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Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]Auteur
MessageSujet: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Ven 7 Oct 2016 - 10:11

C’est le son de maman. Du sifflet de maman. J’aime quand il est strident. Nous allons avoir une friandise. J’aime bien les friandises. Alors, il nous faut courir. L’as tu localisé ? Ce n’est pas loin. Quatre milles foulées. Nous courons vite. Laissons ce chat. Je n’aime pas les chats. Personne n’aime les chats. J’aurai aimée le tuer. Maman ne peut pas attendre. Maman est si gentille. Je me demande quand elle reviendra. Elle me manque. Elle a si bonne odeur, et elle est tellement patiente. Moi ce que je préfère, c’est ses chaussures. Ses chaussures sentent si bon. Un fumet inégalable. Et pourtant, nous ne dirigeons pas vers lui. C’est étrange. C’est un piège. Je veux tuer celui qui a fait du mal à maman. Oui, nous allons lui mordre les mollets. Lui ouvrir la gorge et laisser maman décider. Soeur, pourquoi penser, au final nous le tuerons de nos propres crocs. Maman ne doit pas être touchée. Combien ? Deux milles foulées. Plus vite. Toujours plus vite.

Que pense tu de la nouvelle odeur de maman ? Je ne l’aime pas. C’est chimique. C’est fort. Ca pue. Maman ne devrait pas utiliser une telle odeur. Nos odorats en sont bouleversés. Je suis perturbée. Je préfère vraiment ses chaussures. Oui, j’ai qu’une envie moi. Les mâchonner. Maman nous gronderait. Maman nous gronde toujours quand il s’agit d’elles. Mais nous allons avoir une friandise pour avoir répondues à son appel. [color=#a4a4a4]J’aime bien les friandises. C’est meilleur qu’un chat. Mais moins bon qu’une chaussure. Nous arrivons. Attends que je jappe. Pour annoncer notre présence ? Maman sera si fière. C’est vrai que nous avons été rapides. Tu crois qu’on aura deux friandises ? Maman est si gentille. Oh regarde, une nouvelle crotte. Pause pipi ! Pause pipi ! Hey, c’est moi qui l’ait découverte ! Laisse un peu sentir. Tu penses que c’est à qui ?  Je ne sais pas encore. Un nouveau. Je n’aime pas les nouveaux. Et le sifflet de maman ? Lui n’est pas nouveau. Nous arrivons.

Cette odeur n’est pas celle de maman. Je ne l’aime pas. Je ne l’aime pas non plus. Mais je ne l’aime encore moins que toi. Ce type, juste devant nous, il pue. Il pue vraiment. Maman ne sera pas contente. Nous allons être en retard. Mais c’est le son de son sifflet. Je ne sais pas quoi faire. Soeur. Tuons le juste. J’ai bien envie oui. Mais il doit y avoir une raison. Maman ne lui aurait jamais donné son sifflet. Montre les dents et lève la queue. Okay mais toi d’abord ! Graaaouh. Non, ce n’est pas convaincant. Chut soeur, maman dit toujours que je suis la plus effrayante. Elle ne l’a dit qu’une fois, et elle était ivre.Ce n’est pas une raison ! Regarde comment font les vraies terreurs. Oulala … que j’ai peur … Argh, je vais te mordre ! Ta pas le droit d’abord ! C’est pas comme si maman était là. Oui, mais elle va le voir, et tu n’auras pas de friandise. J’aime les friandises. C’est bon les friandises. Mais je préfère les chaussures de maman. Les chaussures de maman ont une odeur inimitable. Faut vraiment que je trouve un moment pour les … Hey, si tu touche à ses chaussures, elle va nous gronder. Je n’aime pas être grondée. Pourtant on est en train de le gronder là, non ? Ce type qui a le sifflet de maman. C’est pas pareil nous … CHAT ! Wah. Wah. Crève. Wah. Wha. Attention griffes. Il s’enfuit ! Wha. Wha. Envie de sauter sur le mur. Pattes trop courtes. Wha. Wha. Crève. Crève. Crève. Crève. Wha. Wha.



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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Dim 9 Oct 2016 - 15:26


Cela faisait une dizaine de jours que j'avais laissé Maggie s'échapper dans cette petite ruelle piétonne. Je m'étais entrainé dur depuis et je m'entrainais tous les jours grâce à mon nouveau travaille. Aujourd'hui j'avais un peu de répit, au moins pour la durée des cours de la merdeuse. Alors aussitôt l'avais-je déposée, je m'étais dirigé vers Hizumu. Cette partie de l'île était calme et regorgeait de coins tranquilles où je ne serai pas dérangé pendant que les "coéquipières" de la sans visage accourent vers moi. Une fois bien installé assis contre un mur de béton froid et dense, je siffle une première fois. Mais je n'entends rien. Des ultrasons hein ? Donc je vais être secouru par des coéquipières poilus il semblerait. Ou pubères, après tout j'avais entendu il y a des années que les adolescents sont aussi sensibles à ce genre de fréquences. je me rendrai bien compte en temps et en heures. Je siffle une dernière fois et je laisse l'objet redescendre et s'abattre contre ma poitrine.

Plusieurs minutes s'écoulent, je ne ressens rien à travers la roche pour l'instant et j'en viens à me demander si elle ne s'est pas arrangée pour que mon attente soit vaine. Après tout je suis un danger pour elle. Soudain, des pas galopant entre dans ma zone de détection. Deux double-paires de pattes qui viennent vers moi à toute vitesse. Je me relève et me prépare à les accueillir comme il se doit. J'enlève mes mains de mes poches, les croisent sur mon buste et me redresse de toute ma hauteur. Et des voix me parviennent, juste avant de percevoir leurs origines au bout de la rue. Des jacasseries surtout, mais tout de même je ne suis pas habitué aux discours des animaux. Je me suis découvert récemment la faculté de comprendre ce que les animaux cherchent à exprimer mieux que je n'en n'avais jamais été capable. On pourrait presque me prendre pour une princesse disney parfois. Mais pour ce que j'en ai à taper de la façon dont les gens me perçoivent...

Bref, deux superbes bouvier bernois paraissent, le poil luisants et l'oeil vif. Encore joueuses visiblement, elles captent vite que je ne suis pas leur "maman". Aussi ai-je droit aux babines retroussées et aux grognements. Cependant j'ai aussi accès à leur conversation, à leur insu je suppose pour l'instant. Ainsi, pour montrer que je ne leur veut aucun mal, je décroise les bras, mets mes mains bien en évidence et m'accroupie. Je n'ai pas le temps de prendre la parole que leur attention est détournée par un chat qui passait par là. Je ne manque pas de m'esclaffer, j'ai la sensation de ma retrouver face à des enfants en bas âge qui se chamaillent et dont l'attention peut être perturbée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Néanmoins j'attrape le collier qui pendouille à mon cou et le met en avant.

"Coucou les filles, j'ai plusieurs choses à vous dire. D'abord je comprends ce que vous dîtes, et je ne me laisserai pas tuer comme ça. Ensuite je ne vous veux aucun mal ni à vous, ni à votre maman. Je l'ai aidé et elle m'a aidé à son tour en me donnant ce sifflet. Je vous ai appelé parce que j'ai besoin de vous pour la retrouver. J'ai besoin d'elle et je l'apprécie, je ne lui ferai aucun mal. Quant à mon odeur, je suis désolé qu'elle vous déplaise, j'ai échappé à une tentative de meurtre par eau de javel, l'odeur a du mal à s'en aller. Vous voulez bien me donner un coup de main ?"






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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Lun 10 Oct 2016 - 14:50

Il veut parler à maman. C’est qu’elle voulait qu’il la découvre. Maman ne laisserait aucune trace derrière elle. Pourquoi en a t’ elle laissée une ? Il dit l’avoir aidé.Est t’ elle du genre à remercier ceux qui l’ont sauvés ? Elle est du genre à s’enfuir. C’est étrange. Mais nous ne pouvons le tuer. Dans le doute, maman doit être informée. Doit t’on le conduire chez elle ? Non. Nous allons la ramener. [color=#A4A4A4]MAMAN. MAMAAAAAAAAAAN. [color=#A4A4A4]Tu crois qu’on a hurlées assez fort ? Je pense pas. Continuons. MAMAN. MAMAAAAAAAAAAN. Monsieur qui pue, elle ne devrait pas tarder à arriver. Maman est rapide. Plus rapide que nous. Si vous lui faites du mal. On vous tuera pour sur. Parce qu’elle a beau être rapide. Maman nous a dressés pour tuer. Pour l’assister. La protéger.  Prévenir ses cri… FERME LA.

Mais j’y pense, vous êtes qui pour maman ? Si vous comptez nous la voler. On vous défigurera. On vous dévorera le visage. Et les mollets. Oh, j’aime bien les mollets. C’est toujours marrant les mollets. Il a dit l’avoir sauvé. Pourquoi ne nous a t’ elle pas appelée ? Je suis blessée. Je vais pleurer. Moi je vais le tuer. Comme ça maman ne pourras plus jamais l’appeler. Ah mais non. On doit l’attendre. Asseyons nous veux tu ? Oui. Et puis cale le rythme de ta queue sur le mien. Ca donne un effet cool. J’aime bien le bruit de nos queues tapant à l’unisson sur le trottoir. Moi aussi. Ca donne un effet cool. Au fait, il est passé ou ce chat ? Quel chat ? Celui du mur. Ah, il s’est enfui pendant que nous avions l’esprit détourné. Je n’aime pas avoir l’esprit retourné. C’est comme une grande roulade arrière. Comme quand maman nous a rattrapée de la rivière. Tu t’en souviens ? Vaguement, nous n’étions que des chiots. J’aime beaucoup maman. Moi je l’aime à la folie. Moi aussi. Tient. Elle arrive.Non monsieur qui pue. Ne regardez pas la rue. Maman n’aime pas le rues. Regardez au dessus de vous. Oui. Comme ça. [color=#A4A4A4]Maman est sur le toit.

Devrais je le prendre comme une provocation … Shultz, enfin, vous n’êtes même pas blessé !

Pourquoi ce ton est t’il si doux ? Elle devrait être en colère. Je n’aime pas ce type. MAMAN. Maman. On est là. Maman. On t’aime maman. Pitié descend. Maman, vient. Caresse nous. Aime nous. Maman. Maman je vais pleurer. Si tu descend pas on va pleurer. Tu détestes quand on pleure. Rejoins nous. Laisse tomber ce pauvre gars. On vaut tellement mieux. Et puis nous on te connait. On te connait tellement mieux. Tu es notre unique. Notre plus précieuse. Vient. Rejoins nous. Hoy, pourquoi elle le regarde ? On fait pas assez de bruit soeur. Ta raison, hurle plus fort. MAMAN. Attends j’ai une idée. Tu vas d'électriser ? Pire, je vais le mordre. Personne ne nous vole notre maman.

Nicole. Chantale. Couchées, et fermez là bon dieu !

C’est injuste. Elle ne peut même pas entendre nos paroles. Sur quoi elle se base pour nous dire de nous la fermer. Elle nous entend juste aboyer. Couche toi soeur. Ouais. Maman a toujours raison. Quoi qu’on en dise. Parlons plus bas. Le temps qu’elle décolle son regard de l’autre idiot. Tu penses quoi de sa nouvelle coupe ? Trop rouge. On dirait une punk. Je crois que c’est l’effet recherché. Avec ces faux piercings. Et ces faux tatouages. Pourquoi avoir mis du gel. Et une teinture qui part à l’eau. Maman est tellement plus belle au naturel. Va le lui dire, c’est pas comme si elle nous entendait. Non mais regarde moi ces habits. Heureusement que c’est notre maman qui est dedans. Oui. Si c’était pas maman, ce serait vraiment horrible.


[HRP : on peux dire qu'il se passe une dizaine de minutes avant que Jane n'arrive. C'est juste que je ne savais pas comment le dire xDD]



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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Mar 11 Oct 2016 - 21:44


Ces deux beautés bien poilues ne manquèrent pas de m'arracher quelques rires bienvenus. Je ne m'étais pas tant réjouis de mon don depuis un moment, c'est incroyable que je sois capable de comprendre ce qu'elle racontent comme si j'avais en face de moi deux innocentes jeunes filles. Quoiqu'innocentes, pas totalement, elles envisageaient quand même de me tuer. Mais elle ne feraient par là que protéger leur chère maman. Je ne leur en veux pas. Elles continuaient de parler, sans jamais s'arrêter et passant du coq à l'âne en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Encore une fois, je trouvais cela bien amusant. Je décidais de participer un peu, histoire de trouver le temps moins long pendant que j'attendais Maggie. Aussi, j'étais toujours accroupie face à elles lorsque je pris la parole.

"Ne vous en faites pas les filles, je ne vais pas vous voler votre maman ni lui faire de mal, je veux juste lui parler et lui demander un service. J'ai espoir qu'elle accepte même si je sais bien qu'elle risque fortement de m'envoyer paître."

Je crois qu'elles ne firent presque pas attention à ce que je racontais, continuant leurs drôles de divagations sans queues ni têtes. Elles poursuivirent ainsi encore l'espace de deux voir trois minutes avant de s'interrompre et de m'annoncer son arrivée. Par réflexe je tourne mon regard vers le bout de la ruelle avant de me faire réprimander. Je lève alors les yeux pour entrevoir la silhouette de la jeune femme. Voilà qu'elle me vouvoie et m'accuse de la provoquer. Comme si j'oserais faire une chose pareille. Répondons lui avec un trait d'humour, ce serait le plus approprié je suppose. Du moins cela me convient-il le mieux.

"Moi ? Te provoquer ? Tu n'y penses pas enfin ? J'avais besoin de te parler, et quel meilleur moyen pour cela que de t'appeler ?"

J'entendais alors, et en même temps que je m'adressais à elle, les suppliques des deux demoiselles qui se tenaient non loin de moi. Elles étaient définitivement jalouses que j'accapare toute l'attention et qu'elles ne récoltent pas même un sourire. L'une d'elles allaient me mordre lorsque finalement la sans-visage leur somma de se taire et de se tenir tranquilles. Quelle rigueur. A y regarder de plus près cela jurait avec son look actuel. Une punk ? Sérieusement ? Ne se serait-elle pas renseignée sur ma personne durant cette dizaine ? Je ne saurais dire, peut être, ou alors il s'agissait là d'un hasard des plus absurde et improbable. Je continuais d'écouter ce que les fillettes marmonnaient après l'ordre express qu'elles venaient de recevoir. Je ne pus réprimé le sourire qui vint se ficher sur mon visage.

"Tes filles désapprouve ce déguisement, elles trouvent que cela entache ta beauté. A vrai dire je trouve que l'ironie d'une telle tenue est plus ou moins la bienvenue lorsque je fais en sorte de provoquer une rencontre. Laisse moi te dire qu'elles sont fort amusantes, qu'est-ce que je regrette de ne pas avoir poussé mon don aussi loin plus tôt, j'ai du passer à côté de tellement de fou-rire durant toutes ces années. Oh mais peut être ne comprends-tu pas de quoi je parle ? Eh bien il se trouve que depuis quelques jours, cinq tout au plus, je suis capable de comprendre ce que disent nos amis les bêtes. Mais ce n'est pas pour cela que je voulais que l'on se revoit, je suppose que tu t'en doute. Mais avant que je ne m'explique, me ferais-tu l'honneur de descendre sur le plancher des vaches pour m'éviter un torticolis je te prie ? Oh et si ça peut t'aider à te convaincre, j'ai ceci pour toi."

Tout en prononçant la dernière phrase, je sortis d'une poche interne de ma veste, une canette de bière de la même marque que celle qu'elle m'avait offerte sur le toit l'autre soir. Je la lui devais toujours après tout, ne dit-on pas que les bons comptes font les bons amis ?

[HRP : Pas de souci, merci pour l'info x)]






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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Sam 22 Oct 2016 - 13:35

Tu parles, tu parles, tu parles … ma parole, mais tu fais que ça !

Jane se frotta le front de la main. Elle semblait déjà fatiguée par cette rencontre qui allait, elle en était sûre, la miner. Pourquoi l’avoir appelée ? Qu’avait t’il de si important à lui dire, pour prendre le temps d’acheter des canettes. La jeune femme aurait jurée qu’elle n’allait pas aimer cela. Son instinct était formel, et ce dernier ne la trompait que rarement. C’était drôle, mais elle était trop libre d’esprit pour ne serait ce que penser qu’il n’avait pas des motivations particulières. En sept ans d'existence, la jeune femme avait connue le pire et le moins pire. Des vagues de désespoir, toutes arrivant par assauts groupés, toutes préméditées par des hommes qui se croyaient au dessus des dieux. Elle avait donc acquis un sixième sens pour sentir ce genre de situations, celles où il fallait s’enfuir, plutôt que de continuer à parler gentiment, plutôt que de frapper pour chercher ce qui aurait pu clocher.

Claquant de la langue, elle fit ainsi signe à ses chiennes de partir. Ces dernières, ronchonnant pour la forme, s'exécutèrent sans plus se poser de questions. Laissant les deux adultes parler. La jeune femme regarda longuement Shultz, un sourire qui se voulait vague sur le visage. De très longues minutes ou elle ne pipa mot, restant visiblement stoïque face à ses propos qui se voulaient amusants. Entendre parler ses adorées ? Ridicule, ce n’est pas comme si elle avait ce pouvoir. Elle n’était même pas capable de produire une étincelle, c’était pour dire. De toute façon, cela ne l'intéressait pas. Le sujet même des pouvoirs lui faisait peur. Une peur insidieuse, qu’elle ne pouvait elle même pas maîtriser. En entendre parler aussi ouvertement, Jane ne savais pas comment réagir. Oui elle allait fuir. Fuir pour mieux se perdre dans la tourmente de sa réalité.

Soupirant intérieurement, elle se tourna alors, prête à s’enfuir comme elle était arrivée. Par la voie des airs, ou personne ne pourrait l’y attraper. S’il n’avait pas parlé à ce moment, elle ne se serait jamais détournée. S’il ne lui avait pas demandé d’attendre, elle l’aurait certainement déjà oubliée. Pourtant, pourtant, elle se stoppa en pleine course. Ne bougeant pas d’un pouce alors qu’il continuait de parler. Quand il eut fini, Jane soupira. Elle soupira, puis empoigna un pistolet qu’elle portait dans le dos. C’était un beretta de neuf millimètres, pas sa marque préférée, mais elle pouvait la dépanner à l’occasion. Et puis, c’était bien aussi de changer. D’apporter de la nouveauté. Après, c’était clair que ce n’était pas le top, de tirer avec d’aussi loin. Mais c’était mieux que rien, la jeune femme ne voulait pas avoir à s’approcher plus que nécessaire.

Règle numéro deux, le monde est ton ennemi.

Elle ne voulait pas s’approcher, car il semblait avoir un bon niveau de magie. Si cela se trouvait, il pourrait même dévier ce tir. Non, il allait le faire, Jane le savait. Inconsciemment ou pas, il ne se laisserait jamais tuer. Surtout pas par elle. Alors, c’est dans cette optique qu’elle enleva la sécurité de son arme. Avec la paume de sa main droite, elle actionna la glissière dans le même temps puis pointa l’arme sur la tête de Shultz. Visiblement concentrée.

Un ennemi qui s'ignore, mais qui n’hésitera pas à te couper les ailes dès qu’il en aura l’occasion. Si tu veux vraiment y vivre, ne me laisse jamais l’occasion de te tuer.

Incapable de lui tirer dans la tête, la jeune femme visa la canette. Elle se détesta pour ce geste, pour cette lâcheté qu’elle n’avait pu arrêter. La manoeuvre avait dû lui faire peur, c’était le but. Elle ne l'avait pas blessé, non. Quand bien même elle savait qu’il aurait pu la dévier, Jane n’avait pu se résoudre à ce geste inconsidéré. La canette avait donc explosée, aspergeant le jeune homme dans le même temps. Alertant tout le quartier par le bruit que cet échange verbal avait produit. Une douleur sourde s’ insuffla le crâne de Jane. Ses tympans avaient morflés avec le bruit de la détonation. Peu lui importait. Elle ne voulait pas lui parler, elle ne voulait pas copiner. Il l’avait appelé alors même qu’il n’en avait pas l’utilité. Cela l’agaçait vraiment, il avait grillé sa cartouche inconsidérément. Il l’a prenait pour qui, hein ? Il l’a prenait pour qui ?

C’est l’heure de courir, Shultz Loran.




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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Mar 1 Nov 2016 - 14:17


Elle faillit s'enfuir, cette chère Maggie ne voulait pas me parler, elle ne veut pas copiner avec moi, je savais dès le départ qu'elle m'enverrait promener. Mais je suis têtu dans mon genre, je ne la laisserai pas partir comme ça sans raison et sans avoir obtenu au moins un conseil aujourd'hui. Cependant elle sortit une arme à feu. De là où je me trouve je sais juste qu'il s'agit d'une arme de poing, et pour ce que j'y connais, je pourrais avoir le nez dessus je ne saurais toujours pas ce que c'est... Quoi qu'il en soit c'est dangereux donc méfiance. Dès le départ je remarque que le canon est braqué droit sur mon visage, aussi je me prépare à dresser un mur de défense. Elle me récita tout de même une règle de son crû. Le monde est mon ennemi, je pense qu'elle ne se doute même pas à quel point elle a raison. Les deux phrases qui suivirent me parurent flous, du moins la première. Seulement, elle ne me laissa pas poser la moindre question. Le coup de feu partit, mais pas vers moi, du moins pas mon visage, le canon pointait sur la canette. Cette dernière vola en éclat, tant pis mais nul besoin de dévoiler mes dons pour l'instant. Laissons la surprise s'installer d'elle même. En revanche, je ne veux pas être dérangé par la police ou autres empêcheurs de tourner en rond de ce genre. Donc je dresse d'emblée un mur à l'entrée de la ruelle. Cela les retardera au moins un peu. Maintenant à moi de parler, tout en gardant un œil sur son arme.

"S'il te plait Maggie, ne fais pas de moi ton ennemi. Ne m'oblige pas à défendre ma vie contre toi. Je suis sûr qu'on a tous les deux à gagner si l'on entretien une relation au moins cordiale. Crois moi, tu ne veux pas que l'on se batte ici et maintenant."

Mon ton n'était plus ni amusé ni décontracté, il est devenu froid et menaçant. Mon regard aussi s'est transformé, aucun sourire ne vient adoucir mes traits. Je fais en sorte d'être convaincant, je ne veux pas avoir à me battre, je suis bien trop intéressé par ce qu'elle pourrait m'enseigner, je sens que j'ai des choses à apprendre d'elle, des choses qui m'aideront pour mon but. Mais quoi qu'il en soit je ne peux pas me permettre de mourir, ni aujourd'hui, ni demain, ni avant un bon moment. J'espère qu'elle choisira au pire la fuite, sinon qu'elle acceptera de discuter un peu. Je l'ai peut être un peu sous-estimée, j'aurais du réfléchir un peu plus avant de souffler dans ce sifflet. Tant pis, ce qui est fait est fait. Il ne me reste plus qu'à être attentif à ses moindres faits et gestes et me tenir prêt au cas où elle déciderait tout de même de se battre.






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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Sam 5 Nov 2016 - 22:16

Jane regarda le jeune homme. Elle semblait tiraillée, mais ne l’étais pas vraiment. Elle savait déjà ce qu’elle allait faire pour lui échapper. Le regardant l’espace de quelques instants, elle se demanda brièvement ou cette relation allait finir par la conduire si elle n’y m’était pas très vite un terme. Il se tuerait à son contact, elle en était sûre. La mort cueillait ceux qui tentaient de la suivre sur ce chemin déjà trop chaotique. La faucheuse lui prenait tout, parce que c’était ce qu’elle avait choisi de vivre. Elle le regarda, toujours tiraillée entre la colère et la tristesse. Elle lui avait dit de courir, mais il ne l’avait pas écouté. Il n’ écouterait jamais vraiment. Pourquoi parler ? Pour dire quoi, elle n’avait rien à gagner. Alors oui, c’était elle qui allait s’enfuir. Pas parce qu’elle avait peur, mais parce qu’elle ne pouvait se permettre d’être découverte. D’être nommée. Lui qui semblait vouloir lui parler n’avait pas bien misé ses pions. Jane Doe n’était pas de celles qu’on attrape juste parce qu’on le veut.

Se penchant légèrement, elle enleva ses chaussures. Se préparant à courir comme elle courait sans elles. Vite, et bien. Aussi légère que le vent, aussi libre qu’un oiseau. La jeune femme se pencha donc, puis tomba à leurs côtés. Perdant une quinzaine de centimètres au passage. Regardant une dernière fois Shultz, elle se releva, prenant ses adorées dans ses mains, et se mit à courir. Sur la surface du bâtiment, Jane prit son élan. Sautant enfin, au dernier moment, elle se roula en boule pour mieux amortir la chute sur l’autre versant. Elle avait de la chance, les deux immeubles étaient plus ou moins collés, plus ou moins voisins. Ce ne fut donc pas laborieusement qu’elle se receptionna. Et, comme elle avait déjà pu le montrer, la jeune femme ne perdit pas de temps pour continuer de courir. Se relevant, elle tenta de refaire la même approche sur le prochain bâtiment.

Mais celui ci était trop éloigné, alors, elle changea de direction, allant au sud, pour chercher une nouvelle échappatoire. Celle ci se présenta sous la forme d’une poubelle, dans lequel elle sauta allègrement. Elle se coupa la plante du pied sur une conserve rouillée, mais l’enleva immédiatement, et enjamba la benne dans le même temps. A peine par terre, son autre pied rencontra du verre pillé, incident qui la fit grimacer, puis jurer comme un chartier. Pourtant, elle continua de courir, la douleur l’ irradiait, mais elle s’en fichait. Continuant de courir, malgré son boitement apparent. La jeune femme détestait cela, se sentir comme une biche prise au piège, mais c’était sa condition actuelle, et elle ferait tout pour s’y soustraire. Quitte à même devoir s’y tuer.



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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Dim 20 Nov 2016 - 20:08


Maggie préféra s'enfuir, elle prit ses jambes à son cou et traversa le toit à une vitesse remarquable. Une véritable gazelle, un gazelle fuyant un lion. Je ne pensais pas être une telle menace à ses yeux. Je décidais de la suivre de loin et discrètement afin de satisfaire ma curiosité et peut être apprendre quelques trucs utiles, qui sait. Je pris donc la voie des airs grâce à un bout de chaussée arraché du sol. Je parvins en haut juste à temps pour la voir passer sur le toit suivant. Elle poursuivit sa course, bifurqua et disparut en bas du second toit. En pressant l'allure j'arrivais juste à temps pour la voir sortir du poubelle. Elle reprit sa course, boitant, blessée et laissant quelques traces rouges derrière elle. Je la surveille depuis les airs, le plus discrètement du monde, quitte à ne pas la garder directement dans mon champs de vision. Mon don m'est bien utile pour l'infiltration je dois dire.

Je me rends soudain compte que trois paires de pas suivent à distances la jeune femme. J'arrive à brièvement les observer directement. Clairement ils sont louches. Notamment parce qu'ils dissimulent des armes. Mon affinité avec les métaux s'affine elle aussi de jours en jours, à cette distance je ne suis pas capable de trafiquer leurs armes. Et m'approcher plus risque d'alerter mademoiselle Smith, ou je risquerais de la perdre. Compliquée comme situation. Je vais devoir attendre une opportunité de maitriser ces trois guignols d'un seul coup. Elle continue de se faufiler de ruelle en ruelle et pas moyen de mettre K.O les trois mafieux. A défaut je vais les ralentir. A la seconde où elle sort d'une ruelle je dresse un mur afin de les stopper dans leur course. Je suppose que je me suis grillé maintenant, du coup autant finir les choses proprement. Je commence par les arroser de débris. En espérant au mieux les assommer. Malheureusement, deux d'entre eux furent assez vifs pour esquiver. Tant pis, je me laisse tomber sur l'un d'eux et l'assomme avec tout mon poids. Le deuxième dégaine son arme mais un défaut malencontreux du percuteur rend son arme inutilisable. Mon bras se recouvre du bitume et mon poing vient écraser le nez de ce dernier.

Il faut maintenant que je retrouve la tigresse avant qu'elle ne se sauve pour de bon. Elle est douée, j'avais déjà du mal à la suivre en sachant où chercher ses pas, alors maintenant que je l'ai perdue de vue je sens que je suis mal barré. Je vais reprendre de la hauteur. Pour commencer je vais essayer de la repérer visuellement, peut être que je pourrai comme ça savoir dans quelle direction elle s'est dirigée. Mais je sens que je vais avoir quelques menues difficultés à retrouver ce fauve en liberté.






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Dernière édition par Shultz A. Loran le Jeu 24 Nov 2016 - 22:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Mar 22 Nov 2016 - 6:41

- Ta maîtrise de la terre est impressionnante.

Assise sur le couvercle d’une poubelle, dans le dos de Shultz, Jane commença à applaudir. Elle était accroupie dessus, ses deux pieds ne touchant plus le sol. Se relevant, elle sauta à bas du conteneur, puis s’approcha lentement de lui. Elle portait maintenant une perruque blonde, des gants à pointes, ainsi qu’une veste, qui changeait radicalement son look, là faisait passer pour une pseudo rockeuse trop rebelle. La jeune femme n’avait pas eu besoin de changer grand chose, mais seulement quelques vêtements lui donnaient un style vestimentaire radicalement différent. Un chewing gum mentholé dans la bouche, et elle était déjà une autre personne. L’art de se camoufler n’était décidément pas donné à tout le monde. Par ailleurs, elle ne boitait déjà plus, s’obligeant à garder le dos droit malgré ses blessures aux pieds. Se baissant sur les hommes, elle commença à les fouiller. En sortant des portes monnaies, qu’elle les ouvrit pour trouver des identités. Oh, bien sur, elle ne doutait pas un instant qu’il s'agissait de pontes de la mafia, mais elle aurait aimée en savoir un peu plus. C’est donc sans remord qu’elle prit en photo leurs cartes d’identités, avant de les reposer. Dans le même temps, Jane avait également sorti des téléphones portables, des joujous derniers cri, d’ on elle enleva la batterie. N’en gardant que les cartes sims, qu’elle fourra dans sa poche sans plus de cérémonie.


Se relevant d’un geste souple, elle ne se tourna pas vers lui. Utilisant sa voix traînante, un peu rauque elle s’adressa pourtant à sa conscience. Pas vraiment sûre de pouvoir lui faire lâcher prise, pas vraiment sûre que rester ici, s’être de nouveau montré, soit une bonne idée. De toute façon, elle n’avait pas eu le choix, l’occasion était trop belle pour récolter quelques informations. Une idée lui vint alors, une idée qui n’était peut être pas si mauvaise. Sortant de sa poche un petit carnet et son crayon attitré, elle les lui lança.

- Écoute, et prend note, en anglais. Dans la version originale, Clochette, jalouse de Wendie, essayera de la tuer en disant aux garçons perdus de lui tirer dessus. Naïfs, ces derniers lui obéiront sans se poser de questions.



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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Ven 25 Nov 2016 - 0:01


Finalement je n'aurai pas à la retrouver. Elle est revenue d'elle même me voir. Elle était juste là, assise nonchalamment sur une poubelle dans mon dos. Je crois qu'elle me surprendra toujours. Alors qu'il y a encore quelques secondes elle détalait le plus vite possible, la voilà qui me complimente et qui agit comme si de rien n'était. Elle est décidément plus qu'imprévisible. Elle avait d'ailleurs encore changé d'apparence et d'identité aussi. Une espèce de rockeuse blonde, on est étrangement proche et radicalement loin de la punkette de tout à l'heure.

"Je te remercie, il faut dire que je la travaille tous les jours aussi. Je te cache pas aussi que j'aurais bien aimé garder la surprise un peu plus longtemps. Mais je te rassure, j'ai d'autres atouts cachés dans ma manche."

Je la regarde faire ses recherches sur les trois hommes inconscients avec un léger sourire sur mon visage. Elle est minutieuse et prend en photo les pièces d'identité des trois gorilles. Elle va certainement vouloir faire des recherches afin de savoir qui la pourchasse je suppose. Ce n'est pas donné à tout le monde de d'approcher cette jeune femme. Elle prend suffisamment de précautions ainsi il faut dire. Elle prit ensuite soin de récupérer les cartes sims. Ce qu'elle pourrait en faire ? Aucune idée, je ne sais pas grand chose des technologies, je n'ai jamais été aussi doué. Bien sûr j'ai quelques bases, mais rien d'extraordinaire.

Elle finit par se relever. Ne se tournant toujours pas vers moi, elle me lança un bloc note et un crayon. Que voulait-elle que je fasse de cela ? Je n'ai pas eu besoin de lui demander. Elle commença à dicter. Ces mots ne m'étaient pas étrangers. Bien que l'anglais ne soit pas ma langue maternelle. Il est donc plus probable que j'ai connu une traduction du texte que je m'efforce de noter. Wendie. Ce ne serait pas la Wendie du conte de Peter Pan ? Effectivement, entre Wendie et les enfants sauvages j'en suis certain. Ca fait quelques années que je n'ai pas entendu cette histoire, depuis mon enfance en fait. Pour quelle raison veut-elle me faire écrire ceci ? Qu'à-t-elle derrière la tête ?

"Je connais grossièrement mes classiques tu sais, pourquoi tenir à ce point à me le faire écrire en version originale ?"






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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Ven 25 Nov 2016 - 17:42

Parce qu’entre nous deux, tu es le seul à pouvoir le faire.

Un murmure, qu’elle n’osa prononcer à voix haute. C’était là un fait qu’elle n’avait jamais dit à personne, un secret qu’elle n’avait jamais prononcé de ses propres mots. Jane parlait et écrivait italien, puisqu’elle avait été retrouvée et éduquée la bas, mais son anglais ne se limitait qu’au langage. Un langage qu’elle maîtrisait suffisamment pour que la confusion persiste. Mais cela ne s'arrêtait qu’aux mots. La demoiselle était illettrée. Après bien sûr, elle avait toujours su se débrouiller. Avec sa population cosmopolite, les magasins italiens foisonnaient sur Awashima. Brave demoiselle intégrée comme il se doit à la société, elle n’avait donc jamais pensée que sur cette île, sa faiblesse en serait vraiment une, et il se passerait longtemps avant qu’elle ne le pense réellement.

Mais pour la première fois, elle qui n’avait rien à apprendre décidait de confier l’une de ses plus grandes faiblesses. Pourquoi ? Elle même ne savais pas. Peut être était ce parce qu’inconsciemment, elle se doutait qu’il continuerait à la suivre, peu importe ou elle se trouverait. Peut être était ce une forme de remerciement. Peut être était ce seulement pour s’amuser, et qu’elle allait se retirer, avant de se brûler les ailes comme elle aimait toujours à le penser. Jane ne s’en préoccupait pas sur l’instant. Sur l’instant, elle ne cherchait qu’à assouvir son insatiable curiosité.

- Ta ténacité a eu raison de la mienne, je t’apprendrais ce que tu veux savoir et en échange, tu m’apprendras ce que je désire moi.  

Sans que cela ne semble lui poser problème, la jeune femme se hissa sur un toit. Utilisant un renfoncement apparent et une gouttière pour mieux s' aider. Elle ne portait plus d’arme à feu, l'opération semblait donc plus aisé. Oui, cela avait été rapide, un seul instant avait suffi. Mais Jane était ainsi, un vrai petit singe. Il ne lui suffisait que d’une occasion pour prouver que la rue était son territoire, et cela, personne n’aurait pu le contester. Parmi toutes choses, elle aimait les hauteurs, et ne se privait jamais de le montrer. Car en haut, personne ne pouvait la voir. Les toits semblait-elle penser, étaient destinées à être explorés. Une tâche qu’elle s’ empressait toujours de faire, de toutes les façons possibles et inimaginables.

Les genoux sur les tuiles en pente, elle lui tendit la main. Le défiant d’utiliser ses pouvoirs d’un air goguenard. Était t’ elle vraiment sûre de ce qu’elle était en train de faire ? La jeune femme pensait que oui, que tant qu’elle aurait une porte de sortie, elle pourrait s’enfuir sans sourciller. Que tout abandonner, même ses chiennes adorées, ne lui poserait jamais de problèmes de conscience. Oui elle le pensait sincèrement, ce ne serait d’ailleurs pas la première fois qu’elle le ferait. Depuis le temps, Jane s’était habituée à courir. A s’enfuir. Elle pouvait donc, sans remords aucuns, tendre une main vers cet homme, et le convaincre de se hisser dans son domaine. Et quand ce fut fait, elle lui adressa un petit sourire, petit sourire du genre carnassier.

- Tu verras des choses horribles, me détestera surement pour ce que suis. Mais tu as choisi de me suivre, et rien que pour ça, je ne ménagerais pas. Qui sait si tu ne te lasseras pas ?



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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Dim 4 Déc 2016 - 16:35


Elle murmura une réponse à ma question. Un murmure que je ne suis pas sûr d'avoir tout à fait compris. Un murmure que je n'étais peut être pas sensé comprendre. Je ne chercherai pas à comprendre pour l'instant, je vais me contenter de ce qu'elle me donne, chaque chose en son temps, dompter un fauve telle que cette chère Maggie est très probablement impossible, alors autant profiter de la voir se laisser approcher. Je me féliciterais presque d'être parvenu à lui faire changer d'avis et de me laisser apprendre auprès d'elle, même temporairement cela représente une victoire auprès de cette anguille qui fait tout pour te filer entre les doigts. Et puis elle reprit la parole, distinctement cette fois, et ce qu'elle dit me ravi. Elle me propose un échange de bons procédés, elle m'instruis et je l'instruis en retour. Qu'ai-je donc comme connaissances qui pourraient l'intéresser ? Cela reste un mystère pour l'instant. Je finirais bien par le découvrir d'une façon ou d'une autre.

"Soit, ce marché me convient. Je t'enseignerai ce que tu voudras Maggie."

A peine avais-je eu le temps de parler qu'elle s'était hissé sur un toit et me tendait sa main comme pour me provoquer, me mettre au défi de la suivre. Sauf que moi je ne sais pas grimper comme elle le fait. Je suis à l'aise sur mes deux pieds, pas en crapahutant sur les façades des bâtiments. Je vais quand même devoir relever son défi si je veux pas qu'elle me charrie et me le rappelle tout au long de notre "partenariat". Mais je vais quand même tricher un petit peu, je n'ai après tout pas autant d'entraînement qu'elle. Du coup je me propulse grâce à mon don et me réceptionne juste en dessous de sa main. J'arrive à m'accrocher à la paroi, j'attrape sa main et elle m'aide à finir la grimpette. Une fois en haut elle me sourit, d'un sourire malicieux et provocateur. Elle reprends alors la parole pour me mettre en garde. Mais je ne suis pas sûr qu'elle se rende bien compte du fait qu'elle ne risque pas de me choquer, pas avec ce que j'ai vécu d'une part et ce que je prévois de faire par la suite. Aucun risque pour elle en tout cas de ce point de vue là. Et qu'elle ne me ménage pas, je m'y attendais, et je ne lui en demande pas moins.

"Je ne m'en fais pas, et tu devrais ne pas t'en faire non plus, t'auras intérêt à te lever méchamment tôt pour m'effrayer. Et si je t'ai effectivement cherchée avec autant de ténacité, ce n'est pas pour que tu prenne des pincettes avec moi. Quand est-ce qu'on commence ?"

Ma dernière réplique avait typiquement pour but de la provoquer, de chercher à titiller le fauve qui est en elle. Je me tiens debout face à elle et c'est à mon tour de lui lancer un petit sourire de défi.






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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Ven 16 Déc 2016 - 7:44

Il avait beau avoir triché pour la suivre, elle ne s’en formalisa pas. Cachée derrière un sourire malicieux, la demoiselle lui faisait outrageusement face. Ses pieds lui faisaient mal. Maintenant que l’adrénaline retombait, Jane s’en rendait compte et cela l’agaçait. Elle en prenait tout particulièrement soin. C’était une partie sensible de son anatomie, sa faiblesse pour ne pas dire. La demoiselle avait donc du mal à se concentrer, mais n’en laissa rien transparaître. Pas devant lui, qui semblait pouvoir survivre quoiqu'elle se décide à lui faire endurer. Pas devant lui, qui semblait se ficher de son nom, de ce qu’elle pouvait être bien avant qu’il ne la rencontre.

C’était presque devenu une question de fierté. Entre eux, elle le sentait bien, ça allait être à qui craquerait le premier. Qui déciderait de creuser les failles de l’autre, quitte à en sortir blessé. Qu’avait t’ il vu pour ne pas se formaliser de ce qu’elle lui ferait subir ? Jane s’interdit d’y penser. Elle avait trop à faire avec ses deux chiennes pour se soucier du sort d’un autre. Pour prendre encore plus sur elle. Non, tout ce qu’elle allait faire, c’était prendre ce qu’elle avait à gagner, puis disparaître, comme à son l’habitude. Disparaître, et effacer toutes les preuves qui prouvaient qu’elle avait pu exister. Il ne restait plus qu’à savoir si cet homme allait en faire partie. Si après l’avoir entraîné, elle aurait le courage de s’en débarrasser.

Alors, elle le poussa. Elle le poussa vraiment. De toutes ses forces, pour lui faire perdre l’équilibre. Pour le tuer tout simplement. Jane lui avait confié l’un de ses secrets, elle avait décidée de l'entraîner. Pourtant, pourtant, elle n’avait aucune honte à être changeante. Mieux, elle semblait y prendre un certain plaisir, comme si ses différentes personnalités rentraient en contradictions les unes envers les autres, devenant un maelstrom qu’elle même ne semblait pas pouvoir contrôler. Un patchwork naturel et particulièrement déséquilibré d’ on elle n’avait pas forcément conscience. Elle le poussa, sans que soit un problème de son point de vue. Elle le poussa, pour le voir au moins tomber.

Alors oui elle l’avait fait, mais elle s’attendait à ce qu’il puisse au moins se réceptionner. Ce n’était pas pour rien qu’elle l’avait choisi comme disciple. Shultz avait du réflexe, et savait s’en servir. Jane ne faisait que l’utiliser contre lui. Le coup de feu attirait déjà des gens, personnes qui se précipiteraient dans la rue ou elle l’avait jeté. La demoiselle ne faisait que profiter de la confusion pour lui donner son premier exercice. Elle tourna la tête, trois personnes arrivaient en courant, des policiers. Parfait. Grimpant un peu plus haut sur le toit, elle se plaça de l’autre côté, sur la pente pour quand même tout écouter.

- Maintenant Shultz, je veux voir tes talents d’acteurs.



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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Sam 31 Déc 2016 - 10:58


Après ma dernière prise de parole, elle resta là, à me toiser et certainement à me jauger. Que pouvait-elle bien avoir en tête ? Quelles idées tordues, loufoques ou juste totalement dingues pouvaient bien passer par ses méninges à cet instant ? Je ne pense pas pouvoir entrer dans sa tête aussi facilement que je suis déjà parvenu à le faire avec des tas d'autres personnes auparavant. Elle me fixa comme cela quelques secondes, arborant toujours un petit sourire qui constituait une barrière supplémentaire au déchiffrage de ses pensées, elle me fixa puis tous ses muscles, ou presque, s'actionnèrent simultanément. A force je ne relâchais presque jamais mon sonar "naturel" et à cette distance je pouvais sentir certaines impulsions parmi les plus légères, un grincement de dents inconscient, un poing qui se crispe faisant au passage craquer subtilement quelques phalanges, etc. Cette fois c'est la totalité du corps de la jeune femme qui concentra toute la puissance musculaire dont il bénéficiait. Bien évidemment je n'avais pas réellement le temps de riposter à une attaque, pas à cette distance et dans cette position. Mais ce genre de mobilisation générale ne constitue pas une annonce d'attaque à proprement parler, son gabarie et sa technique tendraient plutôt à me faire penser qu'elle veut effectuer un acte moins précis, moins chirurgicale même je dirais.

Et c'est ce qu'elle fit, elle parvint à m'expulser de la plateforme sur laquelle j'étais monté presque moins d'une minute plus tôt. Souhaitait-elle vraiment mettre ma vie en danger de cette façon ? J'espère qu'elle ne s'attend pas à ce que je sois en difficulté au moins. Et puis en touchant le sol je me rends compte de ce qu'elle souhaite réellement. Mais avant tout je me dois de vous rassurer, je ne me suis pas écrasé lamentablement au sol, c'est à peine si ma chute fut d'un centimètre à la vérité. Toujours grâce à la pseudo armure de roche que je porte continuellement, je parvins à me faire léviter puis à me poser tout en douceur. Me voilà allongé sur le sol avec trois flics venant vers moi. Espérons que la demoiselle avec laquelle je me suis pris le bec la dernière fois ne se trouve pas parmi eux, ce serait fâcheux. Il va me falloir inventer un bobard, quoi de plus évident après tout. Il ont entendu en coup de feu ? Donnons leur du spectaculaire alors. En me relevant, et en étant dos aux forces de l'ordre, Je m'écrase le nez avec un rocher vaguement semblable dans sa forme à la crosse d'une arme de poing.

Une fois à ma hauteur ils découvrent mon imper aspergé de bière, mon nez saignant à flots et mon air hagard. Ils me demandent de m'asseoir tout d'abord puis me demande par où est partit mon agresseur. Je leur indique vaguement le côté opposé de celui de leur entrée héroïque et deux d'entre eux s'y précipitent en demandant des renforts. Le troisième reste pour me poser des questions de routines et appeler les secours. Sauf que je ne souhaite pas aller à l'hôpital, alors je mime une crise de folie, d'hystérie plus précisément, juste ce qu'il faut pour dérouter l'agent.

"Non ! Pas les médecins ! Pas eux je vous en supplie tout mais pas ça ! Je ne veux pas encore voir ces gens en blouse blanche ! Nooooooon !"

Profitant du fait qu'il était occupé à tenter de me calmer, de me maintenir en place, je détache un morceau de béton sur la paroi et assomme l'homme avec un tir bien sentit dans le crâne. Je mime la surprise et la paranoïa, les badauds sont toujours là à observer, comme toujours. Alors toujours sans faire le moindre geste suspect je dresse un mur de part et d'autre de ma position afin de dissimuler la scène aux curieux. Je monte rejoindre ma professeur sur le toit. Une fois hors de vue je laisse les murs retomber en un nuage de poussière. L'homme agressé à officiellement disparu sur l'île désormais. J'espère m'être assez défiguré pour que le portrait robot qu'ils dresseront sera trop approximatif. Alors que je redresse mon nez comme je le peux je m'adresse à cette chère Maggie devant moi.

"Tu es totalement dingue, mais c'était marrant. Bon un peu douloureux quand même mais marrant. Je me demande juste si mon 'déguisement de fortune' sera suffisant, qu'en pense-tu ?"






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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Mer 1 Mar 2017 - 12:41

- Suis moi

Jane n’est plus souriante, le pli sur son front indique une certaine inquiétude. L’est t’ elle vraiment ? Personne ne saurait le dire, car l'expression a déjà disparu, remplacé par une arrogance qu’elle se compose naturellement. Voyant Shultz revenir vers elle amoché, la demoiselle le toise sans se priver. Alors qu’il remet son nez en place, elle le regarde, comprenant qu’il faudra maintenant le soigner. Ses pieds lui font mal, ce sera une bonne chose de rentrer à la maison. Alors, elle commence à marcher, doucement, sur le toit pour en atteindre l’autre côté. Doucement, elle saute sur le prochain, puis sur un rebord. En équilibre précaire, elle marche, les bras étendus de chaque côté.

- Tu es un idiot, le nez faut tout de suite le faire réparer, sinon, tu vas devenir encore plus moche.

La conversation ne se poursuit pas, Jane est trop occupée à aller vite. Elle fend la ville par ses toits, sautant pour grimper sans perdre de temps, roulant pour atterrir correctement. Elle ne s'arrête jamais, constamment en mouvement. Il faut avouer que le spectacle vaut le détour, la demoiselle est bigrement belle dans cet état de semi-liberté. Courant dans le vent comme on se délecte d’une sucrerie. Souriant comme quelqu’un qui n’a jamais vu la lumière du jour. Comme un évadé de prison juste avant d’être rattrapé par ses matons. C’est qu’elle rebondit la vilaine, utilisant les éléments du décor pour mieux se propulser. La douleur n’existe plus, c’est une course de rapidité.

Encore un peu, et les voilà arrivés. C’est un bar miteux. Le genre glauque, dans lequel, pour rien au monde, on ne rentrerait. Les vitres sales donnent l’impression que l’endroit est abandonné, on ne voit même pas les tables à l'intérieur tellement elles sont grasses. La peinture écaillée laisse voir un bois rendu blanc par le temps. Rien dans cet endroit n’indique une quelconque activité, et pourtant, elle y rentre sans hésitation. Ouvrant une porte au battant en forme de tête de bélier. L'intérieur, contrairement à ce que l’on pourrait penser, est cossy. Chaleureux. Le bois utilisé est clair, la lumière des luminaires donne à cet endroit l’ambiance typique des bars hollywoodiens. Le contraste fait peur, mais ce bar n’est absolument pas normal. S’approchant d’un pas décidé, ignorant les têtes qui se tournent simultanément vers elle, la demoiselle se place sur une chaise, au bar.

- Papa, deux bourbons et un médecin pour le monsieur

Celle qui sert l’alcool n’est pourtant pas un homme, c’est une magnifique femme qu’on juge pourtant d’âge mûr. Celle ci s'exécute, et se penche soudainement sur Shultz. Lui prenant le visage entre ses délicates mains. Palpant le nez cassé, puis regardant derrière eux. Essayant de croiser un visage familier. C’est un bar malfamé, la population de tueurs à gages, de mercenaires, et de mafieux, y est magnifiquement élevée. A vrai dire, il n’y a que ça, c’est pas si compliqué. L’un d’entre eux, visiblement éméché à cette bonne heure de la journée, lève un verre en leurs directions



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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Mer 1 Mar 2017 - 20:02


J’obéis à l’ordre de suivre, de toute façon je sais que je n’ai pas le temps de discutailler trois plombes, qu’elle va encore s’élancer tel un chat qui aurait fait ça toute sa vie. Et quand bien même j’ai obéis dans l’instant, je sais que sans mes pouvoirs je suis totalement incapable de la suivre. Elle qui se déplace si gracieusement et avec une telle fluidité sur les toits, et moi derrière qui me propulse et me réceptionne tant bien que mal en m’aidant de morceaux de béton que je détache. Ma méthode est plus brute de décoffrage mais elle fonctionne, du moins suffisamment pour ne pas être largué quoi. Et voilà qu’elle se fout de moi maintenant, j’aurais tout entendu décidément.

“Ne fais pas comme si tu étais insensible à mon charme enfin, ce serait mentir ma chère.”

Mais je suis obligé de hausser le volume vers la fin car elle me distance. Elle ne me ménage définitivement pas, et ce malgré ses blessures aux pieds. Pour accélérer la cadence et être sûr de me maintenir au niveau, j’abandonne les sauts pour juste faire léviter une plateforme sur laquelle je m’installe. Ce n’est pas très fair-play, je sais, mais essayez donc de la suivre et vous aurez l’impression de faire la course avec le vent. C’en est presque désespérant en soi. Mais je suppose que c’est l'entraînement le maître mot, comme souvent.

On finit par arriver devant un bar qui semble à l’abandon. Les vitres sont dans un état lamentable mais toutes entières. Ce n’est pas le genre de fréquentations habituelles pour moi mais je ne vais pas faire mon difficile. Et puis c’est peut être juste une planque qu’elle garde sous le coude, peut être qu’il est vide et qu’il y a juste le nécessaire vital à l’intérieur.

Et puis elle ouvre la porte, et je dois dire que l’illusion était parfaite. L’extérieur mité doit suffisamment rebuté les gens pour que ce bar n’accueille qu’une clientèle “particulière”. Vous vous demandez pourquoi je dis cela ? Parce qu’en entrant j’ai tout de suite senti les différentes armes présentes dans la salle. Mais pour autant, l’ambiance n’est ni lourde ni tendue, elle est même plutôt agréable. Un peu comme si toutes ses personnes respectaient ce lieu comme une sorte de sanctuaire. Il faut croire que même les personnes qui vivent à côté des lois ont un code d’honneur, ou au moins un code tout court. Quoi qu’il en soit, je suis ma prof sans dire un mot, je suis détendu et ne ressent pas le besoin de me méfier des regards qui se tournent vers nous. Enfin, vers moi surtout, je suis un nouveau ici après tout.

On s’asseoit au bar et il semble que la demoiselle a ses habitudes ici. Ce sera donc un bourbon, je ne vais pas refuser un peu d’alcool avec mon nez encore endolori. Et bien qu’il ne saigne plus je dois être pas mal barbouillé de sang. Et la barman de m’attraper le visage pour l’observer de près. Elle doit vouloir mémoriser ma tronche dans les moindres détails. Du moins c’est ce que je suppose. Je finis par ouvrir la bouche avant qu’elle n’ait relâchée son emprise sur mon faciès.

“Le médecin à la limite c’est pas dramatique, mais je suis pas contre un truc pour me débarbouiller et un sac de glace si vous avez.”

Je ne sais pas ce que Maggie a prévu pour la suite des opérations mais je sens qu’elle me réserve quelques surprises durant mon enseignement. En tout cas la première leçon était inattendue et brutale dans un sens…






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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Mer 1 Mar 2017 - 22:47

La tenancière, lui lâchant le visage, ouvrit la trappe menant à l’arrière salle, les enjoignant silencieusement de les suivre dans son antre. Leurs tendant deux tabourets, elle alla remplir des bassines d’eau dans un évier proche, puis les posa à leurs pieds. Allant chercher des serviettes propres, ainsi qu’un nécessaire de premier secours. Sans l’attendre, Jane commença à soigner ses pieds toujours nus. Utilisant la bassine à portée pour déjà les nettoyer. Prenant la pince à épiler et les cotons que Papa ne tarda pas à lui apporter, elle se mit à l’oeuvre.

- Hiiagara est dans les parages ?

La tenancière secoua la tête, cela faisait quelques temps déjà qu’il n’avait pas été vu dans les environs, et des rumeurs commençaient déjà à circuler. Maggie pesta, ce type était un bon medecin, et il faudrait composer avec un type moins compétent par dépit. Cela ne lui plaisait pas des masses, mais c’était le pain quotidien des gens de l’ombre. Certains disparaissaient, d’autres revenaient, et même avec du temps, beaucoup en ignoraient les raisons. Papa s’éloigna un instant, et revint avec deux verres remplis. Au moins n’avait t’elle pas ignorée leurs commande. La dame pouvait se permettre de s’éloigner de son bar sans se questionner sur sa sécurité. Dans une île peuplée de gens avec des super-pouvoirs, personne n’aurait osé défier la tenancière. Pas même Jane, c’est pour dire. Cette dernière d’ailleurs, lui demanda franchement si elle n’avait pas un remplaçant sous la main.

Soupirant, Papa s’éloigna un instant, téléphonant à une connaissance du milieu. La discussion parue agitée, mais Jane ne douta pas un seul instant que la tenancière arriverait à se faire entendre. Revenant triomphalement vers eux, elle avait ramenée la bouteille de bourbon. Bouteille dont elle beu de longues gorgées, avant de la tendre à Shultz.

- Tu es l’une de mes meilleures clientes Jane, mais sérieusement, je m’inquiète pour toi. Regardes dans quel état tu me reviens encore… t’as fais des crises récemment ?

La dénommée Jane fusilla Papa du regard, et pencha la tête en arrière. Pas devant Shultz, elle ne voulait pas lui donner plus d’emprise qu’il n’avait déjà sur sa personne. La tenancière haussa les épaules d’un air boudeur, levant un peu les mains pour s’excuser. C’était la première fois que sa cliente ramenait un étranger, elle pensait donc qu’il serait au moins au courant de cette partie de sa personnalité. Le silence gêné qui s’ensuivit lui apprit que non. Que ce qu’elle voyait n’était pas ce qu’elle croyait.



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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Mer 1 Mar 2017 - 23:51



Finalement elle nous ouvrit un passage vers la planque dans la planque. Au final cela ne me choque pas vraiment que dans un endroit comme celui-là il y ait une porte dérobée. Je descends donc sur les talons de Maggie et nous sommes accueillis par deux tabourets bientôt rejoints par deux bassines d’eau. C’est pas plus mal, je vais pouvoir enlever mes peintures de guerre et elle pourra éviter l’infection à ses pieds. Elle commença d’ailleurs sans m’attendre, ce que je ne lui reproche pas car ses blessures sont plus graves que les miennes, les os et le cartilages, même cassés, ne représentent pas un grand danger face aux coupures mal soignées.

Lorsque la barwoman amène des serviettes, je peux enfin expérimenter le contact rafraîchissant et revigorant de l’eau sur mon visage. Je peux enfin me débarrasser de cette sensation moite et tiédasse du sang à moitié coagulé qui recouvrait une partie de mon visage. J’allais remercié la patronne lorsque celle qui m’avait amené ici prit la parole. Visiblement ce Hiiagara se faisait désirer. Il devait sûrement s’agir d’un médecin qui a l’habitude de rafistoler les clients de ce bar.

Je finissais de me nettoyer et observais mon reflet dans l’eau devenue faiblement rougeâtre de la bassine à mes pieds. J’y était allé comme un bourrin lorsque j’avais cogné, non seulement j’avais bel et bien cassé un peu plus que du cartilage, mais j’avais aussi fait exploser la peau sous l’impact. Et comme je ne le sais malheureusement que trop bien, le visage peut déverser une belle quantité de ce liquide si précieux. Je trouve rapidement un pansement ou deux dans la trousse de secours que je m’applique à poser sur la plaie découpée grossièrement. Disposé en croix, il couvre suffisamment bien ladite blessure pour que le flux s’arrête et que je puisse détacher mon attention de mes soins.

Je débarque donc au moment où la propriétaire revenait de je ne sais où avec la bouteille commandée à la main. Elle s’en enfila une belle gorgée avant de me la tendre. Je la pris et en bu moi aussi une bonne gorgée, quand bien même je suis plus habitué et plus friand de bière, ce bourbon est bien agréable. Alors que je baissais le coude, la discussion reprenait. Jane, voilà comment on se référait à elle ici. Je ne pouvais même pas être sûr que ce soit son véritable nom en fait. En revanche, autre chose attira mon attention, c’est la mention des crises. Parlait-elle de crises semblables à celle dont j’avais été le témoin cet autre soir sur le toit ? Peut être, après tout je sais très peu de choses sur elle, et si je me rappelle du discours quelque peu alarmiste du médecin ce même soir, son corps est dans un sale état.

Je finis par tendre la bouteille à Jane, ou Maggie, ou peut m’importe quel est son nom, elle pourrait tout aussi bien s’appeler Jacques, ça ne m’intéresserait guère.

“Je me fous de ton vrai nom, et il vaut mieux de toute façon que je continus de t’appeler Maggie, après ce qu’il s’est passé la dernière fois, c’est sûrement plus prudent.”

Je tournais mon regard vers la seconde femme qui se trouvait dans la pièce. Mon visage n’arborait aucune émotion, il était simplement neutre comme il pouvait l’être si souvent. Mais je lui étais tout de même reconnaissant, alors en faisant un certain effort, je finis par afficher un sourire qui se voulait amical et sincère.

“Merci en tout cas pour ce matos de rafistolage, je serai presque présentable au moins.”

Un peu d'humour n'a jamais fait de mal à personne et l'ambiance avait bien besoin que j'essaie au moins de changer de sujet, non ?






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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Jeu 2 Mar 2017 - 17:12

La tenancière regarda Jane, avant de lever encore une fois les yeux au ciel. C'était la première fois que sa cliente ramenait un homme certes, mais ce dernier n'avait absolument pas la gueule de l'emploi. Oh, elle n'était pas dupe une seule seconde, il allait vite y rentrer, perdant de sa superbe pour y gagner en lucidité. Mais les jeunes étaient toujours comme ça, avant de tomber dans la solitude qu impliquait ce genre de métiers. Ceux qui n'arrivaient pas à si faire mourraient, ou devenaient fous, dans le meilleur des cas. Jane allait elle précipiter cette chute, ou au contraire essayer de l'épargner ? C'était étrange, ne l'avait elle pas mis en danger ? Oui, mais sans se demander, elle l’avait aussi amenée chez quelqu'un qui était en mesure de le soigner. Que cherchait t elle à faire ?

Comme si c’était son vrai prénom

La tenancière se mit à renifler bruyamment, se passionnant soudainement la bouche d’aération. Puis buvant directement dans le verre de Jane, elle se refera de nouveau au jeune homme, le dévisageant cette fois ci sans ménagement.

C’est quoi ton surnom ? Je suis papa, et elle, c’est le zèbre.

Mais s’en était t’il choisit un ? Là était toute la question. Il y avait un certain code dans ce bar, pas d’identité, juste des pseudos. Quand la police les rattraperaient, car elle finirait bien par le faire un de ces jours, ils ne pourraient au moins pas découvrir des secrets compromettants. Enfin si, mais la queue du lézard serait coupée avant que le corps ne soit trop amoché. C’était ainsi qu’elle s'était retrouvée avec une Exécutrice, un Semeur de cadavres et d'innombrables prénoms italiens. Cette communauté cosmopolite avait au moins le mérite de ne pas faire de vagues dans son établissement. C’était une règle tacite, que personne n’osait transgresser. Ce bar était un endroit de détente, ou tous préjugés étaient oubliés. Les fouteurs de merdes, ils étaient renvoyés à coups de pieds au derrière.

Finissant de bander ses pieds, Jane se mit à regarder le passement de fortune de son protégé. Mais alors que Papa lui avait prit le visage, elle ne faisait que l’observer. Au moins n’avait t’ il plus ce sang sur le visage, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y avait pas été de main morte. La demoiselle aurait eu envie de le réprimander. Prendre soin de son corps était une priorité, si tenté que le corps en question était leur outil de travail. Au moins avait-elle le loisir d’être un peu piquante, pour se venger de lui faire payer la somme astronomique que le médecin allait demander. Putain de merde, il avait intérêt à se réveiller en pleine santé, sinon, elle allait traquer la blouse blanche, et le faire tellement pleurer qu’il ne s’en remettrait certainement jamais.

Ta prochaine leçon arrive bientôt. L’art de survivre à une opération chirurgicale faite dans de mauvaises conditions sanitaires. J’espère que t’as de bons anticorps.



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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Ven 3 Mar 2017 - 16:28


Visiblement je passais pour un bleu, ce qui n’ a rien de surprenant puisque je suis effectivement un débutant dans ce milieu. Néanmoins, ce que dit la tenancière attire mon oreille, Jane ne serait toujours pas son véritable nom. Dans ce cas pourquoi aurait elle réagi de la sorte ? Peut être qu’elle ne voulait juste pas que je sache sous quel nom la demander dans ce bar… Cela ne m’étonne pas finalement, elle veut garder l’ascendant sur moi, elle veut être sûre que ce soit elle qui me trouve si besoin et non l’inverse. Cela fait partie des règles tacites que je vais devoir assimiler.

Maintenant on me demande mon surnom. Nous avons papa et zèbres qui sont déjà pris. Sûrement pas mal d’autres doivent l’être aussi je suppose. On va devoir trouver rapidement, je vais pas cogiter trois plombes pour cela. Un sourire se dessine sur mon visage, je pense avoir trouvé ce qui conviendrait parfaitement.

Mais je n’ai pas le temps de répondre, Maggie venait de finir de bander ses pieds meurtris et déjà elle passait à la leçon suivante. Survivre à une opération chirurgicale pratiquée dans des conditions d’hygiène précaires. Je pense pouvoir y survivre, je pense que mes nombreuses nuits à la belle étoile ont renforcées mes défenses naturelles. Mais si elle se fait sans anesthésie je vais devoir serrer les dents. Espérons aussi que le doc en question ne soit pas trop un charlo…

Et puis je lui ai dis que ce n’était pas grave de me remettre le pif en place, il n’était pas non plus exemplaire ni conforme aux canons de beauté que je sache. Je vais protester, au moins pour la forme.

“T’inquiète pas va, mon nez ne me pose pas de soucis tel qu’il est maintenant… Mais si vraiment tu y tiens, ne t’inquiète pas pour mes anticorps va, ils en ont vu d’autres.”

Je tournais ensuite la tête en direction de “papa”. Je peux enfin lui répondre convenablement.

“Et pourquoi pas *l’imper’* ?”

Le surnom avait été prononcé en français, ma langue maternelle. Il faut dire que je trouve cela plus sympa à l’oreille que “the raincoat”. D’ailleurs je ne l’ai pas précisé mais mes paroles se sont accompagnées d’un geste montrant mon grand manteau. Si ça se trouve, les deux femmes vont me rire au nez, mais je prends le risque, et je n’ai pas de meilleure idée pour l’instant donc elle devront s’en contenter.






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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Dim 5 Mar 2017 - 0:27

Jane ne put s'empêcher un petit sourire, sourire qui n’échappa pas à la tenancière, qui soudainement intriguée, plaça une main sous son menton. Regardant l’Imper sous un nouveau regard. Sa cliente ne le voyait certainement pas, butée comme elle pouvait parfois l’être, mais il y avait de la matière à réfléchir. Et puis d’ailleurs, qui était t’il ? Papa n’avait aucune information potable, aucune piste sérieuse, alors, il serait peut être temps de s’y pencher sérieusement. Ses interrogations furent pourtant coupées dans leurs élans, une sonnerie de portable venait de se faire entendre. Celle de Jane, que Papa avait donnée au médecin qui devrait opérer. Cette dernière, avec ses supers réflexes, décrocha presque immédiatement, se composant un visage neutre pour mieux écouter son interlocuteur se plaindre du manque de préparation. Après de longues secondes, le ton claqua.

- Ou êtes vous ?

Réponse que l'intéressé ne tarda pas à donner. Heureusement qu’il était dans un bar non loin, il pourrait les rejoindre rapidement. Lui même ne chercha pas à en rajouter une couche sur son malheur, comprenant que la personne en face pourrait bien être de celles qu’il ne faut pas agacer. Jane, sans plus attendre, commença à remettre ses chaussures. Les lassants avec les gestes de ceux qui font ça chaque jours. Elle allait le chercher, pour être sûre qu’il ne se perdrait pas en route. En guise d’excuse, elle se tourna vers les deux compères.

- J’reviens vite.


Et avant même qu’on ait pu lui répondre, elle était partie. Oubliant la politesse, la simple gentillesse. La tenancière, fort de ce caractère qu’elle avait apprit à connaître, soupira, puis s’asseya à son ancienne place. Écrasant sa tête contre le mur le plus proche, fermant les yeux un instant, comme pour cuver le fait qu’elle venait d’être rabaissée. Les rouvrant, elle se tourna vers l’Imper - drôle de nom d’ailleurs, quand on y pensait. Que voulait t’ il dire ? Peut être manteau, puisqu’il l’avait désigné en se nommant ainsi. Pas sur, il faudrait vérifier. Papa  se promit de le faire, avant de repenser à leurs réaction, quand il le leurs avait annoncé. Jane était restée stoïque, mais elle, elle avait été déroutée. Puis curieuse. Puis déroutée.

- Putain, elle manque vraiment de politesse... mais qu’est ce qu'elle a un joli petit cul. Allez racontes, tu l’as connue dans un bar, une ruelle ou un toit ?



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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Dim 5 Mar 2017 - 9:32


Il semblerait que mon petit surnom auto-attribué n’ait pas eu l’effet escompté sur les deux personnes qui se trouvent dans la même pièce que moi. Jane se contenta de rester inexpressive tandis que la tenancière se contenta de marquer sa réflexion avec sa main sous son menton. Il est vrai qu’à moins que leur “organisation” n’ait des infos sur tous les habitants de l’île, je suis un illustre inconnu qui vient de débarquer avec Maggie. Peut être que ce n’est pas tant mon pseudo qui l’intrigue que ma personne tout simplement. De toute façon, deux cas de figures s’offrent à moi, soit elle me posera des questions, soit elle se renseignera une fois que je serai partis.

Le flot de mes pensées fut interrompu par une sonnerie de téléphone. Ce n’était pas celle du téléphone que mon employeur m’a confié, donc je peux me permettre d’ignorer. Surtout dans la mesure où il s’agit de celui de Maggie. Visiblement ce qu’elle entendait à l’autre bout du fil ne lui plaisait pas des masses. Et sa réponse cinglante vint confirmer qu’il valait mieux que son interlocuteur ne la fasse pas trop chier. Elle finit par raccrocher, lasser ses chaussures et s’enfuir encore une fois en nous promettant de ne pas être longue. Nous verrions bien si elle n’a pas encore essayé de me rouler.

L’envol fulgurant de la demoiselle sembla  exaspérer papa, cette dernière soupira et vint s’asseoir à la place de la fugitive. Finalement, il semblerait qu’elle veuille me poser des questions avant de se renseigner par elle même sur moi. Un sourire se dessina sur mon visage lorsqu’elle prit la parole, surtout la partie sur le “jolie p’tit cul” de ma chère prof. On peut dire qu’elle faisait preuve de franc parler la patronne. Je ne vois pas quelle raison j’aurais de ne pas raconter la vérité alors je ne vais pas m’en privé, me limitant tout de même au strict nécessaire pour répondre à sa question.

“Bah, on va dire que ça fait partie de son charme ce manque de politesse. Et je l’ai rencontrée sur un toit, pour répondre à votre question.”

Il est vrai que des trois propositions qui se trouvaient dans la question, les deux premières seraient les plus logiques pour n’importe quel être humain normal. Cependant nous parlons ici de la sans-visage et de moi, et autant je ne sais pas vraiment elle se comporte dans les lieux publics, autant moi je sais comment je me comporte. Dans un bar on peut supprimer directement cette option puisque je ne suis pas du genre à aller draguer une belle demoiselle, voire à taper la discute à qui que ce soit d’ailleurs, et dans une ruelle on se serait juste croisés sans se voir. Il est d’ailleurs très probable que l’on se soit déjà croisés elle et moi, peut être était elle encore dissimulée dans un autre déguisement, sous une autre personnalité. Ce serait assez marrant que l’on se soit croisé à la fois dans un bar et dans une ruelle avant de finalement en venir à discuter sur un toit.

Je sortais de mes pensées pour me re-concentrer sur papa. “Papa”... Dire que ce mot pouvait autrefois être synonyme de souffrance et de colère. Je suis bien plus enclin à appeler cette personne qui m’a offert protection et soins “papa” plutôt que l’homme avec lequel je partage la moitié de mon code génétique… Voilà que je fais dans le larmoyant maintenant, c’est risible… Je vais devoir oublier encore une fois ce que j’étais il y a plus de 5 ans.






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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Dim 5 Mar 2017 - 12:01

Jane, une fois sortie, s’est adossée à la porte de service. Soupirant bruyamment, massant ses pieds dont la douleur était devenue intenable, elle s’est mise à réfléchir. Qu’allait t’ elle faire ? Pas maintenant, maintenant, elle devrait chercher ce médecin, mais après. Après qu’il soit guéri, après que cette situation ce soit un peu calmée. Il ne fallait pas oublier qu’elle avait la mafia aux trousses, qu’ils la cherchaient, et que ce ne serait qu’une question de temps avant qu’ils ne l’attrapent. Lui brisant les ailes, comme les méchants du continent avant eux. Que faire avec cet homme qui aurait besoin de se reposer, que faire avec ce type que allait la mettre en danger en cherchant à la retrouver. Il lui faudrait un plan de repli, enfin non, pas qu’un.

Jane, fermant les yeux, essaya de se concentrer. Peine perdue, depuis quelques temps déjà, la douleur était trop forte, elle n’arrivait pas à aligner deux phrases cohérentes. Son esprit d’ailleurs, avait tendance à divaguer. Elle avait beau montrer une facette forte, une personne courant dans le vent comme si la douleur n’était qu’un accessoire, la réalité était toute autre. Elle se sentait fièvreuse depuis un bon moment, et seule sa fierté l'empêchait de sombrer. Elle irait chercher ce putain de médecin, puis disparaîtrait pour au moins une semaine, le temps de se retaper. Peut être même deux tiens, il lui fallait des vacances. Des vacances en compagnie de ses adorées, sans rien d’autre pour venir l’ennuyer. Oui, cette perspective la faisait rêver, mais elle avait encore du travail. Laisser son élève entre de bonnes mains, et éviter qu’il ne meurt en cours de route, optionnellement.

Se relevant, elle se mit en route, et une fois arrivée à destination, elle ne se priva pas de montrer son point de vue au véreux de service. D’habitude, la jeune femme ne servait pas dans le sentimental, mais elle était fatiguée, agacée, et pleins d’autres mots finissant en ”ée”. Elle allait payer cher pour que les choses soient faites dans les règles, il n’était donc pas question que la chose soit prise à la rigolade. L’autre était aussi un nouveau dans le métier. Il ne comprenait donc pas que sa vie ne tenait à celle des gens qu’il allait rafistoler. Jane était partante pour le lui faire comprendre. C’est donc sans cérémonie qu’elle le plaqua contre le mur, couteau sur la gorge. Le praticien compris très certainement sa demande, car la demoiselle n’ut à lui couper qu’une mèche de cheveux pour le faire frissonner. Ringard certes, mais oh combien productif.

Productif, parce qu’elle partait du principe qu’on travaillait toujours mieux sous pression. Les petits nouveaux croyaient souvent que parce qu’ils étaient dans le côté obscur, ils pouvaient se permettre de passer outre le serment d'hypocrate. L’ancienne Jane, celle du continent, était là pour leurs faire comprendre que l’ombre pouvait être bien plus effroyable. Que les gens les plus terrifiants n’étaient pas ceux qu’on croyait. Son ancien patron était un grand père gâteau avec ses petits enfants. Qui eut cru qu’il aurait pu lui ordonner de tuer des familles entières sans sourciller ? Jane n’avait plus confiance en l’homme, les loups pouvaient se cacher sous n’importe qu’elle pelisse. C’était donc sans plus de cérémonie qu’elle avait choppée le médecin dans un coin, le poignard serré sur son cou d’obèse morbide, et qu’elle lui avait fait comprendre qu’elle avait beau être une femme, elle pouvait aussi être son pire cauchemar.

Le poussant devant elle, sans lui laisser le temps de respirer, elle le fit entrer par la porte des employés. Le médecin, tombant lourdement à terre, essaya de se relever, Jane, toujours aussi agréable, l’aida dans cette entreprise. Le prenant par le col avec une violence qu’on ne lui connaissait pas. S’éloignant en soufflant comme un buffle pour se calmer. Mais n’y arrivait plus, elle était trop fatiguée, trop fiévreuse pour seulement être passive. Se lavant le visage, elle respira profondément dans l’évier, sous le regard interrogateur de la tenancière. Calmée, elle reprit un visage de composition. Un air gentil, non pas pour le médecin, mais pour Papa, surtout pour papa, et un peu pour son élève, deux personnes qu’elle ne voulait pas plus inquiéter.



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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Dim 5 Mar 2017 - 15:57


Pour vous qui ne ressentez pas ce que je ressens, lorsque je vous parle de mon don de détection, cela peut paraître perturbant, vous devez certainement ne pas visualiser à quoi cela ressemble. Eh bien je ne crois pas que cela s’apparente vraiment à l’un des cinq sens “classiques”. Disons qu’au stade où j’en suis actuellement, je “ressens” des présences, et j’arrive à savoir dans quelle position ils se tiennent par exemple. Un peu comme des forme indistinctes. Et je commence à reconnaître certaines personnes. Je ne saurais pas dire comment ni pourquoi la plupart du temps, un peu comme si c’était intuitif, un peu qui si la forme que je ressens avait quelque chose de particulier, un peu comme lorsque l’on reconnaît la voix d’une personne sans trop savoir pourquoi. Bref, vous vous demandez peut être pourquoi je vous dis cela maintenant ? Eh bien parce que lorsque Maggie est sortie, je l’ai très clairement senti marquer un temps d’arrêt. La forme qui la représente alors semble se prendre les pieds à tour de rôle. Elle dissimulerait sa douleur au point de devoir faire une pause maintenant ? Ce serait typique de sa personnalité de ne montrer aucun signe de faiblesse. Et si je mets le doigt dessus elle va vouloir fuir. Je vais donc me contenter d’attendre et d’observer.

Elle se prit la tête dans les mains ensuite. Qu’est-ce qui la préoccupe tant ? Mon instinct me hurle qu’il y a anguille sous roche, mais je sais pertinemment qu’il faut y aller avec des pincettes avec cette demoiselle. Elle finit tout de même par aller chercher le toubib. Et lorsqu’elle part je me souviens que je ne suis pas seul dans la pièce. La tenancière doit se poser des questions si mon visage a laissé filtrer quelque chose. Je me suis laissé emporté par mes observations et j’en ai oublié mon rôle et mon personnage. Elle risque de vouloir me poser des questions, et je ne saurais pas quoi répondre. Alors je préfère jouer la comédie, continuer à être le petit bleu qui se fait initier par l’une des habitués. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés dans le silence de la sorte, mais

“Dites, est-ce que tous vos habitués sont aussi ‘sauvages’ que la zèbre ou elle reste une exception ?”

Après tout, si je suis amené à repasser par cet établissement, autant que je sympathise un peu avec la barwoman. Et quel meilleur sujet que notre seule connaissance en commun ? En vérité la réponse de la dame m’intéresse quand même, ce n’est pas juste pour taper la discute. Je ne sais pas si ça sera pleinement la vérité, après tout je viens de mettre le pied dans un milieu où la vérité est relative.

Mais au final, papa n’a pas le temps de me répondre, Maggie entra en poussant le doc. Doc dont la spécialité n’était pas la nutrition visiblement. C’est rassurant pour mon nez, si on y réfléchit bien. Mais le plus important ici c’est le comportement de ma prof. J’ai comme un mauvais pressentiment. Et les paroles du toubib de l’autre soir me reviennent suffisamment clairement pour que j’ai envie de garder un oeil sur la demoiselle. Mais bon, pour l’instant je doute qu’elle tente de s’enfuir, donc je vais me concentrer sur le fait de ne pas choper une saloperie pendant mon intervention.

“Alors c’est vous qui devez m’opérer ?”

Je venais bien évidemment de m’adresser au type joufflu qui était entré il y a quelques secondes. Visiblement, il n’est pas tranquille, je me demande ce que Maggie a bien pu lui faire avant de le faire entrer. S’inquièterait-elle, ne serait-ce qu’un peu, pour ma santé ? Quand bien même ce serait le cas elle ne l’admettrait jamais.






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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   Sam 1 Avr 2017 - 8:26

Jane regarda le medecin, qui regarda le nez cassé. Il sembla un instant interloqué, puis regarda la tenancière, comme pour lui demander de l’aide. Mais personne ne l’ aiderait, et d’un simple haussement d’épaules, elle le lui fit comprendre. Quand à Jane elle, et bien, elle se curait les ongles avec le couteau qui avait servit à le menacer. Calmement, méthodiquement.

- Quoi, sérieusement ? vous m’avez vraiment appelés pour ça ? Aucun respect franchement, j’t’en foutrais moi, du serment d’hypocrate.

Le médecin avait ronchonné dans sa barbe, oubliant un instant qu’il était observé. Il s’était déjà penché sur le patient, regardant l’étendu des dégâts. Il savait avoir besoin d’une radiographie, mais ce ne serait pas ici qu’il y aurait droit. Pas dans ce taudis. Heureusement qu’il était bon dans son domaine, il n’en aurait pas besoin. Du moins, il prirait pour ne pas avoir de complications en cours de route. L’autre ne semblait pas du genre à pardonner, et il voulait sortir d’ici avec ses dix doigts. Un fois son diagnostic posé, il la regarda nerveusement. Comme pour ne rien arranger, la demoiselle au couteau prit une bouteille sur le comptoir, et commença à se servir un verre. L’ignorant superbement, elle s’approcha du blessé, et le lui tendit.

- Désolée de t’ infliger cela …

Ce n’était pas une boisson ordinaire, elle allait l’envoyer au pays des rêves le temps que l’opération soit couronnée de succès. Jane aurait dû l’envoyer à l'hôpital, et la culpabilité de ne pas l’avoir fait commençait à la ronger. Mais ils allaient remonter jusqu’à elle. Trop tôt, bien trop tôt pour qu’elle ne puisse correctement se préparer. Il lui fallait du temps pour mettre ses chéries en sécurité, mais ce dernier avait tendance à lui échapper. Shultz, à sa manière, allait l’aider à en gagner, et ce, même s’il n’en avait pas conscience, même s’il ignorait même qu’elle finirait par être traquée.



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MessageSujet: Re: Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]   







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Tu comprendras le prix de ma liberté [Shultz et Jane]

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