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L'intelligence est incipide sans altruisme. [Pv - Osnate Rouhama]Auteur
MessageSujet: L'intelligence est incipide sans altruisme. [Pv - Osnate Rouhama]   Dim 25 Déc 2016 - 13:38

Rumeurs, rudes rodomontades de vauriens répandues dans le corridor de la faculté. L'oreille qui traîne çà et là, il les glane tout bas ces rumeurs. Il récolte avec intérêt les informations concernant une jeune étudiante qui serait sa cadette et dont la compagnie d'un dragon marquerait son atypisme. Les médisances étudiantes indiquent que son intelligence n'a d'égal mais, qu'il en est de même de sa solitude et de son caractère soumis. Une tentative de suicide à ajouter à son palmarés d'exploits détraqués . Il n'en faut guère plus pour intriguer l'apprenti psychologue à la sapiosexuallité prononcée mais, il fait taire ses éros et écoute le sifflement agaçant du murmure de sa conscience qui souille ses pensées. Les ragots n'ont parfois de vérace que le nom et il lui est nécessaire de vérifier les diverses informations obtenues au prix d'un ennui terrible à écouter les banalités mondaines.
Il s'élance dans des filatures régulières ponctuées d'observations qui peuvent s'étendre pendant des heures. La discrétion dont il fait preuve l'empêche d'être remarqué et il passe innaperçu dans les vagues humaines pourvues de cartables et de livres scolaires. Il est d'une banalité affligeante avec ses cheveux bruns épatés, son jean délavé et son sweat noir usé, à l'exception de ses yeux dont les nuances de bleu tirant vers le gris, attirent les oeillades. Ce jour-ci n'est pas une exception. Il commence à connaître l'emploi du temps de son obsession. Après la dernière étude qui incombe sa matinée, il se presse d'un pas vif dans les couloirs, jouant des coudes et des mains entre les silhouettes pour gagner au plus vite le froid vivifiant de l'hiver. Dehors, la morsure du vent se fait sentir sur son cou dénudé mais l'angoisse et l'euphorie hystérique qu'il est incapable de tarir embrasent son giron d'un poids brûlant, une boule de nerf, un stress qui progresse dans son corps. Ses muscles sont tendus et son regard alerte. Il parcourt d'un oeil vif la cour jusqu'à retrouver la source de son obsession dont il se questionne parfois sur la fictivité. Un faible gabarit à la longue chevelure aux nuances châtaignes et aux iris chocolats qu'on rêve de croquer... Croquer jusqu'à sentir la pupille exploser sous les saillies des dents. Cesse de penser des choses aussi affreuses. Il cesse ses élucubrations où plutôt, change de sujet. De la poche arrière de son froc, il tire du tabac à rouler, un filtre et une feuille. Il s'attèle à l'art de créer le cancer sous forme de cigarette tout en suivant à bonne distance l'étudiante.

La cour est immense, vaste terrain verdâtre où arbres et tables de bois pullulent pour déjeuner sous les raies du soleil. Les températures hivernales sont fraîches mais douces, l'astre solaire, bien que parfois caché par des nuages passagés, étend sa chaleur sur le paysage. Au loin, la jeune demoiselle prend place sur une table de pique-nique pour déjeuner en solitaire comme à son habitude semblerait-il. Andy a tout prévu. Aujourd'hui il l'aborde, il lui fait la discussion, il franchit son handicape social pour cueillir sa discussion. Son coeur s'affole et heurte douloureusement sa poitrine, même le poison de la chique n'atténue pas son euphorie délirante. Il tire une dernière latte et écrase le mégot au sol avant de sortir de son sac un sandwich. Il tape un croc dedans pour remplacer l'odeur du tabac par celle de la nourriture, de la barbaque en carton mouillé dans du pain rassis, il est loin le temps où la gourvernante mitonnait des plats délicieux à chaque repas. Avaler devient difficile quand l'angoisse prime. La gêne dans son giron n'a pas disparu, comme si elle obstruait ses boyeaux. Il cesse de manger et s'avance vers la table, se détachant de la flore qui lui offrait protection pour s'offrir au regard de son obsession, pour la première fois. Son pouls suit son coeur, des nuances de rose contrastent avec sa peau pâle sur son minoi et ses doigts tremblent nerveusement, ses muscles se tendent. Leurs regards se croisent et pour la première fois, le loup affronte le chaperon, les babines retroussées pour lui offrir l'éclat de ses dents d'une esquisse chaleureuse alors qu'il lui tend une paluche à serrer comme civilité.
— « Salut. Je sais que ce n'est pas courant d'aborder les gens comme ça alors que tu t'isoles dans la solitude de l'hiver mais... je m'appelle Andy Melström enchanté et je suis intrigué à ton sujet. » avoue t-il sans une once d'humour. Son sérieux lui donne une stature inébranlable quand il prend place en face de la demoiselle, ses iris plongés dans les siens quelques instants avant de revenir sur son sandwich. Ses organes vitaux cessent de s'affoler et le calme reprend le dessus. Il ose une oeillade au petit dragon et reprend : « J'ai entendu nombreuses rumeurs sur toi et tu dois certainement les connaître. Tu es apparement une jeune fille très intelligente et ça m'intéresse. On dit aussi que tes études sont payées par je-ne-sais-qui mais, ça je m'en branle. Ton intelligence m'intéresse car sans me vanter, je suis très intelligent aussi et les discussions construites se meurent dans ce bâtiment. Les étudiants m'ont tous l'air d'individu stupide préoccupé par l'avancée de leur magie ou la dernière émission de télévision. Après, je stéréotype hein mais, je pense que tu m'as compris. » Il marque une longue pause en déchirant un nouveau morceau de pain pour l'avaler avec moins de peine. Les mésaises se dissipent dans le discours. Il se sent mieux, libérer mais, n'ose toujours pas recroiser le visage de son interlocutrice, certainement emprunt de condescendance. « Donc, tu es d'accord pour qu'on essaye de faire connaissance ? »
Le bout de ses appendices tapotent nerveusement le bois massif de la table. D'une certaine manière, il a cette impression puissante que sa vie semble se jouer au creux de cet instant.






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MessageSujet: Re: L'intelligence est incipide sans altruisme. [Pv - Osnate Rouhama]   Dim 25 Déc 2016 - 15:01

Ce n’était qu’une journée parmi tant d’autres.
Une journée qui donnerait envie de se tuer, pour peu qu’on veuille vraiment y échapper. Mais Osnate ne voulait pas y échapper, au mieux, elle aurait voulu l’améliorer. Mais aucun changement n’était possible, pour la simple et bonne raison que c’était là des changements. La jeune femme détestait l'imprévu, et la seule perspective de devoir y faire face lui donnait des sueurs froides. Comment pourrait t’ elle échapper à son malheur ? Elle ne pouvait que le vivre au quotidien. Essayer de s’y soustraire en serrant compulsivement ses briquettes colorées. A la moindre pause, construire, pour éviter d’y réfléchir. Construire, pour éviter de laisser sa magie la consumer. C’était dans cette optique qu’elle était assise à la même place depuis son arrivée, qu’elle avait sortit un sac plastique de celui qu’elle portait en bandoulière. Laissant son repas au dragon, ne regardant que ses doigts, alors qu’elle construisait la base de ce qui serait bientôt une petite réplique de l'université.

Pourtant, il arriva. Cet homme, ce parasite. Il se posa à sa table, parlant de but en blanc, très sérieusement. Prenant même le luxe de capter son regard sans demander, le malotru. Ses mots étaient assez choquants pour qu’à la fin de son monologue, Osnate dépose les légos qu’elle tenait en main. Une autre réaction n’aurait pas mieux stoppé le familier dans son élan. Il s'arrêta de manger, et se tourna vers le nouveau venu. Grondecho était assit sur la table, juste en face d’elle, des légos et de son plateau. Balayant le tout avec sa queue, jetant l'assiette et la base de l’université par terre, il se mit à le dévisager quelques secondes durant. Intrigué ? Tout le monde l’était. N’était t’ elle pas considérée comme une folle au sein de cette école ? Mais cela lui importait peu, ce qui lui importait en cet instant, c’était que son dragon venait de se laisser tomber à terre, ramassant la précieuse marchandise qu’il avait balayé de sa longue queue. Les plaçant dans le sac en plastique, un par un, comme un petit enfant pas bien sûr de ses mouvements.

Revenant laborieusement sur la table, il se mit en quête d’escalader la demoiselle, sans que cela n’ait l’air de la déranger outre mesure, et ce, malgré son poids et sa taille. Une fois placé sur la largeur de ses épaules, comme un animal de compagnie qui lui, serait bien plus petit, il plaça ses pattes avants sur sa tête. Continuant de dévisager le nouvel intru de sa bouille relativement mignonne. Attendant une parole de sa dame, qui elle, tarda à venir. Car oui, entre temps, de longues minutes s’étaient écoulées, et pourtant, elle n’avait pas parlée. Croyant sans doute que ne pas ouvrir la bouche finirait par le décourager. Mais ce n’était pas le cas, et il faudrait donc le lui dire personnellement pour qu’il comprenne que non, parler correctement ne faisait pas parti de ses attributions.

- Tu prétends être intéressant. C’est la première fois que j’entend ce jugement venant d’un tiers. Je ne veux pas savoir si tu le seras vraiment. Je ne veux pas faire connaissance, dans tous les cas, tu seras décevant.





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MessageSujet: Re: L'intelligence est incipide sans altruisme. [Pv - Osnate Rouhama]   Dim 25 Déc 2016 - 21:17


Chaque minute qui s'égraine semble durer des heures. Dès la première fois, il a compris : il ne faut pas la toiser dans les yeux au risque de faire taire la discussion. Son interlocutrice affiche des traits durs mais emprunt d'une certaine neutralité. Il pose ses oeillades sur la chimère qui progresse en rangeant les briques de lego avec un soin particulier avant de reprendre position sur la table. Le temps paraît infiniment long et ses muscles se tendent à nouveau, son coeur s'affolent, entraînent son pouls, il plante nerveusement l'incisive dans la lippe jusqu'à s'ouvrir très légèrement puis ses appendices tapotent l'arrête de bois. Incapable de tenir en place, il crève d'envie de céder le contrôler à ses jambes et de se lever pour disparaître après cette piètre prestation mais il ne le fera pas. Andy est perfectionniste, il a un ego démeusuré et jamais il ne laissera quelqu'un le juger ainsi sous les apparences d'une enveloppe corporelle humaine au style vestimentaire négligé. Il subit tour à tour les pupilles feutrés du dragon puis les iris chocolat de la demoiselle et ce, jusqu'à ce que ses lèvres décident à se mouvoir pour produire quelques sons qui agissent comme un véritable soulagement à l'oreille tendue. Des mots durs qui visent des objectis sans détour comme les siens mais, il ne se laisse pas décourager pour autant. Le brun est têtu, borné presque, d'autant plus quand il est décidé à connaître quelqu'un d'aussi intéressant que peut l'être cette mademoiselle Rouhama et cette répartie ne fait qu'accentuer l'intérêt qu'il éprouve à son égard. À son tour de faire perdurer l'instant sans pour autant donner de réponse. Il s'engonce confortablement sur le bois raide avant de détendre ses muscles et de respirer calmement. Son sandwich est déposé sur un coin de la table pour qu'il puisse doublement s'accouder à celle-ci sans éprouver la moindre gêne. Il lie ses doigts et pose le menton dessus pendant que ses pupilles suivent de près l'animal qui se déplace sur la peau de sa bénéficiaire. Il oscille décisivement les épaules comme réponse non-verbal avant de remuer les naïades à son tour. Sa gorge est nouée, sèche, il râcle et rumine avant de reprendre d'une voix sémillante malgré la placidité de son interlocutrice :
— « Et pourquoi serais-je décevant ? Qu'est-ce qui nous différencie l'un de l'autre au juste ? Nous sommes tout deux intelligents, nous sommes tout deux des humains, nous sommes tout deux de jeunes étudiants. Oh, tu es une fille et je suis un garçon... Les garçons ne sont pas intéressant c'est ça ? Car si ce n'est pas ça, je ne vois pas en quoi je ne serais pas intéressant. Tu ne connais rien de moi et toutes les caractéristiques que tu connais de moi sont similaires aux tiennes. Et ne me dis pas quelque chose du genre : de toute manière tu seras comme les autres, je risquerai de mal le prendre. Très mal. » explique t-il avec un ton sévère presque autoritaire qui laisse entr'voir sa personnalité dominatrice et violente. Il se radoucit et reprend plus calmement avec une ébauche de sourire en coin : « De toute manière, chère Osnate, j'ai entendu ton nom dans les rumeurs, je vais t'imposer ma présence jusqu'à que tu puisses te faire un avis construit sur ma personne. Je suis plutôt borné et il est très difficile de me faire changer d'avis. Surtout que, si j'étais vraiment comme les autres, je ne serais pas ici à essayer de te parler mais, plutôt dans ton dos à siffler des moqueries. »
Une esquisse mauvaise presque narquoise peint son visage pendant qu'il toise sa partenaire ou du moins, l'arrête de sa mâchoire puis ses lèvres avant de redescendre sur son cou. Il n'ose guère recroiser son regard de peur de la froisser mais il ne rêve que d'entendre sa voix, encore.
— « Hum, tu peux continuer à jouer avec tes legos tu sais. J'aimais beaucoup y jouer aussi quand j'étais enfant mais, je me suis rapidement lassé pour me plonger dans les livres et l'Internet. Quel source d'information impressionnante ! Non ? Dis-moi... tu étudies quoi à la faculté ? Tu es en première année de licence non ? Je ne suis même pas certain. » questionne t-il en essayant de se montrer bienveillant, une nouvelle fois, dans l'espoir de gagner la confiance du génie. Il peine à modifier ses traits pour se montrer neutre cherchant à copier pour être accepté dans la norme atypique de son interlocutrice.






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MessageSujet: Re: L'intelligence est incipide sans altruisme. [Pv - Osnate Rouhama]   Dim 25 Déc 2016 - 23:28

Un vent glacial ébouriffa leurs cheveux. Un vent qui n’avait pas de raison d’être, si ce n’est de les décoiffer. D’un geste las, Osnate les ramena derrière son oreille. Ils étaient sales, emmêlés, en un mot, comme son apparence, négligée. Comparée à son interlocuteur, elle ne ressemblait à rien. Une fille sans maison, sans passions. Qui eût cru qu’elle était la plus riche. Qui eût cru qu’elle était la raison pour laquelle le département de chimie avait bénéficié de nouveaux équipements hors de prix. Après tout, elle n’était qu’ Osnate. Une folle parmi tant d’autres. Alors, qu’une personne s'intéresse à elle, ce n’était pas nouveau. La plupart voulaient juste se moquer. La demoiselle ne pouvant définir les émotions du visage, ou les sous entendus qu’ils prononçaient, se trouvaient souvent blessée. Pas étonnant qu’elle soit sur ses gardes, agacée qu’on vienne la déranger. Et pourtant, l’autre devint sérieux. Son ton avait changé, s’attirant d’instinct l’attention du petit génie, qui se refusa pourtant à le regarder dans les yeux, les mains tripotant nerveusement une fourchette abandonnée.

- Je ne t’aime pas, c’est un avis concret. Vas tu quand même t’ imposer à moi ?

Voyant l’autre ne pas bouger, elle attendit quelque chose, une réponse. N’allait t’ il pas ouvrir la bouche, lui dire enfin qu’elle avait raison. Mais les secondes passèrent, encore, sans que rien ne soit fait. Au moins avait t’ il compris l'intérêt de ne pas la regarder dans les yeux. Osnate haussa les épaules, caressant le cou de son monstre. Au moins pouvait t’ elle répondre à sa seconde question. Elle n’avait pas laisser ces dernières sans réponses, quand bien même ce qui les englobaient était stupide et insipide. Cela lui donnait toujours le sentiment que quelque chose n’avait pas été fini. Elle détestait ressentir cela.

- Chimie, dans un programme avancé. Et oui, je suis en première année.

Elle ne lui demanda pas la sienne, il semblait assez bavard pour le dire lui même. Pour continuer de s’imposer à elle. Osnate ne l’aimait pas, mais d’ avis général, elle n’aimait personne d’autre que Lyra et Daku. Lyra, sa colocataire. Une femme elle aussi imposée par la force des choses, une personne qu’elle n'appréciait que pour ses mots gentils et sa présence d’esprit. Une présence d’esprit l'empêchant de démonter ses briques légos, alors même qu’elles encombraient insidieusement la maison. Daku lui était un requin. Le genre de chose assez étrange pour qu’elle essaye d’en comprendre la raison. Pour qu’elle le trouve un tant soit peu intéressant. Mais lui, cet homme aux yeux aciers n’était rien. Rien d’autre qu’une gêne dans sa vie bien rangée. Du moins, c’était ce qu’elle croyait. Ce qu’elle voulait croire, dans le froid mordant de cette cour, en compagnie du vent cinglant.




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MessageSujet: Re: L'intelligence est incipide sans altruisme. [Pv - Osnate Rouhama]   Jeu 29 Déc 2016 - 14:38

Des deux silhouettes qui s'affrontent dans ce duel à l'usure des mots, il n'a guère l'air du plus mauvais. Nonobstant son érudisme poussé, son interlocutrice arbore des vêtements désuets, des cheveux épatés comme gras et une apparence négligée. Andy prend soin de lui malgré son style vestimentaire qui laisse à désirer : sa coiffe est propre, son visage sans imperfection et sa barbe de trois jours minable mais, entretenue. Les apparences ne sont à ses yeux qu'une pâle façade qui permet d'élever l'intelligence à un stade palpable et elles ne permettent en rien d'apporter des informations sur l'interlocuteur sauf, les traits du visage qui figure les émotions. La sémiologie est son passe-temps préféré mais, fâcheusement, face à elle, il n'infère rien sauf l'agacement. Cette expression par laquelle elle s'indigne de la présence dérangeante du jeune homme qui abat la solitude ponctuelle mais, il reste déterminé, placide face à l'opinion abrupt. L'avis est concret mais en rien construit. Il pince les lèvres et fronce les sourcils avant de remuer la tête, convaincu. Il ne décampera pas de cette place tant qu'ils n'auront pas eu une discussion suffisante à son goût. Après tout, il ne séquestre pas son interlocutrice, libre de quitter la place à sa guise et de le laisser dans sa propre solitude, dans l'ébauche de sa folie. La silence prend d'assaut de nouveau leur pseudo-conversation. Il observe ses fins doigts gratouiller le familier, s'amuser nerveusement de la fourchette abandonnée puis il ose affronter les prunelles penaudes. La voix parvient à ses oreilles et il relève les yeux jusqu'aux mèches grasses qui encadrent le minoi emprunt de déplaisir. Osnate est en première année de licence en chimie, programme avancée, intéressant. Le brun a toujours eu des connaissances diverses, variées, affectionnant particulièrement la littérature, le droit, la psychologie et la sociologie, les mathématiques restant une logique trop plate à son goût. Certes, il a de nombreuses connaissances supérieures à ses collègues mais, elles ne sont pas digne de son génie. Il y réfléchit quelques instants, curieux de ne pas trouver sur cette table un livre de chimie quelconque pour l'aider à réviser. Après tout, les érudits n'ont guère besoin d'ouvrage pour s'aider, notamment avec une logique aussi concrète. Il ne peut s'empêcher de corréler la logique de ces intérêts avec la logique implacable avec laquelle elle agit. Il est plus sur la réfléxion et la découverte de l'autre quand elle, groupe les étudiants dans le même sac.
— « Je crois comprendre la façon dont tu agis. C'est idiot mais, tu es plus mathématicienne que littéraire donc tu es plus dans la logique que dans la découverte de la psychologie d'autrui mais, je peux comprendre. Je ne peux cependant m'empêcher de te demander pourquoi tu ne m'aimes pas ? Certes ton avis est concret mais, j'aimerai savoir s'il est vraiment construit. » déclame t-il avec une autorité certaine sans pour autant démontrer son côté sadique, violent, colère appaisée.

Un énième silence les berce, comme si le mutisme était une partie d'eux-même, de la relation qui les incombe. Une ébauche de relation qu'il espère bien approfondir d'une manière ou d'une autre. Ses iris sauvages toisent la jeune demoiselle puis son familier et il pense seulement à la magie. Les pugilats sont parfois les meilleurs moyens de briser la glace et il s'opposerait bien à elle si ça lui permettait d'en découvrir plus. Il tend alors les doigts, dressés devant lui et au bout de ceux-ci se développe une sphère noire instable. Elle semble trembler, remuer, s'épaissir avant de rétrécir, il se concentre dessus et ses traits paraissent durs presque agressifs. Il dévoile ses canines scintillantes, serrées, sourcils froncés, appendices fébriles comme s'il luttait de toute ses forces pour que cette masse n'ait de cesse d'exister.
— « La magie... Tu sais l'utiliser non ? Veux-tu te battre ? On dit que parfois cela rapproche et je ne me suis encore jamais battu avec mais, j'ai vu de nombreux étudiants faire. J'en connais tellement peu sur elle mais, j'aimerais avoir qui est à la tête de son existence, à la tête de cette île... tu n'aimerais pas toi ? Tu n'as pas l'air curieux mais, tu as l'air de subir ta vie simplement, non ? Comme la logique des mathématiciens haha... serais-tu singularitariste ? Non, tu ne survivrais pas ici. Hahaha. Alors, on se bat ? Je t'agace, je le vois, ce serait un moyen de te défouler non ? Et moi, de te forcer à me connaître. » souffle t-il, comme essouflée d'avoir à utiliser sa magie.
La sphère ne tarde pas à disparaître et son ombre allongée, revient s'étendre selon la présence du soleil parfois entâchée par les nuages.






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MessageSujet: Re: L'intelligence est incipide sans altruisme. [Pv - Osnate Rouhama]   Ven 30 Déc 2016 - 8:13

- Tu me suis depuis une semaine, et ne me parle que maintenant. Tu demandes des informations sur moi sans me questionner. C’est malpoli. Je n’aime pas les gens malpolis.

Comment avait t’ elle pu savoir ? Il y avait bien sur sa mémoire photographique, couplée avec son incroyable cerveau. Mais également son familier, Gronde Echo Des Ombres, roi du camouflage et de la fuite. Une créature qui errait dans l’ombre des autres, en quête de ragots croustillants à se mettre sous la dent. Il n’avait fallu qu’un instant à la demoiselle pour coupler ses informations avec ce qu’elle avait remarquée. Cet homme était tellement agaçant, la forcer à parler de ça. Elle qui aurait aimée finir sa maquette d'université. Maintenant, elle allait devoir se justifier. Autant ne le mettre qu’en avant, elle savait qu’il adorait ça.

- Cette chose que tu vois sur mes épaules, elle n’est pas là juste pour faire joli. Grondecho vit dans les ombres. Nous concernant, il n’y a rien qu’il ne sait pas.

Osnate s’était un peu levée, avait un peu haussé le ton pour bien le lui faire comprendre. Rien de flagrant dans son comportement, si ce n’est cette étincelle farouche piégée dans ses prunelles. Si ce n’est ses joues gonflées par l’agacement et ses sourcils un peu plus foncés que d’habitude. Il s’amusait à la provoquer, elle le savait, et pourtant, elle ne pouvait que s’énerver. La demoiselle restait assez calme, pas comme sa magie incontrôlable, Nehama, mais on voyait bien qu’il la dérangeait. Peut être qu’elle commençait à le reconnaître comme un égal après tout. Ne sachant sur quel pied danser en sa compagnie.

Osnate ne savait jamais quoi faire dans une conversation. Et comme pour toutes les autres, elle était larguée par son comportement. Peut être qu’il était juste méchant ? Oui, en temps normal, elle aurait pensée cela. Mais la demoiselle savait qu’il se considérait comme son égal. La logique voulait donc qu’il la manipule pour obtenir ce résultat. Elle n’était pas bien sûre, pleine de doutes, mais décida de se fier à son instinct. Mettant en pratique les exercices de Grondecho pour la sociabiliser davantage. Soupirant, elle se rasseya donc. Il avait parlé de magie, il était temps de continuer cette conversation comme si de rien n’était. Bien qu’il ait insulté son cerveau, bien qu’il ait insulté les mathématiques, la demoiselle ne broncha pas. Plaçant ses mains sous son menton, se cachant les yeux pour ne pas avoir à le regarder. Elle allait entamer le plus long monologue qu’elle n’avait jamais fait, c’était presque agaçant à savoir. Frustrant que ce soit lui qui ait à l’écouter.

- Je ne contrôle pas ma magie. Si je me bat, elle te tuera, toi et beaucoup d’autres gens. Mes calculs immédiats, basés sur ce que j’ai vu et entendu au cours de cette année, sont estimés à 53 personnes, et ce, avant qu’un professeur ne puisse m'arrêter. Le seul ayant le pouvoir nécessaire se trouvant … ici.

Elle désigna un petit bonhomme gras aux cheveux secs de son index famélique. Il était à l’autre bout de la cour, et ne semblait pas faire le poids. Pourtant, elle jugeait que si, et mettait Andy au défi de la contredire. Ne connaissait t’ elle pas mieux le sujet que lui ? Se tournant de nouveau vers son interlocuteur, les yeux pointés sur son nez fin, elle continua. Remarquant à l’instant que son ombre avait reprise une apparence normale.

- Je sais exactement dans quel ordre elle va commencer, et connais la façon dont elle va essayer d’économiser ses forces. Pourquoi ? Parce qu’elle a mon cerveau, et la possibilité de se l’approprier. Vois tu, il y a littéralement un monstre en moi. Alors non, je ne suis pas curieuse de qui dirige cette île. Si moi je peux tuer ces gens, qu’ elle est la puissance de celui qui nous gouverne ? Cette question m’agace, et me terrifie. Deux raisons pour ne pas avoir à y trouver une réponse.




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MessageSujet: Re: L'intelligence est incipide sans altruisme. [Pv - Osnate Rouhama]   Ven 30 Déc 2016 - 16:26


Brusquement, la silhouette calme mais agacée prend l'ascendance, légèrement dressée pour toiser de sa faible hauteur le brun, perplexe. Ses paupières papillonnent, des lueurs intriguées au creux des prunelles prenaudes qui ne délaissent pas celles de son interlocutrice. Sa discrétion habituelle serait-elle amputée par sa curiosité grotesque ? Il pince sa lippe, vexé d'avoir été découvert, le prenant comme un échec vulgaire, idiot même s'il a tout de même réussi à soulever une ébauche de colère dans cette discussion platonique. Volontaire ou non, Osnate dévoile son caractère mais, il reste muet devant ces remarques qui ne touchent en rien son accusation au mathématiques et leurs logiques implacables, dérangeantes pour le littéraire. Elle se contente de lui reprocher sa filature puis de lui expliquer comment elle la découvert. Cette île regorge de jeune talent, plus jeune que lui et pourtant, le tiendrait facilement en leurs jougs. Il jette une oeillade à la chimère toujours sur les épaules de sa maîtresse, d'une docilité certaine et qui trahit un instinct protecteur. Une esquisse force ses joues, il se montre sémillant et hoche la tête, plus à l'adresse du familier que de celle qui parle. Cette personnalité atypique n'aurait de cesse de le surprendre au fil de cette discussion. Les minutes tournent, le temps s'échappe mais, il n'est pas pressé, d'autant plus que sécher un cours ne changerait en rien ses résultats brillants. Il cherche les éclats farouches dans le regard embrasé d'une certaine colère. La querelle n'est plus constituée de bribes de mots qui se suivent mais de phrases complètes, des frasques construites forçant la demoiselle à prendre son interlocuteur comme égal. Andy est satisfait, ne pouvant s'empêcher de sourire en opinant du menton à chaque adage prononcé. Décisivement, elle reprend place en face de lui, à sa hauteur, se cachant les yeux de ses petits doigts fins pour ne pas avoir à croiser son regard. En guise de réponse, il penche la tête sur le côté avant de plisser les yeux comme s'ils pouvaient transpercer les frontières de chair pour transcender ses élucubrations. Désireux de franchir les barrières de simples camarades de faculté, il tend ses appendices fébriles pour effleurer les siens gauchement, lui faire ressentir sa présence. Son souffle rauque se saccade et soudainement, la fraîcheur des températures hivernales se dissipent, il se consume d'une chaleur intense par ce simple contact humain. Un frisson parcourt son échine, hérisse les poils de sa nuque et anime sa peau de la chair volatile.

D'une oreille soucieuse, il écoute et boit avidemment chacune de ses paroles. Il écarquille les yeux en prenant conscience des statistiques improbables qui viennent de franchir ses naïades. Il n'a guère peur de mourir à cet instant précis, il n'a guère peur de la demoiselle et pourtant, il croit profondément ses jactances. Après tout, c'est son égal, elle ne peut que propager la vérité ou lui mentir pour le manipuler mais, il n'arrive pas à croire en cette hypothèse. Il suit le prolongement de son index jusqu'au petit homme bedonnant au crâne dégarni. Ses cheveux poivre et sel semblent gras, il grimace. Andy ne s'amuserait pas à la provoquer pour tâter de ces dires mais, ce vieil homme n'avait rien d'un guerrier comme on peut les imaginer. Après tout, lui non plus et pourtant ce don lui a été donné. Maladroitement, il saisit fermement les doigts d'Osnate pour lui retirer de devant la figure avant de les relâcher, les joues teintées de nuances plus foncées. Leurs pupilles sont obligées de se croiser à nouveau avant qu'elle dépose son regard sur son ombre. Bouche bée, il continue de l'écouter dépeindre sa magie comme le monstre qui sombre au creux de son âme pervertie. Elle n'a pas tort, si elle est aussi puissante alors l'entité supérieure qui gourvernait potentiellement cette île, devait avoir un pouvoir démentiel comme beaucoup de ces habitants. Quelques instants, il figure perdu dans ses élucubrations, celles-ci voilant ses pensées. Il revient à la réalité lorsque le cri strident d'un oiseau brise le silence presque morbide après un tel échange.
— « Je comprends mieux que tu ne cherches pas de réponse. Je n'avais jamais vu les choses de ce point de vue mais, ma curiosité est trop fastueuse pour que la peur ne m'arrête. Cependant, je te crois quant à ta puissance et la capacité de cet homme à t'arrêter... C'est impressionnant que tu considères ta magie comme une folie. Tu ne la contrôles pas du tout ? Comme es-tu arrivé ici toi ? Tu avais déjà utilisé ta magie avant d'arriver ? » questionne t-il en fixant le bout des appendices de la jeune étudiante. Il marque une pause, réfléchissant en caressant du bout de ses cornes, sa barbe minable et épaté. « Hum... je suis désolé de t'avoir pris en filature quelques temps. Je voulais apprendre à te connaître de loin et m'assurer de ne pas te déranger puis, je suis d'un naturel timide. Je n'ai pas l'air comme ça mais, je suis pas spécialement sociable et plutôt maladroit. » Nerveusement, il masse sa nuque en agrippant sa chevelure courte. Il bascule la tête en arrière pour réfléchir puis reprend : « Merci d'accepter de me faire la conversation malgré tout, malgré que je m'impose. Tu m'en vois ravi. Je cherchais à te parler depuis longtemps. J'aimerai savoir ce qui te plaît dans la chimie ? Pourquoi tu continues tes études ? Que penses-tu de la magie ? Ton petit dragon, c'est ton ami ? Je sais que je pose beaucoup de questions mais, j'ai franchement envie de te connaître puis, c'est un peu la seule manière de te faire parler haha. » Il rit légèrement.






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MessageSujet: Re: L'intelligence est incipide sans altruisme. [Pv - Osnate Rouhama]   Ven 30 Déc 2016 - 19:02

Quand il lui prit les poignets, Osnate sentit son coeur s'accélérer. Pas à cause d’une quelconque émotion, mais parce qu’elle n’aimait pas qu’on puisse ainsi la toucher. Il n’avait pas demandé. Ce n’était même pas prévu qu’il puisse en avoir le droit. Cela l' indignait. Ce contact était trop prononcé, trop intime pour être seulement décrit. Pour être aimé à sa juste valeur. La demoiselle eut donc un mouvement de recul, comme brûlée à son encontre. Il l’avait regardé dans les yeux, nom de dieu ! Les mains croisées sur son coeur, elle le toisa avec dans les yeux une peur à peine dissimulée. Se reprenant, elle se mordit la langue avant de baisser le regard. Continuant de parler de sa magie pour occuper son esprit maintenant en ébullition. Et alors qu’elle parlait, elle réussit à réguler son rythme cardiaque. Redevenant cette poupée de cire qu’il avait pu apercevoir auparavant. Restant stoïque dans ce calme qui s’éternisait encore une fois, devenant peu à peu un protagoniste par sa seule présence.

Le cris d’un oiseau le fit légèrement sursauter. Andy avait oublié son environnement, comme il semblait souvent le faire. Que pouvait t’ il penser ? En temps normal, Osnate s’en serait fiché, mais ses légos étaient à terre. Elle n’avait rien pour s’occuper, si ce n’est calculer les probabilités. Elle n’était pas forte à ce jeu là, la psychologie humaine lui étant trop abstraite. Calculer à partir de ses lacunes était donc donc d’une importante difficulté. Assez pour la forcer à se concentrer. Pensait t’il au théorème d'inversion locale ? Peut être pas. Quelque chose de plus simple. La durée du repas qu’il prendrait ce soir. Oui, cela semblait être plus de son niveau. Durée qu’elle aurait d’ailleurs aimée connaître sur trois mois, pour le simple plaisir de l'ajouter dans ses statistiques. Fort de ce raisonnement, elle hocha la tête. Se rendant compte qu’il venait lui aussi de parler. Encore des questions à répondre ? Soit, ‘après la montre qu’elle venait de consulter - montre beaucoup trop grande pour son poignet -  il lui restait quarante minutes avant son prochain cours.  

- Non, je dois demander à Nehama avant chaque action. Encore que, quand elle dort je n’ai pas besoin de sa permission. D’autres descendants m’ont amenée ici il y a un an. Dans ses débuts, mon pouvoir prenait la forme d’une perte progressive de l’attention, de la concentration et de la motricité. *


Sa curiosité le menerait à sa perte, mais il voulait l’assouvir. N’avait t’il donc aucun instinct de conservation ? Ne comprenait t’ il pas que ce n’était jamais bon de trop s’impliquer avec les autres ? Osnate était dubitative. Peu à peu, cet idiot avait réussi à se rendre intéressant. Mais il l’était d’une façon différente. Lui non plus n’était pas comme les autres. Peut être avait t’ il aussi un traître à sa nation ? Un cerveau tellement défaillant qu’il n’y avait de place que pour l'assouvissement de sa curiosité immédiate. Cette idée, bien qu’étrange, lui plut plus qu’elle n'osait se l’avouer. Il restait encore des tests à faire pour en être sûre. Il restait encore des jours, si ce n’est des mois d’observations avant d’y apposer des conclusions.

Je n’aime pas spécialement la chimie. J’ai coché au hasard lors de mon arrivée. Le programme avancé dans lequel je suis est sponsorisé par Monsieur William Coves. J’ai une bourse, et un contrat d’engagement dans son entreprise à la fin de mes études, je ne peux donc pas m’y soustraire. Quand à Gronde Echo Des Ombres, ce n’est pas mon ami, c’est mon familier.

Elle ne répondit à ses excuses. Pourquoi faire ? Il n’y avait rien de plus à dire sur le sujet. Elle ne lui en tenait pas rigueur, et le prouvait en faisant semblant d’avoir oubliée. Mais là Osnate n'oublie jamais rien. Ce n’était qu’une manière comme une autre d’être polie, si l’on en croyait sa moralité défaillante. Alors, elle continua à tripoter sa fourchette. Laissant le plaisir à son gardien de regarder à sa place l’interlocuteur qu’ils avaient eu pour le déjeuner. Toujours sérieuse, ne comprenant pas le moins du monde qu’il s’ essayait tant bien que mal à briser la glace.

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MessageSujet: Re: L'intelligence est incipide sans altruisme. [Pv - Osnate Rouhama]   Dim 1 Jan 2017 - 11:17


Endéans d'un instant, une émotion figure sur le visage de son interlocutrice, autre chose que de l'agacement, autre chose qu'un simple ressenti mais, une émotion véritable. Fâcheusement, elle se mue promptement en la placidité quasi-habituelle à laquelle elle se borne depuis le début de l'échange. Les pupilles d'Andy sont animées d'une lueur fasciné, il est fasciné par l'émotion qu'il a su suscité chez elle par un simple contact humain prosaïque et qui, pourtant, lui a demandé de véritables efforts. Une peur trône dans les yeux penauds quand ses mains sur son coeur trahissent une certaine innocence. Le brun est envoûté par cette posture anodine, ce regard emprunt de frayeur, fascinant, exaltant, il en pince les lèvres, la chaleur naissante aux creux des reins. Un frisson revient titiller son échine, sa colone, embrasant son cou, éveiller ses éros enfouis, ses fantasques fantasmes aiguillonnés par la crainte qu'il a inssufflé d'un simple toucher. Il se sent tout-puissant, ego estropié redoré, dominateur vicié révélé ou plutôt réveillé, il l'a déjà été et ces quelques instants lui reviennent par flash-back. Il frémit, secouant sa tête comme pour éjecter ses sales idées qui souillent ses pensées. Plus jamais, plus jamais, plus jamais se répète t-il comme un mantra avant que la délicate voix d'Osnate l'appelle à la réalité, encore. Ses souvenirs douloureux s'effacent et ses pulsions se taisent. Il l'observe simplement, feintant un sourire sémillant pour signifier une allégresse qui n'est que mensonge. Nehama ? Il écarquille les yeux puis les plisse, la surprise puis la curiosité se succèdent sur son visage pendant qu'il peine à ne pas plonger dans son regard dans le sien. Ses azurs échouent sur les doigts fins et féminins posés sur le coeur. Il hoche la tête pour notifier de son attention tout en se plongeant dans la réflexion. D'autres descendants ? Il n'est pas certain de comprendre, ses propres appendices venant caresser sa barbe dans ce geste interrogatif carricaturé. Il se tait cependant, ne l'interrogeant pas de suite, de peur que le surplus de question plonge l'étudiante dans un mutisme éphémère. Il est arrivé ici sans aide, sans souvenir, sans rien, il se sent seul soudainement, sans trace de ses racines, sans ses anciens collègues, parents, une certaine nostalgie, persuadé qu'en Amérique il est recherché pour son ébauche de crime. Une désagréable sensation de solitude s'empart de lui, couplée à la culpabilité, un rictus hideux tort son visage puis, il se reprend.

Une respiration aussi calme qu'un fleuve mais des élucubrations aussi agitées que les mers sous la tempête. Des amorces de pensées se mêlent, l'assaillent de culpabilité puis lui délivrent de l'excitation pour terminer. Il peine à s'en sortir mais la douce voix revient comme une entité qui veillerait à le remettre sur le droit chemin. Il finit de grimacer et écoute, soucieux à nouveau, se concentrant sur les mots de son interlocutrice plutôt que de se laisser dévorer par la rêverie et les torts. Un éclat tonitruant retentit quand il l'écoute parler de la chimie. Il remet immédiatement en cause ses hypothèses sur la logique de son cerveau détraqué, supposant qu'elle peut finalement faire preuve d'une logique propre aux psychologues. Après tout, si elle peut se permettre de cocher n'importe quelle case, sans doute la psychologie ou la sociologie. Elle le fascine d'autant plus, surtout ses compétences d'érudites. Il en a oublié ses tortures intellectes précédentes, bercé par les palabres que ses lèvres produisent. D'un sérieux soudain, il l'écoute avec une attention toute particulière parler de son familier. Il n'a encore jamais entendu ce terme sur cette île mais, il n'est pas surpris pour autant. Les chimères régissent cette île et ce n'est qu'une absurdité parmis tant d'autres.
— « Tu es fascinante. Je ne comprends pas le terme de descendant. Enfin, en soi, je connais le terme mais, il me surprend. Je suis arrivé sur cette île avec des morceaux de mémoires disparues. Je ne sais pas comment, avec qui, quand exactement... Donc, qu'entends-tu par descendant ? Ils vivaient déjà sur cette île ? En tout cas, ton pouvoir devait être intéressant pour toi. Tu n'as pas l'air d'apprécier beaucoup faire la conversation aux autres. » plaisante t-il malhabilement, ne prenant pas conscience que cela peut être potentiellement blessant. Il marque une légère pause, réfléchissant aux facultés de réflexions de son interlocutrice avant d'opiner du chef pour lui-même. « Je suis content d'être venu te parler ! Si tu as pu cocher la chimie sans y prêter réellement attention, c'est que tu dois avoir des capacités multiples et dans tout les domaines, non ? Tu es douée pour la littérature ou la psychologie ? Hum... tu me permets aussi d'avoir plus d'informations sur cette île puis, tu me stimules. J'ai besoin d'être stimulé par un intellect de mon niveau. ».

Il s'engonce sur le banc et se plonge en pleine réflexion, quelques courts instants, cherchant une certaine logique dans ces nouvelles informations obtenues au prix d'une discussion forcée. Certes, il a envie d'en savoir plus sur les origines de cette île mais, aujourd'hui, il n'est pas ici pour ça mais, plutôt pour l'intérêt porté à ce génie détraqué, comme lui.
— « Quand je te dis qu'on se ressemble c'est car... j'ai entendu dire que tu étais très intelligente mais aussi... pas très normale, que tout ne tournait pas rond dans ta tête, que tu étais un peu détraquée. C'est pourquoi tu as suscité ma curiosité. Je suis détraqué aussi et j'aimerai savoir, toi, pourquoi ou comment es-tu détraqué ? » interroge t-il toujours aussi inquisiteur. Avec quelqu'un d'autre, il ne se serait pas permis de poser la question, craintif qu'on lui la retourne mais, elle ne le ferait pas et alors, il n'aurait pas à dévoiler ses déviances, ses folies, ses phobies.






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MessageSujet: Re: L'intelligence est incipide sans altruisme. [Pv - Osnate Rouhama]   Mer 4 Jan 2017 - 10:53

Osnate, les yeux toujours rivés sur ses doigts, commença à jouer avec. Soudainement plus intéressée par eux que la personne en face. Mais c’était souvent comme ça dans ses conversations, nul ne pourrait jurer qu’elles étaient égales. La demoiselle ne demandant rien, se contentant de répondre placidement, en attendant que la partie adverse s’ennui d’elle. Mais ici, cette technique semblait ne pas fonctionner. Osnate ne comprenait pas pourquoi, n’y même comment elle y arrivait en temps normal, mais Andy se refusait à l’abandon. Pire, il continuait d'enchaîner les questions, et comme elle n’avait jamais été jusque là dans une discussion, elle ne savait quoi faire, si ce n’est répondre.

On nous nomme ainsi parce qu’on est descendants des dieux primaires. Eau, feu, terre, air, foudre, tempête, lumière et ombre. La plupart des gens non natifs ont été kidnappés par les Kamis. Je ne comprend pas le processus, mais il semblerait que la perte de mémoire y soit un élément récurrent.

La question du pouvoir la fit arrêter de se tripoter les doigts. Avant de reprendre, de plus belle. Bien sur que ce don était agaçant. Comment expliquer sans ennuyer des choses simples, telle que la faim, le besoin d’attention. Un esprit normal ne saurait pas en quoi cette chose l'avait handicapée, mais lui, lui qui se croyait au dessus des autres, elle aurait aimée qu’il comprenne. Ne serait ce que pour voir dans qu’ elle mélasse cela l’avait embourbée. Une mère qui ne l’écoutait déjà plus à l’âge de quatre ans, un père absent, et la tentative de suicide qui en avait résultée. Six ans, et sa matriarche lui avait fait jurer de ne pas recommencer. Une erreur de jeunesse qui lui avait coûtée cher, car maintenant elle était prisonnière de cette promesse. Ne pouvant pas attenter à sa vie, alors même qu’elle ne demandait que ça depuis son arrivée sur l'île.

Ce n’était pas amusant non. Je n’aime pas parler, c’est un fait, mais même pour moi, il y avait des moments ou il était important de s’exprimer. Et je n’ai pas des capacités multiples, juste une confiance absolue en ces dernières.


La question suivante lui fit lâcher un soupir. Au final, on en revenait là, insulter son cerveau, et dire encore qu’il avait des problèmes. Osnate n’aimait pas qu’on fasse cela. Elle jugeait que seuls ceux ayant ses capacités pourraient se permettre de telles remarques. Son crâne avait beau être un traître, c’était le sien, et sans lui, elle ne serait qu’un amas de chair, qu’un cadavre vivant. Elle le détestait, mais pensait sincèrement que seule elle en avait le droit. La jeune femme détestait les critiques, surtout celles ci, qui étaient peu constructives, mais il fallait répondre à la question. Il fallait parler, encore, alors que l’heure tournait.

Ils disent … que je suis atteint d’une dépression mélancolique, que j’ai tendance suicidaires prononcées. Mais ils disent qu’ils comprennent, et que même si je ne peux pas être soignée, ils continueront de m'apprécier. Je crois sincèrement que c’est le maximum qu’ils puissent faire pour m’aider.


Osnate garda une placidité exemplaire, seulement troublée par le fait qu’elle regardait son familier, encore une fois. Ce dernier ronronna, et lui tendit son cou, cherchant une caresse, un grattement tant apprécié. La jeune femme le lui donna, longuement, sans prêter plus attention à la personne devant elle. Pourtant, ce geste anodin la fit se rendre compte d’un autre qui l’était beaucoup moins. Cette très longue conversation avait attirée le regard des curieux. Une vingtaine de têtes les dévisageaient maintenant, une action qui la mit réellement mal à l’aise. Pourquoi les regardaient t’ ils avec autant d’insistance ? Pourquoi murmuraient t’ ils ? Avait t’elle quelque chose sur le visage, Nehama, en cet instant, effectuant un revers, l’ombre se réveillant, bougeant à sa guise sur le sol neigeux de la cour. Elle était en colère, et le pire, c’était qu’Osnate était trop paralysée pour réussir à s’en appercevoir.




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MessageSujet: Re: L'intelligence est incipide sans altruisme. [Pv - Osnate Rouhama]   Dim 29 Jan 2017 - 12:49


Autour d'eux, la neige croustille, notifiant l'approche de quelques curieux dont les pas sonores se rapprochent. L'oreille soucieuse, il y prête attention, craintif à l'idée que les présences dérangent son interlocutrice dans leur discussion. Des murmures remontent déjà, couplés les uns aux autres, ils forment un chahut constant et desagréable qui l'empêche d'entendre au mieux. Les rudes rodomontades s'élèvent et il en est la source. Bientôt les sévices, les moqueries et autres brimades lui feront l'effet d'une lame en plein coeur mais, cette douleur n'est qu'une habitude. Il hoche la tête pour faire savoir son écoute tout en réfléchissant dans un coin de son propre cerveau malade aux éventuelles suites de la discussion. Les minutes s'égrainent et il n'a guère réussi à s'attirer ses faveurs or, il est décidé à la revoir. Osnate est intéressante, sa discussion reste agréable et ses pensées cartésiennes admirables. Elle accuse chaque dire avec une placidité sidérante et dérangeante pour un sémiologue aux capacités sociologiques développés car, il n'a aucun moyen de déceler ses expressions, émotions et autres indiquations susceptibles de l'aider à la connaître. Absent, ses pensées voilent son regard un instant et c'est l'ombre agitée qui l'attire dans sa réalité fantasque. Il écarquille brusquement les yeux, surpris de voir la silhouette ombrée de la jeune femme se déployer pour prendre forme chimérique sur le sol. Elle s'agite, approche les ombres des étudiants appeurés dont certains reculent. Andy relève immédiatement la tête vers la jeune fille dont la placidité est devenue immuabilité. Elle n'esquisse pas le moindre geste et ne retient pas ce démon noir qui contraste avec la blancheur innocente de la neige. Le coeur du brun s'emballe au point de cogner fortement sa poitrine sans cesse. Ses appendices comme ses jambes tremblent comme des feuilles et il peine à prendre une décision, ses élucubrations intimes perdant du sens.
Soudainement il se lève pour poser une main sur l'épaule de son interlocutrice. Ses doigts pressent fermement la frêle épaule et ce contact embrase ses choeurs internes comme son corps, des nuances rosées venant teinter sa peau pâle. À l'instant présent, il sent ses éros se soulever, l'exaltation et l'envie par une simple caresse maladroite mais ferme. Il est faible, fébrile, au moindre contact, le désir anime le creux de ses reins et ses mains tremblent comme celle d'un jeune puceau. Il retire, cette main.
— « Je ne voudrais pas t'ordonner quoi que ce soit mais, ton ombre commence à faire peur aux gens. J'aimerai bien qu'ils déguerpissent aussi mais, on peut simplement leur demander non ? Calme-la, s'il-te-plaît Osnate. » demande t-il avec un ton appuyé, presque autoritaire. Il se redresse avant de se retourner pour faire face aux étudiants dont le courage ou la curiosité, les avaient poussés à rester observer cet échange. « Je sais que le remède à l'ennui est la curiosité mais, il est impoli d'observer les gens ainsi. Je vous prie de dégager rapidement avant qu'un de nous deux use de la force pour vous faire reculer. »
Son ton est cette fois plus rauque, crispé et presque énervé. Il serre les poings, les sourcils froncés et les paupières qui papillonnent. Sa respiration humide provoque un nuage de buée qui se dissipe devant lui. Il balaye le paysage d'un regard échauffé, une lueur impatiente au creux du ciel grisâtre de ses yeux.

Les dernières étudiantes échangent des regards hébétés avant de disparaître derrière les arbres enneigés. Un soupir s'élude de ses lèvres alors qu'il se retourne vers Osnate, massant nerveusement sa nuque. Les derniers instants ce sont écoulés dans un discours stupide pour la tranquilité. Il est agacé car ses chances de revoir la demoiselle sont réduites mais, guère nulles. La brève chaleur qu'il a senti embrasé ses reins précédemment affirme l'ébauche d'obsession pour cet être aux facultés intellectuelles déviants la norme. Jamais je ne laisserai m'échapper une femme pareille songe t-il avant de crisper ses cornes sur sa nuque, s'infligeant une griffure superficielle. Ses pensées néfastes, ses sombres paraphilies, ne quittent guère son esprit et pourtant, il le souhaiterait. Son visage est devenu livide mais c'est peu voyant dans la brume neigeuse et le frimas glaciale. Quelques flocons terminent leurs courses sur le bout de son nez.
— « Je comprends mieux. Ce n'était qu'une blague quand je disais que ton pouvoir devait t'arranger. J'imagine bien que c'est très dérangeant. Tu sais que je peux t'apprécier aussi ? Je t'apprécie déjà énormémement et je serais prêt à n'importe quoi pour que tu m'accordes un peu de ton temps et te rendre la vie un peu plus facile. Je ne demande pas grand chose. On peut juste... parler un peu parfois, tu comprends ? Ce que je cherche ? » formule t-il maladroitement en guise de supplique. Il ouvre son sac pour en sortir un papier et un stylo. Il écrit lisiblement son numéro de téléphone dessus avant de ranger le papier dans le sac de lego, sans laisser le choix à sa possesseuse. « Tu as mon numéro maintenant. Sache que tu peux m'appeler n'importe quand, à n'importe quelle heure et pour n'importe quoi. Puis-je au moins te raccompagner jusqu'à ta salle de classe ? Je m'excuse de t'avoir affiché avec moi aujourd'hui. »
Sa réputation n'a pas encore été établie mais, ça ne tarderait pas. Ses déviances finiront pas reprendre le dessus ou ses obsessions. Sans doute passera t-il pour le pauvre type qui cherche inlassablement à draguer le génie en enchaînant rateau sur rateau mais, il n'y prêtera pas attention. Il connaît les phénomènes sociologiques et ils sont innhérents à ses envies alors, il faut vivre avec. Discrètement, il jette une oeillade à son ombre, cherchant à voir si elle s'est calmée ou non.






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MessageSujet: Re: L'intelligence est incipide sans altruisme. [Pv - Osnate Rouhama]   Mar 31 Jan 2017 - 23:26

De quel droit la touchait t’ il encore ? La demoiselle n’ aimait vraiment pas cela. Qui croyait t’ il être, ce pseudo être supérieur, pour la traiter ainsi ? Elle frissonna, se retenant pour ne pas l’envoyer bouler. Pour ne pas que Nehama se mette à l’attaquer. Elle se contenta de le dévisager sans comprendre la raison derrière ce geste. Le regardant comme s’il la brûlait, comme s’il venait de lui cracher au visage. Cette fois ci, pas de réaction disproportionnée, juste celui d’un oiseau prisonnier, d’un animal qui ne pouvait s’échapper. La première n’avait été dû qu’à la surprise, maintenant, elle pouvait empêcher ses mains de trembler. Son corps était un poids mort, et seul ses yeux semblait hurler que quelque chose n’allait pas.

Les secondes passèrent, résonnant douloureusement dans son esprit étriqué. Quand il s’éloigna, brisant cette malédiction qu’elle avait essayée de supporter, Osnate se sentit immédiatement mieux. Elle ne put d’ailleurs pas s’empêcher de croiser les bras sur sa poitrine inexistante, un geste vain, procurant un vague sentiment de sécurité. Ébauche d’émotion qu’elle réprima immédiatement, les laissant pendre sur ses genoux, pour continuer à tripoter ses ongles rongés. Andy n’en resta pourtant pas là, ouvrant de nouveau la bouche, cette fois ci, non pas pour une question, mais pour demande.

Quand il lui demanda de calmer son ombre, Osnate pensa immédiatement aux médicaments dans son sac. Ses antidépresseurs, des molécules à n’utiliser qu’en cas de crise, en plus de ceux qu’elle prenait quotidiennement. Elle ne les aimaient pas, car ils la rendaient amorphes, mais il l’avait demandé gentiment. Cette raison seule lui était suffisante, car peu de gens étaient vraiment gentils avec elle, prenant la peine même de lui adresser d’ habituelles formules de politesses. La demoiselle y était très sensibles, aux formes des phrases. Une majuscule, un point et quelques virgules. Bonjour, s’il-te-plait, merci, le cadre était donné, et cela ne pouvait que passer. Alors, ouvrant un peu son sac, elle sortit la plaquette tant convoitée, et en avala l’un des comprimés. Alors même qu’elle les détestait pour leurs effets rapides et désagréables sur son esprit, Osnate comprenait que dans ce cas là, c’était une nécessité auquel elle ne pouvait couper. L’effet ne tarderait pas à se faire remarquer. L’avalant rond, elle pencha la tête en arrière pour mieux le faire descendre.

Son compagnon pourtant, ne l’avait pas vu faire, tourné qu’il était à regarder les autres élèves, à leurs demander de partir. A les faire reculer, comme des enfants apeurés. Pourquoi avait t’ il autant d’autorité ? Qu’avait t’il de plus qu’elle, pour inspirer autant de crainte ? Osnate éloigna cette question de son esprit, le côté humain n’était pas de son ressort. Puisque c’était le sien, il n’y avait rien de plus à dire à ce propos. Elle se sentait déjà partir, lascive à l’idée de ne pas avoir à réfléchir.

La vague de fatigue la submergea comme un tsunami devant une grosse ville. Elle le vit ranger son numéro de téléphone dans son sac, sans avoir la force de le repousser. A quoi bon, elle pourrait aussi le jeter ce soir, en rentrant à la maison. Au moins maintenant, comme demandé, Nehama s’était calmée. Le tigre redevenu chaton, au prix de sa liberté. De son cerveau drogué. Affalée sur son siège, la demoiselle renversa la tête en arrière, soupirant bruyamment, avant de se relever comme un ours groggy. Il était l’heure de partir. Retourner en cours, écouter des choses qu’elle connaissait déjà. Les yeux dans le vague, les épaules voûtées par ce qu’elle venait d'ingérer, elle se préparé donc, prenant son sac, le jetant sur ses maigres épaules sans plus de considération. S’aidant du dossier de la chaise pour se propulser. Pataude, c’était un triste spectacle qu’elle offrait au monde. Grondecho, essayant de l’aider avec ses dons, surveilla du coin de l’oeil ce rival improvisé. Le dévisageant pour ce qu’il avait infligé à sa précieuse maîtresse.

- Je peux m’en occuper moi même. N’ayez crainte, je vous contacterai. Quoiqu'elle en dise, Osnate ne peut pas m’avoir comme seul ami.

Les deux dernières phrases, à peine murmurées, n’étaient destinées qu’à l’intention du jeune homme, et la demoiselle, trop amorphe pour réagir, ne chercha pas à les écouter. C’était une voix rauque qu’il avait là, une voix de prédateur, pour un ton qui ne collait pas avec. C’était celui d’une princesse, d’un confident homosexuel, pas celui d’un monstre capable de transcender les ombres. Grondecho, vu sous cet angle, n’avait rien d’une créature dangereuse. Au contraire même, il gagnait en capital sympathie, frôlant le ridicule sans s’en offusquer. Donnant une canne créée à partir du néant à Osnate, il la suivit au pas alors qu’elle se dirigeait vers l'amphithéâtre.




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L'intelligence est incipide sans altruisme. [Pv - Osnate Rouhama]

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