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Andy Melström • " Notre époque est détraquée, maudite fatalité, je vais te sauter. "Auteur
MessageSujet: Andy Melström • " Notre époque est détraquée, maudite fatalité, je vais te sauter. "   Ven 16 Déc 2016 - 10:53



Andy Melström (♂)
             


DATE & LIEU DE NAISSANCE :
né le 29/11/1995 à Indianapolis

NATIONALITÉ :
Américaine

ORIENTATION SEXUELLE :
Pansexuelle - Sapiosexuel

OCCUPATION :
ESS en bi-licence sociologie-psychologie option sémiologie.

GROUPE :
Tsukuyomi

PERSONNAGE SUR L'AVATAR :
O.C de EK9000

Caractère
Attentionné, érudit, perfectionniste • Borné, possessif, violent • Craintes de devenir un criminel • Se mordille la lippe quand le désir anime le creux de ses reins • Analyser les traits du visage • Qu'on le qualifie de femme • Figurer la psychologie des criminels • Connaître l'individu qui est l'origine de cette île et analyser sa psychologie (il est persuadé qu'un Gourou dirige cette île comme une secte)

Dans un bureau aux teintes désuètes, aux meubles couverts de myriades de particules et objets difformes minuscules, trois protagonistes s'entretiennent. Deux hommes en imperméables font face à une femme plus âgée aux traits tirés, visage pâle et teint défait. Une plaque dorée indique : "Mrs Liberfield - Psychologue".
— « Monsieur Melström vous dites ?  », questionna t-elle, les yeux papillonnant, offrant par intermittence une lueur avide de détails.
— « Oui Madame. Il a disparu et nous avons de bonnes raisons de le retrouver. Il est dangereux. », affirme le premier homme. Il marque une courte pause et reprend : « Pouvez-vous donc nous dresser son portrait ? Vous êtes sa psychologue, personne n'est mieux placé pour nous parler de lui. »
— « D'accord. Je ne peux désobéir à des enquêteurs de toute façon... Voyons... ». Ses prunelles se relèvent vers le plafond et elle fait mine de réfléchir avant d'hasarder : « Andy est instable. Aux premiers abords, vous verrez un jeune homme simple, il est de nature optimiste, souvent souriant, attentionné envers ceux qu'il apprécie, une attention qui dévie à l'obsession, la posséssivité même. Il s'est déjà montré violent envers des personnes qu'il désirait posséder. Ce n'est cependant pas une pathologie, cela découle d'une part plus obscure de lui-même. Il a eu de nombreux soucis étant plus jeune : un père absent, un sentiment de rejet dans son corps, des centres d'intérêts atypiques. Il est facile de conjecturer qu'il est victime de paraphilies particulières orientées vers le sadomasochisme, la torture, le viol, potentiellement la pédophilie mais, il est bien trop fébrile pour passer à l'acte. Son empathie l'empêcherait de poursuivre jusqu'à la fin, la mort, il s'arrêterait aux premiers cris de sa vic... »
— « C'est exacte. Nous savons qu'il a séquestré une de ses camarades de classe. Nous n'avons guère plus d'informations, si ce n'est qu'il l'a laissé attachée en pleine forêt avant de partir sans raison. »
Un silence pesant s'éprend de l'atmosphère. La jeune femme reste hébétée, le regard hagard, les lèvres légèrement entr'ouvertes, la bouche bée.
— « Continuez Madame je vous prie. » reprend le second homme.
Elle déglutit difficilement, sa bouche est sèche, sa gorge nouée et aucun mot ne peut franchir ses lèvres. Elle se râcle la gorge et reprend :
— « D'accord... J'avais signalé sa potentielle dangerosité à ses parents mais, qu'importe. Il est donc empathique... cela... cela ne m'étonnerait pas qu'il ait eu peur, peut-être s'est-il donné la mort ? Enfin... Monsieur Melström... je vais rentrer dans les détails vu l'importance de la situation... Monsieur est stimulé par les affaires criminels, cérébralement, peut-être physiquement, nous étions en plein traitement pour atténuer ces stimulations. Il est... passionné de sociologie, sémiologie et psychologie. Pour lui, l'être humain est le plus fascinant des sujets et il rêvait d'analyser toutes les sortes de personnalités. À côté de ses brèches de folies, c'est un érudit, un géni, de ceux dont on verra les noms dans les revues scientifiques un jour. Il avait des connaissances fascinantes, multiples et variées, autant en littérature qu'en théologie qu'en anatomie ! La lecture est un de ses passes-temps favoris ainsi que les analyses et le sexe. Il a plus ou moins changé de genre et depuis qu'il se sent mieux dans sa peau, le sexe accapare sa vie, ses hobbies mais, durant la thérapie, nous essayions d'atténuer ceci aussi. Néanmoins, ce n'était pas simple. Il est impulsif, irréfléchi, borné et très perfectionniste. Il déteste échoué et son ego est démeusuré. D'ailleurs, il ne faut jamais le traiter de femme ! Il a un physique masculin à une exception près. Je ne sais que vous dire d'autres... Il peut être doux, affectueux, tendre, peut-être un brin manipulateur et tacticien. La plupart du temps, il se laisse guider par le cerveau et les pulsions, fâcheusement pas par les émotions. »
— « A t-il des mimiques ? Des expressions particulières ? Des tics linguistiques ? »
— « Hum... il a toujours un grand sourire presque niais et béat sauf quand il vous observe. Ses yeux grisâtres se plongent dans les votre et il peut rester des dizaines de minutes à vous toiser, chercher les raisons de vos expressions, marquer chacun de vos traits dans sa mémoire, il analyse ! On pourrait le croire physionomiste mais pas du tout. Dans la rue, il a ses oreillettes aux esgourdes et ne prêtent attention à personne. Il n'est pas particulièrement extraverti au contraire. Il est plutôt tactiturne et renfermé mais, son grand sourire en séduit beaucoup. D'ailleurs, il peut se montrer très séducteur quand il a des intérêts derrières mais, il ne se sociabilise pas pour être sociable. Aristote avait tort haha. »
— « Bien Madame. Merci d'avoir répondu. Nous vous recontacterons en cas de besoin et nous vous tiendrons au courant de l'avancée de l'enquête. » conclut un des hommes avant de prendre la direction de la sortie après avoir préalablement dépoussiéré son imperméable gris.

Physique
Bleu - Gris • Brun •  1m68 • 63 kg • Athlétique • Il a le corps d'un homme mais, le sexe d'une femme (transhomme)

L'étuve d'un bar miteux où les relents d'alcool, de cigarette et d'herbe chatouillent l'odorat, il est là. Capuche rabattue sur la tête, les ombres dansent sur son faciès, les néons grésillants donnant une allure de maison close à l'endroit. Dans les bas-quartiers d'un Chicago détraqué, cette taverne est le carrefour des vices ; maladies sexuellement transmissibles ; alcool ; armes ; drogues ; prostitutions. Il ne cautionne pas ses méfaits mais, il a besoin de se satisfaire et ce n'est pas à Indianapolis qu'il trouverait des coureuses de remparts. Il est nuit, tard, il a abandonné ses collègues avec lesquels il est venu pour un roadtrip d'étudiants.
Brusquement il se lève et retire sa capuche. Il sort de la poche arrière de son denim un porte-feuille de cuir puis un gros billet. Gauchement, il esquive les tables, les serveuses, les clients gras et gros, les légumes détruits par l'herbe et les ivrognes baignés dans leurs dégueulis jusqu'à atteindre le comptoir de bois massif. Planté derrière comme une pelle avec un sourire niais, le patron du vice. Discussion express, il suit une sirène jusque dans une studette pour s'adonner à un de ses vices.
Dans la confidence d'une alcôve, il apprécie le corps dénudé offert à lui comme le fruit de ses fantasques et fantaisistes fantasmes à satisfaire. Il hummecte ses lèvres et dessine les courbes acerbes de ses iris sémillants. La longue chevelure blonde et ondulée caressent les pointes érigées de ses tétons et poussent ses sens à frétiller devant l'esthétisme de cet hypotypose de Vénus Anadyomène.
Longuement, il défait son sweat qui s'écrase au sol pour dévoiler une musculature saillante. Ses épaules carrées, son dos musclé et son buste taillé en la lettre des prémices de Vecteur, sont moulés par son t-shirt en coton. Andy est de taille moyenne pour une femme mais, petit pour un homme. Sa silhouette est athlétique, il est bien fourni et ses muscles développés sont fermes. Il retire son haut qui rejoint le sweat. Sa chevelure brune est en bataille, plutôt courte dont les mèches rebelles se collent à son front sous la moiteur de la pièce étriquée. Une expression démente figure son minoi. Ses lèvres fines s'étirent, haussent ses faussettes qui ne se prononcent qu'aux éclats, dévoilent ses dents blanches légèrement pointues qui scintillent. Une barbe de trois jours et une moustache minable sont dessinés sur son visage. Les Illuminatis illuminent sa nuque d'un filigramme tatoué.
Torse nu, on décèle son cou nu, ses clavicules prononcées, ses bras fermes, son buste où les traces de l'ablation marquent son passé de balafres. Encore plus bas, un ventre plat, ferme, un début d'abdominaux esquissé quand il se cambre et le creux de son bas-ventre marqué par sa musculature. Son boxer dépasse du jean. Ses fins doigts encore imberbes et frêles dansent sur le cuir du ceinturon pour le défaire puis il le fait claquer dans le vide avec un sourire caractéristique de l'exaltation qui s'éprend de son corps entier. Il brûle, se consume des désirs, des déviances, des paraphilies, des fantasmes mais, aussi de son acuité, sa conscience, cette petite voix qui lui somme d'arrêter. D'une pression, le jean gagne le sol. Il retire à l'arrache ses baskets défoncées et se penche pour retirer ses chaussettes. Les jambes sont la prolonguation symétrique de son corps : fermes, musclés aux genoux développés et cuisses rondelettes, pileuses. Quatre appendices dans le boxer, deux de chaque côté, il le baisse d'un coup et analyse la réaction ; stupeur, peur, ardeur, chaleur, vainqueur. Elle le désire, elle n'est pas effrayée. Entre ses jambes, sur ce tableau masculin persiste la symbolique efféminée d'une vulve imberbe.


INFORMATIONS MAGIQUES
• Manière d'utiliser la magie : Tu le sens quand il l'utilise. Il te toise avec cet air déviant, dément, cet air de bête sauvage qui ne rêve que de te planter les crocs à la gorge. Son regard est d'une certaine intensité, il se concentre, tremble légèrement parfois et semble se crisper. Son ombre s'allonge comme une prologation de son corps qui rampe au sol.
Que fait-il ? Il peut aspirer la lumiosité, te plonger dans les ténèbres ou encore t'affaiblir physiquement, son ombre s'allongeant pour prendre possession de la tienne.
• Affinité : Il l'aime énormément car elle lui permet d'avoir l'ascendant sur certain individu et d'éviter les pugilats trop sanglants même si cela le fatigue énormément.

RACONTE NOUS SON HISTOIRE

Cette fiche contient des moments de déviances assez transcendants. Âmes sensibles, abstenez-vous.

9 ans.

Au creux du vice des écoliers, dans la cour de récréation d'une école publique, le cercle de la honte se referme sur une jeune fille aux cheveux bruns épatés, souillés par la poussière, la sueur et collés à son front. Les nuances écarlates teintent ses joues par la gêne. Elle oscille gauchement d'une jambe à l'autre, cherchant à se cacher des satires de ce cercle de sarcasmes.
— « Bouuuuuh, quel garçon manqué ! Tu ressembles à rien !  » ricane une petite blonde habillée d'une belle robe à fleurs et de deux couettes.
— « On ne sait même pas si c'est un garçon ! Heureusement qu'elle s'appelle Naomie. » réplique un jeune garçon aux pupilles vives et au doigt accusateur qui pointe l'énergumène au centre du cercle.
Andy, Naomie, ils sont une seule et même entité. Le rejeton au coeur peiné dont l'angoisse vrille les tripes mais dont les membres refusent de bouger. Les moqueries l'assaillent comme à l'habitude jusqu'à que les claquements caractéristiques du dénouement de la récréation la libèrent. Les petites têtes s'alignent docilement en rang par paires, regards en coin, mains enlacées, rires atténués et elle, seule avec son ego estropiée. Regard rivé au sol, mains dans le dos, moue au visage, elle ferme le rang des enfants dans la solitude.
En classe, la personnalité est tout autre. Timidité écrasée par l'érudisme d'une lectrice avisée. Sa main toujours tendue vers le plafond et ses lèvres remuantes pour répondre aux questions avec la pertinence d'un enfant surdoué. Ses professeurs arborent à chaque réponse une expression enjouée, fier de recueillir un élément aussi doué dans leurs classes mais doux espoirs falsifié par leurs rôles. La demoiselle puise ses connaissances dans les livres et non aux heures de leçons à user son petit cul sur une chaise à écouter les instituteurs déblatérer encore et encore.
Elle franchit la lourde porte de l'immense villa familiale avec une esquisse au visage qui hausse ses pommettes rougies. Ses petits pieds claquent le carrelage impeccable et propre, son reflet se dessine puis se brise dans les jointures mais, seule la solitude l'accueille. Figée dans la cuisine, elle tend l'oreille puis les larmes se pressent derrière ses paupières. La gouvernante peine à la suivre et arrive essouflée dans la pièce. De son naturel tendre et affectueux, elle vient enlacer l'enfant, faisant peser sa lourde poitrine dans son dos.
— « Ils sont où Papa et Maman ? Je ne les ai pas vu hier déjà... » gémit une voix fluette. Les larmes roulent sur ses joues et tracent l'arrête de son menton.
— « Ta Maman défend une femme avec qui le mari n'a pas été très gentil et ton Papa essaye de résoudre une affaire de disparition. »
Un lourd soupir s'élude de sa lippe mais, elle n'y peut rien. Elle oscille les épaules, jette son cartable et se hisse jusqu'à la table pour y poser les coudes. Une mine boudeuse assombrit son visage blottit dans ses mains jusqu'à déformer sa peau. Une père criminologue et une mère avocate, des métiers difficiles qui offrent l'oseille en échange de la vie.

14 ans.

Les prunelles rivées à l'écran de son laptop, les reflets y dessinent les horreurs qu'elle visionne. Des corps démembrés, de l'hémoglobine aussi récurrente que les émoticones sur les messageries instantannées, des plaies béantes qui laissent entre'voir les entrailles bavantes d'une adolescente et des articles descriptifs clamant la tragédie de ces crimes. La fascination se figure sur son visage pendant qu'elle approfondit ses connaissances des dernières enquêtes criminelles. Un passe-temps curieux pour un individu de son âge mais qui se justifie par la recherche d'une discussion construite avec son géniteur, criminologue dans les enquêtes les plus affreuses, atroces. Le cliquetis caractéristique de la souris comme celui des touches du clavier résonne dans la chambre plongée dans le noir par l'heure tardive. Des effluves de nourriture émanent et remontent jusqu'à elle. Son ventre émet un borborygme douloureux, ses parois semblent collées l'une à l'autre tant la faim la tiraille. Cette nuitée-là, elle a l'honneur de partager un repas avec ses deux parents en même temps. Une certaine appréhention découle de cette nouvelle apprise le midi même.
— « À taaaaaaaable Naomie ! » hurle la gouvernante dans l'escalier jusqu'à que le son parvienne en écho à la chambre.
Brusquement, elle clique sur la croix rouge du navigateur internet et bondit de sa chaise qui roule sur quelques centimètres à cause de l'impulsion. Les escaliers sont avalés par ses pas avides puis la discussion est avalée par ses mots rationnalistes. Son père sourit, il rit, les crissements de sa fourchette notifie de sa surprise mais, cela lui plaît. Une chaleur irrationnelle embrase les sens de la jeune demoiselle qui le toise de ses iris aux lueurs exaltées.
— « ... et c'est pour ça, que j'ai du mal en soi à condamner un criminel. Après tout, ce n'est pas réellement leur faute s'ils sont comme ça pour certains. Il y a ceux qui sont méchants pour être méchants et ceux qui répondent à des besoins. » conclut-elle en s'échinant à fermer le sourire béat qui force ses joues.
— « Je suis totalement d'accord avec toi mais, vois-tu, cela ne dois pas nous empêcher de les arrêter et les emprisonner ou tenter de les soigner. Le monde serait trop dangereux sinon. » répondit son géniteur tout en continuant à se délecter du repas par intermittence.
— « Oh mais je suis d'accord P'pa ! J'ai lu le dernier article sur le viol de cette adolescente qu'on a ensuite étripée. Brrrrr... ce n'éta... »
— « Naomie ! Chéri dis quelque chose ! Je ne veux plus que tu lises ça ! C'est mauvais pour toi ma puce, tu es encore trop jeune. » la coupe sa mère avec un regard sévère.
L'adolescent se tait. Elle prend une mine penaude et la suite du repas s'orchestre dans un silence oppressant. Seul le bruit des couverts résonne dans la pièce parfois coupé par quelques mots assemblés en phrase nominale.

Extrait du journal intime d'Andy Melström - Pièce à conviction:
 

16 ans.

Sous les épaisses bottes, le bruit des feuilles mortes et humides froissées par le passage résonne. Elle est attentive au moindre bruit, au moindre mouvement et notamment ceux de sa victime. Poignets liés dans le dos, un baillon dans la bouche qui récolte sa bave comme ses larmes, les cordes qui dévorent sa peau le long de son corps et sa silhouette gesticulant sur l'épaule hasardeusement comme pour s'échapper. Autant bourreau que victime, ces silhouettes n'ont pas de faciés précis, ce n'est qu'un flou fictif fruit de ses fantasques fantasmes.
La victime est jetée au sol et en contre-jour, elle voit une lame scintillée. Son bourreau fait glisser le métal froid contre sa peau jusqu'à la voir s'animer de la chair volatile. Il se saisit brusquement de la gorge de son martyr et y fait glisser ses doigts avant de serrer avec une douceur quasi-religieuse jusqu'à sentir les parois de la trachée se rejoindrent. Le corps convulse, le cou palpite, le coeur comme le pouls s'affolent et il ressent sous sa présence imposante, l'angoisse oppressante. Sans préavis, la lame trace une clavicule et ouvre la peau. L'hémoglobine perle en larmes de rose rouge, la peau pend comme les pans d'une chemise dont on chercherait les boutons.
Fulgurant, bassin relevée, reins creusés, appendices crispés, draps brutalités, esprit vrillé, chairs embrasées, yeux ouverts, plafond comme paysage.
— « Mmmmh... putain... » gémit-elle harassée, la respiration saccadée et le coeur ébranlée par l'exaltation. Transe scabreuse atténuée, les yeux rivés au plafond, un boxer pour seul rempart à la nudité, elle réfléchit. « C'est sale... c'est malsain... mais je ne peux plus m'en empêcher. Je n'aurais jamais dû mélanger les hormones à cette période de ma vie... quelle conne. »
Naomie est allongée sur son lit, dénudée, en boxer, encore légèrement rosie par l'apogée de son exaltation précédente.

— « Tu es sous hormones ?! » hurle l'avocate, appuyée sur le plan de travail, dans la cuisine, qui toise de son regard sévère caractéristique son enfant.
— « Oui. Depuis quelques mois maintenant. J'ai officiellement le droit et avec l'argent de poche que vous me fournissez, j'avais largement les fonds. » répondit Naomie d'une placidité presque effrayante.
— « Et tu comptes changer de sexe ? »
— « Oui et non. Je vais changer de genre, avoir un corps d'homme, me faire retirer mes seins mais, je veux garder ma vulve. Je ne me sens pas femme. Tu devais t'y attendre. Je suis masculine depuis mon enfance. Je m'habille comme un homme, marche comme un homme, me comporte comme un homme ! Je ne sais pas ce qu'il te faut de plus. Je sais que je n'ai que seize ans mais, tu le dis toi-même : je suis beaucoup plus mature que les autres enfants. »
La discussion se clôt ainsi. L'adolescente tourne les talons. Sa mère saisit brusquement sa manche mais, d'un mouvement de recule violent elle se dégage de l'emprise et grimpe les escaliers quatre à quatre.

Extrait du journal intime d'Andy Melström - Pièce à conviction:
 

18 ans.

Extrait du journal intime d'Andy Melström - Pièce à conviction:
 


21 ans.

— « Mmmmmpf ! Hmmm mmmpff ! » grogne une étudiante dont la bouche est fourrée par un tissu souillé.
Le goût acier du sang inonde sa bouche, sa lèvre enflée lui est douloureuse et son corps est las de supporter l'assemblée sur son épaule comme un sac à patate. Le murmure lui hurle d'arrêter, de la laisser partir, de s'excuser, de se traîner par terre comme un chien pour quémander ses excuses. Jamais. Andy est déterminé. Dans une forêt annexe à Indianapolis, il a guidé une collègue de l'université dont il apprécie particulièrement la conversation. À l'orée de la forêt, il a pris soin de l'attacher dans un pugilat pour satisfaire ses envies déviantes. Il se consume de désir, hâte le pas et se faufile entre les arbres pour s'enfoncer au plus profond des bois. Courbaturé par le poids sur ses frêles épaules, il prend pause et dépose l'amas de chair, d'os contre un chêne pour le toiser avec une certaine satisfaction.
Sa respiration est saccadée et son coeur s'affole dans sa poitrine. Il sent une chaleur naissante au creux de ses reins qu'il réfrène au possible, toisant sa victime avec une certaine intensité. Les pleures roulent sur ses joues, tracent son visage rond et dessine l'arrête de sa mâchoire. Le mascara coule en zigzagues laids, se mêle à la bave et la morve qui souillent déjà le tissu qui fait office de baillon. Spectacle hideux, pitoyable mais qui fait frémir le jeune homme. Un long frisson parcourt son échine et hérisse les poils de sa nuque. Il plante une incisive dans sa lippe, il crève d'envie de la prendre, de l'étrangler, de sentir sa trachée convulser, son corps se cambrer, le sang gicler. Son ombre s'allonge soudainement. Le soleil dans son dos la force à s'étendre mais elle devient anormalement grande jusqu'à embrasser celle de sa victime. Il se concentre sur cette chimère qu'il croit issue de ses élucubrations ou illusion causée par la fatigue seulement, non. La fatigue, c'est son martyr qu'elle attaque. La demoiselle cesse peu à peu de remuer, comme essouflée brusquement.
Et son ombre revient, se déliant de la victime. Il prend seulement conscience d'avoir réussi un tour de passe-passe puis, c'est le vide, le néant, il se retourne, sans élucubration, désir appaisé, envie oubliée. Il marche dans les bois et laisse sa collègue au milieu des chênes. Il parvient jusqu'à la voiture et d'un geste machinale la démarre jusqu'au port le plus proche.

Ses mains tremblent. Ses appendices se crispent sur le papier et ses pupilles frétillent maladroitement à chaque communication qui éveille de nouveaux frissons. Il est dans un appartement meublé aux allures de studettes d'étudiants. Dehors, des silhouettes inconnues, des bâtiments inconnus, du feu qui émane des doigts, du vent qui prolonge les corps. Il regarde encore par la fenêtre, le coeur au bord des lèvres, l'estomac retourné, la gorge nouée. Ses poings sont tellement serrés que ses articulations en deviennent blanches.
— « Merde merde merde... c'est pas vrai putain ! » hurle t-il avant de frapper des poings contre le mur avec rage jusqu'à que l'hémoglobine remplace le blanc de ses phalanges.
Les derniers évènements lui reviennent par flashback, des ellipses maladroites et partiels. Il l'avait kidnappé, emmené mais, il n'a rien fait. Un soupir s'élude de ses lèvres, il est soulagé. Il se souvient clairement de son ombre allongée qui prit comme possession de sa victime jusqu'à l'affaiblir et lui faire cesser ses vaines tentatives de fuite. Immédiatement, il fait le lien avec la lettre mystérieuse disposée sur la table de chevet de cet appartement inconnu.
Phalanges en sang, il rabat sa capuche sur son minoi et dévale les escaliers jusqu'à se retrouver dans les rues. Sans attendre, il les arpente à la recherche de réponse à ses questions. Réalité ou fiction ? Prison des songes ou liberté d'une réalité ? À lui de l'écrire, maintenant.

DERRIERE L'ECRAN

• On m'appelle : Rimbneil
• J'ai : 20 ans
• J'ai connu le forum grâce à : Autre.
• Je pense que le forum est : Sujet satisfaisant, esthétique splendide et situation expliquée sans restriction. Sublime en somme et ceci avec une allitération en [s]. Peace.
• J'ai trouvé le "Passe-Partout" : Atchoum.

• J'aimerai ajouter que : :happyO:

©️ Himitsu no Kii



Dernière édition par Andy Melström le Sam 17 Déc 2016 - 22:42, édité 17 fois






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MessageSujet: Re: Andy Melström • " Notre époque est détraquée, maudite fatalité, je vais te sauter. "   Ven 16 Déc 2016 - 10:55

Bienvenue à toi \o/
Tu disposes de deux semaines pour terminer ta fiche à compter de ce jour, soit jusqu'au 30 décembre ! N'hésites pas à poser tes questions par MP au staff ou à passer sur la CB :D

Citation :
Sujet satisfaisant, esthétique splendide et situation expliquée sans restriction. Sublime en somme et ceci avec une allitération en [s]. Peace.
Merci, merci Cool

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MessageSujet: Re: Andy Melström • " Notre époque est détraquée, maudite fatalité, je vais te sauter. "   Ven 16 Déc 2016 - 13:42

Merci chère Jess.

C'est noté mais, je ne tarderai pas à finir cette fiche.

Fuck,
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Andy.








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MessageSujet: Re: Andy Melström • " Notre époque est détraquée, maudite fatalité, je vais te sauter. "   Ven 16 Déc 2016 - 20:33

OKAAAY
J'ai lue génie, j'ai dis je veux un lien avec ma Osnate dès que t'es validé.
J' adore ta façon d'écrire, c'est chelou, mais vraiment marrant, différent.
Un peu glauque aussi, mais le perso à l'air vraiment cool, alors ça me parle '3'

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MessageSujet: Re: Andy Melström • " Notre époque est détraquée, maudite fatalité, je vais te sauter. "   Ven 16 Déc 2016 - 23:56

Et bien, merci pour les pseudo-compliments sur ma façon d'écrire, c'est toujours plaisant. ~
Fort heureusement que c'est un peu glauque c'est fait exprès.

Je serais ravi d'obtenir un potentiel lien avec un de tes personnages notamment quand il s'agit de discussions construites, d'intelligence et d'érudisme, sources de tant de frissons. Et comment résister à quelqu'un dont l'avatar et la signature sont emprunts des paroles de Fauve. Mrmrmrmr.

Fiche terminée me semble t-il. J'espère que le pouvoir conviendra et que l'histoire ne dérogera pas trop au contexte. Bonne lecture à vous.

Beaucoup d'amour dans vos faces aussi, bien entendu. ❤






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MessageSujet: Re: Andy Melström • " Notre époque est détraquée, maudite fatalité, je vais te sauter. "   Sam 17 Déc 2016 - 17:52

Alors aloooors ...

Après lecture de ton histoire, et de ta magie, il apparaît quelques problèmes.
Ton idée de don est vraiment pas mal, mais elle ne correspond pas à ce que l'on attend d'une magie. Vois tu, les tsuku, c'est de l'ombre, du D4RK, et lire dans les pensées ne peux se faire qu'à partir d'un certain lvl. Je suis donc au regret de devoir te demander de modifier cela, s'il te plait =).

Désolée d'avoir mis autant de temps pour te répondre, j'essayerai d'être plus rapide la prochaine fois
Ing



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MessageSujet: Re: Andy Melström • " Notre époque est détraquée, maudite fatalité, je vais te sauter. "   Sam 17 Déc 2016 - 22:07

Merci pour l'attention prêtée à ma fiche. ~
J'ai bien entendu modifié la partie demandée, je m'y attendais car pour un bas level c'est cheaté.

Re-bonne lecture,
Andy.






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MessageSujet: Re: Andy Melström • " Notre époque est détraquée, maudite fatalité, je vais te sauter. "   Sam 17 Déc 2016 - 22:09

Re- bienvenue ! ;)






Un grand merci à Lyra pour mon tout dernier vava !


Merci beaucoup à toi, très chère Jess ! ^^

     
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MessageSujet: Re: Andy Melström • " Notre époque est détraquée, maudite fatalité, je vais te sauter. "   Sam 17 Déc 2016 - 22:39

Re-merci collègue GrammarNazi. ~
Quelle jolie bandelette qui clôt ta signature.






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MessageSujet: Re: Andy Melström • " Notre époque est détraquée, maudite fatalité, je vais te sauter. "   Dim 18 Déc 2016 - 11:17

Me revoila, doonc, le pouvoir, c'est déjà bien mieux /o
Et temps que tu y vas en douceur, cela passera =)
je te valide donc, petit scarabée
Au plaisir de vite te croiser sur la cb èoé


Voici les liens pour : faire une demande de logement, pour les listings généraux, la fiche de liens, pour commencer à rp, et pour finir, la gazette, pour être au fait de toutes les actualités



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MessageSujet: Re: Andy Melström • " Notre époque est détraquée, maudite fatalité, je vais te sauter. "   







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Andy Melström • " Notre époque est détraquée, maudite fatalité, je vais te sauter. "

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