Partagez | 
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
La nuit, personne n'entend les cris [Andy et Osnate]Auteur
MessageSujet: La nuit, personne n'entend les cris [Andy et Osnate]   Mer 1 Fév 2017 - 18:14

T’aimes pas ça hein, les gens qui parlent. Les murmures qui composent ton quotidien. C’est futile, et à force de les écouter, tu t’ entends plus penser. Pourtant, il faudrait bien. Avec ce que Coves te demande de faire. Quel est cet exercice, il est bien trop compliqué pour tes capacitées actuelle. Il te faudra du temps, mais le temps, il n’en veut pas. Seuls les résultats comptent, et tu te dois de lui en donner. C’est le pacte que vous avez passés. Dans la cour de l'université, tu aimerais un peu de calme, un peu d’intimité. Mais ils sont là, ces humains non désirés. Ils sont là, et tu ne peux pas y couper. Alors, il faut attendre, attendre la fin des cours pour rentrer chez toi et enfin te reposer. Te reposer à travailler, chose impossible dans l’état actuel des choses. N’est ce pas drôle, de savoir que tu es prisonnière de cette triste destinée ? Peu importe, un jour, l’océan sera purgé, et ce sera grâce aux sacrifices que tu as effectuée.

Une personne te bouscule sans s'arrêter, et tes livres tombent par terre. Écrasée dans la foule, insecte insignifiant qui ne cherche qu’à se protéger, tu les reprends maladroitement. Grondecho est dans les ombres, il n’est plus là pour vous protéger. Ce dragon peureux aime à ne pas se montrer. Surgissant parfois du néant pour t’adresser des mots dont il a le secret. Mais aujourd’hui, alors que la foule coule sur toi, il n’est pas là. Personne ne te sauvera. Il est temps de se relever Osnate, il est temps d’aller en cours, d’écouter et d’apprendre. Au moins pour passer le temps.

C’est fatiguée que tu en sors. Comme prévu, c’était agaçant. Agaçant et frustrant. Mais c’est fini, et tu ne reverras pas ces abrutis avant lundi. Soulagée, tu prends donc un couloir, et finit par entrer dans une salle pratiquement vide. C’est bien, atelle toi à ta tâche qu’on t’as si gentiment confié. Pas le temps de boire un café, au moins de s’allonger, c’est l’heure de travailler. De vraiment travailler. Coves a payé des installations une vraie fortune pour que tu puisses en profiter. Elles appartiennent à l'université, mais personne n’est dupe. Tu lui créer des composants louches, qui n'ont rien à voir avec des études présumément normales. Au début bien sur, les exercices étaient sur papier, mais depuis quelques temps, ce sont des choses bien spécifiques qu’il te réclame. Aujourd’hui, c’est quelque chose de moyennement légal qu’il te faut synthétiser. Provoquer une sensation de brûlure, et rendre le cobaye hypersensible aux stimulis extérieurs, sans qu’il ne puisse se défendre. Sans qu’il n’ait la force de bouger, si ce n’est pour hurler. Le moindre contact doit devenir douloureux. Insupportable.

Ce composé là est compliqué, tu ne sais pas si la théorie fonctionnera. S’il n’y aura pas des effets secondaires. Coves risque d’être déçu, et tu ne peux te le permettre. Cela fait déjà une semaine pleine que tu travailles sur ce projet. Encore aujourd’hui, tu viens d’y passer quatre heures. La nuit est tombée, il ne reste plus personne dans le laboratoire. Seulement toi, et ta concentration exacerbée. C’est l’heure, tu prends sans sourciller une seringue, et la plante délicatement dans la chair d’une souris. Comptant les secondes, tu la regarde geindre et se tortiller. Prenant des notes d’observations sur ce que tu remarques, tu te dis que les premiers tests sont concluants, et une bonne demi-heure plus tard, tu essayes sur un lapin. La même chose se produit. Grondecho sait qu’il te faut un cobaye, que ces mammifères sont devenus obsolètes. Es ce pour cela qu’il te murmure qu’il reviendra ? Qu’il n’en a pas pour longtemps, qu’il faut l’attendre patiemment ? Le fait est que son ombre se met à bouger sans qu’il ne se soit physiquement manifesté, ses ténèbres se mettent à passer sous la porte sans s'arrêter. Il ne te décevra pas, ce familier aux milles possibilités.




#009900 #cc9933 #660000

Merci de contacter Ingrid Coves pour les questions ♥️





avatar


Féminin Date d'inscription : 20/12/2015
Sexualité : Legophile
Messages : 275

Carte de Jeu
Familiers: Grondecho
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

8 ★ - Thief


MessageSujet: Re: La nuit, personne n'entend les cris [Andy et Osnate]   Ven 3 Fév 2017 - 16:54

Les raies de la lune dessinent des chimères illusoires dans la chambre, les ombres des fenêtres grandissantes avant de s'ajuster selon les altercations dans les cieux. Allongé sur le lit, il fixe le plafond d'un blanc pâle en observant les ombres déviantes presques démantes. Il allonge le bras et se concentre, le bout de ses appendices qui tremblent jusqu'à dompter son simulacre. Une goutte de sueur perle le long de son front et trace un sillon humide sur l'arrête de sa mâchoire. Il pince les lèvres, fatigué par cet effort qui n'a rien de surhumain sur cette île où chaque habitant maîtrise une magie particulière. Abattu, il clot ses paupières quelques instants, ressassant les derniers évènements dans sa mémoire. Une routine journalière s'installe peu à peu, éreintant son esprit désaxé qui rêve de se perdre dans ses penchants débauchés. L'envie le dévore, consume ses pensées et anime ses pulsions qui échauffent le creux de ses reins. Un silence pesant s'installe dans sa studette d'étudiant où la solitude s'éprend de l'alcôve. Un long frisson parcourt son échine et le froid s'installe brusquement dans la pièce, des ombres curieuses prenant place sur le parquet jusqu'à dessiner un gardien ancestral : un dragon. Andy se relève, s'engonçant contre le mur, toujours assis sur son lit incommodant tant son misonéisme l'ennui. Son coeur palpite, cognant sa poitrine, il n'a guère peur mais l'exaltation d'une rencontre nouvelle anime ses sens alertés. Accoutumé à la semie-obscurité, il reconnaît aisément le serviteur d'Osnate Rouhama, cette jeune étudiante à l'érudisme comme l'atypisme qui envoûtent ses pensées souillées par le désir. Un grand sourire étire ses lèvres alors qu'il descend du la couche pour s'accroupir auprès de la petite créture. Du bout de l'index, il ose tapoter la peau écailleuse aussi froide que la pierre, ses pupilles avides de découvertes. Je caresse un dragon, c'est une réalité et après, je me pense fou plaisante t-il avant de se relever. Il n'a qu'une hâte, retrouver la maigre silhouette aux iris chocolats seulement, elle n'est pas là. Il se précipite à la fenêtre pour observer la ruelle vide où seuls des papiers d'emballages dansent sous les caresses du vent. Il se hâte jusqu'à l'entrée et ouvre brutalement la porte mais, le couloir est silencieux. Une moue dépeint son visage.
— « Gronde Echo Des Ombres, c'est ça ? Le familier d'Osnate Rouhama ! Je m'avoue déçu, j'aurais espéré que ce soit elle qui m'adresse cette visite mais, soit. Tu peux me guider jusqu'à elle, non ? Cela ne fait qu'une semaine que je l'ai rencontré, depuis notre première et unique discussion mais... Je crève d'envie de la revoir. » lâche t-il avant de retirer son t-shirt pour le jeter dans un coin de la chambre.
Il se débat avec les boutons d'un jean baggy mais, parvient à le fermer. Il a revêtu d'un large pull-over en laine, d'un jean et de baskettes, près à affronter le froid et la pénombre. L'envie qui embrase ses reins suffit à le réchauffer, comme la simple idée de retrouver son obsession autre part que dans ses plaisirs solitaires. Il descend les escaliers de grands pas avides et se hâte dans la rue avant de chercher la chimère du regard. L'impatience pèse comme un poids sur sa poitrine quand il écrase le pavé d'une course folle. Le chemin emprunté lui est clairement familier et il reconnaît les bâtiments scientifiques de la faculté au loin. Fraîchement rénovés, ils retranscrivent l'ennuis des étudiants par leurs couleurs grisâtres monotones.

C'est essouflé qu'il parvient au second étage des bâtiments dans un long couloir blanc aux odeurs chimiques. Une machine à café offrant diverses autres gourmandises trônent dans le couloir comme un trophée pour les chercheurs. Il s'y arrête pour prendre deux cafés et une barre chocolatée quelconque, avant de se diriger vers la seule porte dont la serrure laisse entre'voir un mince filet de lumière. Le familier n'est plus là, sans doute déjà entré. Maladroitement, il appuie sur la poignet avec le coude pour ouvrir la porte sans renverser les deux cafés. Un vendredi soir, les étudiants profitent de leurs week-end pour parcourir les bars quand certains parcourent leurs chambres ou les laboratoires. Seulement, aucun sur cette île ne pouvait connaître la même joie que le jeune homme quand son regard croise celui de l'apprentie chimiste.
— « Bonsoir Osnate. Ton familier m'a guidé jusqu'ici, peut-être as-tu besoin d'aide ou simplement de compagnie ? L'un comme l'autre me conviennent haha. Comment vas-tu ? Je me suis permis de te prendre un café et une barre chocolatée, je ne sais pas si tu aimes mais, il était de rigueur de ne pas venir les mains vides ! » s'exclame t-il avant de poser les deux gobelets sur une table inutilisée éloignée des produits chimiques.
La frêle silhouette est déguisée d'une blouse blanche, de gants et de lunettes de protection, des détails anodins pour beaucoup mais, qui titillent les envies pour un sapiosexuel. Le tableau d'une chercheuse en plein travail soulève les éros d'Andy aussi aisément qu'un contenu pornographique pour un jeune puceau. Son regard intrigué balaye la pièce ; la souris gémissante ; le lapin agonisant ; les seringues vides ; le microscope posé sur le côté. D'un pas léger, il approche la demoiselle, l'impatience envolée, l'allégresse ayant saisi sa place pour faire cogner son coeur. Il observe les joues creusées et songe y déposer un baiser par simple civilité avant de se raviser. Elle n'aimerait très certainement pas et il doit se montrer prudent, les pouvoirs d'Osnate dépassant les siens, elle saurait se défendre.
— « Sur quoi portent tes recherches ? » questionne t-il avec un aimable sourire.






Invité
Invité


MessageSujet: Re: La nuit, personne n'entend les cris [Andy et Osnate]   Sam 4 Fév 2017 - 17:01

Grondecho te rejoins, mais c’est l’air dépité qu’il t’adresse la parole. Qu’il te confie sa tristesse, à l’idée de te laisser une telle proie. Bien sur, tu ne comprends pas pourquoi tu serais une prédatrice, l’humain ne chassant plus que pour le plaisir. Un plaisir que tu ne partages bien sur pas, préférant les produits aseptisés d’un commerce mondialisé. Laissant cette passion à des gens que tu ne comprendras jamais, des gens que, de toute façon, tu te refuseras à croiser. Ce n’est pas grave. Ce dragon parle parfois pour ne rien dire, tu as calculée qu’environ trente pourcent de ses mots te sont inconnus. Mais cela ne change rien au sens de ses phrases, ou à sa gentillesse naturelle, et c’est la seule chose qui importe vraiment. Alors, quand il t’apporte la preuve que tes projets lui tiennent aussi à coeur, tu ne peux t’ empêcher de penser que celui là, tu l’aimeras jusqu’à la mort, et ce, quand bien même tu ne peux le lui montrer.

- Bonjour Andy. Chaque jour qui passe me rapproche de la mort, on peut donc dire que je vais bien. Le chocolat et les gâteaux ne sont nécessaire que si nous devons discuter. Mais je t’avoue que j’aimerai bien discuter.

Tu enlèves tes lunettes de protection, tes gants et ta blouse, et te met à table. C’est faux, tu ne veux pas faire que discuter, tu veux aussi te reposer, car le mal de tête te gagne doucement, et tu aimerais pouvoir y remédier. Dans cette optique, discuter avec lui semble être une bonne idée. Et puis … Grondecho l’aime beaucoup, c’est une raison pour lui laisser sa chance. Il n’a pas arrêté d’en parler, de sa rencontre avec le prince noir, comme il aime l’appeler. Ce qui est bien sur faux, Andy n’était n’y affilié à une famille royale; tu as vérifié, n’y même de couleur noire. Tes souvenirs ne peuvent pas te tromper. C’était là encore des paroles incompréhensibles, dictées par une attirance hormonale parfaitement explicable. Ca aussi, tu l’avais vérifié, prises de sang à l’appuis, la première fois qu’il avait prétendu avoir trouvé l’amour de sa vie.

Monsieur Coves m’a demandé un produit qui stimule les nerfs cutanés, mais qui paralyse le système nerveux. C’est compliqué à mettre en oeuvre, mais j’y suis presque. D’habitude, mes cobayes mourraient mais comme ils ont survécus, je vais te le faire tester. C’est pour cela que te parle autant, je suppose que tu es en droit de savoir ce qu’il va t’arriver.

Tu sirotes ton chocolat, toujours aussi sérieuse. C’est pas une demande que tu lui fais là, c’est carrément un ordre, un truc démentiel qu’il va devoir exécuter sans discuter. Les mammifères à côté ont cessés de bouger. La douleur s’est évaporée, mais ils sont dans l’attente d’un autre coup du sort, dans la crainte même que la douleur puisse revenir les hanter. T’es un monstre Osnate, Ingrid l’a toujours dit. T’es un putain de monstre, parce que tu ressens rien d’autre que tes propres sentiments, ne tenant compte que de l’avis de ce qui te sert de dragon. ALors ton manque d’empathie te mènera loin, ça c’est sur, mais loin toute seule.

Le problème, c’est que tu vois pas son sourire, tu vois pas sa joie quand il croise ton regard. Tu comprends qu’il a couru pour te revoir, qu’il a acheté de la nourriture, mais pour toi, c’est normal. Pour toi, c’est juste qu’il te juge à ta juste valeur. Les sentiments, la niaiserie des relations humaines, tu comprends pas. Tu ne sais même pas pourquoi il est là, c’est pour dire. Tu as demandée à Grondecho d’aller te chercher quelqu’un, il l’a fait, point à la ligne. T’as aucune empathie, et aucune envie d’apprendre. Pourtant, tu l’aimes bien ce garçon, il dit bonjour et demande si ça va, c’est plus que la plupart des gens. Toujours très poli, il ne t’as pas non plus harcelée après votre première rencontre. Bon, il a quand même demandé aux autres des rumeurs sur toi avant de te croiser, mais Grondecho prétend que c’est excusable. Alors si ça l’est, tu ne te pose pas plus de question. Au fond, si tu l’aimes bien, c’est parce que ton familier n'arrête pas d’en parler.




#009900 #cc9933 #660000

Merci de contacter Ingrid Coves pour les questions ♥️





avatar


Féminin Date d'inscription : 20/12/2015
Sexualité : Legophile
Messages : 275

Carte de Jeu
Familiers: Grondecho
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

8 ★ - Thief


MessageSujet: Re: La nuit, personne n'entend les cris [Andy et Osnate]   Sam 11 Fév 2017 - 0:04


Une placidité sidérante accueille son enthousiasme de paroles dantesque. Il écarquille les yeux, pupilles dilatées, une lueur d'effroi qui y trône, aussi fascinante qu'effrayante : Osnate Rouhama et ses paroles antipathiques. Il hoche vaguement la tête et prend place, engoncé sur une chaise et doublement accoudée au carrelage blanc qui recouvre la table. L'odeur du chocolat émane d'un gobelet, l'odeur du café émane de l'autre, naturellement, elle choisit le chocolat et il se saisit de la liqueur amère pour la porter à ses lèvres. Il grimace, c'est brûlant mais, il avale une gorgée qui traverse longuement son orifice buccal. Le café est particulier, il n'a jamais réellement apprécié mais, depuis ses débuts à la faculté de cette île, il apprécie en boire pour écouter d'une oreille soucieuse les rodomontades et rudes rumeurs des étudiants regardants. Il sirote ainsi l'amertume tout en toisant avec entêtement les iris chocolats de son interlocutrice qui prend son temps à formuler ses mots. Chaque trait de son minoi est imprimé dans l'esprit désaxé du jeune homme et pourtant, il n'en tire aucune conclusion cartésienne tout simplement car ce visage ne figure aucune émotion. Ce paramètre issu de l'esprit malade de l'étudiante agrave ses déviances, lui qui donnerait son âme pour tordre les expressions de ce visage sous la terreur, la douleur, tel un tueur quand sera l'heure. Il pince les lèvres et bascule la tête en arrière avant de la tourner lentement sur la gauche puis sur la droite. Ses appendices se crispent sur le fébrile gobelet de plastique qui plie et crache un filet de semence brûlante sur ses doigts. Un rictus hideux dépeint son visage mais, il est revenu à son admirable réalité. Ses desseins qui prennent sens dans une discussion paradoxalement absurde.
Le délicat son d'une voix monocorde reprend ses pensées. Son esquisse ne disparaît pas de son visage malgré la dureté des propos tenus. Au contraire, elle s'étire jusqu'à fendre ses joues, jusqu'à qu'il éclate d'un rire authentique, manquant de frapper du poing sur la table. Décidemment, elle le fascine un peu plus à chaque mot, osant lui ordonner de se laisser torturer pour le fruit de ses recherches. L'effroi abdique et la cruauté prend la place dans son regard. Nonobstant les risques de cette expérience morbide, il compte en tirer son propre bénéfice, une idée immorale naissante dans ses élucubrations déviantes. Avec sérieux, il hoche la tête avant de se laisser choir dans sa chaise, réfléchissant aux conséquences d'une telle proposition.
— « Je conçois que tes recherches soient importantes pour toi ou plutôt pour ce Monsieur Coves mais, vois-tu, je vais souffrir en te servant de cobaye. Certes, je t'ai dis que tu pouvais me contacter pour n'importe quoi mais, c'est beaucoup. Quand on rend un service conséquent à quelqu'un, on a une dette envers lui, tu sais ? Je pense que tu as conscience de cette norme sociale ainsi, j'ai un service à te demander en contrepartie. » entame t-il calmement malgré l'impatience saisissante. Sa jambe droite remue de haut en bas car l'angoisse prend place. Il ne peut s'empêcher de craindre les représailles de la demande qu'il s'apprête à formuler, ne sachant guère comment s'y prendre. « Depuis notre première rencontre, tu me fascines totalement et tu... Je ne sais même pas comment le formuler mais, tu suscites certaines envies chez moi, d'un homme envers une femme. Tu comprends ? J'aimerai satisfaire ces envies mais, sans pénétrer ton t... t... temple sacré si tu ne m'y autorises pas. Je pourrais te demander d'être ma petite-amie aussi mais, je craindrais un refus de ta part. »
Ses joues se nuancent de couleurs rosées et il peine à parvenir à la fin de ses mots. Dans le feu de l'action, les hésitations sont prohibées mais, quand il s'agit de charmer quelqu'un estimé, Andy est maladroit.

Les minutes s'égrainent lentement, elles paraissent durer des heures intenables. Il se lève brusquement pour arpenter la salle d'un pas anxieux, le regard arrêté par chaque créature aux frontières du pensum et de la mort. Un long frisson parcourt son échine : il imagine son sort future, les sacrifices auxquels il doit plier pour obtenir ce qu'il souhaite. Il revient vers la table et en caresse l'arrête du bout de l'index. Une goutte de sueur perle le long de ses joues pour y tracer un sillon humide, l'angoisse est omniprésente.
— « Acceptes-tu Osnate ? De partager une expérience sensuelle avec moi ou de partager une relation intime source de futures sentiments, qui sait ? Il me semble que l'empathie n'est qu'un concept à tes yeux, comme les émotions humaines mais, je peux t'apporter de nombreuses choses en partageant ton existence. » souffle t-il, comme un murmure emporté par le silence accablant de la pièce.
Son coeur tambourinne contre sa pointre, il lui semble en entendre le bruit.






Invité
Invité


MessageSujet: Re: La nuit, personne n'entend les cris [Andy et Osnate]   Sam 11 Fév 2017 - 11:25

Ils disent beaucoup de choses sur toi, les autres étudiants. Ils disent que tu es intelligent, le meilleur de ta classe. Un prodige de la criminologie, un génie de mon niveau. Je n’aurai pas acceptée moins en temps que petit ami.

Que fais tu Osnate ? Tu ne devrais pas accepter, laisser quelqu’un violer ainsi ton intimité. Ce n’est même pas une question pour servir de cobaye, les cobayes, tu pourrais en trouver d’autres. Alors pourquoi ? Peut être que cette phrase à éveillée en toi quelque chose que tu ne connaissais pas. De l’attente. Personne ne t’a jamais aimée, du moins, au sens conventionnel du terme. Personne ne t’a jamais désirée, regardée. Tu te fiche de ce qu’ils pensent, tu envois balader comme tu peux leurs réalités. Mais la vérité, la vérité, c’est que tu es curieuse. Ils ont droit à des choses qu’on t’a toujours refusée, te trouvant trop coincée pour ne serait-ce qu’y songer. Toi qui n’a jamais rien à prouver aux autres, toi qui se fiche d’être ce qu’ils jugent inconcevable, tu vas accepter. Ce chemin tortueux, sans réelle fin, et aux obstacles toujours plus insurmontables, tu veux essayer de le faire à deux.

Quand j’étais petite, ma grand mère m’a dit que je ne pourrais faire de coïts qu’avec l’homme que j’aime. Je ne t’aime pas vraiment, mais les couples font ce genre de choses. Car c'est bien ça d'on tu parles, non ?

Il hésite, ne sait plus où se placer. Tu ignores cela, et balance avec ta franchise naturelle ce que tu crois être un concept universel.  Tu te lèves également, ne voyant pas à quel point cette nouvelle le perturbe. Toi aussi tu veux parler. Pas comme lui, en étant gênée, mais en mettant ton coeur à nu, pour changer. Oui Osnate, laisse parler ce qui te sers d’émotions. Croise les bras sur ta poitrine, et ignore ses yeux couleurs acier. Parle, ou sinon cela va t'étouffer. Une envie d’exploser, ne pas parler te fera quand même avouer. Car ne penses pas t’en tirer, tu devras quand même le dire, allant surement dans des extrêmes pour délivrer un message qui aura perdu de son sens.

Tu parles d’empathie, mais je suis différente des autres, et nous le savons tous les deux. Je pourrais t' apprécier, mais il sera compliqué pour moi de te le montrer. Je pourrais vouloir de toi et t' exhorter de me laisser en paix. Je pourrais être méchante, et t’aimer à vouloir en crever. Tu le sais, tu as dû deviner, tout comme le fait que tu ne pourras me toucher.

Soupir, tu retournes à ton microscope. Laissant les minutes continuer à s’égrener. Cette relation, si elle était partie pour durer, serait ponctuée de ces blancs que tu semble tant apprécier. Pourtant, tu ne la laisse pas s’expanser. Très vite, tu ouvre de nouveau la bouche, pour casser ce silence qui adore s’installer. Alors qu’il regarde les cages des animaux agonisants, tu lui parles de toi. De ce qu’il faut faire pour t’approcher. Oubliant presque l’agonie qu’il doit subir pour y parvenir.

Je suis curieuse de savoir comment cette relation va me faire évoluer, aussi je vais te donner un conseil qui te servira également dans ta carrière. Les gens comme moi ont besoin d’être rassurés. Si tu veux me toucher, il faut me le dire à l’avance. Me laisser le temps de me préparer et m’expliquer les tenant et les aboutissants.

As tu conscience d’être compliquée ? Il va te laisser, beaucoup verraient le traquenard. Combien parierons qu’il s’enfuira, sitôt son méfait accomplis ? Beaucoup trop, mais tu ne penses pas comme ça. Tu ne penses à rien d’autre qu’à ton cerveau, tes sciences et ton petit quotidiens morne. Tu ne penses pas à la méchanceté des humains, seulement à leurs logiques tordues que tu ne comprends pas. Que tu n’aime pas, pour ne l’avoir jamais appris. C’est pour cette raison que l’on te trouves stupide, ta pas peur de te faire enfler, parce que tu ne sais pas que cela va arriver. Incapable de déceler les mensonges de la vérité, il te faut à chaque fois un gros travail de fond pour déterminer si ce qu’on te dit est crédible ou à jeter. T’es fatiguée Osnate, c’est surement pour ça que t’as accepté sa proposition si facilement. T’es fatiguée d’être le dindon d’une farce perpétuelle. Si seulement Andy pouvait un peu te soulager, peut être que t’ aurais moins envie de crever ?




#009900 #cc9933 #660000

Merci de contacter Ingrid Coves pour les questions ♥️





avatar


Féminin Date d'inscription : 20/12/2015
Sexualité : Legophile
Messages : 275

Carte de Jeu
Familiers: Grondecho
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

8 ★ - Thief


MessageSujet: Re: La nuit, personne n'entend les cris [Andy et Osnate]   Sam 11 Fév 2017 - 20:46

Nerveusement, il oscille d'une jambe à l'autre. Des murmures incessants n'ont de cesse dans son sommet couplé au bruit barbare de l'emballement de son coeur. Il pince les lèvres, crispe ses appendices dans sa chevelure épatée, trace des bavures rougeâtres le long de sa nuque : incapable de se tenir placide, immuable, durant ces quelques minutes qui feront basculer à jamais son existence. Dans un cas comme dans l'autre, il soulagera ses éros seulement au prix de souffrances inhumaines infligées par une consoeur à l'empathie amputée par un cerveau désaxé. Sa vision devient soudain nébuleuse, sa tête douloureuse, un bruit sourd semble obstruer son ouïe pourtant, il entend clairement les mots qui lui parviennent. Il est immobile, les yeux rivés à la chevelure chocolat qui caressent de quelques mèches les omoplates, ses lèvres remuent mais, aucun son n'en sort. Il est muet, la gorge nouée, les jambes aussi fébriles que des feuilles sous le vent. Les palabres résonnent en écho dans sa tête, la signification se figure dans son cerveau mais, il peine à y croire. Une allégresse hystérique s'empare de lui, un sourire dément fend force ses joues et il meurt d'envie de fondre en éclats stridents. La source de ses fantasmes, ses obsessions, ses admirations les plus cruelles et profondes, acceptent de sortir avec lui jusqu'à partager un union total par ébat charnelle. Il peine à calmer ses envies libidineuses, une chaleur naissante au creux des reins, une joie perçante dans le cerveau. D'un pas allégé sur le carrelage nu, il s'approche et se retient comme possible de la toucher. Seul ses yeux dessinent les courbes de cette anatomie cachée sous des vêtements mixtes, cherchant à lui faire sentir un toucher de part son regard à l'intensité malsaine. À son tour elle se lève et il meurt d'envie de l'éprendre d'une étreinte chaleureuse, seulement humer son odeur typique et sentir la fragilité de ce corps. Il n'en fait rien, immuable à l'observer, planté comme une pelle avec un sourire niais. L'oreille soucieuse, il écoute, boit chacun de ses mots et en prend bonne note. Cette relation lui apportera une satisfaction sans nom alors, il se doit d'apporter la même satisfaction à sa partenaire. Il s'imagine déjà serrer sa trachée jusqu'à la sentir convulser, comprendrait-elle ? Ce besoin ? Il en est persuadé maintenant qu'elle lui ordonne de s'offrir à une longue torture pour gagner son coeur. Il n'a de cesse d'hocher la tête.
Encore quelques pas, il s'approche et penche la tête par-dessus celle de l'étudiante, observant à son tour le microscope. Il se râcle la gorge, cherchant ses mots pour ne pas l'effrayer et simplement susciter sa confiance. Une épopée longue et périlleuse que d'entamer une relation amoureuse avec une aspie. Andy n'a jamais eu de relations amoureuses mais, seulement de vagues histoires pour satisfaire ses fantasmes frénétiques. Il sera tout autre homme avec Osnate : le plus tendre des amants comme la plus cruelle des bêtes sauvages.
— « J'ai... envie de te remercier mais, ce ne sont certainement pas des mots à dire. Je suis ravie de pouvoir te nommer comme ma petite-amie Osnate. Je serais toujours là pour toi et pour tout ce dont tu as besoin. Je serais là pour te défendre, tes expériences, t'écouter dès que tu as besoin de parler et je ferais de mon mieux pour être un amant parfait. Je parlais en effet du coït et je t'apprécie comme tu es : avec ton manque d'empathie, le fait que tu puisses ne pas vouloir me parler comme le fais que tu puisses m'aimer à en crever. Je t'expliquerai avec soin mes moindres affections à ton égar. » déclame t-il à une vitesse hallucinante comme s'il craignait qu'elle ne change d'avis après une courte réfléxion. Il marque une pause puis reprend : « J'ai envie de t'embrasser pour sceller notre relation, de déposer mes lèvres sur les tiennes simplement en osant toucher ton visage. Tu peux rester placide ou... répondre à cette affection en remuant les lèvres. »

Ses appendices tremblent tant la tension est palpable. Il vient doucement glisser une main dans sa nuque, posant d'abord un index puis le majeur et ses autres doigts sur la mue nue du cou de son interlocutrice avant de raffermir instinctivement sa prise. Il serre les doigts, trahissant la bestialité caractéristique de sa nature dominante tout en approchant ses lèvres des siennes. Il finit par lui voler ce baiser qu'il espère tant être le premier mais, certainement pas le dernier. Le contact dure seulement quelques instants avant qu'il ne recule, craignant de se montrer trop inquisiteur pour cette première affection. Niaisement, il sourit, comme un jeune adolescent victime de son premier amour. D'une certaine manière, Osnate est son premier amour mais, un amour atypique aux vues des deux esprits dérangés du couple. Nonobstant ses penchants sadiques au creux du lit, Andy peut refléter le petit-ami parfait. Il vient d'ailleurs prendre place sur une chaise avant de retrousser une manche de son pull-over.
— « Tu peux m'infliger la torture ! Je suis prêt à être ton cobaye. Tu m'as offert une chance de sortir avec toi alors je t'offre le loisir de m'utiliser comme cobaye pour tes expériences. Par contre, cela ne laisse aucune séquelle ? Normalement j'entends puisque c'est un test. Et les effets durent combien de temps ? Tu pourrais venir dormir à mon appartement ensuite si... si tu veux bien entendu. » questionne t-il, les joues embrasées par la gêne. Il lève les yeux au plafond, fatigué par sa propre timidité parfois maladive. « D'ailleurs, certes nous sommes sur une île aux lois très certainement différentes que sur les autres continents mais, est-ce légal ? De créer ce genre de choses ? »






Invité
Invité


MessageSujet: Re: La nuit, personne n'entend les cris [Andy et Osnate]   Dim 12 Fév 2017 - 8:36

Quoi déjà ? Non, tu n’es pas prête, du moins, pas pour ça. Pourtant, il ne t’as guère laissé le choix, et déjà, il t’approches. Instinctivement, tu te raidis, le contact de ses doigts te fait froid dans le dos, te donnes envie de fuir. Il t’as dévisagée tout à l’heure, mais tu as détournée le regard. Te cachant derrière un prétexte bidon pour finir ce chocolat. Maintenant, il est l’heure de l’acompte, et tu te sens gênée. Ah, tu détestes ça, la honte ? Tu te détestes de ne pouvoir rester placide. Bien sur, tu dois honorer tes dettes, mais t’aimerais bien que ça te détruise pas trop de l'intérieur. Quand il t’enlèves tes lunettes de sécurité, et pose ses lèvres sur les tiennes, égale à toi même, tu as serré les poings et fermée très fort les yeux. Plus rigide qu’un cadavre le temps que cela se termine. Pauvre Andy, l’épopée sera longue et fastidieuse. Au moins t’as t’ il prévenue et expliqué, cela aura évité que tu le prennes comme une attaque personnelle. Tu progresses Osnate, tu progresses. La preuve, c’est que tu ne l’as pas encore envoyé bouler.

Mais déjà, il s’éloigne. Prenant place sur le siège de dentiste que tu lui as réservé. N’est ce pas adorable ? Avoues que tu es touchée. Peut être que ses sourires sont aussi en cause, il ne fait que t’en adresser depuis tout à l’heure. Bien que tu n’arrives pas à comprendre les choses comme lui les comprend, tu en déduis qu’il t’aimes vraiment pour ce que tu es. Qu’il ne dénigre pas ton cerveau malade comme les autres aiment à le faire. Quelque part, un poids t’es retiré, assez en tout cas, pour que tu oses faire une blague. La première depuis bien longtemps.

- Les cobayes d’hier ont jusque là bien réagis. Leurs systèmes nerveux sont intacts, c’était ce que tu as regardé. Quand à savoir pour les humains, j’aimerai te faire une biopsie du cerveau pour en être sûre.

Toujours aussi sérieuse, tu te pousses, et t’éloigne de cette chaise. Reprenant les lunettes enlevées. Il est là, un peu trop près. Tendant le creux d’un coude qui n’attends qu’à être piqué. Ce n’est pas grave, rien ne l’est jamais vraiment. Reprenant une paire de gants neuve, tu vas vers un chariot rolls. Un chariot à étages, auquel tu prélèves une unique seringue d’un etuis en polystyrène. Une seringue, et un flacon marqué pour seule indication d’un x sur l’étiquette. Piquant le couvercle, tu aspires la substance, puis la place devant tes yeux pour en évacuer l’air. Une fois fait, tu te rends bien compte que quelque chose ne vas pas. Il ne sourit pas, et cela te contrarie. Pourquoi donc as tu essayée de faire un effort ? Tu es encore raté ton coup. Sous le coup, tu fronces un peu les sourcils, mais ne dis rien. Ce n’est pas grave, chaque chose viendra en son temps. Tu n’es pas pressée.

- C’était une blague. Je vais juste te faire passer une radio pour voir l’étendue des dégâts. Ca durera environ trois minutes, la douleur, on commence par une dose faible ne t’inquiètes pas. Tu as un second matelas ? Personnellement, je dors avec trois coussins.

Petit sourire dans la première phrase, tu t’approches de lui, tes longs cheveux caressant ce bras que tu t'efforces d’ observer. Osnate, tu es trop penchée, es-ce pour ne pas à avoir à regarder ses iris argentés ? Tu aimerais tant te convaincre du contraire. Plantant là seringue dans une veine, tu te relèves un peu, puis hausses les épaules, t’éloignant déjà du corps qui va bientôt trembler. Jetant les gants, tu reprends ta planche et commence à griffonner. Cette observation se devra d’être minutieuse, Wiliam Coves en attends beaucoup de toi. Vas te cacher Osnate. Vas te cacher derrière tes statistiques, derrière ces suites logiques. Pour oublier, oublier que ce que tu fais n’est pas digne de toi. Tu reproduis ce que tu as vécue, torturant pour mieux apprendre. En es tu fière, demoiselle ? En as tu seulement conscience ?

Je dois t’avouer ne mettre jamais posée la question. Je n’ai jamais étudiée les lois de cette île. Monsieur Coves m’a dit que ce n’était pas la peine.




#009900 #cc9933 #660000

Merci de contacter Ingrid Coves pour les questions ♥️





avatar


Féminin Date d'inscription : 20/12/2015
Sexualité : Legophile
Messages : 275

Carte de Jeu
Familiers: Grondecho
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

8 ★ - Thief


MessageSujet: Re: La nuit, personne n'entend les cris [Andy et Osnate]   Mer 15 Fév 2017 - 14:48

Oeillades amusantes que son regard dans lequel il se feinte à lire une émotion quelconque : amour, plaisir, allégresse ? Sa détresse engendre ses hypothèses faussées. Il n'y a rien dans son regard, si ce n'est sa placidité habituelle ou sa fierté d'avoir osé formuler une boutade. D'une oreille soucieuse il l'écoute, d'une esquisse crispée qui fend ses joues pour lui donner ce rictus hideux, il y répond. L'angoisse l'éprend comme un poids dans le giron. Un soupir s'élude de ses lèvres, il est tout de même soulagé d'apprendre que la dose sera faible et la douleur ne durera que trois minutes, trois courtes petites minutes pourtant, ce seront les trois plus longues de sa vie minable. Son souffle brûlant caresse sa mue dénudée ou alors, il se l'imagine. Un frisson parcourt son échine et sa respiration se saccade à l'approche de la frêle silhouette, des mèches qui l'effleurent et de la blouse qui prend place sur sa cuisse. Ses iris grisâtres se perdent dans la beauté voilée par sa paraphilie intellectuelle. Il lâche un rire nerveux, ses épaules haussées par les spasmes des éclats, au sujet du matelas. Une studette étudiant ne permet pas d'entreposer plusieurs lits mais le canapé lui suffira après leur ébat. Il en rêve, il en salive, il s'en voile la face, foutaises que la douleur quand on réalise ses fantasmes ! Il imagine son corps dénudé, la naissance de ses seins, les sillons de ses côtes, le creux de son bas-ventre et l'aiguille s'enfonce lentement, longuement comme un chibre dans la chair d'une chaste godiche dont on voudrait apprécier l'exiguïté. Ses naïades se ferment, il les pince pour ne pas couiner pendant que le liquide limpide s'immisce dans ses veines apparentes sous la peau pâle.
— « L'angoisse me tient frigide, ta blague était amusante, désolé de ne pas avoir été capable de rire. » parvient-il à formuler avant que sa mâchoire n'ait de cesse de trembler. Son anatomie entière paraît secouer de ces spasmes jusqu'à le rendre fébrile comme une feuille en proie au grattement inlassable du stylo.
La douleur naissante brise ses pensées comme on brise une brindille, il est faible. La torture n'est que le fruit de son imagination déviante et jamais il ne s'est fait victime bien que bourreau dans ses fantasmes. Impossible de la décrire, il est raide sur sa chaise, le coeur douloureux, les poumons en feu, le thorax impétueux, paralysé, à la merci des vives brûlures qui consument ses dernières forces. Il ne rêve que d'hurler mais sa mâchoire est scellée et tant mieux, il l'aurait regretté. La faiblesse d'un homme est une humiliation devant la femme qui occupe les battements de son coeur.

Les minutes s'égrainent. Ses pupilles sont dilatées, son souffle saccadé et son anatomie amidonnée. La douleur cesse puis l'éprend, lui offrant le faible espoir de sa disparition pour le poignarder avec une force décuplée par la réalité. Ses ongles se plantent dans le bois de sa chaise, appendices crispés et muscles tendus. Elle cesse à nouveau, pour de bon cette fois. Il serre les bords de la chaise dans ses doigts. Dans son regard, c'est l'effroi. Il ose timidement tourner la tête vers la chimiste puis vers la seringue vide. Plus jamais lui hurle le murmure dans sa tête, plus jamais, tu dois dominer, tu dois être le bourreau et ne jamais vaciller. Sa respiration se calme peu à peu comme les battements de son coeur fou. Il se redresse, le bois qui craque sous son poids l'effraie. Il est immobile, immuable, il tend une oreille, cherchant le bruit du calvaire mais, rien. Le silence à outrance. Un énième soupir de soulagement quand il se lève avant de faire un pas, puis deux. Il peut respirer, marcher, parler très certainement mais, il n'ose pas. Il n'en veut pas à Osnate de lui avoir infligé ça. Il ne sait guère pourquoi. La crainte constante du retour des brûlures, de la paralysie, des douleurs massives engendrent la folie. Il peine à se convaincre que tout est terminé. Il reprend place sur la chaise, plonge le visage entre ses mains qui finissent dans ses cheveux puis il relève la tête. La scène est théâtrale, presque burlesque, ce héros romantique sacrifié pour l'amour contrefait d'un cerveau desaxé. Cette piqûre était la catabase à affronter pour prouver cet amour. Il relève la tête et adresse un sourire chaleureux à son interlocutrice, sa petite amie, Osnate.
— « C'était affreux. J'ai eu... vraiment... très mal et ça m'a paralysé un bon moment avant de me relâcher peu à peu. Pourquoi Monsieur Coves cherche à créer ce genre de produit ? L'île a l'air de... fonctionner avec un taux de criminalité assez faible donc, je n'en vois pas l'intérêt mais, tu ne sais sûrement pas, toi non plus. » murmure t-il d'une voix presque enrouée. Cette pièce devient effrayante, lui rappelant par ellipses partielles la source et le contenu de son calvaire. Andy n'a qu'une envie : déguerpir mais, très certainement pas seul. « Main... maintenant que tu as fini ton expérience, tu as encore des choses à faire ou nous pouvons y aller ? S'il te faut un compte-rendu de mes réactions, on peut en parler sur le chemin. J'ai trois oreiller et un canapé. Je dormirai sur le canapé si tu ne veux pas dormir avec moi mais, j'aurais aimé avoir ta présence près de moi, même dans le silence. »
Maintenant débout, il ne veut pas s'asseoir à nouveau. Il prend la chaise et la plaque contre le bureau avant de s'approcher de la sortie. Ses yeux balayent le plan de travail : il ne le verra plus jamais de la même façon, ni la salle, ni les couloirs, ni le bâtiment de science. Il sera peut-être difficile pour lui de s'en remettre et pourtant, il a l'impression d'évoluer dans l'allégresse : elle doit lui offrir un ébat charnel.






Invité
Invité


MessageSujet: Re: La nuit, personne n'entend les cris [Andy et Osnate]   Mer 15 Fév 2017 - 21:31

- Je ne sais pas pourquoi il me fait faire cela. Mais monsieur Coves gère un conglomérat pharmaceutique. Si je devais supposer quelque chose, avec les preuves que j’ai actuellement, je pourrais dire qu’il les vend. Je ne connais pas son rayon d’action, n’y même l’identité de ses acheteurs, mais j’ai vu des factures sur son bureau.

Tu hausses les épaules, pas plus concernée que cela par cette situation pourtant problématique. Il te verse une commission qui paye à elle seule ton loyer et tes dépenses courantes en te laissant de belle économies. Modifiant un contrat pourtant avantageux, Coves t’as encore plus choyée. Il ne fait que ça d’ailleurs, comme s’il cherchait à te rendre dépendante de sa présence. Tu n’as rien vu venir, et pourtant, maintenant, tu serais bien incapable de vivre sans lui. Ce n’est pas une question d’argent, l’argent n’a jamais été qu’une variable, mais d’emploi du temps. Le bien, le mal, tu as beau comprendre ce que c’est, tu t’en fiches comme d’une guigne. Cela ne te concerne pas, ce qui te concerne, ce sont les résultats.

Pour le moment, tu n’as qu’une existence à protéger, la tienne. Une existence qui commence seulement à reprendre du poil de la bête, à faire valoir son importance. Mais avoues le, tu t'attaches déjà à ce garçon. Il est bien trop tôt pour parler de sentiments, mais le seul fait qu’il ait accepté de se faire torturer pour prouver tes théories te touches plus que tu n’oses l’avouer. Que feras tu quand ton tuteur cherchera à vous éloigner ? Non Osnate c’est un conseil, ne t’attaches pas. Tu es la protégée de Coves, et temps que cela durera, tu n’aura droit de voir le ciel qu’au travers des barreaux de ta prison dorée.

Ce soir pourtant, et tant qu’on ne te l’auras pas rappelé, tu essayeras d’être une femme normale. Une femme normale, un peu désaxée, un peu fragile psychologiquement mais qui devra respecter sa part du marché. Comprends tu ce que cela implique ? Il va te toucher. Mais toi Osnate, tu as vécue le pire. Des années durant, on t’ a torturée. Ce n’est pas tant le contact qui te terrifie, mais sa spontanéité. Avoir un petit ami, essayer de jouer avec la normalité, es-tu sure que c’est une riche idée ? Après tout, tu ne connais rien aux codes sociaux, depuis longtemps déjà, tu as abandonnée l’idée de leurs ressembler. Ne réfléchis pas, profite ! Pour l’instant, tu en as l’opportunité. Alors, peu importe que tu ne ressentes rien, peu importe que ton visage reste à jamais inexpressif. Ce soir, tu vas jouer avec la réalité.

Alors, tu quittes la blouse blanche et les lunettes. Tu jettes les gants et prends ton manteau. C’est un manteau de fourrure blanc, Lyra, ta colocataire, a essayé de t’apprendre à bien t’habiller, mais c’était peine perdue, tu adores les vieilles fripes qu’on trouve dans les magasins bons marchés. Même Coves a fini par être désespéré. Alors, ce manteau façon Polnareff, tu le porte sans remarquer à qu'il ne te va pas. Pareil, tu met un bonnet rouge avec des flocons de neiges dessus, qui te tombent allégrement sur les yeux, et des gants noirs sans t’ offusquer que ce soit dépareillé. Regardant une montre trop grosse pour ton poignet, tu ouvres la porte d’entrée.

- Oui, nous en parlerons sur la route.

Tu ne sais quoi répondre face à l’autre demande. après tout, tu ne sais pas si ton esprit pourra le gérer. Ce soir, tu as bien pris tes médicaments, Nehama ne devrait donc pas se réveiller. Pourtant, tu doutes. Un nouvel environnement, de nouvelles situations. Si tu restes à côté de lui, il est bien probable que tu ne ne dormira pas. Hausses les épaules Osnate, te voilà déjà qui sort, qui lui tend la porte avant de prendre les escaliers. Tu ne sais pas ou il habite, mais tu vas te laisser conduire sans discuter. Ton esprit brillant échafaudant déjà l'itinéraire le plus rapide.




#009900 #cc9933 #660000

Merci de contacter Ingrid Coves pour les questions ♥️





avatar


Féminin Date d'inscription : 20/12/2015
Sexualité : Legophile
Messages : 275

Carte de Jeu
Familiers: Grondecho
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

8 ★ - Thief


MessageSujet: Re: La nuit, personne n'entend les cris [Andy et Osnate]   Sam 18 Fév 2017 - 0:24


Incapable de rester immuable, lui, le sémiologue aux habitudes placides d'observation, se retrouve incapable d'embrasser le regard de son interlocutrice, les yeux rivés au sol et les jambes oscillantes sous la nervosité. Ses appendices tapotent la porte dans l'attente prolixe. Il hoche la tête pour signifier son accord, pressé de quitter la salle de ses souffrances où on prit naissance ses pires douleurs. D'une oeillade timide, il observe l'impressionnant manteau de fourrure blanche puis le petit bonnet rouge qui lui donne cet air enfantin. Une esquisse attendrie s'attarde sur son minoi ; il ne prend guère compte des couleurs mal agencées ; des vêtements trop larges ; il affectionne son intellectuel qui voile son apparence négligée. L'érudisme est au sapiosexuel ce que la lingerie fine est aux hommes. Il ouvre la porte et s'efface pour la laisser passer, galenterie oblige avant de la refermer, la claquant presque. Il s'élance dans les couloirs au même rythme que sa partenaire, les mains fourrées au fond des poches malgré l'envie de simplement entrelacer leurs doigts dans une étreinte typique au couple. Cette relation est inédite pour lui mais, il en connaît les moindres paramètres et codes sociaux impliqués seulement, il connaît cette frêle silhouette, son cerveau malade, l'importance de ses habitudes et sa crainte de la nouveauté. Jamais ils seront normaux, jamais leur relation frôlera la normalité mais, il l'apprécie, Osnate comme leur relation. L'allégresse dépeint son visage d'un sourire qui fend ses joues, ce genre de sourire immuable malgré les efforts. Le silence règne, seul les bruits de la nuit le brisent : les cris des oiseaux nocturnes, le brouhaha lointain des bars et des ivrognes enjoués, ceux des routes où les voitures écrasent le bitum. L'air frais fouette son visage, serpente dans ses mèches souillées, siffle à ses oreilles, il est heureux. Heureux d'une euphorie hystérique presque maladive, l'envie irrépressible d'hurler son bonheur à cette île entière, il n'y croyait plus. Ils écrasent le pavé et le chemin est déjà à moitié fait. Ils ont quitté la cité universitaire pour affronter la ville et ses bâtiments immenses aux ombres déformées par les raies lunaires, qui les avalent de leur présence. La sensation oppressante des laboratoires de chimie se dissipe pour laisser place à l'engoument sans sage sens de ses sentiments. Il ose encore un regard à la dérobé et s'imagine plonger ses doigts dans ses cheveux, corps contre corps, main dans la main, à prendre cette vie pour en faire quelque chose de mieux, elle le mérite.
— « Désolé de briser ces silences que tu aimes tant mais, il faut parler de l'expérience et je préfère le faire maintenant qu'à l'appartement. » souffle t-il en basculant la tête en arrière avant de fermer les yeux, pensées imprégnées des dernières affres de la seringue. « J'ai d'abord senti mon corps trembler puis, mes forces m'abandonner, je n'avais plus du tout le contrôle, j'étais simplement paralysé. La douleur était au départ infime puis brutalement intense, comme une brûlure qui se propageait. Elle s'arrêtait et revenait plus forte. Je transpirais, j'avais du mal à respirer et j'ai pu reprendre peu à peu le contrôle. Je pouvais seulement... regarder et prier pour que la douleur cesse, affreux haha. »
Le stress lui tourne autour façon vautour quand il ressasse ses souvenirs datés de quelques minutes mais déjà enfouis au plus profond de lui. La résidence étudiante se dessine devant eux, des centaines de pièces étriquées allumées, des centaines d'étudiants aux faciès éclairés par les lueurs industrielles des écrans pixelisés, des centaines d'individus comme eux mais, pas tout à fait, avec un meilleur cerveau.

Des bips sonores résonnent quand il tapote du bout des doigts sur l'interphone. Il ouvre la lourde porte de l'appartement et s'efface, encore. Elle entre et il la suit, sur ses pas tel un félin sur les traces de sa proie, son ombre avalant la sienne quand le simulacre de ses élucubrations internes, du murmure, qui l'avale, lui-même. D'un pas régulier, il avale les escaliers. Il est serein et pourtant, troublé.
— « Tu es obligée de travailler pour ce Monsieur Coves ? Il te fait faire des choses peu légales je pense. Si un jour tu as un problème avec lui, la justice, n'importe quoi, sache que je serais toujours là pour t'aider même dans la pire merde où tu peux être. » affirme t-il avec un sourire d'une tendresse prononcée. Il arrive sur le pallier et fouille dans la poche arrière de son jean usé pour en tirer ses clés. Le mécanisme encrassé finit par céder et l'appartement est ouvert. Une odeur de renfermé s'en dégage, couplée à celles des vieux livres. La studette étudiante est constituée d'un long couloir menant à une pièce offrant un canapé, une télévision, des étagères comblées de bouquins et une cuisine. Une chambre jouxte cette pièce qui jouxte elle-même la salle de bain dont l'accès se fait par le couloir. Il entre et referme à clé derrière-lui, prenant soin de laisser le trousseau dans la serrure. « Bienvenue dans mon petit chez-moi ! Tu pourras dormir dans le lit qui est dans la chambre, tu peux y accéder par la cuisine au fond du couloir, la salle de bain et les toilettes c'est cette porte là. Je dormirai dans le canapé. Tu veux boire un truc ? Soda ? Jus de fruit ? Bière ? Eau ? »
Son coeur n'a de cesse de martyriser sa poitrine au rythme de ses battements. Le sang frappe ses tempes à chaque passage, déferle dans ses veines, il se sent vivant mais fébrile. D'un pas maladroit, il avance dans le couloir étriqué jusqu'à arriver à la cuisine pour sortir deux verres et les différentes boissons qui constituent son frigidaire. La pièce est plutôt sobre, offrant simplement ses goûts pour thrillers, la psychologie et un groupe de musique quelconque affiché d'un poster immense. Quant à la chambre, elle n'a rien d'extraordinaire si ce n'est une petite malette contenant le stricte nécessaire pour assouvir ses besoins et qu'il est parvenu à trouver sur cette île.
— « Pour cette nuit, je peux te prêter une chemise ou un t-shirt, je suis assez grand pour mes vêtements te fassent une petite robe haha. » plaisante t-il pour détendre l'atmosphère malgré son visage livide et la moiteur qui trahit ses appréhensions. Après tout, elle n'a encore aucune connaissance du trait féminin qui souille ce tableau hommasse.






Invité
Invité


MessageSujet: Re: La nuit, personne n'entend les cris [Andy et Osnate]   Mer 22 Fév 2017 - 16:49

-C’est étrange, je me suis trompée. La douleur n’aurait dû être que cutanée. Tu sais, comme si le derme était arrachée. Je me demande ce qui a merdé, il faudra que je refasse une analyse des composants. Peut être que la dose était trop faible ?

Ta dernière phrase est d’une certaine candeur. Parler de cette expérience, de ton domaine de prédilection t’enchante, et cela se voit. Est-ce effrayant ? Tu ne comprends pas pourquoi. D’ailleurs, trop absorbée par tes nouveaux calculs, tu ne remarques pas que ton ami ne va plus si bien que ça. Osnate, tu hoches la tête, les yeux rivés sur les pavés, sans remarquer sa pâleur, sa brusque accélération. Pour toi, rien n’a vraiment changé. Stupide génie, tu ne remarques même pas que vous êtes maintenant arrivés. C’est devant l’immeuble réservé aux étudiants que tu daignes lever le haut de ton bonnet. Que tu secoues la tête, te demandant comment vous avez pu autant marcher. Haussement d’épaules, la réponse ne t’ interesse pas, l’important, c’est que tu es là. Que tu avales les escaliers pour entrer chez un homme que tu viens de rencontrer. Un homme qui te promet pourtant de t’aider au moindre problème. Que répondre à cela ? Tu n’y as jamais pensée. L’après Coves.

- Je ne pense pas avoir de problèmes. Il a dit que je n’en aurais plus maintenant. Qu’il ne laissera personne me faire du mal, qu’en échange de ses calculs, je pourrais faire ce que je veux.

Tu tournes ton visage vers lui au moment ou il t’adresse un sourire qui se veut rassurant. Gênée, tu baisses immédiatement la tête. Ce n’est pas comme si on ignorait que tu détestais les contacts visuels. Mais déjà, Andy ouvre la porte vers ce qui, tu le crois, est son antre. Heureusement, il n’a rien remarqué. C’est ce que tu penses être un bon timing. Alors, c’est l’heure de vérité. Une odeur de renfermée, de la poussière sur les plus hautes étagères. Tu passes un doigt dessus, t’amusant à y laisser une ligne droite. Parcourant du regard cette maison qui n’en est pas une. Une télévision, une cuisine, et beaucoup de livres. Des livres que tu ne connais pas. Des vieux, des grands, des encore emballés, de toutes les couleurs, de toutes les variétés. Tu prends le verre qu’il te tend, et commence à siroter.

- Je ne sais pas quoi boire dans ce genre de situation. Je n’y ai jamais réfléchie. Désolée pour la chemise, mais j’aime dormir nue.


Ah oui, c’est vrai, la nudité. Lyra ne l’aime pas, elle t’a souvent réprimandée. Comme cette fois ou t’es montrée à elle, juste après ton arrivée. Pourquoi a t’ elle honte ? Pourquoi prétend t’ elle que c’est mal ? Que jamais tu ne dois recommencer ? Pauvre Osnate, c’est hors de ta portée. Au complexe, vous n’aviez pas ce genre d’interdit. Au moins, tout était dit. Faut pas croire, le monde actuel ne te donne pas l’opportunité d'étancher ta soif de vérité. Tu as bien essayée de demander à d’autres amis, mais ils ont rigolés, et cela t’a vexée. Tu as bien essayé de chercher dans les livres, mais aucun n’était trouvable dans ta bibliothèque de quartier. Alors, résignée, le sujet a été laissé de côté. Peut être pourrait’ il t’expliquer, ce génie aux milles possibilités.

- Lyra n’aime pas la nudité, et m’a dit que c’était mal de la montrer en public. Je ne comprend pas cette convention sociale, mais en même temps, elle n’a jamais pu avancer d'arguments logiques. Ce principe m’est inconnu, car il va à l’encontre de ce que l’on m’a appris. Explique moi en quoi c’est inconvenant.




#009900 #cc9933 #660000

Merci de contacter Ingrid Coves pour les questions ♥️





avatar


Féminin Date d'inscription : 20/12/2015
Sexualité : Legophile
Messages : 275

Carte de Jeu
Familiers: Grondecho
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

8 ★ - Thief


MessageSujet: Re: La nuit, personne n'entend les cris [Andy et Osnate]   







Contenu sponsorisé


 

La nuit, personne n'entend les cris [Andy et Osnate]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Entend la douce nuit qui marche (feat. Chad)
» A quand l'arrestation de Lucifer en personne?
» La nuit du renouveau.
» Le mot que l'on entend beaucoup.....
» Dans la nuit noire (Pollo)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Himitsu no Kii :: Hors-RPG :: Archives :: RPs archivés-
TOP