Partagez | 
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Le feu et l'acier [pv Nakh]Auteur
MessageSujet: Le feu et l'acier [pv Nakh]   Mer 30 Nov 2016 - 21:41


Je me sens différent depuis peu. Comme si quelque chose aurait changé en moi. Je ressens la Terre quelque peu plus étrangement, un peu comme une entité vivante, un tout respirant, palpitant, avec par endroit une richesse et une prospérité indescriptible et ailleurs des lésions profondes et qui mettront un moment avant de se refermer. Toutes ces sensations nouvelles me conforte dans ma "croisade" pour assainir l'entité qui est mon hôte. Tiens, je me rends compte que je deviens un espèce de fanatique dans mes propos. Quelle ironie quand on sait qu'il y a quelques années je scandais bien volontiers le fameux "ni dieu ni maitre". Il faut que je me calme, mon point fort doit rester mon sang-froid.

Perdu dans mes pensés, je n'ai pas réalisé que je me trouvais dans les ruelles perdues d'Amishawa. J'ai encore pas mal de temps à tuer avant de devoir récupérer la merdeuse à l'école. J'espère qu'elle ne va pas faire de vagues aujourd'hui, j'aimerais appréhender un peu l'évolution de mon don. Je le demande jusqu'où je peux pousser mon lien avec le monde qui m'entoure. Mais il semblerait que tout ceci devra attendre, un gars louche me suis depuis la dernière intersection. Vu sa démarche ce n'est pas un gorille de la mafia. On dirait plutôt un junkie. S'il croit qu'il va me dépouiller pour se payer sa dose, il se plante.

"Eh ! Tu t'es planté de pigeon, barre-toi si tu veux pas que je t'envoie à l'hosto."

Je me tourne vers le type qui me pistait. Je me trouve alors face à un grand blond, quoi que moins que moi quand même. En revanche il compense en largeur et musculature. Ce type à l'air de pouvoir cogner fort. Prudence donc, s'il est en manque ou en plein trip il sera doublement dangereux. Surtout que je ne dois pas perdre de vue que sur cette île tout le monde à un don. Finalement ça pourrait être intéressant de se confronter à un gars totalement imprévisible.

On verra bien si ce type choisira la raison ou non. S'il y a combat je suis sûr de découvrir quelque chose d'intéressant. Entre mes nouvelles sensations et mon instinct, je suis sûr que cette journée sera tout à fait rentable pour moi, pour lui en revanche c'est moins sûr.
avatar


Masculin Date d'inscription : 21/05/2016
Occupation : Gouverneur d'une adorable enfant
Sexualité : Hétérosexuel
Messages : 233

Carte de Jeu
Familiers: Stephanophis, le basilisc
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

8 ★ - Thief


MessageSujet: Re: Le feu et l'acier [pv Nakh]   Mar 6 Déc 2016 - 12:54

- Tu connais les trois "F" ?

- Les trois "F" ? répéta-t-il un peu bêtement.

- De un : tu Fermes ta gueule. Ici tu peux voir des trucs ... On s'en branle de quoi t'en penses, rappelle toi juste que tu dois fermer ta gueule.

Silence.

- De deux : tu Fourres pas les filles. Elles sont là pour les clients ok ? Elles gigotent du cul pour leurs yeux et leurs pognons, t'y touches pas ok ?

Silence.

- Quatro : tu Fous une branlée aux connards.  Ceux qui touchent, c'est généralement ceux qui ont pas beaucoup d'pognon justement. Et .... Putain j'y crois pas. MARYLIN !


Le gérant de la boite de strip tease se retourna vivement en beuglant.

- MARYLIN ! EST-CE QUE J'TE PAYE A FAIRE LA GUEULE TOUTE LA SOIREE !? Ils r'gardent p't'être que ton cul mais lui il souris pas ! VIENS ICI !

La jeune fille descendit du podium et accourut vers le gérant, sa lourde poitrine en peine avec les quelques centimètres de tissus et cette foutu gravité ... Qui finalement rendait sa course particulièrement hypnotique pour le Nakh.

- Désolé Tony ... C'est juste que ... Mon fils est à l'hôpital en ce moment et ça me...

-RIEN A FOUTRE !

La claque fusa, et la poitrine suivit le mouvement avec un certain temps de retard. La stripteaseuse retint ses larmes et un regard meurtrier aussi tout en se tenant la joue endolorie.

- Retourne sur scène. ET SOURIT PUTAIN D'MERDE !
il se retourna vers le viking. Mmmh .. J'en étais où moi ?

- Foutre une branlée aux connards.

-Ah ouais, et surtout, oublies pas pou...

Mais il ne put finir sa phrase, sa mâchoire se faisant littéralement broyé par quatre phalanges d'origine islandaise. Pris par surprise, et surtout par la violence du coup, Tony décolla du sol pendant une seconde pour attérir lamentablement un peu plus loin, le visage en sang et totalement groggy.

- Putain j'adore ce taff, j'commence quand ?


_________________________________________

- Bon sang patron, j'vous trouve un plan pour surveiller les italiens, et vous vous foutez tout en l'air. On va jamais y arriver à c'train là.

Le barbare but d'une traite sa pinte. Il essuya la mousse qu'il avait dans la barbe d'un revers de mains et rota bruyamment. Il enchaina d'une voix pâteuse :

- 'fais pas chier Mishima. 'z'ont pas griller ma couverture les spaghettis.

Hajime Mishima, un jeune yakuza du Kanto. Une vieille coupe banane du style des yankee des vieux shonens, un visage plutôt banal, quoique rendu un peu dur et sec par la petite cicatrice sur la joue droite.  Le jeune homme était l'un des premiers subordonnés du viking. Il l'avait trouvé dans un bar d'Hizumu, alors que celui-ci dépensait un larçin quelconque en mauvais alcool frelaté. Nakh avait tout de suite repéré l'ambition et donc le potentiel certain du petit amaterasu. Et c'était surtout son meilleur élément parmi tous les clochards que le Nakh avait recruté.

Mais le jeune yankee avait raison. si il continuait à jouer les têtes brulés, jamais il n'atteindrait son objectif final. Il n'avait même pas encore trouvé Hensel et Gretel qu'il voulait déjà passé à la phase 3 du plan. C'était mauvais. Il devait se calmer. Fumer quelques pilons, gober quelques buvards et se payer quelques prostitués. Il n'était pas encore suivis par les mens in black, et à force de foutre le bordel où il passait, il allait s'attirer les foudres des kamis.

- P'tain ... fit le jeune malfrat dans sa langue natale, j'paye celle la et j'vous ramène à la planque.

- T'veux parler de c't'entrepôt froid et humide ? Va chier, j'préfère encore dormir dehors.

- J'croyais qu'vous pouviez jamais avoir froid ?

- Ouais, mais j'aime pas l'humidité. Alors paye celle la et casse-toi.

Les yeux avaient beau ne pas regarder dans la même direction, l'ordre était clair : "fous-moi la paix p'tit con, c'est moi qui commande." Alors Mishima soupira, déposa un billet sur le comptoir et prit la direction de la porte du bistrot tout en mettant son manteau. LE viking regarda le fond de sa pinte, comme si elle pouvait se remplir toute seule.

- J'aurais tes gosses Mama Jawa. Et j'fouterais cette putain d'prison à feu et à sang...

Quelques minutes plus tard, dans les toilettes du bistrot, l'islandais se mit une trace de speed dans les naseaux, histoire de pouvoir trouver un endroit sec pour s'écrouler.  Il tituba jusqu'a la sortie. L'air froid lui cingla le visage, dissipant quelques peu les brumes  nauséeuses et éthilyques de la dizaine de pintes qu'il avait sifflé.  Il déambula ainsi pendant quelques temps. Une voix lointaine dans sa tête se moqua de lui : il était saoul en pleine journée et en pleine ville. Une autre voix lui répondit de fermer son clapemerde et de finir son cassoulet sinon il aurais pas de dessert. Vilain garnement.

Ses rêveries psychédéliques furent brusquement interrompues par un individu random. On n'interrompent pas les voix dans la tête, c'est pas très poli. Fils de pute.

"Eh ! Tu t'es planté de pigeon, barre-toi si tu veux pas que je t'envoie à l'hosto."

Le viking détailla l'homme des pieds à la tête tout en sortant un cigarette qu'il cala entre ses lèvres. Il avait encore l'oeil torve, mais il acheva bien vite son analyse. Un grand émo. Avec sa tenue sombre, ses ranjo et son imper', il avait tout l'air d'un de ces lycéens qui se cherchent une personnalité en se rebellant vainement contre ses parents et en écoutant du Death Metal parce que franchement "La mort c'est trop daaaaaar' ". Ces gosses perdus qui se disaient asociaux mais qui cherchaient desespérément de l'attention parce que leurs vies sans risques étaient justement bien chiantes. Sauf que lui, c'était un adulte. Le Nakh aurais pu s'enerver contre cette petite provocation, lui tailler le lard -littéralement, à grands coups de hache- , se défouler sur cette victime qui s'était auto-désigné. Mais il avait un grand défaut.

Il aimait tellement jouer avec sa nourriture.

- A l'hosto' tu dis ? J'ai pas trop envie d'croiser tes copains émo qui se sont taillés les veines parce que Maman leur as pas assez donner d'affection. Qu'est-ce qui s'passe gamine ? T'as tes règles et il faut que tu t'affirmes en tant que Reine des Connasses de Promo de la troisième B ? Désolé poto, mais moi j'suis pas ton Bryan. Alors la gamine, elle va jouer avec ses copines les connasses et elle va laisser les grandes personnes tranquilles, ok ?

Il acheva sa pique avec un petit geste théâtral pour lui dire de s'éloigner, un peu comme ces ménagères qui font "Psssshi psssshit" à un chat errant qui viens gratter près de leurs poubelles. Puis il posa une main sur la poignée de sa hache, dont seul le manche dépassait de son manteau, de l'autre, il alluma sa cigarette d'une flammèche qui était apparu du bout de son pouce.Et oui, pour que le pouvoir de Nakh se déclenche, il doit impérativement être en contact avec sa précieuse arme.  J'ai dit impérativement ? Non en fait, pas forcément, mais un seul "mouvement de feu" peux fonctionner sans ce fameux toucher~


Mais cette tirade manquait cruellement de punch, il pouvait faire bien mieux. Mais dans le pire des cas, si cette jeune racaille répondait, ce ne serait pas à "l'hosto" que le viking l'enverrait.

Direction la morgue en colis express.


avatar


Date d'inscription : 13/02/2016
Sexualité : Coquille Saint-jacques
Messages : 130


Voir le profil de l'utilisateur

4 ★ - Control


MessageSujet: Re: Le feu et l'acier [pv Nakh]   Mar 13 Déc 2016 - 21:30


L'homme sembla me jauger durant quelques secondes. Je ne sais pas si ce qu'il vit était amusant ou pas, en revanche il répondit à ma mise en garde par une provocation. S'il croit qu'il va me vexer aussi facilement, il se trompe lourdement. Sa réplique vaine me fit sourire. Je suis tombé sur un petit rigolo on dirait. Tant mieux, ça m'occupera l'esprit de jouter verbalement avec cet énergumène. En tout cas, je n'ai pas eu droit à un quelconque échauffement, il directement commencé à taper sous la ceinture. Franchement, des vannes sur le physique et le look, il n'a pas mieux que ça à me balancer ? Je vais relever le niveau dans ce cas. Mais d'abord une réponse sarcastique qui va bien.

"Je ne puis concéder à votre demande mon cher monsieur. Et sachez aussi que si vous croisez des copines à moi comme vous dites, ce ne sera certainement pas pour une pathétique tentative de suicide ratée et certainement pas voulue. Quand on veut se foutre en l'air on fait en sorte de réussir."

Durant ma petite tirade, l'homme s'était allumé une clope au moyen d'une flammèche lui sortant du pouce. Un kagutsuchi donc ? Intéressant, je verrai peut-être d'autres façons d'utiliser ce don que celle qu'utilise la merdeuse, cela pourrait être instructif même, qui sait. Avant qu'il ne cherche à répondre, je repris la parole, suivant ainsi mon précédant speech de quelques secondes à peine.

"Bref, trêve de mondanités. Tu as l'air d'être un mec marrant toi, même si ta répartie manque un peu de souffle. Je ressemble peut être à ses rebelles de cour d'école mais je ne suis pas enclin au pleurnicheries comme ils ou elles peuvent l'être. Et puis j'en ai connu des comme toi, la plupart sont morts avant que je n'arrive sur cette île, les autres doivent probablement l'être maintenant. Le soir tu t'endors en le voyant délirer et le matin tu te réveille en le voyant inerte. Après, selon la saloperie à laquelle ils sont accros, soit il baignent dans leur vomi, soit ils ont fini sous une bagnole. Ils se sont peut être eux-même plantés avec leur caisse. Ils sont pour la plupart resté les yeux grands ouverts, comme s'ils avaient voulu voir un dernier truc avant de calancher. La plupart étaient tristes, les autres juste cons je suppose. Je m'en cogne en fait, mais toi tu les rejoindras, ça se devine rien qu'en te regardant. Et tu peux bien exhiber cette arme, quelle qu'elle soit, tu ne m'effraie pas le moins du monde. Le gamin de nous deux c'est toi, c'est toi qui essaie d'oublier le manque d'affection de ta maman, ta sœur, ta copine, ton clebs peu être. Si t'as du bol, tu crèveras sans même te réveiller d'un rêve de ta petite vie peinarde d'avant. Alors à toi d'aller jouer ailleurs et de laisser les grandes personnes faire ce qu'ils ont à faire."

Eh beh, quel monologue, on dirait que j'ai raté ma vocation de psy moi. Quoi que j'ai peut être tapé là où ça fait mal, je le connais pas ce type après tout, si ça se trouve il va vriller complet et me sauter dessus. Mais je m'en fous, quand on s'amuse à tacler les gens sur ce qu'ils semblent être, il faut accepter l'idée qu'il est probable de se manger la réciproque. Et tant pis pour son égo. C'est ce qui arrive quand on veut jouer au mariole. Comme je ne sais pas ce dont il est capable, je reste sur mes gardes, prêt à faire appel au bitume sous mes pieds ou au béton qui nous entoure s'il engage les hostilités.
avatar


Masculin Date d'inscription : 21/05/2016
Occupation : Gouverneur d'une adorable enfant
Sexualité : Hétérosexuel
Messages : 233

Carte de Jeu
Familiers: Stephanophis, le basilisc
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

8 ★ - Thief


MessageSujet: Re: Le feu et l'acier [pv Nakh]   Mar 3 Jan 2017 - 13:22

- J'ai arrêté d'écouter après "mondanités". Sans déconner, tu viens d'où poto ? De 1889 ? Ah putain, cet île est vraiment rempli de tantouzes ...

Il secoua sa crinière, qu'il n'avait pas pris la peine de tresser aujourd'hui, et lança un sourire ironique au grand émo.

- J'ai l'impression qu't'aimes bien t'écouter. Comme Hitler. Ou Nabila. Et chaque fois c'est pour raconter d'la bonne merde.


Il tira une grosse bouffée, et expira un rond de fumée qui mourut bien vite. Non finalement, il n'avait pas envie de jouer de cette façon. Il était chiant. Encore un qui pensait que parce qu'il avait réussi a finir ses études sans redoubler, il pouvait regarder le monde du haut de sa condescendance.

- A trop regarder vers le bas, on voit rien au dessus de soi ... dit-il autant pour lui-même que pour l'émo.

A moitié fini, il jeta le mégot par terre et l'écrasa d'un pied négligeant. Il se dit d'ailleurs qu'il ferait bien la même chose avec cette petite tronche de punk raté. L'idée fit son petit bonhomme de chemin dans l'esprit malade du junkie. Et ça lui plaisait, ça lui apprendrais la vie et ses dures réalités ... Si il survivait à son apprentissage.

Ouais, on allait faire ça, lui casser la gueule, et tant pis si ça allait trop loin. Doucement il posa une main sur le manche de sa hache, le contact du cuir et du bois déclencha une réaction électrique dans ses épaules. Son corps se réveilla lentement, dissipant quelque peu les brumes ethyliques. La machine à massacrer se mit en branle, elle avait besoin de s'échauffer.

- Excusez-nous, mais auriez-vous cinq minutes pour parler du réchauffement climatique ?

Deux personnes entrèrent soudainement dans osn champ de vision. Deux jeunes adultes, un homme et une femme, emmitouflés dans leurs manteaux respectant les traditions de ces connards d'écologistes. Ils étaient quelconques, mais on sentait la cause de la sauvegarde de la planète imporante à leurs yeux. Vous savez ce couple de végétariens qui viennent dîner chez vous et qui tiennent à éteindre toutes les lumières et qui ramènenent leur plat de boulgour bio et leur bouteille de pif bio. Foutus vegans de merde. Vraiment aucun goût. Nakh les classait d'ailleurs dans la même case que les émo-punk ratés.

- Vous savez que le trou dans la couche d'ozone s'étends à la vitesse d'un cheval au galop et qu'il fau...

- TA GUEULE !

Tout en dégainant sa hache, il frappa vers le haut. La lame trancha facilement l'abdomen, le torse et une partie du menton. Il aurais pu chauffer la lame à blanc, afin qu'il n'y'ai aucune goutte de sang. Mais le Nakh est un amoureux de la guerre et du sang, et l'hémoglobine gicla généreusement de la plaie béante, éclaboussant le sol, le viking et la végan. Cette dernière commenaçait tout juste à inspirer pour hurler d'horreur qu'un énorme poing gauche lui brisait le cartilage nasale et l'envoya aussi sec dans les pommes, l'empêchant d'hurler. Le couple de végan chiants - qu'on nommera ici pour plus de clarté, Patricia et Alban- s'écroula en même temps, l'un à quelques secondes d'une mort imminente, l'autre simplement assomée. Le viking se tourna vers son précédent interlocuteur.

- Alors .... Où on en était ... Ah ouais, t'étais grave chiant toi aussi.

Il abbatit violemment sa hache vers le bas. Les runes sur la lame brillèrent fortement et un arc de feu de la taille du Nakh naquit et fonça en direction de l'émo. Sans attendre de voir si son attaque avait atteint sa cible, il enleva son haut, pour finir torse nu dans la rue, laissant visible ses cicatrices -notamment l'impressionante trace de griffes dans son dos- et fit rouler ses muscles puissants. Le froid ne l'atteignait pas un kaga' n'avait jamais froid, et surtout un islandais.

Il eut un large sourire. Mais pas le sympa, le genre de sourire qui fait "si j'veux j't'arrache la carotide d'un coup de dents". Il avait envie de tuer, de combattre.

De foutre un sacré merdier.


avatar


Date d'inscription : 13/02/2016
Sexualité : Coquille Saint-jacques
Messages : 130


Voir le profil de l'utilisateur

4 ★ - Control


MessageSujet: Re: Le feu et l'acier [pv Nakh]   Mer 11 Jan 2017 - 12:28


Ce type me fait beaucoup trop rire, sa répartie devient enfin cinglante et percutante, et je ne peux m’empêcher de rire lorsqu’il me compare à Hitler. En soit, il n’a pas totalement tort. Bien sûr pas sur le point que j’aime entendre le son de ma voix, je m’en fous de ça, mais je suis en effet plus proche d’Hitler que bien des gens puisque je me destine moi-même à un génocide généralisé. Par contre, je ne sais foutrement pas qui est cette Nabi-truc dont il a parlé aussi, c’est troublant, ce doit être une personne sans intérêt je suppose.

Après avoir tiré une grosse taff sur sa clope, il marmonna une phrase pseudo-philosophique. Je ne suis pas sûr d’avoir compris ce qu’il sous-entend par là, mais je m’en fous, autant le vanner en retour, c’est bien comme ça que ça a commencé non ?

“Tiens, tu te la joue philosophe de comptoir toi aussi ?”

Il semblait décidé à se mettre sur la tronche avec moi. C’est quand il veut, je sors mes mains de mes poches et j’affute mes perceptions, je ne sais pas de quoi il est capable après tout. Il ne prit même pas la peine de finir son cancer à inhaler qu’il écrasa négligemment sur le sol. Il s’impatiente sans aucun doute. De là où je me trouve je ne distingue pas le type d’arme qui se trouve au bout du manche sur lequel il vient de poser sa main. Un scan express m’informe que c’est métallique, mais la forme m’échappe. Serait-ce là l’oeuvre de son don ? Peut être qu’il emplit son arme de magie et que cela brouille ma perception. C’est une idée à creuser.

Soudain, deux gus débarquent de nulle part. Il semble s’agir d’écolos venant prêcher la bonne parole à la manière de témoins de Jéhovah. Bien sûr ils n’attendent pas de savoir si on en a quelque chose à foutre de ce qu’ils ont à dire. Ils commencent à déblatérer leurs conneries apprisent par coeur. Je n’ai pas le temps de leur signifier plus ou moins gentiment de partir d’ici que le blond qui se trouve de l’autre côté des intervenants réagit. Et il réagit violemment. Tout en vociférant une “requête” de se taire, il trancha net dans le jeune homme avec son arme que je peux désormais voir pleinement. Une hache, je ne m’attendais pas à ce genre d’armes. Il faut être un barbare pour se servir d’une arme aussi grossière. Il doit certainement se battre comme une brute. Je ne pense qu’il soit très technique mais jouera plus sur sa force physique.

Après avoir aplati le visage de la seconde emmerdeuse, il reporta son attention sur moi. Il venait de s’échauffer visiblement. Après une petite provocation tout ce qu’il y a de plus banal, il abattit son arme vers le bas et produisit un arc de feu qui se dirigea droit sur moi. Je n’eu qu’à élever un mur de goudron pour dissiper cette attaque. Je me devais de répliquer maintenant. Je m’employai donc à disloquer le mur tout juste créée en une petite dizaine de rochers de différentes tailles. Je les expédiai tous en même temps afin de quadriller la plus large zone possible. Voyons comment il réagit s’il est certain d’être touché. Pendant ce temps, je revet mes gants de roche au cas où l’on en viendrait à du combat rapproché.

“Voyons voir ce que tu as dans le ventre. J’espère que tu n’es pas qu’une grande gueule.”

Je faisais maintenant léviter des blocs rocheux tout autour de moi, mon but étant de créer une armure flottante qui prendra les coups à ma place. Je veux le tester un peu avant de me décider sur la suite des événements, ce type est peut être un cobaye parfait. Il est aussi impitoyable, l’écolo allongé et déjà presque mort en est la preuve, je vais devoir rester prudent tout en testant mes nouvelles capacités. La moindre erreur pourrait me coûter cher, mais ce n’en est que plus amusant et stimulant en fait. Un sourire apparaît alors sur mon visage et je me mets en garde.

“Il serait peut être temps qu’on se mette à danser maintenant non ?”

avatar


Masculin Date d'inscription : 21/05/2016
Occupation : Gouverneur d'une adorable enfant
Sexualité : Hétérosexuel
Messages : 233

Carte de Jeu
Familiers: Stephanophis, le basilisc
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

8 ★ - Thief


MessageSujet: Re: Le feu et l'acier [pv Nakh]   Sam 28 Jan 2017 - 16:32

- Danser ? Vraiment ? DANSER HAHAHAHA !

Contre toute attente, le barbare du Nord rengaina sa hache et se pencha vers la vegan, toujours assommée.

- T'entends ça Patricia ? Il a toujours pas compris, hein ? Allez viens Princesse, on va danser.

Amusé, drogué, et encore bien alcoolisé, il releva la jeune femme, qui restait désarticulé entre ses mains de guerriers. La tête dodelinante, elle suivit sans trop avoir son mot à dire dans une valse grotesque sur laquelle le viking entama une chansonette.

- TU PARLES TROP ! Tuuuu parles trop ! Tu n'écoutes plus personne et plus personne ne t'écoutes. Donnez lui quelque chose à manger, ou bien quelqu'un à embrasser ! N'importe quoi pour l'occuper, pour le faire taire sans se fâcher !

Les pieds de la jeune fille touchait à peine le sol tandis qu'ils tournoyaient dans la rue.  Inconsciente, elle volait, elle dansait.

- Tais-toi ! Tu gagneras au change. Faut se remplir, quand on se vide !

Et dans ce geste de danse que je sais absolument pas le nom alors-que-ma-maman-est chorégraphe-mais-vous-savez-genre-le-mec-fait-presque-tomber-la-fille-mais-il-la-retiens-quand-même-et-puis-c'est-super-sensuel-genre-il-va-l'embrasser, il dévoilà la gorge de sa partenaire.

Cette gorge blanche, que la laine de l'écharpe "Partage équitable maggle !" avait l'air d'avoir poli pour la rendre plus douce encore.  Cette gorge blanche, dans lequel Alban avait peut-être glissé son nez, en pouffant après avoir regardé la vacuité des messages de publicité sur la viande ou les produits laitiers -Faut savoir mon p'tit Jean-Michel Cohen, que ton âme a été racheté par Danone, ton discours carniste et speciste est aussi purulent que du négationisme. T'es du niveau d'un Nicht toi aussi, par contre pour c'qui est de Nietzche ...- Cette gorge blanche qui devait avoir gagné de belles proportions, à chaque fois qu'elle avait ce rire cristallin teinté d'éducation.
Cette gorge blanche qu'il avait dû aimer prendre lorsqu'ils faisaient l'amour.
Avec des capotes respectant l'écosystème (puisque que rechargeable, réutilisables et avec un goût de fraise plus vrai que nature !) et portant l'étiquette "Partage équitable maggle !".
Cette gorge blanche qu'elle avait dû caresser lentement, mais d'une telle lenteur, avec un soupir léger mais lourdement sensuelle. Devait-elle vraiment prendre ce verre de vodka ? Mais non voyons, ce brin d'herbe, c'est bien un gage de bio, non ?

Oui, Alban, est un gros con.

Cette gorge blanche, où la jugulaire pompait lentement, sereine. Cette grosse veine pleine de vie liquide.
Cette gorge blanche, où le viking plongea ses dents jaunatres, pour en voler le sang. Mais pas le genre sympa, qui t'emmènes te promener en forêt et qui t'emmènes ensuite à un match de baseball. Avec que des vampires.
Nan mais sans déc', y'a vraiment des gens qui ont acheté ça ? Putain l'évolution humaine résumé dans un seul bouquin et la raison d'être des misanthropes. Donnez moi tous les codes nucléaires bordel.
Non plutôt le style "j'arrache les chairs avec un bon coup de mâchoires en arrière". Le style zombie bien cradingue, avec un classeur de cartes de fidélité chez Charal. Et une nette tendance à foutre du sang partout.

De recouvrir cette gorge blanche d'un vermeil étincelant. Qu'elle n'ai plus de mauvaise laine à porter sur cette gorge blanche. Qu'elle n'ai plus à avoir le nez d'un petit homme insuportable, expert en hypocrisie dans cette gorge blanche. Qu'elle n'ai plus à avoir les mains faibles d'un petit homme voulant se donner un minimum de domination, pour palier à sa vie de merde alors qu'il avait ... Cette gorge blanche. Pure, belle, angélique, éthérée, cristalline.

- Þú hefur saurgað hreint blóð, óhreina Muggle hans ... lâcha le nordique vers le vegan, d'une voix emplie de colère, de frustration et de haine. Et aussi de sang. Beaucoup de sang.

D'ailleurs Martine ou chépakoi, t'es morte ? Nan parce que bon, t'es en train de vivre la scène de toutes les pétasses dans les mauvais films de zombie. Oui on sais chérie, tu glisses doucement vers un terrain favorable au décès prématuré. Mais c'est pas grave, j't'ai emmené dans la forêt.

34 millions d'exemplaires ? Vous vous foutez de ma gueule ? ALLO LE MONDE ESKETUVABIEN ?

(Allez hop, et une chanson de merde dans la tête.)

- Ég var í mér ... Ah oui !

Il laissa tomber le corps sans vie de Patricia et de sa gorge-qui-n'étais-plus-vraiment blanche. Maintenant il devait accomplir le rituel. Il barbouilla le sang de sa pauvre victime sur le visage, renforça l'image d'un forcené, d'un guerrier malade. A la sauce "Ahou ! Ahou !" mais sans l'huile de palme sur le corps. Et sortit une de ses tirades pour intimider l'ennemi, le rituel du viking avant un combat.

- J'fais pas dans l'silencieux moi. J'fais dans l'sonore et dégueulasse. Quand j'en aurais fini avec toi, ton enfer aura un goût d'paradis tellement t'auras dérouillé !

Alors de une, oui, c'est une réplique. De deux ...J'vous emmerde, c'est un bon film.

La première attaque n'avait pas atteint son but, soit. De sa main droite, le Nakh ramassa deux petites pierres, de la gauche, il toucha le manche de sa hache. Instantanément, les runes s'allumèrent chaudement, et les cailloux devinrent rouges, malléables, quasi magmatique. Alors le Nakh fonça le bonhomme, dégainant sa hache dans un cri bestial et de l'autre main, il lui envoya les deux petites boules de magma dans la tronche.

Son plan ? Hahahaha. C'est quoi un plan, mon précieux ?


avatar


Date d'inscription : 13/02/2016
Sexualité : Coquille Saint-jacques
Messages : 130


Voir le profil de l'utilisateur

4 ★ - Control


MessageSujet: Re: Le feu et l'acier [pv Nakh]   Sam 11 Fév 2017 - 19:01


Ce type est encore plus malade que je ne le pensais. Même si je dois bien avouer qu'il est plutôt marrant tout de même. Moi qui pensais qu'il allait me sauter dessus en beuglant comme un sauvage, le voilà qui se met à danser une valse, ou que sais-je encore, avec l'écolo inconsciente. Au passage, il me fit comprendre que j'étais trop bavard à son goût. D'un autre côté il n'a pas été beaucoup plus offensif que moi. Bon, j'ai été plus verbeux, certes, mais plus ou moins autant offensif jusque là.

Je le regardais s'amuser, avec fascination et un peu d'incompréhension. C'est un spectacle inattendu, une sorte de viking junky valsant de droite à gauche, semblant absorbé par sa danse et par sa partenaire. Ils continuaient cette mascarade alors même qu'il s'était tut. Quelles pensées pouvaient bien traverser ce cerveau embrumé ? Pensait-il à notre combat proche et inévitable ? Je ne pense pas, il paraît être le genre de personne qui ne prévoit pas ce genre de choses, ils comptent sur leurs réflexes et leurs talents, et/ou musculature aussi, plus que sur la tactique et la technique. Même s'il est vrai que tout ceci pourrait être un stratagème. Mais je ne le pense pas, et je fais confiance à mon instinct.

plongé dans ma réflexion, je ne fis pas attention que la danse avait prit fin. La jeune femme n'était plus ballotée comme un fétu de paille mais reposait sur la puissante main du blondinaet. Cette pose emblématique d'un certain nombre de danses, et vous aurez sûrement compris que je n'y connais rien dans cette discipline artistique, conclut étrangement bien cette supercherie. Après la Belle et la Bête, Awashima studios vous présente la Vegan et le Fou. Le Fou qui semblait être en admiration devant la gorge dénudée de la demoiselle. Je ne sais pas quels produits coulaient dans le sang du type, aucune idée donc de savoir ce qu'il pouvait bien ressentir en ce moment même. Mais pour être raccord à la parodie créée par mon esprit, nous dirons qu'il s'agit de désir. Et vu le caractère aléatoire de ses actions, il serait peut être même capable de la violer dans cette ruelle... A vrai dire je ne sais pas si je n'aurais pas préféré cette option en lieu et place de ce que je vis réellement

Une gerbe de sang jaillit au moment où la gorge de la jeune femme fut arrachée par la mâchoire impitoyable du berserker. Me voilà donc face à un double homicide. Ce qui m'emmerde d'ailleurs, parce que la police remontera peut être jusqu'à moi alors que je voulais rester dans l'ombre. Finalement il va me poser problème ce type, c'est une certitude. Et voilà qu'il parle au second cadavre dans un langage nordique ou germanique. Qu'est-ce qu'il peut bien lui baragouiner ? Je n'ai pas le temps de me le demander, il semble avoir reporté son attention sur moi maintenant.

"Arrête de dire des trucs en allemands, je bite rien à ce que tu braille le barjo."

Mais il était déjà en train de se barbouiller le visage de sang. Sur quel genre de malade je suis tombé moi ? Le type se prend pour un barbare chasseur-cueilleur ? Il sort d'une autre époque en fait, je ne vois que ça, il s'est retrouvé figé dans la glace il y a 4000 ans après avoir voulu chasser le phoque à poil dans le cercle arctique, c'est la seule explication à son délire. Ou alors il a beaucoup trop regardé de navets des baltiques dépeignant l'histoire d'un guerrier sanguinaire et solitaire défouraillant de la sorcière et du chef de clan en quête de pouvoir mystique perdu. Mais revenons à la réalité, et à l'excité qui essaie de m'effrayer avec une espèce de mise en garde foireuse à base d'enfer et de paradis.

"J'attends de voir ça mon pote, je n'ai ni enfer ni paradis alors surprend moi !"

Il se décide enfin à attaquer. Il fait entrer en fusion deux pierres ramassées sur le sol et me les balance dans la tronche. Ma barrière cinétique se charge d'en intercepter la trajectoire et je dresse un mur de goudron entre sa hache et moi. Je sais, ce n'est pas très original, mais je ne vais pas dévoiler toutes mes cartes tout de suite non plus.

Je détache dans le même temps mon armure de son orbite et en catapulte les différentes parties par dessus le mur fraichement formé. J'ai envie de tester les capacités de ce type avant de riposter violemment. Je fais quelques pas en arrière et me met en garde, bras gauche levé à une trentaine de centimètres de mon visage et la main droite à une petite dizaine de mon plexus. Je suis positionné de profil, le pied gauche en avant et le droit en arrière. Maintenant que je suis placé et que je porte toujours mes gants de bitume, je suis paré pour n'importe quelle attaque qui pourrait venir d'en face. Maintenant on va pouvoir s'amuser au corps à corps.
avatar


Masculin Date d'inscription : 21/05/2016
Occupation : Gouverneur d'une adorable enfant
Sexualité : Hétérosexuel
Messages : 233

Carte de Jeu
Familiers: Stephanophis, le basilisc
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

8 ★ - Thief


MessageSujet: Re: Le feu et l'acier [pv Nakh]   Mar 25 Avr 2017 - 21:53

Des cailloux. Ah putain. Un hippie. Un hippie qui baise des gothiques et des cailloux. Un hippie qui baise des gothiques, des cailloux et qui était certainement pote avec Alban. Vous vous souvenez d'Alban ? Ce sale petit hypocrite qui n'avait su respecter cette précieuse gorge blanche. Du coup, en bons amoureux de la terre, ils devaient se donner la main en chantant des chansons à la con sur la protection de la nature et des animaux. Et puis autour d'un feu de camp bio, ils devaient baiser des troncs d'arbres bio, ensuite ils devaient manger du céleri bio.

Effectivement, j'aime pas les écolos. Non pas parce que je trouve leurs arguments bidons, la plupart du temps, ils ont raisons même, j'en ai juste rien à foutre de la nature et c'est pas deux trois connards avec des t-shirts Greenpeace qui m'accostent dans la rue ... NON J'AI PAS CINQ MINUTES A T'ACCORDER J'ENCULE LA NATURE MOI J'LA CRAME J'M'EN BAS LES COUILLES ! Sans déconner. Merde, on peux même plus écrire des conneries tranquilles. En plus moi l'dimanche quand j'me fais chier, j'plante des piles dans la terre et j'fais cramer du pneu. On oublie souvent le potentiel social des feux de joies de pneus mine de rien. Seuls les russes ont compris cela.

Le nordique grognait. Faire fondre la pierre, le béton, -presque tout en vérité- avec sa magie de feu, c'était chose aisé pour lui. Mais l'appliquer sur la magie d'un autre, c'était une tout autre affaire. Skling ! fit l'acier de sa hache lorsqu'il dévia un projectile de pierre. Sklung ! Ce n'était pas de vrais attaques. Elles manquaient de vigueur, de violence. alors il cessa les parades et écarta les bras. Sprotch, sprotch ! fit son torse, lorsqu'il encaissa de plein fouet les projectiles. Un peu de son propre sang éclaboussa sa barbe déjà barbouillé de sang bio. La douleur ? Ha ha. A peine plus douloureux que l'aiguille d'un tatoueur. Ce n'était rien pour le mental d'acier du Nakh. Pour son corps, un peu moins d'acier tout de même. Surtout lorsqu'il extirpa les épines rocheuses de son torse. Ce n'était pas les chutes du Niagara, mais bon, y'avait un bon petit torrent tout de même. Alors sans attendre, il appliqua sa main gauche sur les blessures, et les runes de sa hache de mirent à flamboyer. Un léger filet de fumée, puis une odeur âcre de cochon. Les plaies s'étaient refermés "à l'ancienne". Deux nouvelles cicatrices bien rouges sur son torse. Mais ce n'étaient que deux de plus à son mur des trophées. Il avait fait tout cela sans se départir de son regard déterminé vers son adversaire. "De simple graviers" semblait-il dire silencieusement.

Est-ce tout ? Est-ce tout ce que votre magie peux faire Shultzmane ? Quant à la magie du nordique ... Il sentait que les deux petites pierres étaient encore en fusion. Inconsciemment, il avait maintenu le lien. Et il les sentaient : elles avaient roulés sous des voitures, garés dans la rue. Un plan audacieux naquit rapidement dans l'esprit malade du junkie. Un plan bien débile même en fait, puisqu'elle pouvait autant le blesser lui que son adversaire. Mais le Nakh n'était pas habitué à la prudence. D'un torsion du poignet gauche, ils envoya les boulettes de magma se coller aux réservoirs des véhicules. Les pierres en fusion auraient tôt fait de percer le métal pour atteindre le carburant. Et oui, si tu n'es pas aussi bête que moi, lecteur, t'aurais vite fait d'comprendre l'plan débile de cet inconscient.

Peut-être ne l'était-il pas tant justement, car d'un coup de hache dans l'air, il envoya une lame de feu droit vers son ennemi afin de l'occuper le temps de mettre son plan à exécution. Sans regarder si il l'avais atteint, il se précipita vers la voiture piégé la plus proche, qui était à peine à cinq mètres du racaillou. Oui, j'ai envie de t’appeler racaillou. Parce qu'au moment où j'écris ces lignes, je sais plus comment s'appellent les gens qui contrôlent la terre. Et j'ai la putain de grosse flemme d'aller voir. Hein ? Moi faire du remplissage inutile ? La seule chose qui se fait remplir inutilement, c'est le cul de ta mère. Boum, perché, on touche pas quand on est perché, c'est toi le chat.

Quelques secondes avant que la lave n'atteignent le réservoir, d'un bond plus que leste, il sauta sur le toit de la voiture. La tôle plia légèrement sous son poids, et le viking se mit en position, face à son adversaire, un sourire dément sur la face. Il n'aurait qu'une petite fenêtre d'à peine une seconde, si ce n'est moins, pour agir.

- TO HELL AND BACK !

Non, ce n'était pas un cri de guerre, ce n'est pas non plus la formule d'une attaque spéciale. On est pas dans un shonen bordel. Et puis c'est vraiment con de nommer ses attaques puis de les beugler devant son ennemi. C'est même carrément crétin. C'était un beuglement un peu hasardeux en fait. il avait hurlé ce qui lui passait par la tête, et comme si sa magie avait répondu à ce cri, les pierres en fusion atteignirent les réservoirs.

Maintenant.

En un millième de seconde à peine, l'essence prit feu, embrasant furieusement tout le système des véhicules. Les explosions furent instantanés et synchrones, et Nakh utilisa sa propre magie pour légèrement augmenter l'effet du souffle et la diriger-approximativement- , réduisant ainsi sa dépense cabalistique. La voiture enflammé monta dans les airs, son chevaucheur fou les genoux fléchit. Au point culminant, il sauta tenant sa hache à deux mains au dessus de sa tête en beuglant quelque cri de guerre en vieux norrois. L'explosion avait dirigé la voiture en flamme en plein sur son adversaire, le viking au dessus, prêt à le trancher en deux dans le sens de la hauteur.

T'as l'image en tête ? Ouais, c'est insane. Et tellement badass aussi, j'ai pas pu m'en empêcher.


avatar


Date d'inscription : 13/02/2016
Sexualité : Coquille Saint-jacques
Messages : 130


Voir le profil de l'utilisateur

4 ★ - Control


MessageSujet: Re: Le feu et l'acier [pv Nakh]   Mer 3 Mai 2017 - 18:15


Ma défense temporaire avait fonctionné, et les éclats que je projetais sur lui étaient déviés sans grande difficulté, comme je l’attendais de sa part après tout. C’était un test bien simple pour un barjot qui se bat avec une hache, éviter un peu de caillasse ne devait pas lui poser de souci. En revanche, sa réaction suivante fut bien plus intéressante. Il se laissa toucher et la vitesse que j’avais insufflé dans le déplacement de ces projectiles avait été suffisamment importante pour traverser sa peau. Il me faisait clairement une démonstration de force, il espérait peut être me voir détaler la queue entre les jambes. manque de bol pour lui, cela prouvait juste qu’il n’était pas très fin et que la stratégie n’est pas son fort.

Il me fixait droit dans les yeux alors qu’il retirait la roche de son épiderme et refermait la plaie dégoulinante avec sa magie. Il n’avait pas cillé, et malgré tout ce que j’aurais pu dire, je devais bien reconnaître que c’était impressionnant. Cela en disait long sur la résistance physique de ce type. Il faudra le taper bien plus fort que cela pour l’affaiblir donc, c’est noté. Comme quoi en combat toute information est bonne à prendre. En voulant me déstabiliser, il m’a appris que je ferais bien de taper fort dès le début avec lui, soit, nous ferons comme ça alors.

Voilà qu’il recommençait à m’envoyer une lame de feu. Il me sous-estime un peu trop je trouve. Je ne prends pas la peine de contrer et me contente de faire un léger bond de côté pour esquiver cette gerbe de flamme. Seulement, le voilà qui va se foutre sur le toit d’un voiture, froissant la tôle au passage. Qu’est-ce qu’il voulait prouver ? Il voulait peut être me montrer que lui c’est un vrai mec fait de muscle et blindé de testostérone. Seulement ça ne prend pas sur moi, là il passe juste pour un abruti qui sait pas quoi faire et qui s’amuse à sauter sur des voitures. Je ne voyais aucun intérêt à ses agissements, pour moi il était en plein délire. Je ne compris mon erreur que trop tard. Lorsque la déflagration eut lieu je fus pris par surprise. Ce type était complètement fêlé. Utiliser ce genre de procédés, et surtout attaquer avec ce genre… d’outils.

Je voyais le tas de métal flambant s’élever dans les airs, puis entamer sa descente dans ma direction. Sans bouger mon corps je dresse trois colonnes de bitume pour intercepter la chute du véhicule et dévier sa trajectoire. Sa stratégie était loin d’être débile au final, c’était risqué et au final inefficace mais intéressant.

Mais alors quelque chose entra dans mon champs de vision. Un espèce de taré blonds les mains derrière la tête, tenant une hache et prêt à me tailler en pièce. Fais chier, je me suis ramollis. Ou alors je n’ai jamais été au top. Pas le temps de réfléchir, il faut que je bouge si je ne veux pas mourir, et je ne le veux pas c’est une certitude.

Alors je revêt en un instant mes gants de roches et me prépare à encaisser le choc. Et celui-ci a bien lieu, la vitesse engendrée par sa chute amplifie sa puissance de frappe et mes bras ne suffisent plus à encaisser la frappe de cet enfoiré. Une douleur vive s’insinue dans mon torse, mon armure de plaque a elle aussi cédé sous la pression de cette attaque. Comment exprimer avec des mots la douleur ressentie par la lame de sa hache s’enfonçant dans mon torse ? Comment vous rendre palpable la sensation des chairs qui brûlent au contact de l’acier ? Comment décrire la sensation de bouillir progressivement de l’intérieur ?

Cet instant n’a pas duré plus de deux secondes, entre mes bras entrant violemment en contact avec le manche, le métal rougie par le don du junky se frayant un chemin dans mon pectoral droit jusqu’à entrer en contact avec la cage thoracique elle même. Pourtant tout cela m’a paru durer une éternité. Et la colère, plus que la douleur, m’a submergé, à tel point que je ne désirais qu’une chose, lui rendre au centuple ce qu’il venait de m’infliger. Durant cet instant de douleur et de rage intense, un hurlement s’est évidemment échappé de ma bouche, signe prévisible et réponse attendue de ce que je venais de subir.

J’ai alors réagi, pas entièrement de ma propre initiative, comme si j’étais tiré en arrière par une grande main venu m’enserrer. Peut être ai-je inconsciemment utilisé mon don pour tracter en arrière les roches qui me servaient de protection, m’emmenant au passage ? Quoi qu’il en soit, je me suis retrouvé à une distance raisonnable de cet homme. Et malgré cela, ma haine ne diminuait pas, et elle était bien différente de celle que j’ai l’habitude de ressentir vis-à-vis d’autres êtres humains. Il ne s’agissait pas d’une haine froide, proche du dégoût, c’était une haine vive et dévorante, du genre de celles qui vous font commettre des actes qu’il est préférable de ne pas mentionner.

Et comme si mon corps répondait à cette pulsion, j’ai senti un changement en moi. Tout d’abord, la douleur s’est éteinte, ne laissant place qu’à une odeur de chair brûlée et à un bruit de choc entre deux surfaces minérales. Et ma colère grandissait toujours, comme si elle s’était nourri de ma douleur pour en sortir plus grande encore. J’ai alors porté ma main à l’endroit où devait se trouver une plaie béante et fumante. Elle ne rencontra rien de tout cela. Tout ce qu’elle toucha fut une matière rigide, rigide et sèche. En fait je ne sentais aucune sensation habituelle, juste une impression de résonance se répandant dans mon bras et dans ma cage thoracique, comme les ondes que je perçois lorsque j’active mon sonar. Mes yeux se portent sur ladite main et ce que je vois c’est un membre dépourvu de peau, dépourvu de muscle et de fibres nerveuse. Tout ce qu’il reste ce sont des os et des cartilages. Je réalise alors que ma main gauche est encombrée, qu’elle supporte un poids. Ce fardeau c’est une faux, du genre de celles que porte la faucheuse dans les représentation occidentale de celle-ci. Le reflet dans la lame, presque aussi clair que celui d’un miroir, me révèle suffisamment ma nouvelle apparence. Je suis devenu le faucheur, un sac d’os en haillon armé d’une faux. Mon visage n’affiche plus aucune émotion, et ne sont visibles ni sourcils froncés, ni sourire amusé ou malsain. Rien.

Mon attention se reporte alors sur mon adversaire. Celui qui a provoqué ma colère et ma transformation. Je me fiche de savoir comment tout cela est possible, tout ce que je veux c’est le voir mort dès à présent. Comme sortie du fin fond des entrailles de la terre, une voix rocailleuse, désincarnée et lointaine se fait entendre lorsque je désire m’exprimer.

“Tu viens de faire la plus grosse erreur de ta vie, vie qui va se terminer ici et très bientôt par ailleurs.”


avatar


Masculin Date d'inscription : 21/05/2016
Occupation : Gouverneur d'une adorable enfant
Sexualité : Hétérosexuel
Messages : 233

Carte de Jeu
Familiers: Stephanophis, le basilisc
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

8 ★ - Thief


MessageSujet: Re: Le feu et l'acier [pv Nakh]   Ven 21 Juil 2017 - 17:25

Une joie indescriptible, une fureur sans pareil. Evidemment pour l'islandais ce combat était bien plus qu'un divertissement. Il avait l'impression d'avoir vécu pour ce seul moment. Cet instant où la folie et la rage destructrice prends l'ascendant sur la conscience humaine, ne laissant qu'a la place une boule de muscles et d'instinct meurtrier. Cet instant où l'Avatar de la Brutalité et de la Guerre prenait possession de son corps afin d’œuvrer au Grand Changement de la Dernière Heure. Plus rien n'avait d'importance à ce moment. Pour la première fois en sept ans, il oublia ses crimes, sa femme et son fils. Il n'y avait que lui, sa hache et son adversaire.

Magnifique. Grandiose.

Un immense bonheur lorsque quelques gouttes de sang de son ennemi jailli de sa blessure pour entrer dans la bouche du fou, lequel riait à gorge déployé dans son acte insensé. Il s'en délecta, tel le lion s'abreuvant du sang de la gazelle. Les runes de sa hache s'embrasèrent, comme si elle partageait les émotions intenses de son propriétaire. Sans doute était-ce le cas ? Il y'avait tant de choses étranges et inexplicables sur cette île.
Alors que le viking retirait sa hache runique du torse sanglant de son challenger, toujours riant, son rival lâcha un hurlement -logique- de douleur et fut secoué de soubresauts. De violents tremblements qui n'avaient rien à voir avec la souffrance, car sous les yeux fiévreux de folie du Nakh, il se transforma ... En une personnification de la Mort. Rien que ça. L'Ultime Thanatonaute. Le Moissonneur d'âmes. Le Passeur. L'Arcane Sans Nom. Rien que ça.

Merveilleux. Glorieux.

Sans doute qu'un être humain normal aurait tourné les talons en hurlant de terreur. Mais pas le Nakh. Après tout, n'était-ce pas l'ultime adversaire, le boss de fin que tout vrai guerrier aimerait combattre ? Le cœur suintant de respect pour la valeur de ce nouvel ennemi et la bave aux lèvres, le nordique allait se jeter à corps perdu dans la bataille. La nouvelle apparence de son ennemi n'avait en rien entamé son enthousiasme et sa menace n'était qu'une invitation au déchaînement le plus barbare. Il aurait pu lui balancer une bonne réplique sauce Nakhienne en s'attardant lourdement sur les déviances sexuelles de la maman de la Mort, mais non. La Mort, quoi, merde.
Sans s'en rendre compte, la crête viking de l'islandais prit des teintes orangés, jusqu’à devenir des flammes léchant amoureusement son cuir chevelu. Une nouvelle hache de feu apparut dans sa main gauche. Et dans un beuglement qui n'avait rien d'humain, il attaqua. Un coup furieux de ses deux haches en tenailles, qui aurait tranché la tête de n'importe qui d'autre.
Mais c'était la Mort, hors de question de simplement taper comme un sourd. Ou alors si, mais sans lui laisser une once de répit. Tout en frappant de ses armes, il lui vomit littéralement un torrent de flammes en plein visage.

Remarquable. Mémorable.


_________________________________________________________________________________________________________________

Cinq minutes plus tôt, pas très loin du bordel...


- Géraldine, poses ta fourchette, nous devons dire le bénédicité.

- Oh Germaine, laisse-la donc manger la p'tiote. L'Bon Dieu y voudrait pas la voir caner d'faim.

- N'écoutes pas Pépé, fit Germaine, d'une voix autoritaire.

Mais Géraldine n'en n'avait cure et engloutissait déjà lasagnes. Alors qu'une sempiternelle dispute débutait sur comment une mère célibataire devait élever son enfant avec son grand-père gâteux, deux explosions quasi-instantanés se firent entendre. Pépé, avec une vélocité démentant son grand âge, se précipita à la fenêtre, excité par le bruit.

- Crédiou ! Germaine ! Va chercher mon fusil, les boches sont d'retour !


avatar


Date d'inscription : 13/02/2016
Sexualité : Coquille Saint-jacques
Messages : 130


Voir le profil de l'utilisateur

4 ★ - Control


MessageSujet: Re: Le feu et l'acier [pv Nakh]   Lun 24 Juil 2017 - 11:33


Alors que ma transformation avait été provoquée par une rage intense et brûlante, j’étais peu à peu animé par une autre forme de colère. Une colère sourde, destructrice, froide, le genre de sentiments que pourrait éprouver un prédateur face à une proie rebelle. L’homme à la chevelure blonde n’a pas compris qu’il va mourir. Je ne permettrai pas à ce type de m’infliger le moindre dégât supplémentaire, s’il pense avoir ne serait-ce que la plus infime chance de m’abattre, il ne sait pas à quel point il a tort.

Comme pour suivre le tempérament de dégénéré du toxico, ses cheveux s’enflammèrent, et comme pour répondre au besoin de puissance nécessaire à l’affrontement qui s’annonce, une seconde hache fit son apparition dans sa main. Quant à moi, je prenais une posture de combat en attrapant mon arme des deux mains et en la levant légèrement. Je savais qu’il allait m’attaquer, il n’allait pas être du genre à attendre et à tenter une quelconque stratégie. Il était l’adversaire idéal pour me faire une démonstration à moi même de mes nouveaux pouvoirs.

Finalement, il s’élança, plus furieux que jamais et dans un beuglement de sourd. Il tenta d’abord de me décapiter, mais manque de chance pour lui, un pas en arrière et un peu granit vinrent en réponse à son attaque. Sans grande surprise la roche vola en éclat au contact des armes incandescentes. Puis il enchaîna les attaques, allant jusqu’à me cracher des flammes au visage. Je continuais de battre en retraite tout en interposant du bitume et de la roche sur le chemin de ses assauts. Alors j’en eu marre. Après un grand bond en arrière, suffisant pour me laisser le temps de placer une attaque conséquente, j’effectuai une grande coupe verticale à l’aide de ma faux. Le sol s’ouvrit devant moi, sur une distance d’un dizaine de mètres. Une bouche béante et sombre venait de s’ouvrir. Je ne savais pas vraiment à quelle profondeur cela pouvait bien descendre mais à vrai dire je m’en fiche, je découvre. Tout ce que je sais c’est que le fond n’était pas visible.

Avec cette fosse ouverte, je pouvais librement frapper à mon tour, il serait obligé de contourner l’ouverture s’il voulait poursuivre le combat. C’est donc tout naturellement que des pointes de roche se mirent à jaillir des entrailles sombres de la terre pour aller frapper toute la zone autour de celle-ci. C’était comparable au pluies de flèches que l’on peut s’imaginer en pensant aux affrontements médiévaux. Quoi qu’ici les flèches étaient des pieux granitiques de tailles variables, aussi bien en longueur qu’en diamètre.

J’espérais secrètement que le viking s’en sorte, il aurait été dommage de devoir s’arrêter en si bon chemin…

“J’espère que tu en as dans le ventre, car je n’ai pas fini de jouer avec toi…”


avatar


Masculin Date d'inscription : 21/05/2016
Occupation : Gouverneur d'une adorable enfant
Sexualité : Hétérosexuel
Messages : 233

Carte de Jeu
Familiers: Stephanophis, le basilisc
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

8 ★ - Thief


MessageSujet: Re: Le feu et l'acier [pv Nakh]   Mer 30 Aoû 2017 - 16:56

- Hé patron.

- Mmh ?

-On a fait sept pour cent de bénéfices le mois dernier sur les vente de cocaine modifié et sur l'héroine.

- Et ? C'est bien, nan ?

Le yankee nippon décroisa les bras et une moue songeuse.

- Je trouve ça bizarre quand même : les gens sont sur une île paradisiaque, ont des pouvoirs magiques et plein d'autres trucs formidables mais ils continuent quand même à se défoncer le cerveau et la santé.

Le viking leva les yeux de ses livres de compte et regarda Mishima, son bras droit. Et pour ceux que ça étonne : oui, Nakh sais compter C'est juste qu'il n'aime pas ça. Il s'enfonça un peu plus dans son siège de cuir et croisa les doigts, songeur lui aussi.

- Tu sais, l'humain est une saloperie, enrobé de saloperie et fourré à la saloperie. C'est une merde quoi.

Un silence, puis Mishima l'invita à continuer sur sa réflexion d'un léger signe de tête.

- Ah non c'est tout. L'humain c'est de la merde. Il mange de la merde, boit de la merde, et surtout il fait de la merde.


Sur cette réflexion philosophique digne d'un grand sage, il reprit ses comptes, non sans s'être roulé un joint d'abord.Mais la curiosité du jeune bras droit n'était pas satisfaite. Il repartit donc à l'attaque mais sur un autre sujet.

-Hé patron.

-Mmh.

- Vous avez déjà été ... Habité ?

- Hein ?

- Ben vous savez, ceux qui sont là depuis un moment, qui pratiquent assez souvent leur magie, ils deviennent assez puissant.

- Et ?

- Il se trouve qu'au bout d'un moment, ils prennent ce qu'on appelle une forme divine.

- C'est quoi cette merde ?

Cette fois-ci, il était intéressé. Il avait fermé le livre de compte et s'était accoudé au bureau, lui accordant toute son attention.

- C'est encore à confirmer mais en gros la personne est comme possédé par une entité supérieure. Ça démultiplie ses pouvoirs de façon phénoménale. Ça vous ai jamais arrivé ?

- Non. Possédé ? Mais c'est parce que l'entité a été appelé ou c'est genre incontrôlable ?

- Je ne sais pas.

- Mmh, et ça dure combien de temps cette ... forme divine ? On dirait une attaque spécial à la dragonball sangoken ou jsépakoi.

- Je ne sais pas, répéta Mishima un peu gêné.

- Bordel, si c'est pour me dire ça, t'aurais mieux fait de  fermer ta gueule. Va plutôt te rendre utile : va au Terrier, j'veux savoir comment les travaux avancent.

Sans lui accorder un autre regard, le viking se servit un verre de bourbon et un nouveau joint tandis que Mishima sortait de la pièce, penaud.

- Une forme divine ... Et pourquoi pas un mode berzerker aussi pendant qu'on y est ... Connerie.


---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

- Alors poto ! Ca c'est du trou ! Un peu comme le cul de t... WOOH !

Le viking ne put finir sa blague graveleuse qu'une pluie de projectiles de pierre jaillir de la fosse pour l'aggresser. Plus question de se laisser toucher pour faire le gros dur, ce n'était plus des petits cailloux. Il eut du mal à tous les esquiver ou parer et récolta de nombreuses estafilades. Heureusement aucun n'avait touché d'organes vitaux et rien n'était resté planter dans sa peau. Mais il avait de nombreuses plaies ouvertes et le sang s'écoulait. Pas le temps de refermer à l'ancienne, l'autre allait remettre le couvert.

Et ça commençait sérieusement à puer la merde.

Mais Nakh n'était pas du genre à fuir lorsqu'un adversaire s'avérait être plus puissant que lui. Non il était plutôt du genre à effectuer une "retraite stratégique", afin de se donner l'occasion de taper plus fort. Il envoya un dernier arc de feu vers La Mort et tourna aussi sec les talons pour sprinter vers la maison la plus proche.

- TOC TOC ! C'est l'facteur !

Et il défonça la porte avec un grand coup de pied chassé tout en rigolant comme une baleine. Des cris de peur, et un habitant apeuré débarqua dans l'entrée. Un vieux, armé d'un fusil aussi âgé que lui, pas le temps de discuter avec les autochtones. Il leva le canon vers l'intrus mais ce dernier était déjà sur Papy Tromblon, attrapa le canon d'une main et le dirigea vers le plafond, histoire de ne pas se prendre un mauvais coup de chevrotine. Le coup de feu partit quand même, arrachant quelques morceaux du plafond et quelques point d'audition à l'oreille droite du viking. D'une torsion du poignet, il le désarma et l’assomma d'un simple coup de tête.

- Voyons Pépé ... c'est plus d'ton âge ...

Mais pas le temps de discuter avec autochtones, hein. Le nordique jeta le fusil et reprit sa course effrené à travers la baraque. Et parce qu'il aime le spectacle, il sauta à travers une fenêtre pour sortir du bâtiment, avec un bon rire de dégénéré. Les morceaux de verres plantés dans son torse et ses bras ne incommodèrent guère. Les légères douleurs lui prodiguant même un surplus d'adrénaline, alimentant de même sa folie. Il espérait d'ailleurs que La Mort soit toujours à ses trousses. Un autre plan commençais à se dessiner dans le cerveau malade du junkie. Un plan aussi débile et destructeur que le précédent, voire plus. soit il en sortait victorieux, soit il en crevait comme un con. Les enjeux étaient simples, cela suffisait au Nakh.

- TON PÈRE COIFFE DES PONEYS EN SHORT ROSE !

Nul doute que la Mort allait entendre cette pique à forte connotation homophobe et  comprendre qu'elle lui était destinée. C'est à ce moment qu'on peux se demander qui est la père de la Mort. Question philosophique auquel je me ferais une joie de répondre avec un "OSEF". Le nordique se remit à courir sous le regard médusé des badauds. La vision de ce viking, torse nu, couvert de sang et aux yeux fous allait marquer les esprits. Surtout avec La Grande Faucheuse sur ses talons. L'islandais continua ainsi, bousculant les passants -les frappant si il le fallait ou juste pour rire- et invectivant son adversaire par dessus son épaule. Après quelques rues parcourus, il arriva enfin à destination.

Le club de strip-tease des italiens.

Deux mastards en gardaient l'entrée, l’œil attentif, les bras croisés dans le dos. On aurait presque dit des professionnels. Presque. En voyant le viking accourir vers eux, ils eurent le réflexe de sortir leurs tasers. Mais l'un d'eux reconnut le Nakh et fut surpris.

- Toi ? Mais on t'avais vi...

- CAWABUNGA LEONARDO !


La hache siffla dans un mouvement expert et la tête décolla bien haut. Le collègue du cavalier sans tête voulu venger son ami/frère/cousin/amant/oncle/[insérer lien de parenté quelconque] mais le guerrier fut plus rapide et planta le fer de sa hache runique en plein cœur. Hors de question  d'utiliser la magie contre des figurants, il aurait besoin de chaque goutte d'énergie cabalistique pour son débile de plan. Pas le temps de faire autre vanne sur les tortues  ninja ou même de discuter avec les autochtones. Il entra dans la boite, presque vide à cette heure là, à part quelques clients désœuvrés et les employés qui le regardaient avec des yeux ronds.

- Un viking, des italiens et la Mort sont dans une boite de strip tease ... On dirait le début d'une mauvaise blague ...


avatar


Date d'inscription : 13/02/2016
Sexualité : Coquille Saint-jacques
Messages : 130


Voir le profil de l'utilisateur

4 ★ - Control


MessageSujet: Re: Le feu et l'acier [pv Nakh]   Jeu 31 Aoû 2017 - 8:13


Il semblerait que le psychopathe ait survécu à la pluie de pieux. Tant mieux, je vais pouvoir m’amuser un peu avec lui. D’autant plus qu’il pense me rendre encore plus haineux et impulsif en m’insultant et en me provoquant. Ca aurait pu marcher si ma haine brûlante n’avait pas, elle aussi, subit une transformation, devenant une colère sourde, une soif de sang froide et un détachement digne des plus grands tueurs en séries. Je ne le tuerai pas en réponse à ses provocations. Je le tuerai par pur plaisir, je me délecterai en ôtant chaque minuscule parcelle de vie de son misérable corps. Je jubilerai en lui faisant subir une mort lente et douloureuse à souhait.

Il tenta une contre-attaque pitoyable, sa vaguelette de feu vint s’écraser sur un mur de goudron. Je commençais presque à m’ennuyer. Puis je vis qu’il s’agissait d’une simple distraction, qu’il venait d’entrer dans l’une des maisons qui bordaient la ruelle et avait visiblement dérangé le propriétaire. Un coup de feu fut tiré. Personne ne fut touché et il reprit sa course folle. Il voulait peut être changer de terrain de jeu. Soit, partons à sa poursuite, la mort est inévitable de toute façon.

Je me lance à ses traces, lévitant grâce à des roches sous mes pieds et ma géokinésie. Les murs de la même maison s’ouvrirent en amont de mon passage, la brique comme le béton m’obéissent et agissent selon mon bon désir. Je ne prête pas la moindre attention aux habitants de la bâtisse, ma proie est toujours en train de courir dans la rue. Encore une insulte. Il se croit peut être malin après tout.

Après une courses longue et chiante durant laquelle je ne l’ai pas attaqué par simple peur de le tuer trop rapidement, je le vois entrer dans un bâtiment après avoir tué les deux loubards qui en gardaient l’entrée. La course est fini, il est temps de réclamer mon dû. Je m’arrête à hauteur des cadavres encore chauds et regarde le futur tombeau du blondinet. Pourquoi pas faire un peu fleurir cet environnement urbain ? Après tout l’écologie est le coeur de ma quête…

Ainsi je m’exécute. Je m’envole toujours grâce au même procédé et une fois surplombant le club, je le sépare en quatre pétales se joignant au centre du toit. Chacun ayant pour base le bas de l’un des quatre murs et joignant deux autre pétales aux angles du cube de béton. Une fois la séparation faite, j’écarte chacune des lanières de roches du centre en les posant délicatement au sol ou contre les bâtiments adjacents.

“La course est terminée. Tu vas mourir désormais.”



Cet avertissement précède de peu l’ouverture d’un gouffre au centre du sol du bâtiment épluché. De ce gouffre sortent une quinzaines de golems de roches ressemblants à des démons, du moins à la représentation que l’on peut en avoir. Ils font environ un mètre quatre-vingt de haut, sont coiffés de cornes de boucs ou de taureaux et possèdent griffes, queues et ailes, bien que ces dernières ne leur servent à rien. Caricaturales vous dites ? Soit, soyons plus inventifs. A la suite de ces créatures, sortent des abysses de grandes tentacules de roches qui agrippent mobilier et personnes sans faire de distinctions. Tant pis pour les personnes qui n’étaient pas concernées mais il est temps de déchaîner le dernier fléau de ma manche, et ce en simple prévision de la capacité de mon adversaire à se défaire des deux premiers. J’orne les pétales pour l’instant bien lisses de pieux rocheux de belle taille. S’il survit à la première offensive il ne pourra échapper à l’empalement et à l’écrasement. Puis il ira rejoindre ses ancêtres sous la surface de l'île.
avatar


Masculin Date d'inscription : 21/05/2016
Occupation : Gouverneur d'une adorable enfant
Sexualité : Hétérosexuel
Messages : 233

Carte de Jeu
Familiers: Stephanophis, le basilisc
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

8 ★ - Thief


MessageSujet: Re: Le feu et l'acier [pv Nakh]   Sam 16 Sep 2017 - 16:53

- Alors là ça pue bien la merde ...

Son assurance était parti en lambeaux avec les morceaux du toit du club. Il entendait à peine les cris des femmes de petites vertus, des italiens déboulant de chaque porte qui une fois la surprise passée, tiraient allègrement sur la Mort et ses pantins infernaux. Tout était assourdi. Allait-il vraiment mourir aujourd'hui ? Sans avoir trouvé Hansel et Gretel ? Sans avoir trouvé le fameux centre où ses chers petites armes sur pattes l'attendaient ? Sans avoir pu voir les magnifiques colonnes de son Arène ? Jamais il ne participeras à la Grande Guerre. Jamais il ne la lanceras lui-même d'ailleurs. Il voyait ses projets partir en fumée à travers le toit troué, s'envolant vers le Valhalla des plans des guerriers débiles de son espèce. Avait-il était trop présomptueux, orgueilleux ? La Mort elle-même venait lui rappeler qu'il n'était qu'un simple humain. Mine de rien, il se sentait honoré que la Grande Faucheuse vienne pour lui en personne. Mais il aurait préféré une belle Valkyrie aux formes rebondies pour lui faire passer le voile et boire à la table d'Odin.

Mais l'heure n'était pas à l'apitoiement. Elle voulait sa tête ? Elle l'aurait, mais pas sans batailler bec et ongles pour l'avoir. Il ne serait pas dit dans les histoires pour petits descendants que Nakh le Massacreur allait abandonner aussi facilement. LE nordique traversa la salle, évitant lestement les pantins de pierre. Ils avaient de sales tronches de gargouille, le vieux trip à la Quasimodo. Le dessin animé, hein, pas la pièce de théâtre avec Garou. Une statue animée tenta de l'arrêter. Le fer de la hache devint rouge et trancha le bras de pierre comme si c'était du beurre. Les runes de l'arme rougeoyaient de plaisir. Violence ... Et maintenant du sang. Un jeune italien leva son arme automatique vers Nakh. Ce dernier se jeta derrière un sbire pierreux pour se mettre à couvert des rafales tirés maladroitement. C'était le chaos, l'environnement parfait pour le barbare. Les balles arrachèrent des morceaux de pierre, faisant pleuvoir la poussière sur le Nakh. Il repartit en trombe pendant que le tireur se faisait empalé -non comme il aurait souhaité- par un tentacule de pierre et jeté plus loin, un énorme trou dans l'a ... poitrine. Esquivant balles et tentacules, il se jeta derrière le bar, gagnant quelques secondes de répit. C'était un sacré foutoir, et dans d'autres circonstances, il aurait essayé de trouver la chaîne hifi pour changer l'ambiance. Tabasser des gens sur fond de punk rock irlandais c'était le must. A la place, il attrapa une bouteille de bourbon à portée de main et entreprit de la vider de moitié à même le goulot tout en réfléchissant à toute vitesse. Il n'avait aucun contrôle, et son plan débile aurait pu marcher en restant dans un endroit fermé. Son adversaire avait changé la donne en transformant la club en large passio.

Tout en finissant la bouteille, ça le frappa. Tout cet alcool à sa disposition, ces bouteilles de gaz, utilisés pour faire des pâtes à la con tout en matant du boule (qui ne valait pas cinq millions), les propriétaires, armés jusqu'aux dents avec poudre noire, souffre et grenades.

- Un sacré volcan. Merci ducon pour la belle cheminée, j'espère que tu sais voler fils de pute.
grommela le viking dans sa barbe, avec un sourire carnassier.

L'espoir était revenu en force, regonflant ses muscles de sang vigoureux. Tout en reprenant son rire fou, il attrapait les bouteilles d'alcool pour les lancer par dessus le comptoir. Elles tombaient, se brisaient ça et là soit sur les statues animées, soit sur les derniers survivants ritals. Tout en gardant la tête baissé, il se faufila jusqu'aux plaques de cuisson, et pour ouvrir les bouteilles de gaz, il se contenta d'un coup de hache bien placé. Par chance, il ne restait que deux ou trois italiens, ayant délaissés leurs armes à feu pour combattre les gargouilles avec leurs pouvoirs. Le dealer remarqua d'ailleurs du coin de l’œil que l'un d'eux se défendait pas mal à l'aide d'un bouclier d'ombre et d'un glaive issu du même pouvoir. Dommage se dit-il, il allait brûler comme tout le reste.

Il sortit enfin de sa cachette, fit un roulé boulé pour éviter un tentacule couvert de pieux.

Gagner du temps.

Un coup d'épaule pour déséquilibrer une gargouille. Cela fonctionna, mais foutre un coup d'épaule à une statue, on est d'accord : c'est débile. Bim, épaule gauche déboîté. C'était douloureux, mais il devait encore tenir. Une autre gargouille a faciès monstrueux lui bloqua le chemin et une masse de pierre arrivant à toute vitesse lui coupa le souffle. Le cailloux venait de lui briser deux côtes. Enculé. Il reprit bien vite ses esprits, faisant tomber la statue d'un coup de pieds chassé bien leste.

Gagner du temps et en finir.

Il se rapprochait de la Mort, qui devait toisait le spectacle d'un regard satisfait et supérieur. Mais Nakh n'était pas en reste. Depuis qu'il avait finit la première bouteille de bourbon, il concentrait chaque goutte de pouvoir au plus profond de lui, l'alimentait de tout ce qu'il pouvait. De haine, de colère, de fureur. De drogues et d'alcool. De manque. De regrets. D'amour.

Tu verras mon frère, ce coup là, il seras d'enfer ! Toi et ma sœur, vous serez à l'abri du besoin jusqu’à la fin des temps !

Le sol se rapprocha dangereusement du front du viking. Blessé, fatigué, il n'avait pu éviter le tentacule de pierre qui s'était insinué tel un gros serpent entre les cadavres et les pantins de caillasse. Il s'était enroulé fermement autour du mollet du viking. L'estomac de ce dernier descendit subitement dans ses talons lorsque le tentacule le souleva de terre. L'inversion de gravité étourdit le viking, manquant de le faire vomir. Il aurait pu tout lâcher d'un coup, et pas que le contenu de son bide, mais il devait encore tenir. Tenir. Elle était encore là, la boule de magie, vidant le nordique de ses dernières forces, de ses souvenirs.

Mon frère, j'voudrais arrêter ces conneries. J'vais avoir un gosse bordel de merde ! Il est temps de grandir et d’arrêter de se prendre pour des caïds.


Tout y passait, les bons souvenirs comme les mauvais, alimentant le nœud cabalistique coincé au fond de son ventre. La fois où les aryens avaient voulu lui faire un remix des Evadés dans la blanchisserie, quand il était en taule. La fois où il s'était blessé contre un radiateur, quand il avait à peine neuf ans, dans son ancienne école à Reikjavik. Sa première bagarre sérieuse, où il avait apprécié sentir le nez de son adversaire -le gros Oleg- se briser, lors d'une "rencontre" entre bande de petits voyous. La fois où il vit sa grand-mère pour la première et dernière fois, et qu'elle lui avait donné un livre sur l'histoire de l'Islande. Il ne l'avait jamais lu, mais il l'avait gardé jusqu'a son incarcération. La fois il avait rencontré le père de sa femme pour lui demander sa main. Il se souvenait du costume trois pièces qu'il avait acheté pour faire bonne impression, alors que la veille même il s'était parjuré entre les bras d'une prostitué. Mais Kilwanë, en âme pure, l'avait pardonnée. Elle l'avait toujours pardonné. Tout comme son beau-frère, qu'il avait au final considéré comme son frère. Ils avaient traversé ensemble nombre dangers, s'étaient toujours épaulés. Il aurait donné sa vie pour son frère, sa femme. Son fils.

Bjorni ? Comme ton frère ? Mais ton père ne voulait pas qu'on le nomme Magni, histoire que ce soit en accord avec ses croyances à LUI ? Ouais ben perso', j'préfère Bjorni.


Le tentacule maintenait toujours Nakh, l'emportant vers La Faucheuse. Le sang du viking coulait abondamment, inondant sa barbe, son visage. Il était exténué, concentrant toute sa douleur, l'utilisant pour nourrir sa magie. Ce n'était plus une magie de feu, c'était une magie de sang. Son visage fut près du faciès hideux et squelettique de la Mort. Était-elle en train de sourire ? Est-ce qu'un crâne sans zygomatiques ni épiderme peux sourire ? Par réflexe, le nordique lui sourit aussi. C'était sans doute mieux ainsi. Même si il aurait préféré que ce soit une belle valkyrie à gros seins qui vienne le chercher pour le conduire au Valhalla. Son ennemi devait lui dire quelque chose, une moquerie, une excuse, une menace ? Il entendait à peine, a bord de l’évanouissement, il n'entendait que son coeur battre à ses oreilles, pompant le peu de sang qui devait rester dans son corps meurtri. Il prit une inspiration, ardue, et lâcha une dernière vanne avant le coup de rideau.

- C'était marrant, faudra qu'on se refasse une soirée filles un jour ma grande. Et sinon ... il cracha du sang ... T'as déjà vu Hellboy ? J'espère que t'es ignifugé fils de pute, parce que moi oui.

Et avec soulagement, il relacha tout. La magie concentré se libéra, s'évacua par tout les pores de sa peau. Il suantait littéralement de flammes. Une demi seconde à peine, et l'alcool, la poudre noir, le mauvais tissus des sièges, mais surtout le gaz s'enflammèrent. En deux secondes à peine, la température ambiante de 20 C° s'éleva à plus de 800 C°, une véritable fournaise. L'Enfer y aurais vu une succursale. La pierre fondait à vu d'oeil, la chaire n'était que légende, les os étaient déjà noirs. si il y'avait des italiens encore en vie ... Et ben tant pis, hein. De toute façon personne ne peux les blairer, ces connards de ritals qui piquent nos femmes en leur fourrant des spaghettis dans le cul et que ... Hein ? Non moi j'ai le droit de dire ça, j'ai du sang rital. Sisisi. Et puis de toute façon j'vous emmerde, j'fais c'que j'veux, c'est ma scène trop classe. Nah.
Certains feront courir le bruit que lorsque Nakh a relâché toute sa magie, des corbeaux de flammes sont sortis de lui. D'autres diront qu'ils avaient la forme de dragons. D'autres encore parleront de visages infernaux venant de quelconques fosses sataniques. Personnelement je pense que c'était des bites. C'est plus le genre de Nakh. "Tiens, avant de crever, j'vais quand même t'enculer, hein. Bisous."
Mais là où cette attaque de type brasier aurait été plus efficace, c'est si le lieu avait été fermé. Alors toutes ces flammes, ces braseros, ce tourbillon de chaleur intense s'échapèrent vers le toit. Et dans toute la ville, on verrais un volcan ayant pour base un club de strip tease. Emporté par son propre feu, Nakh sentait qu'il s'envolait. Vers le Valhalla peut-être ? Cette pensée le ravissait.

Et il s'évanouit avec un sourire.


avatar


Date d'inscription : 13/02/2016
Sexualité : Coquille Saint-jacques
Messages : 130


Voir le profil de l'utilisateur

4 ★ - Control


MessageSujet: Re: Le feu et l'acier [pv Nakh]   







Contenu sponsorisé


 

Le feu et l'acier [pv Nakh]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Fouet d'acier et coup critique .... !!!
» La crevette d'acier
» Méphisto ou machoire d'acier
» DK et Mantel d'acier ?
» Mantel d'Acier ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Himitsu no Kii :: La Ville d'Amishawa :: Rues, Ruelles et Grands Boulevards-
TOP