui adoucit ta posture, tes doigts qui s'entremêlent aux siens... De petits détails dans un grand silence qui en disent long sur la sérénité que tu partages avec elle. Un son s'élève, parvient à se faufiler jusqu'à tes pavillons. Tu l'écoutes avec un semblant d'attention étant donné que tes pupilles la fixe de manière intense. Tu lui as manqué. Elle est sincère et te le prouve en scellant ses mots de par ses lèvres avant de t'offrir cet air enjoué qui te fait craquer.

C'est à cet instant que le temps se fige. Il te faut quelques secondes pour réorganiser tes pensées, distraire la demoiselle en caressant le dos de sa main avec ton pouce. Tu jettes un rapide coup d'œil à la fumée qui s'échappe en légère volutes depuis ta tasse, un morceau de cookie resté sur la table et qui ne demande qu'à être mangé. Il y a aussi les petites fraises qui t'appellent. C'est vrai, tu as toujours prôner ta loi de la manière suivante: Manger, Seiks, Dormir. Etrangement, en ce qui concerne Nelly, tu passes outre ton propre règlement. C'est vrai, il est tentant de cesser ce petit jeu et de reprendre là où tu t'en étais arrêté. Mais tu souffres d'une autre envie, un autre désir qui se bats depuis tes entrailles et tente peu à peu de te consumer afin que tu cèdes à cet aspect que tu montres partiellement: La Luxure. Tu as envie d'elle. Tu veux l'entendre se confesser sur l'oreiller, être celui à qui elle ouvrira les portes de ses moindres secrets. Cependant, non. Pas maintenant, pas comme ça.

Tu délaisses ta vision gourmande pour une d'un autre genre. Tu lui offres un grand sourire, enfantin, charmeur, mais tout aussi malicieux que tu inspires légèrement à une rébellion adolescente. Effronté, arrogant qualifie l'expression de ton faciès à l'heure actuelle. C'est vrai, tu ressens cette soif de parcourir son corps, de l'entendre gémir, murmurer ton prénom entre deux vagues de plaisir... Toutefois tu te refuses à céder le premier. Oh que non! Après tout, c'est elle qui s'est enfuie, elle qui t'a contraint à te sevrer de sa présence. Qu'en est-il de son côté? Tu ne doute plus de l'importance que tu as pour elle. Son regard, le timbre de sa voix, la sincérité de son baiser, rien de tout cela n'est irréel. Alors tu veux que ce soit elle qui craque. Tu veux la voir se cambrer, la sentir haleter, l'entendre te vouloir corps et âme.

Alors tu la provoques. Tu penches légèrement la tête, tu remontes l'une de tes mains à son visage, caresse son front tout en repoussant sur le côté une mèche de ses cheveux roses. Tu descends à sa joue, lentement, jusqu'à la commissure de ses lèvres. Tu continues plus bas, arrive à son coup. Tu passes délicatement sur ton "méfait" précédent et profite d'avoir détourné son attention pour laisser tes ongles dériver le long de son bras. Il est temps de commencer. Ton sadisme s'étire, t'insuffle ses idées les plus insolentes que tu t'empresses de mettre à exécution. Oui, tu veux la sentir frissonner sous tes gestes les plus provocateurs. Surtout à cet instant précis où tes paumes se rejoignent au dessus de sa poitrine pour ensuite se détacher, contourner ses courbes et passer juste en dessous de son soutiens gorge. Tu ne t'arrêtes pas à cette zone sensible. Tu en veux plus, tu veux lui faire perdre la tête, tu veux qu'elle plaque sa raison pour s'adonner à ses pulsions.

Tu effleures ses côtes, du bout des doigts, du bout des ongles, tu ne lui laisses aucun répit avant de réassembler tes mains au niveau de son bas ventre, juste au dessus de son bas. Son souffle, son rythme cardiaque, tu veux avant tout qu'ils s'emballent, et tu y parviendras? Tu te penches, dépose un baiser entre ses seins, cascade de tes ourlets de chair jusqu'à son nombril avant d'aller, sans crier gare, lui mordiller le flanc pour lui arracher un cri de surprise mais pas uniquement. Enfin tu te redresses, fier comme un coq, narquois tout en la contemplant de cette manière indécente qui dans ton langage traduit ton envie de lui faire l'amour, et rien d'immoral ou déplacé. Tu abandonnes ses iris azurés pour porter ton attention à ce début de pièce que tu as laissé pendant ton entracte.


Eran▬: " Hmm, ce s'rait con que mon chocolat soit froid..."
lui murmures-tu, amusé de la situation en ne lui accordant qu'un vif coup d'oeil.

Va-t-elle transformer l'entracte en scène? Est-ce que ton temps précédent n'était qu'une mise en bouche avant que le véritable spectacle ne commence? Tu la provoques de tes mains, tu l'asticotes de tes paroles et tu brûles de ne faire qu'un avec elle...




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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Mer 8 Mar 2017 - 8:46

Il me provoque, m’embrasse, me caresse. Je prends chacun de ses battements de paupière comme une provocation ; chacun de ses battements de cœur comme une invitation. Et pourtant, je lui résiste. Sinon, ça ne serait pas amusant. Je lui résiste et je lui ai toujours résisté. Toujours, sauf ce fameux soir, où j’ai finalement succombé au pêché de la chaire en sa charmante compagnie. Ses mains me font frissonner, un peu comme si j’étais nue par moins dix. Son souffre m’enchante, ses yeux me transpercent et me séduisent. Charmeur, comme toujours. J’ai froid, mais ses mains apaisent la fraicheur ; elles me transportent, l’espace d’un instant, dans un autre monde. Alors, le temps semble s’être arrêté.
Ses yeux quittent les miens un instant. Ils se sont dirigés vers ce qu’il reste de notre goûter. Mes frissons s’estompent, je reprends un rythme cardiaque normal et mes joues cessent de virer rouge. Pourquoi c’est toujours avec lui que je rougis le plus ? Parce que j’étais trop sensible, certainement. Je n’étais pas aussi calme et docile avec les autres ; mon propre comportement m’étonnait, m’intriguait. Son sourire enfantin me faisait dire qu’il n’en avait pas terminé avec moi. Il allait me cuisiner, jusqu’à ce que je sois assez mitonnée à son goût. Jusqu’à ce que ça soit moi qui lui saute au cou. Et bien soit ! Qu’il fasse ainsi. M’amuser avec lui avait, depuis toujours, été mon passe-temps favoris et le faire craquer était devenu une réelle passion avec le temps.

Je m’étais prise au jeu. Ce jeu dangereux de la provocation, celui où le dernier à résister est gagnant. Une de ses mains le parcours. D’abord le visage, elle descend par la suite sur mon cou où elle marque un arrêt volontaire sur la signature qu’il y a laissé. Puis, elle parcourt mon bras, moins douce, plus brute. Ses ongles glissent sans pour autant me griffer. Un frisson me parcourt de nouveau, lui offrant le loisir de me voir frémir partout là où sa main avait pu passer. C’est à ce moment que ses mains glissent jusqu’au-dessus de ma poitrine, parcourant chaque parcelle de ma peau. Elles continuent leur route. J’en rougis. Encore. Il ne faudrait pas que ça devienne une habitude. J’en frémis. À nouveau. Je bouillonne de l’intérieur. J’ai hâte. Je perds patience. J’essaie de ne pas lui montrer, mais ma respiration me trahie. Il revient à la charge, plus ambitieux encore. Il repasse sur son chemin avec des baisers. J’ai l’impression que ma peau me brûle, une brûlure de plaisir. Alors, il mord l’un de mes flans, m’arrachant un léger cri à la fois de surprise et à la fois que je retenais depuis plusieurs minutes maintenant. Ses yeux me transpercent une fois encore, me dévoilant ses intentions les plus malsaines. Mon sourire s’étire alors que mon regard se fait plus joueur encore. Toi et moi, on va s’amuser un peu.

C’est là qu’il me délaisse et qu’il reporte son attention sur le goûter qui nous attends patiemment sur la table. Avait-il peur à ce point de perdre contre moi ? Alors, je rentre dans son jeu. Je me redresse lentement, ne retenant pas mes cheveux qui, à cause de mon atterrissage forcé sur le lit, s’étaient défaits de l’emprise de mon ruban. Je me penche vers la table et je récupère le morceau de cookie qu’il avait laissé là, tout seul. Je le porte à mes lèvres, le tenant sans pour autant le croquer. Il me regarde ; je lui souris largement.

« Ouais cha cherait beche de le laicher refroidir ! »

Je grignote le cookie lentement, presque malicieusement. Viendra-t-il me le reprendre, ou va-t-il résister jusqu’au bout ? C’est à mon tour de jouer. Je l’enlace par l’arrière. Ma poitrine collée à son dos, les bras autour de sa taille et la tête posée sur son épaule. J’enfouie mon visage dans son cou. Mon souffle le provoque, mes dents viennent se poser sur son cou lentement. Pendant ce temps, mes mains s'affairent à passer juste sous son haut. Elles lui rendent la monnaie de sa pièce, caressant chaque parcelle de son torse du bout des doigts. Je fais lentement glisser ma langue du creux de son cou jusqu’au lobe de son oreille durant un instant. Je m’arrête une fois l’oreille atteinte, mordillant son oreille avec douceur.

« Un chocolat réchauffé ce n’est pas vraiment très bon. » avais-je murmuré.

Je m’écartais, le délivrant de ma présence. Alors, je me saisissais de ma tasse, buvant quelques gorgées sans le quitter du regard, le sourire toujours fixé sur mon visage.



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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Mer 8 Mar 2017 - 11:29




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Tu la libères. Tu relâches cette pression sensuelle que tu exerces sur elle, tout en souriant, tes prunelles bicolores emplies de malice. Tu aurais pu rester au dessus, poursuivre tes gestes afin de la faire craquer et de passer à l'acte. Cependant, tu n'y vois pas l'intérêt. Pas maintenant, pas tout de suite. Tu veux encore t'amuser, tu veux encore la sentir haleter et te crier son désir. Tu veux pousser le vice à fond, comme lors d'un ébat. Tu veux qu'elle effleure le paroxysme de l'envie pour ensuite te retirer, lui offrir non pas une bonne dose d'adrénaline, mais plutôt de frustration. Tu te redresses, replaces tes jambes en tailleur face à la table tout en observant ta victime du coin de l'œil qui se relève à son tour. Tu ne dis rien. Tes iris taquinent et ton air fier parlent pour toi. Pas la peine d'en rajouter après tout. Ta main se dirige vers le chocolat chaud.

Tes doigts se referment sur la anse, et tu porte la tasse à tes lèvres tandis que Nelly tente de s'échapper en grignotant un cookie. Heureusement pour toi, la température est tout à fait optimale. Tu t'empresses de consommer ton nectar fait avec amour. Tu ne cesses pour autant de lui lancer quelques coup d'œil furtifs. Tu n'hésites pas à poursuivre ta provocation en tendant ta main libre vers le gâteau qu'elle a en bouche, puis tu te ravises au dernier moment pour en choper un dans la boite. Tu lui tires la langue, tu tentes bien de lui faire comprendre que cette fois-ci, ce ne sera pas toi qui va craquer le premier. Ce ne seront pas tes mains qui seront avides les premières d'aller explorer son intimité. Non, ce seront les siennes qui grifferont ton dos, ses bras qui viendront t'enserrer et te presser contre elle. Alors tu acquiesces à ses dires, tu la délaisses, reporte ton attention sur ta boisson. Tu fais mine de l'ignorer, de te concentrer sur le goûter, les yeux rivés vers l'avant.

Tu écoutes son conseil tandis qu'elle disparaît de ton champ de vision. Tu bois, si bien que tu as presque terminé. Presque car tu manques de laisser s'échapper le récipient, non pas lorsque les mains de la demoiselle, derrière toi à présent, se sont infiltrées sous ton haut. Bien que tout de même, un peu de fraîcheur sournoise n'est pas ce qui te plait le plus. Cette action a plus tendance à te tirer une moue désapprobatrice qui s'éteint une fois que ses lippes s'emparent d'une parcelle de ton cou. Tes lèvres se pincent, hermétiquement close, tu retiens tant bien que mal ta surprise et l'effet que son mouvement crée en toi. Tu t'y attendais pourtant, lorsque son visage s'était positionné sur ton épaule. Tu sais qu'elle aime autant que toi être piquée au vif, marquée à fleur de peau et se laisse séduire par ce jeu de la provocation.

Tu frissonnes légèrement lorsque ses mains parcourent ton torse, que sa langue taquine et remonte jusqu'au lobe de ton oreille effleurée d'un souffle chaud et d'une parole narquoise. Oui, tu te contractes, encore une fois, puis une dernière sous l'effet de la morsure, sans pour autant décoller tes lèvres l'une de l'autre. Vient ton tour, tu retrouves ta liberté. Tu débloques ton souffle, tes muscles, tes épaules, tes bras s'affaissent légèrement. Tu termines ton chocolat chaud, espérant ainsi couvrir ton sourire enjoué. Oh oui tu as aimé ça. Cette passion qui remue dans tout ton être, la naissance de ton envie grandissante. Doucement apaisé, tu te tournes vers elle une fois que tu as terminé de boire. Tu plonges tes vairons au fin fond de ses deux perles azurées qui te défient, espiègles et facétieuses. Tu ne te démontes pas. Face à elle, les mains dans le dos, tu patientes, et à ton tour, tu t'exprimes.


Eran▬: " Ahein... tout à fait d'accord. Que penses-tu de terminer le tien avant qu'il ne... refroidisse? "
susurres-tu, un grand sourire carnassier se dessinant sur ton faciès.

Quelle belle image n'est-ce pas? Cette association que tu fais avec le dénommé et celle dont tu veux réchauffer le corps et le cœur. Tu attends, patient, tel un prédateur tapis dans l'ombre, l'occasion de pouvoir te venger de cet affront et lui faire comprendre qu'elle devra te réclamer de cris de supplications et de larmes d'ardeur. Tu n'y parviens pas. Tu as toujours été impulsif, à préférer écouter ton instinct, qui plus est en ce qui concerne Nelly qui a le don d'envoyer ta raison au placard, d'un aller sans retour. Tu ramènes tes bras vers l'avant, avance lentement en sa direction, à quatre pattes, sans la quitter de tes yeux gourmands. Tu déposes ton front sur son épaule, un baiser délicat sur son bras, puis tu remontes, profitant que ses mains soient prises. Pianissimo, tu poursuis l'ascendance de tes lippes jusqu'à son cou. De doux baisers, quelques petites morsures rapides auxquelles se mélanges quelques coups de langue.

Cela n'est que le début. Il est temps de mettre fin à l'entracte, de jouer ton rôle à la perfection. Ce rôle, c'est toi même. Au naturel. Car c'est ainsi que tu es, c'est ta façon d'être, tel que tu te définis, tel que tu souhaites vivre. Alors toi aussi tu passes dans son dos, souffle dans son cou, vient l'enlacer tout en laissant tes ourlets rosés attaquer sa nuque. Tu butes sur un artifice, quelque chose qui te dérange. Tu glisses l'une de tes mains jusqu'à cette paire d'agrafes qui te nargue. L'air triomphant caché sous une cascade rose, tu braves ce contretemps, dans le but chevaleresque de libérer la poitrine de ta dulcinée. C'est là que tout se joue. Ta main reviens vers le buste de ta victime, passant sous son bras, effleurant non pas son sein, mais la partie juste en dessous. Tu contournes cette courbe du bout des doigts, du bout de tes ongles. D'une main, puis de l'autre sans pour autant aller plus haut.

Tu la vois déjà t'insulter de traitre, de lâche et autre sobriquet que tu réfuterais étant donné que tu ne fais qu'utiliser les moyens qui sont à ta disposition. Tu ne triches pas. Tout comme tu accompagnes tes gestes d'une autre vérité.
Eran▬: " Tu m'fais craquer Nelly... Néanmoins... J'ai bien envie de te faire craquer moi aussi... "
murmures-tu en agrémentant d'une morsure taquine à son lobe.

Tu n'en as pas assez. Tu te lances dans une réplique des plus intenses. A toi de donner le ton, à toi de la diriger et de lui offrir la marche à suivre jusqu'à tes propres désirs. Tu penches ta tête par dessus son épaule, parvient à capturer ses lèvres tandis que tes paumes descendent le long de ses flancs en caresses sensuelles. Tu continues, tu ne t'arrêtes pas. Ses cuisses n'échappent pas à ce traitement provocateur. Bien que le tissu soit encore présent, tu ne négliges aucun aspect. L'extérieur, tout comme l'intérieur de ses jambe, rien n'échappe à ta dextérité. Tu évites simplement les zones trop sensibles pour l'instant. Après tout, tu ne fais que lui montrer à quel point elle t'a manqué, rien de mal non? D'ailleurs, ne souhaites-tu pas une nouvelle fois profiter d'un bonbon à mettre en bouche ? Ou bien va-t-elle te surprendre, se retourner et te faire payer ton arrogance en te faisant ravaler ton sourire insolent?




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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Sam 11 Mar 2017 - 17:02

Mon regard se fixe sur le sien. Je le regarde, je l’observe comme si c’était la première fois. Encore, inlassablement. Il a ce regard si tendre qu’il me fait frissonner. Si doux, qu’il me fait brûler. Si « lui », qui me fait fondre. Il me fait fondre, oui, c’est un fait. Cette ardeur que je décèle en lui me fait frémir à distance. Mes crimes ne resteront pas impunis. Je suis même persuadée que, tandis que je trempe sagement mes lèvres dans mon chocolat, il réfléchit déjà à une manière de reprendre le dessus.

Je ne me suis pas trompée. Le voilà qui s’approche de moi, lentement, avec ce regard de chat malicieux qui s’apprête à vous bondir dessus. Il pose sa tête contre moi, sur mon épaule, avant de recommence à me couvrir de baisers et de caresses. Ses lèvres sont chaudes et humides ; elles m’attirent : j’ai envie de les posséder. Pourtant, je ne dis rien. Réagir face à ce genre d’attaque, c’est céder à la provocation. Je sais qu’il veut me faire plier. Je sais qu’il va essayer par tous les moyens. Mais je ne cèderai pas la première. Je pourrai, pourtant, ne serait-ce que comme « excuse » pour cette absence non voulue d’aussi longtemps. Mais ça ne me ressemble pas. Je ne craquerai pas, peu importe ce qu’il me fera.

Du moins, c’était ce don j’essaie de me convaincre. Ses baisers sont accompagnés de coups de langues tellement bien placés, précis, délicieux… Je frissonne sans pouvoir m’arrêter. Je sens ce frémissement me parcourir l’échine, monter le long de ma colonne vertébrale, se répandre dans mon corps. C’est comme un incendie qui se déclare et que l’on ne peut arrêter : il se s’interrompra que lorsqu’il n’aura plus rien à consommer.

Ses mains passent dans mon dos alors que je m’attarde toujours sur ces baisers qui ne cessent de me faire frémir. Je n’y prête premièrement pas attention ; jusqu’à ce que je les sente se poser sur ce qui cache encore une partie de mon corps. Habile, il dégrafe mon soutien-gorge, me faisait tressaillir au passage, alors que je retiens tant bien que mal ce son étrange qui menace de sortir de ma bouche lorsque ses mains repassent sur l’avant de mon corps. Il me frôle, me touche à peine, me torture. Oui, c’est de la torture. Mes perles d’azur fixent ses vairons. Ses yeux m’ont toujours impressionnée. Leur sincérité est certainement la chose que j’apprécie le plus au monde. On peut y voir absolument la moindre de ses émotions, si bien que lorsqu’il essayait de me cacher quelque chose je le remarquais très rapidement. Ma main droite vient se poser lentement sur sa joue et la caresse avec douceur. Il murmure. Il croque le lobe de mon oreille. Il me provoque encore. C’est sûr : je me vengerai.

Ses lippes se mêlent aux miennes et ne les lâchent pas. J’ai l’impression d’étouffer mais ce sentiment n’est pas désagréable, au contraire. J’essaie de garder ce contact avec lui le plus longtemps que je puisse. Ses mains se promènent le long de mon corps, elles viennent se poser sur mes cuisses. Elles me provoquent. Il me provoque. Il s’acharne à me titiller, décidé à être le dernier lucide. Lequel de nous deux, à ce moment précis, est le plus enivré par notre « jeu » de provocation mutuelle ? J’ai du mal à discerner s’il est encore maître de ce qu’il fait, où s’il a simplement cédé à une pulsion. Pour autant, le mouvement de ses doigts me conforte dans l’idée qu’il sait ce qu’il fait. Il évite les zones sensibles et érogènes. Ça me fait doucement sourire alors que je quitte ses lèvres un court instant. Un instant qui me paraît pourtant être une éternité. Ses taquineries ont beaucoup trop d’effet sur moi. Mes joues prennent feu, mon corps s’enflamme. Je commence à avoir du mal à lui résister.

Alors je reprends le dessus. Je m’empare de ses lèvres, lui offrant un baiser empli de fougue. Je joue avec sa langue pendant que mes mains redécouvrent les courbes de son torse. Elles glissent, plus bas, jusqu’au bas de son ventre ; sur ses flans ; et repartent plus bas. Son regard me transperce lorsqu’il rouvre les yeux, alors qu’une de mes mains s’est aventurée juste entre son jean et son caleçon. Je maintiens ce baiser qui semble durer une éternité, qui m’essouffle, mais qui me fait me sentir vivante. Certainement que j’ai été trop loin. Certainement qu’il ne me laissera pas impunie encore une fois. Je pousse le vice, je le pousse à bout. J’ai envie de le voir craquer, plus que de me laisser aller. Ses réactions, chacun de ses mimiques me donne encore plus envie de le provoquer. Je colle mon front contre le sien, posant un doigt sur ses lèvres.

« C’est un échec. »

Une réponse simple à ce qu’il avait pu dire avant. Et oui, c’était un échec. Je n’avais pas craqué, pas encore. Sinon, certainement que je l’aurai déjà violé. Je le regarde un instant, lui offrant un sourire amusé avant de me reculer et de m’étirer un peu. J’ai, à cet instant, comme l’impression d’avoir gagné la partie. Mais je sais que ce sentiment n’est que temporaire. Alors je laisse à mon cœur le temps de se remettre et de reprendre un rythme plus calme en roulant sur le côté, saisissant un coussin. Allongée sur le ventre, le coussin au niveau du haut de mon torse, je soutiens ma tête avec mes coudes. Je le regarde, lui tire la langue, avant de rigoler malicieusement.

« T’es chou Eran. Toujours aussi chou. Et toujours aussi mignon. »

Ohw, c’est ça que j’adore chez lui.


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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Lun 13 Mar 2017 - 21:46




A Painfull Joy

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Tu ne te lasses pas de ressentir son souffle court, d'écouter avec attention le plus petit soupire d'aise qui s'échappe de ses lippes pour ton plus grand plaisir. Ce que tu aimes également? C'est cette réaction de son enveloppe charnelle sur sa peau qui te fais comprendre que la température n'y est pour rien, il n'y a que tes actions qui sont responsable de ce qui lui arrive. Tu la domines sous tous les angles, sans avoir joué ta main. Une seule carte suffit pour le moment à la rendre folle. Folle de te montrer qu'elle est tout à fait capable de te rendre la pareille. Tu la sens, sa fierté légèrement piquée au vif qui cherche à te rendre la monnaie de ta pièce alors que ton sourire d'enfant continue ouvertement de la défier sans ciller. Tu lui laisses l'initiative de se venger d'un fougueux baiser auquel tu n'hésite pas un seul instant à répondre avec la plus grande tendresse qui te caractérise tandis que ton bras l'enlace avant de s'articuler pour que ta main parvienne à se faufiler en dessous de sa masse capillaire.

La chaleur, sa chaleur, qui vient se mêler à la tienne. Tu la ressens lorsque ses doigts s'insinue malicieusement sous ton haut pour effleurer les courbes de ton torse. Tu pensais sincèrement que ce geste lui suffirait? Eran, tu le sais. Tu le lis dans ses prunelles azurées: elle ne lâchera rien, elle ne te lâchera pas. Ce message, tu le lui rends bien évidemment, toutefois, tu y descelles une autre parole. Cette parole, tu vas la taire pour la bonne et simple raison que c'est ce qui te lie à cette fille. Sa façon d'être, sa manière de répondre à ta provocation, de ne pas se laisser à ton bon vouloir, mais de te répondre, la tête droite, face à toi sans se cacher. Sans se cacher Eran, peut-être devrais-tu y songer également. Il est temps de cesser de se poser intérieurement des questions à propos d'un passé qui va te ronger. Il est temps d'aller de l'avant, de laisser les dires de côté, de foncer et de te battre avec ce sourire enfantin qui te caractérise tant.

Pas encore. Tu frémis, tu frissonnes, tu serres les poings sous les caresses qui cascadent le long de tes flans. Le baiser terminé, tu te refuses à admettre la défaite. Alors tu te pinces les lèvres. Pas besoin d'aller plus loin. Il y a dès à présent cette satanée proximité qui sape ta détermination. Du moins, c'est ce qu'elle aurait pu penser avant de s'avancer sur une erreur qui va lui coûter la partie. Un échec? Vraiment? Comment peut-elle en être aussi sûre? Es-tu prêt Eran? Oh oui tu es prêt à lui prouver qu'elle à tort. Tu entrouvres tes ourlets de chair, coince son doigt entre ses dents, tu la fixes en te taisant pour le moment. Tu t'accordes quelques petites secondes de réflexion tout en desserrant ta prise. Tu lui accordes le temps de se replier. Mais tu sais que ça ne t'arrêtera pas. Surtout que les mots qu'elle prononce ont pour effet de te pousser à la punir davantage.

Alors tu t'allonges, mais sur le dos et glisse son visage entre ses coudes. Tu t'étires, puis laisses retomber tes avants bras le long de sa nuque, la forçant à baisser les yeux. Tu calques tes prunelles bicolores au creux de ses iris, tu ne le lâches pas, ni ton regard, ni ton sourire carnassier ne s'effacent.


Eran▬: " Un échec alors que tu tentes de retenir cette envie de mwa? C'est une question de point de vue j'dirai, nan? "
murmures-tu tout bas en laissant échapper un léger rire moqueur.

Oui, tu l'as ressenti. Tu sais que tu as déjà un pieds dans son camps, que la victoire est à la portée de tes doigts. Ou bien à la portée de tes lèvres, tout dépend de l'angle car si tu es venu te caler de la sorte ce n'est pas pour rien. Tu récupères ses lèvres, un smack rapide, puis tu passes ta langue sur ses lèvres, tu dévies à leur commissure. Oui, cet endroit juste au bord ou rien que l'effleurer de doigt provoque une sensation qu'il n'est pas possible de décrire. C'est un mélange entre le désagréable et la chatouille. Et c'est bien pire lorsque tu l'effectues avec ton dard de chair. Vas-tu cesser après cette punition si dérisoire?


Eran▬: " Et twa tu es belle Nelly. Chiante c'est sûr, mais belle ahah! "
lui murmures-tu en souriant.

Tu penses déjà à son air interloqué. C'est sûr qu'il y a plus romantique comme compliment, mais tu n'es pas forcément du genre à te lancer dans la prose pour démontrer. Non, tu préfères de loin acter tes paroles. Et c'est justement ce que tu t'apprêtes à faire. Tu as affuté ta réflexion autant que tes crocs. Crocs que tu plantes délicieusement et sans retenu dans le cou qui s'étend devant toi. Tu presses sa tête vers toi à l'aide de tes bras. Tu la mordilles, tu suçottes, tu captures sa chair entre tes dents et tes lèvres, aspirant au coup par coup afin d'y apposer ta marque. Une fois ton méfait accomplit, tu te retires, tu te redresses en espérant croiser son regard furibond d'envie et de colère, qu'elle soit prête à te sauter dessus, à te réclamer à corps & à cris.


Eran▬: " Oop's? "
lâches-tu de la manière la plus provocante qu'il soit en posant conservant sur elle la position de tes vairons.



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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Dim 19 Mar 2017 - 22:27

Ce jeu de provocation ne cessait et ne cesserait certainement jamais. J’adore ce jeu. J’adore le provoquer. J’adore qu’il me provoque. Ah, j’aimerai que ça ne s’arrête jamais. Alors, lorsqu’il est venu poser sa tête pile entre mes coudes, je savais déjà que c’était le début de ma punition pour ce que je venais de lui infliger. Parce que je n’étais pas dupe. Il savait lire en moi, comme j’arrivais à lire en lui. Il avait nettement capté ce désir qui brûlait, tout comme j’avais enregistré chacun de ses souffles aussi courts pouvaient-ils l’être. Chacun de ses soupires était encré dans ma mémoire. Intérieur, je jubilais. J’avais déjà hâte de savoir ce qu’il me réservait.

Car Eran était toujours plus inventif, surtout en matière de punitions. Il avait capté mes lèvres. Un baiser rapide, juste ce qu’il fallait pour me mettre en appétit. Il ne s’arrêtait pas là et passait sa langue sur mes lèvres jusqu’à venir me chatouiller à la commissure de celles-ci. Je frissonnais, ça devenait une habitude. Non, ça redevenait une habitude ; et j’aimais ça, j’avais retrouvé une partie de moi que j’avais oublié en Allemagne. Je mordillais ma lèvre inférieure pendant qu’il me torturait. Je savais que j’avais beau le cacher, il voyait clairement le désir qui grimpait en moi. Il avait cette capacité à lire en moi comme si j’étais un vulgaire livre pour enfant. J’avoue qu’être réduite à un livre pour enfant ne me plaisait pas tant que ça, mais qu’il puisse lire en moi de cette manière témoignait, au fond, du fait que je n’avais pas tant changé depuis mon départ. Je n’ai pas envie qu’il s’arrête. Je ne voulais pas que cette punition cesse. Le sentir, le toucher, l’embrasser encore jusqu’à ce que le souffle me manque. C’était ça dont j’avais envie, et bien plus encore.

Sa voix me sortait de ma rêverie. Mes yeux jusque-là clos retrouvent la vue pour venir planter mes iris dans les siennes. Ses yeux… Décidément, j’aurais voulu ne jamais avoir à les quitter. Surprise, je voyais visage s’approcher de mon cou, jusqu’à ce que ses dents viennent se planter dedans. Sur le coup, j’avais laissé échapper un gémissement. De surprise, ou de plaisir ? Qui aurait pu le dire alors que moi-même je ne le savais pas. Il m’approchait de lui, marquait ma peau d’une signature que lui seul avait l’autorisation de poser. Mon corps entier devenait lourd, j’avais l’impression d’étouffer d’un plaisir dont je ne pensais plus avoir l’occasion de goûter. Alors, il me relâchait, me provoquant d’autant plus qu’il ne l’avait déjà fait. J’avais envie de le dévorer. J’avais envie de crier, de courir, de sauter partout… Non, en réalité, c’était faux. Je cachais les émotions qui envahissaient mon cœur derrière un masque de sourire et de provocation, alors que des larmes de joie, d’angoisse et de peur menaçaient de parler à mes yeux.


J’avais enfouie mon visage au creux de son cou quelques instants. Nichée ici, je m’imprégnais de son parfum qui m’avait à ce point manqué. Comment j’avais fait pour occulter ce sentiment de bien-être lorsque j’étais en sa présence ? Je me rendais compte à quel point j’avais pu être hypocrite avec moi-même depuis que j’étais arrivée ici. Penser que je pouvais laisser toute ma vie de côté, que je pouvais l’oublier, lui ! J’avais été bien naïve.

J’approchais ma langue de son cou, bien décidée à lui rendre son méfait précédent. C’était à mon tour d’agir. J’avais l’impression d’être dans un jeu de rôle au tour par tour, ça m’amusait, ça me laissait le temps de profiter de chaque instant. Je ne voulais pas en perdre une miette, comme s’il eut été une drogue qui me faisait me sentir vivante. Les crocs se fermèrent à leur tour sur la peau d’Eran, juste entre le cou et l’épaule, mordillant la peau qui s’y trouvait. J’apposais à mon tour cette marque d’appartenance, passant sur mon sceau avec ma langue et remontant jusqu’à son oreille que je vins mordiller. C’est là que j’arrêtais mon chemin. Hésitante, j’attendais quelques secondes avant de finalement murmurer quelques mots à son oreille.

« Tu m’as vraiment manqué… »

J’étais loin du ton joueur que j’avais pu prendre jusque-là. C’était vrai, et je voulais qu’il le comprenne vraiment. Le cœur légèrement allégé, je me redressais et repassais à califourchon sur lui. Mes mains glissèrent le long de son torse jusqu’à ses flans. Là, j’arborais un sourire des plus malicieux. Je glissais mes doigts sous son t-shirt et je le bombardais de chatouilles. Je le forçais à se redresser, jusqu’à ce que sa tête soit proche de la mienne. J’approchais lentement les lèvres des siennes, prête à les embrasser. Mais non, au dernier moment, je me rétractais. Mes mains, jusque-là sur ses hanches, vinrent prendre possession de son t-shirt que je lui retirais sans plus d’hésitation qu’il m’en aurait fallu pour avaler un cookie. A présent, nous étions à égalité. Je lui souriais, mordillant ma lèvre inférieure, mes iris plantés dans les siennes, mes jambes fermement accrochée autour de sa taille. Et maintenant, lequel de nous deux allait craquer le premier ?

« Je crois pouvoir te retourner ta remarque. Tu résistes Eran… » Je m’approchais de son oreille. « Mais pour combien de temps ? »


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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Mer 22 Mar 2017 - 11:46




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Tu ne t'en tireras pas comme ça! Voilà texto ce que tu lis dans son regard, en te calquant sur ses iris. Et tu le sais, et ça t'amuse, et tu en joues! Tu te doutes que ta marque fait son effet, la picote et lui rappelle ô combien ta présence est réelle. Parce que quand bien même il ne s'agirait que d'un rêve, tu sais que ce moment, bien qu'éphémère, tu pourras le revivre, encore et encore. Après tout, c'est ce que tu espères secrètement n'est-ce pas? Frémir, frissonner à ton tour sous l'effet de cette morsure si excitante et pleine de douce rancune à ton égard. Oui, tu te pinces les lèvres, bien décidé à laisser le contrôle de tes mots et tes gestes à la fierté et l'égo ancrés en toi. Il est hors de question que tu perdes ce jeu, que tu lui accorde ne serait-ce qu'un instant de faiblesse. Tu n'as pas le droit à l'erreur, quand bien même la sensation de sa langue sur ton cou te donne envie d'aller plus loin. Juste un murmure annonce une trêve, de quelques secondes pendant lesquelles tu reprends ton souffle.

Cependant, tu ne pensais pas que ces simples mots affaisserai ton sourire. Et ce n'est pas un mal, c'est juste que tu opères un court moment de lucidité pendant lequel tu perds tes enfantillages, tu laisses place à un comportement plus mature qui te ressemble tout de même en tous points. Alors tu la prends dans tes bras, tu la serres contre toi. Tu n'as pas envie de relâcher ton étreinte. Tu profites de cette opportunité pour lui donner conscience que les liens qui l'enserrent ne sont pas décoratifs. C'est si bon de pouvoir à nouveau humer son parfum, goûter sa peau, se faire chatouiller le visage par sa masse capillaire. Présentement, le monde peut s'effondrer autour de toi, tu n'en as rien à carrer. Ce qui t'importe le plus sur cette terre se situe près de toi. Le reste n'est que facultatif. Tu finis par lui rendre sa liberté pour t'étendre sur le dos.

La malice revient, sournoisement mais sûrement! Ce n'est pas tant la tentative de chatouilles qui te fait réagir, mais le froid de ses mains à fleur de ta peau qui te font te dresser rapidement au point que tes lèvres en viennent à effleurer les siennes. Tu as envie de croquer, tu poursuis ton avancée qui échoue sur un sourire taquin. Le souffle s'éloigne, tes mains se tendent vers le plafond, ton haut glisse doucement avant de se perdre un peu plus loin sur le lit. Lorsque tes bras s'affaissent, tu portes tes doigts à ton cou, à l'endroit où une marque, probablement semblable à celle dont tu as affublé ta partenaire, commence lentement à te lanciner. Alors tu reviens à ta position initiale, comme si tu te dorais la pilule au soleil ton avant bras positionné sur ton front. Tu souris à nouveau. Un grand sourire comblé d'un éclat suite aux paroles de ta belle.


Eran▬: " Ahah, who knows? Mais j'ai comme l'envie de croire que je te ferai tomber la première quitte à ne pas être... Très fair-play? "
répliques-tu en tirant la langue.

Tu montres les canines, tu étires tes lippes. Oui, tu as bien des idées pour la faire tomber dans tes bras. Tous les moyens sont bons pour parvenir à tes fins, et tu ne négligeras aucun d'entre eux, quitte à te brûler un tantinet tant que ça paie. A nouveau tu te redresses, tu lui fais face. Les yeux dans les yeux, tu ne cilles pas. Tes doigts viennent précautionneusement se positionner sur les hanches de ta tagada, puis remontent progressivement. Tes prunelles ne quittent pas les siennes, tes ongles effleurent à présent ses épaules, puis ta paumes entravent les joues de la demoiselle à qui tu octroies un baiser sensuel. Alors Eran? Vas-tu enfin te décider à lui retourner l'excitation dont elle t'habille? Tu n'hésites pas. Tu es déterminé à lui faire payer ce jeu, à miser bien plus qu'elle ne le puisse pour l'obliger à se coucher sous tes ourlets de chair.

Ses lèvres, sa joue, son oreille, son lobe, son cou que tu mordilles, puis son épaule... Tu la sens se détendre et c'est ce que tu attends. Tandis que tes mains l'empoignent, tu la bascules pour repasser au dessus, affichant un sourire triomphant. Tu viens capturer ses poignets, te positionne confortablement. Il ne faudrait pas que ton goûter s'échappe. Tes lèvres reviennent se promener sur le cou de ta victime, puis elles descendent, encore, encore jusqu'à ce que les courbes se dessinent. Pas de réflexion existentielle, tu es bien déterminé à la pousser jusqu'au bout. Alors tu viens la chercher, tu viens l'exciter par le biais de baiser et coups de langue taquin sur ces zones érogènes. T'excuser? Te raviser? Sûrement pas! Quoique, peut-être que la demoiselle se laisse aller à l'envie qui te dévore, tu pourrais sûrement y réfléchir~




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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Mar 28 Mar 2017 - 13:52

Chacun de ses gestes me faisait l’effet d’une plume. Léger et agréable. Doux et tentant. Chaque parcelle de mon corps en redemandait. Encore. Toujours plus. Les frissons qu’il me volait restait comme gravés dans ma peau jusqu’à ce que le suivant ne prennent le relais. Non, je n’avais plus froid. Je voulais seulement l’attirer un peu plus entre mes griffes, l’enserrer dans une étreinte charnelle et ne le relâcher que lorsque chaque désir aura été assouvi.

Il se redressait, me faisait face. Son regard transperçait le miens. Ses iris brûlaient d’une passion que je savais partagée avec celle qui m’habitait. Ses doigts parcouraient mes hanches, le bout de ses ongles s’attardaient sur mon corps jusqu’à mes épaules. Je n’osais fermer les yeux, en profiter pleinement, préférant conserver cet échange visuel qui m’avait tant manqué. Mais lorsque ses mains venaient se plaquer contre les joues, je ne résistais pas plus longtemps. Les prunelles closes, je me suis laissée emporter par la chaleur de ce baiser qui ne faisait que baisser mon taux de résistance un peu plus. Jusqu’à quand, jusqu’où allais-je pouvoir continuer, alors que chaque parcelle de sa peau appelait la mienne ? Alors que chacun de ses baisers était plus passionné, plus enflammé que le précédent ? Alors que mon corps tout entier réclamait le sien. Alors que l’envie de le posséder à nouveau me faisait tressaillir et me dévorait du plus profond de mon être.

Mes lèvres. Ma joue. Mon oreille. Rien ne lui échappait. Pas même mon cou qui subissait désormais l’attaque de ses dents. Il descendait, attaquait mon épaule, m’octroyant un frisson à nouveau. Un frisson agréable, tellement agréable. Je sentais mon corps se détendre. Je relâchais ma garde. Quelle grossière erreur que je faisais ! À peine l’avait-il ressenti qu’il me faisait basculer en arrière, un sourire triomphant sur le visage. Ses mains avaient capturé mes poignets. Je ne disposais plus réellement d’un moyen efficace d’échapper à son courroux. J’étais sa proie. J’étais à lui. Il pouvait bien me posséder autant qu’il le voulait. N'était-ce pas ce que je voulais ?


Ses lèvres consommaient ma peau. Il redessinait mes courbes, s’attardait sur chaque zone sensible qui croisait son chemin. Je tentais de garder mon calme, mais je savais bien que ce n’était que temporaire. Mes joues brûlaient sous les rougeurs qui avaient pris possession des lieux. Les battements de mon coeur devenaient plus rapides, et je n’imposais plus de résistance à ces gémissements que j’avais eu tant de peine à camoufler.

Il fallait que je reprenne le dessus. Sur mon corps, sur mes sentiments, sur lui. Je mourrais d’envie de reprendre le dessus, de l’attaquer, de le faire gémir à son tour.  De le faire succomber sous mes caresses, mes baisers. Ma tendresse.

J’aurais voulu glisser mes mains dans ses cheveux, dans son cou, le long de ses épaules, dans son dos. Je voulais l’embrasser, de couvrir de baisers. Ah, je le voulais tellement que j’en frissonnais à l’idée même. Et pourtant j’étais là, immobile. Mon corps réagissait seul à ses attaques, se cambrait lorsqu’il parsemait ses assauts sur les zones les plus sensibles de mon corps. Je savais que ça l’amusait. J’allais finir par craquer avant lui, renoncer, et lui donner ce qu’il attendait. Le regard aguicheur, je l’observais un instant alors que nos yeux se croisèrent. Je n’étais pas encore prête à réellement admettre sa victoire. J’avais encore quelques espoirs, il me restait une chance ou deux, certainement. Je soupirais de plaisir avant d’étirer mon sourire sur mes lippes.

« Ce n’est pas comme ça que tu m’auras ~ »

Bien sûr qu’il n’était pas bête et qu’il devait bien avoir capté chacune de mes réactions. Mais si la provocation physique m’était impossible, il ne me restait que la verbale pour tenter de sauver mon honneur. Ne pouvait-on pas dire que je gagnais s’il me faisait succomber à cause de moi-même ? La question resterait entière, mais l’idée ne me déplaisait pas.

« Fait moi craquer Eran. Fait moi fondre, comme la première fois. »
Et face à la surprise qui l’animait à la suite d’une telle déclaration, je lui tirais la langue en rigolant.
« Oops ? Je l’ai dis. »


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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Mar 16 Mai 2017 - 23:29




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Et tu joues. Et tu plonges ton regard dans le sien, tu places tes mains, tes lèvres sur ses courbes. Tu la provoques dans un souffle léger et chaud sur sa poitrine mais rien de plus. La simple envie de lui offrir un frisson d'excitation pour lui rappeler quelques souvenirs qui te feront sourire. Et elle, oui elle, cette fille à qui tu tiens plus que quiconque, elle s'élance à son tour. Non pas physiquement car tu l'empêches bien évidemment de lui laisser une quelconque ascendance sur ta personne afin de lui prouver que c'est bien toi et toi seul le maitre de cet échange. Toutefois, une phrase laissée en suspend te fait arquer un sourcil. Ainsi ce n'est pas comme ça que tu l'auras? De quelle manière veux-tu l'avoir Eran? Alors qu'elle se positionne devant toi, à moitié nue, que tes lèvres s'étirent, carnassier, narquois, ton sourire ne contient aucune déviance, seulement un contentement réciproque.


Eran▬: " Ah oui vraiment? Ce n'est pas l'impression que j'ai..."
susurres-tu en reprenant délicatement tes gestes précédent.

Oui, ce n'est que le début. Tu t'attends à lui arracher un soupir d'aise, mais sa réponse t'interromps dans tes mouvements. L'éclat de la surprise se glisse dans tes prunelles bicolores. Tu ne réponds pas. Les secondes filent alors que le silence s'installe. Puis il y a son éclat de rire, sa réaction qui te remet les idées en place. Cependant, tu ne peux retirer ses mots de ta tête. Tu n'as pas envie de la décevoir. Alors tu lui lâches ce sourire serein, ce sourire qui ne cache pas non plus la confiance que tu as en toi. Tu n'as pas de place pour l'hésitation, tu t'es toujours dis que tu t'interdirais de louper une occasion. Et celle-ci t'est donnée. Tu saisis cette chance en relâchant ses poignets, laissant cascader le bout de tes doigts le long de ses bras pour qu'ils se retrouvent à présent sur les joues de ta tagada. Tu ne dis rien dans un premier temps, tu te contentes d'amener tes yeux devant les siens et de réduire fortement la proximité que tu avais sapé.

Tu ramènes son visage au tien, tu installes les voiles de ta cécité partielle tandis que tes ourlets de chair viennent saisir les siens. Tu maintiens cette position plusieurs secondes avant de relâcher la pression. C'est avec toute la sincérité et ton coeur que tu décides à ouvrir une porte qui était resté fermée jusqu'à lors. Car oui, ce qu'elle a prononcé te fais chavirer. Une déclaration unique que tu garderas précieusement dans ta mémoire, qui refera surface au moment opportun, t'apportant soit le bonheur soit la douleur. Toutefois, tu te fous de cela étant donné que ce présent que tu vis fais battre ton palpitant et t'octroie une bouffée de fierté qui te conduit à cette envie de te battre pour elle.


Eran▬: " Je t'aime Nelly, je te veux toi, personne d'autre que toi..."
lui murmures-tu sans ciller.

Ton empreinte vis à vis d'elle. Pour toi il est hors de question qu'il ne s'agisse que d'une marque physique. Tu l'as dis. Tu ne veux qu'elle et personne d'autre. Alors tu marqueras également son esprit. Convaincant as fuck, tu ne lui laisses aucune raison de douter de tes propos. Tu la laisses à sa surprise. Un donné pour un rendu. Il est vrai que tu es un fervent adepte de l'échange équivalent, mais cette fois, tu ne lui accorderas aucune marge. Tu feras le premier pas. Quitte à craquer, car au fond, tu t'en fous. Il ne s'agit plus d'un jeu, il s'agit de la raison de tes sentiments envers elle. Enfin, après tout, tu restes un homme Eran. Néanmoins, peut-être parviendras-tu à lui faire comprendre que tu peux lui prouver tes dires par des actes. Peut-être qu'un jour, la femme qu'elle est comprendra la raison de tes gestes.

Tu te redresses, ton torse quitte sa poitrine, tes mains la délaissent mais reviennent rapidement à son bas que tu tiens à retirer avec sa permission silencieuse. Tu ne lui laisses qu'une partie pour le moment. Tu sais toutefois que tu lui accorderas la tenue d'Eve, mais tu souhaites avant tout agir comme tu en as envie. De cette façon, moins maladroite que la première fois bien entendue, qui t'as amené à ta première fois. Tes ongles, l'extrémité de tes doigts partent alors de ses chevilles, remontent délicatement, puis l'une de tes paumes revient à sa position initiale. Tu relèves sa cuisse, la portant jusqu'à tes lèvres qui coulent à leur tour jusqu'à la frontière de tissu. Tu prends bien soin de ne pas parvenir de suite à sa partie intime tout en agrémentant de petites morsures et coups de langue bien placés. Et tes crocs viennent se caler sur son flanc, ta poigne se referme sur l'un de ses seins. Tu ne t'arrêtes pas là, pas en si bon chemin. Son cou et son oreille, tu ne leur offre aucun répit car tu as quelque chose à ajouter.


Eran▬: " Je te ferai craquer... encore et encore, ça je te le promets..."
souffles-tu doucement avant de revenir l'embrasser tendrement.



Eran Baardson





Nelly-Pi Quadrawurtzel




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MessageSujet: Re: [-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]   Jeu 25 Mai 2017 - 18:21

Son sourire… Ce sourire. Celui qui me faisait chavirer. Celui qui me rend tellement folle. Folle de lui. Folle de cette harmonie entre nous. Il avait cette assurance que je pouvais lire dans son regard. C’était étrange… Mais ça me rassurait. Oui, ça me rassurait réellement. J’aimais son regard. J’aimais son visage. J’aimais sa façon d’être avec moi. Alors, il répond à ma première provocation, m’assurant que nos impressions étaient différentes ; mais pas nos ressentis. Cette simple phrase m’arrachait un frisson qui prit racine au bas de mon dos et parcouru mon échine jusqu’aux épaules. Il n’avait pas besoin de me toucher pour me faire ressentir quoi que ce soit. Chacun de ses mots me touchaient au plus profond de mon être.
Mes yeux se perdaient dans les siens. Il avait comme buggé à ma seconde provocation. La plus belle, la plus grosse que j’ai pu sortir depuis si longtemps. C’était sans aucun doute la plus vraie. Personne ne m’avait fait frémir comme il l’avait fait. Personne. Jamais. Il avait été le seul à me faire me sentir aussi bien, aussi sereine, aussi vivante. Je lisais la surprise dans ses yeux, j’en ressentais presque une pointe de peine. Et si… Et si j’avais tout gâché, avec cette simple phrase ? De peur, j’ai réagis. J’ai ri, j’ai volé son « oop’s » ; je sais qu’il me le fera payer cher mais qu’importe. Je ne veux pas qu’il s’arrête, je ne veux pas qu’il me déteste. Et lorsque son sourire serein est apparu sur son visage, je n’ai pas pu m’empêcher de soupirer de soulagement.

Rapidement, il avait réduit la distance entre nous, relâchant mes poignets. Ses doigts faisaient leur chemin sur la peau de mes bras que je n’osais bouger, se retrouvant rapidement sur mon visage alors qu’il m’offrait à nouveau ses prunelles bicolores. Je me laisse attendrir par son regard si sûr, ses mains si douces, ses lèvres si sucrées. Suivant son exemple, je me laisse emportée par l’instant, cessant de penser à ce qui m’entoure, m’enfermant avec lui dans cette bulle invisible que je ne souhaitais partager avec personne d’autre.

L’espace d’un instant j’ai perdu tous mes repères, n’accordant d'attention qu’à celui qu’il était, qu’à ce qu’il me faisait ressentir. Car ce baiser ne ressemblait pas exactement aux précédents, m’octroyant un sentiment confus que je ne savais décrire. J’avais senti mon palpitant se serrer dans ma poitrine avant d'entamer une danse endiablée qui en venait presque me faire délicatement souffrir. Ne me laissant aucun répit, ses mots parvenaient à mes oreilles avec la délicatesse d’une plume. Je bloquais, restais sans réaction extérieure alors que mon esprit faisait la java dans une confusion certaine et indécise, me murmurant un petit “dans le fond, tu le savais, non ?” auquel je n’avais aucune réponse. Rien. Rien ne venait. Alors je restais là, face à lui, sans rien dire malgré ce sourire qui s’étirait au coin de mes lèvres.

Alors il s’est relevé, avait éloigné sa chaleur de la mienne. Même ses mains m’accordaient une pause… certes, de courte durée, avant qu’il ne reparte à l’assaut de mon corps. Pas un mot. Tout passait par le regard, même cet accord silencieux lui donnant l’entière possession de mon corps pour le temps qui venait. Il n’y avait plus aucune maladresse dans ses gestes. C’était comme si… Comme si j’avais affaire à un homme, et non plus à un adolescent. Je sentais mes joues rosir à mesure que ses doigts remontaient sur le haut de mon corps après avoir parcouru l’entièreté de celui-ci. Je me laissais guider docilement, me retrouvant dans une position qui aurait pu être plus qu’embarrassante, mais qui était plutôt carrément plaisante.

Il me narguait, jouait avec mon corps sans jamais venir toucher ces zones sensibles. Il me connaissait, le fourbe. Tournant autour du pot, il finit par venir planter ses crocs dans ma chair alors que sa main se resserrait sur ma poitrine, m’arrachant un gémissement de surprise que je n’avais pas réussi à retenir. Il remontait, s’attardait sur mon cou, mon oreille, formulant une promesse que je n’étais pas prête d’oublier. Alors, ses lèvres reprenaient possession des miennes avec cette douceur et cette tendresse que j’adorais.

Un sourire se dessinait sur mon visage alors même que je n’avais pas relâché ses lèvres. Je ne le laisserais pas partir. Pas maintenant. Je glissais mes bras autour de son cou, mes mains se posant dans sa chevelure d’ébène. Je gardais ses lèvres contre les miennes, prolongeant ce baiser, ajoutant une pointe de fougue tout en préservant cette tendresse qui le caractérisait. Ses mains m’arrachaient des frissons de plaisir alors que ma respiration se faisait plus rapide, plus courte, plus prononcée. J’en voulais plus. Toujours plus. Mes doigts descendaient le long de son dos. Je dessinais ses courbes du bout des ongles, m’attardant un instant au creux de ses reins avant de passer sur ses flancs, sur ses hanches. J’ai hésité un instant très court, à peine perceptible, avant de venir déboutonner son jean. L’air malicieux qu’affichait mon visage en disait déjà long sur mes intentions. Alors, j’ai avancé mes mains jusqu’à venir effleurer sa virilité, le caressant au travers du tissu qu’il restait à franchir. Les secondes passaient, jusqu’à ce que je me décide à passer au-dessous. Mes yeux se perdaient dans ses bicolores avant que je ne m’approche à mon tour de son oreille.

« J’attendrai ça avec impatience, encore et encore… ça je te le promets. »

Je venais mordiller son oreille, puis descendait lentement vers son cou, parcourant la distance en laissant glisser ma langue sur sa peau. Alors, mes crocs s’attardaient sur son épaule, attaquaient le creux de son cou, pendant que ma main s’affairait à présent à de légers vas et viens. Mon corps lui appartenait. Mon âme lui appartenait. Et si j’éludais la question des sentiments, je n’en restais pas moins perturbée, atteinte… Heureuse ?


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[-18] A painfull joy ! [Pv Nelly-Pi]

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