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C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]Auteur
MessageSujet: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Lun 4 Juil 2016 - 22:08




Tu aimes les légos ?


Pourquoi regretter, j’ai décidée ce qui m’est arrivé. J’ai décidée de sauter, quand bien même c’était sous le coup de la panique. J’ai décidée de m’écraser les jambes, le bassin, le dos, pour essayer de me tuer. Mais cela n’a pas marché, car ma magie est intervenue. Elle m’a sauvée, sans pour autant réduire la teneur de mes blessures. Elle a protégé ma tête, et m’a laissé tomber. Je n’aime pas cette magie, pourtant, il me faut vivre avec, et apprendre à la maîtriser. Elle est l’une des sources de mon mal être, le médecin est très clair à ce sujet, alors, même si je ne comprend pas en quoi je suis malade de la tête, Coves a été très clair à ce sujet. Je dois l’écouter et m’entendre dire que je suis différente. Me confier, parler et prendre chaque jour des médicaments qui me mettent à plat, en plus des anti douleurs confiés pour me réparer. Je n’aime pas vraiment ça, car depuis que je le vois, mon ombre est redevenue normale. C’est à cause de lui, et je ne sais pas trop quoi en penser. Cela ne me plaît pas, j’étais habituée à cette ombre mouvante. Au moins, mon petit dragon me tiens compagnie et me change les idées pour m’éviter de trop y penser.

Il s’appelle Grondechodesombres, mais préfère Grondecho. C’est moins long. Je ne sais pas trop ce qui s’est passé, mais après la dernière possession de ma magie, il était là, et depuis, il refuse de me quitter. Pendant mes séances de rééducations et de psychanalyses, il reste dans la chambre, mais sinon, il est sur mes genoux, alors que je me traîne sur ce fauteuil roulant. Pour une créature de magie, je l’aime bien. Il ne se moque pas de moi, et n’est jamais condescendant. Cet animal est beaucoup de choses, mais certainement pas méchant. J’aime cette bête. Il m’a convaincue de faire une ronde après chaque repas. Pour digérer. Je lui ai dis que je n’avais pas besoin de digérer, il m’a répondu qu’il aimerait que je la fasse. Grondecho a employé les formes, il a dit s’il te plaît. Quand on est gentil avec moi, je ne sais pas dire non. Alors j’ai fais la ronde, et pendant qu’il ronronnait sur mes genoux, je me suis dirigée vers les différentes ailes de l’hôpital. Nous avions beaucoup de marche à faire, autant commencer le plus tôt possible. Après une bonne demi heure, je suis arrivée aux urgences. Rien de spectaculaire, il n’y avait même pas de foule.

- Regarde Osnate, des QCM ! Tu aimes les QCM !

En même temps, nous étions en pleine nuit, le soleil était depuis longtemps tombé. Il faut savoir que les urgences sont moins nombreuses une fois la lune abhorrée, c’est ennuyant, mais c’est ainsi. Inégal et frustrant. Le petit monstre pourtant, avait encore trouvé un moyen pour me divertir, et après avoir relevé la tête, il désignait de sa griffe une feuille qui dépassait d’un sac abandonné. Je l’ai prise, avec un livre pour me servir d'appui et un stylo pour écrire les réponses. Tous deux également sortis du sac, car je ne les trimballaient bien sur pas sur moi. Qui sait, avec ce nouveau jeu, cette soirée allait peut être s’améliorer. Alors, je me suis un peu penchée, pour qu’il puisse lui aussi lire la feuille et donner son avis. Mais je n’allais pas remplir la feuille maintenant, non je le ferais demain. A l’heure ou je fais d’habitude mes QCM.



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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Dim 7 Aoû 2016 - 23:03

Alors que je remontais la rue, une question me trottait en tête : pourquoi fallait-il que ça tombe sur moi ? Certes, j'étais de mauvaise foi. Je savais pertinemment que ce genre d'embarras arrive aussi à d'autres, mais je ne pouvais pas m'empêcher d'être un brin agacé. Je passais un bon moment, en profitant de la fraîcheur de la nuit tombante pour me balader un peu et prendre l'air, quand je suis tombé sur un homme assis sur le trottoir, qui se tenait la cheville. Foulée ou cassée, je n'en savais rien, toujours est-il qu'il était incapable de marcher, du moins pas sans grandes difficultés, il fallait donc quelqu'un pour le soutenir jusqu'à l'hôpital, et cette personne fut donc moi.

Certes, certes, ça ne faisait qu'un peu me retarder, et rien ne m'empêchait de continuer ma promenade ensuite, ce que je comptais bien faire d'ailleurs. Mais voilà, l'atmosphère était moins détendue avec un blessé sur les bras. Pour me changer les idées, je me remémorai mes bons moments depuis mon arrivée ici. Même si ce n'était pas grand-chose, j'avais appris deux trois trucs sur la magie, et pour l'instant je m'en contentais. Je prenais peu à peu mes marques, je m'habituai à la vie sur l'île, et puisque j'avais pu reprendre ma scolarité sans accrocs, le monde des maths s'ouvrait toujours à moi. Et surtout, ma plus grande joie, la petite étincelle du moment : mes pouvoirs qui continuaient à me fasciner comme au premier jour et dont l'exploration me captivait. Je pouvais passer des soirées entières à explorer mes possibilités, à modeler des masses à demi informes. Et, cerise sur le gâteau, après des entraînements réguliers, j'arrivais maintenant à créer des objets et à maintenir ma magie sous une forme précise pendant une durée qui augmentait à chacun de mes essais. D'ailleurs, il me semblait avoir un peu plus de difficultés avec l'eau qu'avec la glace, comme si elle voulait s'échapper du "moule" de ma pensée. Peut-être à cause de son état liquide, qui sait ?

J'en étais là de mes réflexions lorsque j'arrivai en vue de l'hôpital. La perspective de reprendre bientôt ma balade évacua mon humeur maussade, et j'entrai dans le bâtiment, tout en encourageant le grand blessé dans les derniers mètres. Après avoir erré dans quelques couloirs sans rencontrer âme qui vive (tout le monde semblai dormir), j'arrivai enfin aux urgences, où j'espérais pouvoir rapidement laisser mon compagnon de route.

Une jeune fille se trouvait déjà là. Je me savais plutôt malhabile à jauger l'âge des gens, mais j'estimais qu'elle était tout de même proche du mien. Elle semblait totalement absorbée par une feuille de papier qu'elle étudiait attentivement, un crayon à la main. Craignant de la déranger, je n'osais la saluer de trop vive voix et hésitai... Après avoir aidé l'homme à la cheville abîmée à s'asseoir sur une chaise pour se poser en attendant l'arrivée d'un membre du personnel, je restai là, les bras ballants, puis me décidai finalement à rompre un silence un peu pesant. D'une voix peut-être un brin hésitante, je lançai :

- ... Bonsoir.




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Jeu 11 Aoû 2016 - 23:56

Grondecho la regardé, cet inconnu que j’avais remarqué, puis s’est approché de moi, et m’a grimpé sur l’épaule. Me murmurant des paroles innocentes, qui pourtant m'ont fait réagir. Ouvrir grand les yeux, et oublier le QCM que j’étais en train de regarder.

Os-chou.  Tu veux me faire plaisir ? Laisse ton cerveau l'analyser.

Alors, j’ai levé les yeux de la feuille. Ce n’était pas grave, je le ferai demain. Alors, j’ai levée les yeux, et l’ai regardée. Un lycéen, de mon âge. Je pouvais le dire à ses manches. Il y avait une tache d’encre sur celle de droite. Il y avait une trace sur ses chaussures. Une trace fraîche, il revenait donc d’une promenade ? Un coup d’oeil à côté m' indiqua clairement ce qui y avait mit fin. Quand à ses mains étaient un peu plus rouges que la normale. Des brûlures ? Froid ou chaud, la question ne se posait pas. C’était bien évidemment à cause du froid. Le feu aurait laissé d’autres traces, des traces identifiables. Pareil pour l'électricité. Cela, plus tous les autres indices que j'avais repérée sur sa personne, me conduisait à une unique supposition. Il était venu accompagner cet homme là bas sans le connaitre, par pure bontée.

Non de dieu ! Alors c’était comme ça de dompter son cerveau ? Franchement, j’ai commencée à avoir peur. Fermant les yeux, j’ai secoué la tête. Peut importe comment on y pensait, je n'étais pas prête à endiguer un tel flot d’informations. Grondecho la remarquer, car il est descendu de mon épaule, et, retournant sur mes genoux, s’est mis à le dévisager. Comme moi, peu de temps après.

- Bonsoir.




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Jeu 18 Aoû 2016 - 21:44

Au son de ma voix, la jeune fille leva la tête, me scrutant d'un regard inquisiteur. Je supportai l'examen sans broncher ni piper mot, mais intérieurement j'étais un peu tendu par cette manière qu'elle avait de m'observer. J'avais l'impression désagréable qu'elle était en train de tout savoir de moi, et cela me mettait un peu mal à l'aise. Elle secoua alors la tête comme pour se ressaisir, et cessa de m'observer.

C'est alors que dans un mouvement leste un petit animal juché sur son épaule que je n'avais pas remarqué jusqu'alors descendit sur ses genoux pour me regarder, lui aussi. Malgré mes efforts pour contenir mon étonnement, j'eus peut-être un bref moment de crispation, car la surprise était de taille. Loin d'être un classique chaton ou autre mignonne boule de poils, la créature ne ressemblait à rien de ce que je connaissais. Si j'avais dû choisir ce qui y ressemble plus, j'aurai sans doute choisi un petit dragon, mais... Clignant des yeux rapidement, je repris mes esprits. Après tout, j'étais bien capable de générer des objets de glace, et du peu que j'en avais vu, la magie n'était pas mon exclusivité, alors pourquoi des créatures imaginaires après tout ? D'ailleurs, à bien y regarder, il était plutôt mignon dans son genre... Enfin, oui, "dans son genre". C'est à dire que c'était le genre de créatures qui me faisaient penser aux monstres imaginaires qui peuplaient mes rêves de gamin, et que donc j'étais forcé d'apprécier, alors que d'autres gens considéreraient plutôt en premier le potentiel danger représenté par de tels êtres. C'est vrai qu'il valait mieux être prudent. Rien ne me disait que ce dragon (appelons-le comme ça pour simplifier) ne pouvait pas me mordre ou me griffer. Et pourtant... je ne pouvais pas m'empêcher de lui trouver un air bienveillant, et j'avais du mal à m'imaginer qu'il pourrait m'attaquer sans une bonne raison.

Trèèèèès bien, Jérémy. Maintenant tu arrêtes ta magico-fantastico-philie, et tu réfléchis sérieusement. Même si ton analyse est juste, rien ne dit que vous partagiez la même notion de "bonne raison". Et cesse de le fixer avec tes yeux de gosse fasciné, tu vas réussir à l'énerver !

Je fus tiré de mes rêveries par une salutation en réponse à la mienne. L'inconnue s'était remise à me regarder. Et comme je n'avais pas fait attention, impossible de dire qui d'elle ou du dragon avait parlé. Attends... sérieusement Jérémy ? Un dragon qui parle ? Arrête un peu le délire mystico-dingo et remets-toi les idées en place une bonne fois pour toutes. Ce sont les humains qui parlent. Quoique... un dragon qui parle n'est pas tellement plus invraisemblable qu'un dragon muet, en soi. Sans compter qu'un je-ne-sais-quoi dans l'expression de la fille me donnait l'impression qu'elle n'était pas forcément très bavarde. En tout cas, ça ne réglait pas mon problème : A qui répondre ? Et accessoirement, que dire ? Voilà ce que c'est de briser le silence quand on n'a pas de sujet de converation sous la main... Quoi qu'il en soit, il fallait prendre une décision, et vite, avant de paraître malpoli.

- Qu'est-ce que vous faites ici ? Je peux peut-être vous aider.. ?

La proposition était un peu timide et manquait surtout d'utilité réelle (que veux-tu donc pouvoir faire pour aider des gens qui attendent aux urgences, tu te crois médecin ?), mais c'était la première chose qui m'était venue à l'esprit. Quant au vouvoiement, et bien... si le dragon était intelligent, mieux valait ne pas prendre le risque de le vexer en ayant l'air de ne s'adresser qu'à la jeune fille. Et puis, quand on aime les mêmes univers que moi, il y a quelques règles implicites. Et un dragon, ça se respecte.




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Ven 19 Aoû 2016 - 14:09

- Vous pouvez nous faire sortir ?

Non. Ce n’était pas le plant. Ce n’était pas prévu, ce n’était pas convenu. J’ai ouvert la bouche, mais il m’a regardé. Il m’a regardé, m’obligeant à détourner les yeux. Je ne voulais pas, je ne pouvais pas. Nous devions seulement faire une ronde, pourquoi était t’ il si cruel ? Pourquoi devait t’il toujours tout bouleverser ? Alors, coincée sur ce fauteuil roulant, je l’ai regardée de travers. Pas dans les yeux, j’ai toujours du mal avec les yeux. Mais je lui ai adressé mon regard le plus méchant, et il s’est liquéfié sur place.


- Allez dit ouiiiii … je m’ennuie tellement ici …


J’ai continué de le regarder, oubliant momentanément l’autre. Et plus je le regardais, plus il se tortillait. Je ne voulais pas y aller. Je ne connaissais pas l’autre invité. Je devais faire ma ronde, c’était l’heure, et, à force de parler, je prenais du retard. A ce rythme, j’allais rater l’amour est dans le pré. Grondecho le savais, et pourtant, il me poussait à bout. Je détestais cela.


- Allez quoi,tu es la plus intelligente de toutes les maîtresses. Tu peux pas laisser passer cette étude sociologique, et tu sais très bien que je ne peux pas y aller sans toi...


Il me manipulais. Je le savais. Je le sentais. J’ai continué de regarder son front duveteux, le dévisageant encore un long moment. Mon familier savait que ne pas respecter le planning me mettrait mal à l’aise. Que je ne pourrais faire qu’y penser tout le long de la soirée. Pourtant, pourtant il me faisait un caprice. Quitte à mettre des mots doux par dessus pour faire passer la nouvelle. Il voulait vraiment sortir ? Il s’ennuyait tellement ici ? J'hésitai un long moment, avant de hocher la tête. Tant pis si j’étais mal à l’aise, le principal étant que lui le soit. Et puis, il avait dit que j’étais la plus intelligente, et ça, c’était du compliment.


- Ouaiiiiiis !

Il sauta littéralement. Heureux que j’ai pu céder aussi facilement. Alors, il se tourna vers l’autre, l’inconnu, qui n’avait fait qu’observer notre petit manège. Il se tourna vers lui, et descendant du fauteuil roulant, alla à ses pieds. Laborieusement, il grimpa sur son épaule, et une fois fait, tourna une griffe vers le ciel.

- En avaaaant toute !

Alors, j’ai matérialisée un tigre. Depuis mon hospitalisation, Nehama me laisse plus ou moins le champs libre. Les médicaments, et mes séances de psychanalyses l affaiblissent. En ce moment, elle ne fait que dormir. Alors, avec les recoins sombres de l'hôpital, j’ai donné forme à un puissant félin, pourtant opaque dans la lumière. Je n'écoutais pas les sifflements admiratifs, les glapissements de terreur. J’étais concentrée sur lui, et sur la raison de sa forme. Il était parfait. Étonnement parfait pour une créature seulement demandée. Pas même immaginée.


- C’est bien Osnou… la prochaine fois, rappelle moi de t’apprendre le concept de discrétion tu veux ?

Chancelante, je me suis levée de mon fauteuil. Les deux mains posées sur la selle, l’animal, d’un coup de museau, m’a aidée à me hisser. Une fois assise, j’ai regardé le monde d’en haut. Impressionnée. J’allais peut être oublier le fait d’avoir cassé ma routine après tout. C’était grandiose, et un sentiment de puissance s'empara de moi. Nehama était capable de ça. Purée, j’avais sous estimée la force de sa colère. Un serpent de ténèbres s’enroula autour de ma taille. Mes jambes étaient trop faibles pour supporter un tel trajet, pour avancer, je devais être solidement attachée.


- On se rejoint dehors.


Éperonnant le tigre, donnant un coup sur les rennes, je l’ai forcé à avancer. C’est en rugissant qu’il s’est élancé, passant au travers des murs sans sourciller. Laissant Grondecho seul avec l'étudiant de glace. Je savais que lui aussi, il allait reprendre une taille normale. Abandonnant son physique de petit dragon pour permettre à l'inconnu de le monter.

Nous savions tous les deux la raison de mon geste. Il y avait très peu de chance que j’arrive à sortir au nez et à la barbe des infirmières en fauteuil roulant, de plus, nous perdrions un temps précieux, puisqu’il aurait fallu me pousser, et que le blond n’était visiblement pas très musclé.  Dans ces conditions, y aller avec une monture n’avait que des avantages. Je n’aurai, cela dit, jamais pensée à une créature si imposante. Tant pis, puisque de toutes façon, j’allais me faire crier dessus pour mon absence, autant que ce soit pour une bonne raison.


[okay, ça part en couilles mais j'ai pas fait exprès, juré D8]




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Lun 22 Aoû 2016 - 23:23

…Comment on avait bien pu en arriver là ? Il n’y avait pourtant pas tant de signes annonciateurs. Certes, un dragon n’est pas forcément la chose la plus courante du monde, mais franchement… Tout était à peu près normal, à part ça.

Allez, du calme, retour en arrière, arrêt sur image, voilà… Revoyons rapidement tout ça.

Au lieu de me répondre, le dragon s’était tourné vers la jeune inconnue, et lui avait demandé s’il était possible de sortir. Sortir ? Bon, pourquoi pas, après tout, je ne voyais rien contre… Sauf que la jeune fille n’avait pas l’air d’accord. Mais vraiment pas d’accord. Alors qu’elle incendiait le dragon du regard, celui-ci ne se démonta pas et réitéra sa requête.

Je haussai un sourcil, mais ne pipai mot. Si je ne comprenais pas grand-chose à la scène, j’étais certain d’une chose. Il y avait un truc. Un truc dont je n’avais pas connaissance, mais un truc suffisant pour mettre en rogne la jeune fille à la simple idée de devoir sortir. Alors j’attendis l’issue du débat. Inutile de m’y joindre si je ne saisissais pas tous les enjeux, je ne ferais rien de bon.

Et là, les choses dérapèrent.

D’une manière ou d’une autre, le dragon avait dû obtenir gain de cause car il poussa un cri de joie et bondit avant de grimper sur mon épaule. Jusque-là, rien de bien étrange. Sauf que le tigre est apparu. J’avais beau m’être contenu à la vue du dragon tout à l’heure, un félin qui surgit de nulle part à l’endroit que vous fixez des yeux depuis cinq minutes, ça fait quelque chose. Je restai bouche bée, voyant d’un œil distrait l’inconnue enfourcher cette monture inhabituelle. Après avoir lâché un laconique : « On se rejoint dehors », elle s’élança sur son tigre et disparut au travers des murs.

Les événements en eux-mêmes ne me dérangeaient pas. Rien de choquant ou traumatisant. C’était simplement… trop rapide, trop de choses d’un coup. Je voulais simplement une pause de trente secondes pour enregistrer ce que je venais de voir. Je n’en eus guère le loisir : le dragon sauta de mon épaule, avant de grandir jusqu’à atteindre une taille bien plus impressionnante que quelques minutes auparavant. D’un mouvement de tête, il m’invita à l’enfourcher.

Il arrive parfois qu’on agisse comme par automatisme. Quand on ne parvient pas à assimiler une situation, on se laisse guider par une sensation étrange, ce sentiment que vous devez faire une chose en particulier, même si ça paraît dingue, même si ça semble absurde.

Je jetai un rapide regard en arrière, vers l’homme que j’avais amené ici. Si j’avais fait semblant de ne pas le voir, je serais en train de me balader, sans dragon, ni tigre, ni passage de murs fantomatique… Lui semblait aussi estomaqué que moi. Je me retournai à nouveau vers le dragon. J’hésitai un instant. Fallait-il laisser le blessé tout seul ? Bah, on était dans un hôpital, après tout. Il serait vite pris en charge. J’hésitai. Pas longtemps.

Un pas. Puis un autre. Un dernier. J’enfourchai le dragon, m’agrippai, et il s’élança sans plus attendre, comme pour rattraper le temps perdu par ms tergiversations. Trop tard pour les regrets.

Voilà, retour au point de départ. J’ai encore un peu de mal à croire à ce joyeux délire, mais malgré tout je suis sur le dos de ce dragon, lancé à toute vitesse. Alors que nous déboulons hors de l’hôpital, nous retrouvons la jeune fille. Ne sachant combien de temps j’ai avant que la course folle ne redémarre, je me dépêche de demander :

- Hé ! tu peux me dire où on va comme ça ? Au fait, je connais pas encore ton nom ! Comment tu t'appelles ? Moi c'est Jérémy.

En vérité, après une scène pareille, j'avais mille autres questions en tête, mais je préférais les garder pour plus tard. Chaque chose en son temps.




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Mar 6 Sep 2016 - 22:30

Il lui posa une question, mais Osnate n'eut pas le temps de répondre, car le tigre, à peine sorti, sauta sur une boîte postale. Il sauta, et rebondit sur une voiture proche. Dans le même élan, il atteignit le balcon d’un appartement proche, rugit de pleins poumons, avant d’y rentrer. Effrayant au passage ses habitants, n’y prêtant pas plus attention alors qu’il traversait les murs pour passer de l’autre côté. Il répéta ce manège deux ou trois fois, avant d’atteindre les toits. Avant de regarder la ville, chassant l’air de sa queue énervée. La jeune femme, dans tout ça, n’avait pas son mot à dire. Elle s’était laissée entrainée, sans oser répliquer. Sans oser, même, esquisser le moindre geste. Grondecho ne tarda pas à les rejoindre. Lui, il avait escaladée la façade. Usant de ses griffes pour n’arriver que quelques secondes après leurs arrivées.

Je suis LS8-659, appellez moi Osnate. Non, en …


Osnate avait ouvert la bouche, mais ses derniers mots se perdirent. Le tigre était parti aussi sec, sans lui laisser le temps de continuer. D’un bond, il sauta sur l'immeuble d’en face, se retournant pour narguer le dragon du regard. Pour ouvrir sa gueule dans un rugissement qu’il ne prononça pas. Grondecho haussa les épaules. Peut être qu’il se sentait supérieur à cette créature éphémère. Peut être qu’il n’avait pas peur du défi que ce premier sembla lui adresser. Le fait qu’il sauta dans le vide. Qu’il sauta, et ne se redressa qu’à quelques mètres du sol. Remontant à la verticale, de l’autre côté de la rue, porté par l'élan de sa précédente chute.

C’était une belle figure.

Quand il se posa près d’eux, Grondecho s’ébroua un peu, puis la regarda, un regard qu’elle évita. Ils étaient sur un toit d’immeuble, et il y en avaient d’autres à côté. Osnate ne pouvait savoir ce qu’il prévoyait de faire, mais n’importe qui aurait comprit, à la lueur qui brillait dans ses yeux, qu’il n’avait qu’une envie, recommencer et lui prouver qu’il pouvait s’améliorer.

Je peux faire bien mieux !

Sans l’attendre, il courut sur le sol, ses pattes de chauve souri raclant le béton sous lui. Cela lui donnait une étrange démarche, une démarche disgracieuse, et pourtant fascinante. S'arrêtant au bord du précipice, il regarda en bas. Il regarda en bas, avant de se suspendre. En effet, passant par dessus bord, le familier n’avait gardé que ses crochets pour se tenir. Son corps à la verticale au dessus du vide.

- Ca te dit un petit looping Jeremy ?




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Ven 9 Sep 2016 - 20:44

Pas de réponse. En même temps, elle n'en avait pas vraiment eu le temps : j'avais à peine eu le temps d'ouvrir la bouche que le tigre qu'elle montait avait repris sa course, bondissant ici sur une boîte aux lettres, là sur une voiture, avant d'entrer sans frapper dans un appartement dont les habitants devaient à présent être en pleine crise cardiaque..

J'aurais pu m'interroger sur le fait qu'il traverse les murs mais puisse tout de même prendre appui sur le sol. J'aurais également pu me demander pourquoi sa passagère, qui sauf erreur de ma part n'était pas un fantôme, était également capable de jouer les passe-murailles avec lui. J'aurais pu. Magie ou pas, je ne pense pas que j'aurais laissé passé des trucs pareils dans des circonstances normales. Mais bon, on n'était pas vraiment dans des circonstances normales.

J'avais un peu d'autres choses en tête. Un certain instinct de conservation par exemple, qui me susurrait que je risquais fort de mourir d'un mal de crâne à trop réfléchir. Et puis, je n'eus pas non plus de véritable occasion de réfléchir à de basses considérations logiques : ce cher dragon, peut être pour ne pas se laisser distancer, avait repris lui aussi sa route, et plutôt vite, si bien que toute mon attention était focalisée à m'appliquer à ne pas tomber.

Parce qu'on allait vraiment vite. Et lorsque je réalisai qu'un immeuble se dressait devant nous, le dragon accéléra, comme s'il ne voyait pas l'obstacle. Euh... tout doux, je ne sais pas s'il est comme cette fille est sa monture, mais il serait bon qu'il réalise que moi, je suis sensible aux chocs...

Le mur approchait vite. Il était proche. Très proche. Trop proche. Tétanisé, je fermai les yeux au moment du choc... qui n'arriva pas. Osant à peine rouvrir les yeux, je réalisai que le dragon avait bondi et qu'il... oui, c'est ça, mes yeux ne me trompaient pas : il courait sur le mur.

Encore un peu surpris de la tournure des choses, même si je préférais largement cela à une mort par choc violent, j'arrivai en haut du bâtiment où nous attendait la fille dont je ne connaissait toujours pas le nom et son tigre.

Alors qu'elle ouvrait la bouche pour parler, le tigre fit un bond colossal et atterrit sur l'immeuble dans face, perdant les mots de l'inconnue dans le vent. J'avais tout de même saisi le sens général, il me semblait qu'elle s'était présentée. J'avais entendu une espèce d'identifiant étrange, et un nom... Osnate ?

Alors que j'enregistrai le nom pour tenter de ne pas l'oublier comme cela m'arrive parfois, j'eus un haut-le-cœur : le dragon s'était laissé chuter dans le vide, me portant toujours sur son dos. Le sol se rapprocha très vite, le vent siffla dans me oreilles, mes pupilles s'écarquillèrent... et une fois de plus, le choc ne vînt pas. Le dragon avait redressé le cap au dernier moment pour une magnifique remontée en chandelle et nous avions rejoint une fois de plus Osnate et son animal sur un autre toit.

Ce n'est qu'une fois posé que je me rendis compte que j'avais retenu ma respiration tout du long. Je n'avais pas vraiment eu le temps de réfléchir et c'était sans doute ce qui m'avait empêché de hurler, mais ça ne m'avait pas empêché d'avoir la frayeur de ma vie. Dans un sens, cette chute avait après coup le bon côté de me faire sentir pleinement la joie d'être en vie.

Mais le dragon n'avait pas l'air d'avoir envie de me laisser faire une pause. Après un bref échange de regards avec Osnate, il s'avança jusqu'au bord du toit, et se pencha, se pencha, se pencha... et me proposa un looping. Sérieusement ? Je n'avais jamais fait de montagnes russes de ma vie, et le baptême auquel j'avais eu droit m'avais laissé une impression plutôt forte, je n'étais pas certain d'avoir besoin d'une piqûre de rappel. Je lançai avec une éloquence inégalée un expressif :

Eeeeuuuh...

Mais apparemment, pour les dragons aussi, c'est "qui ne dit mot consent". Et la chute infernale reprit. Fonçant droit vers le sol, le dragon m'entraîna à toute allure de plus en plus bas. Je ne pipai mot. Maintenant j'étais à peu près certain que ce n'était pas l'absence de réflexion qui me clouait le bec, mais simplement une trouille trop forte pour la crier. C'est qu'on allait vraiment très vite. La seule chose à laquelle je m'accrochai mentalement était : me cramponner, m'agripper, ne pas tomber. Lui ne tombera pas, reste accroché et ça passera... En tout cas, il faut l'espérer.

On chutait toujours. C'est fou comme ce genre de moments semble passer beaucoup plus lentement quand on ne bloque pas sa pensée. Comme si on voulait mieux apprécier... Après un temps qui me sembla durer infiniment, je sentis que l'on s'arrachait peu à peu à l'attraction du sol. Un mètre à peine avant l'impact présumé, le dragon banda ses muscles et nous évita le choc en rasant le sol avant de repartir en hauteur. La différence avec le tour précédent étant qu'on continuait à tourner. Encore bouche bée d'avoir une fois de plus survécu, je vis le monde tourner, le ciel remplacer la terre, qui reprit ensuite sa place, et une fois cette valse de mon environnement terminé, le monde cessa enfin de bouger dans tous les sens.

Ouaaaa...

C'est tout ce que j'avais à dire. J'avais eu l'impression de passer au bord de la mort plusieurs fois mais... après coup j'avais trouvé ça géant.

Semblant deviner ce que je pensais, le dragon accéléra, et reprit sa course. Sans pour autant refaire de figures, j'eus droit à de grands virages des montées, des descentes, un survol de la ville magique. Dans l'euphorie, je fis tomber quelques flocons de neige autour de moi. Strictement inutile mais j'en avais envie, j'étais content. Et je fis une chose que mine de rien, je n'avais pas faite depuis trop longtemps à mon goût : j'éclatai de rire. Un rire franc. Il n'y avait rien de drôle ou quoi que ce soit. C'était simplement le rire de quelqu'un qui se sent bien.

Osnate nous avait suivis, chevauchant toujours son tigre qui bondissait de toits en toits. Nous finîmes par redescendre vers elle, et après avoir repris mes esprits m'être ôté ce sourire tristement niais de mon visage, je demandai :

Osnate, c'est ça ? C'est un joli nom ! Je crois que tu as essayé de me dire autre chose tout à l'heure, avant que ton tigre ne s'emballe... ?




[La vache, c'est moi qui ai écrit tout ça ? Désolé de la longueur, mais j'avais trop envie de détailler ce moment ^^']




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Dim 18 Sep 2016 - 20:11

Nous sommes arrivées sur un toit. La vue était très belle. J’ai eu envie de la regarder. Cela pouvait rentrer dans mon programme. Il y avait cinq minutes pour prendre l’air dans la soirée. Je pouvais les recycler. Barrant cette possibilité de mon esprit, je me suis donc résolue à observer la ville de mon perchoir. N’oubliant pourtant pas Jeremy, qui venait d’arriver à mes côtés.

- Mon tigre ne peux pas s'emballer. Il n’a pas de pouces opposables.


Je ne pouvais pas répondre à la première question. Je ne savais pas si mon prénom était beau. Ce n’était qu’ un prénom. Alors, je l’ai regardée, enfin, j’ai regardé ses cheveux. Grondecho, tous sauf ses yeux. Descendant de mon tigre, je suis tombée par terre. Alors qu’il se penchait, j’ai esquissé un geste de la main. L’animal se contracta, et se mit au pas. Redressant buste et tête, il recula d’un pas, avant de s'asseoir, et de se transformer en une espèce de pierre dure. Une pierre d’ombre. Fascinant. Je le caressa doucement, en épousa les contours un instant. Puis je me tourna vers lui. Vers ce Jeremy qui avait rigolé.

- Pourquoi as tu rigolé ? On rigole quand on dit une blague, ou quand on se moque. Mais je n’ai pas dis de blague. et je ne comprend pas pourquoi tu te moquerais. Alors, dis moi maintenant pourquoi as tu rigolé.

Accrochée au cou du tigre, mes jambes pendaient mollement dans le vide. Je me tenais selon un angle précis, pour que mes bras n’aient pas à supporter une charge trop lourde. Faisant apparaître un fauteuil roulant, je me suis laissée tombée dedans. Là encore, selon un angle précis. Pourquoi m’étais je arrêté ? je voulais lui parler. Mais pour parler, je n’avais n’y gateau n’y cacao. Cela m’a un peu perturbée, mais grondecho, mon familier, m’a fait un signe de tête. Enjoignant Jeremy de descendre, il le poussa un peu du museau. Avant de courir, et de sauter une nouvelle fois dans le vide.

- Alors. Pourquoi as tu rigolé ?




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Mar 27 Sep 2016 - 20:39

Osnate était absorbée en pleine contemplation de la ville. Lorsqu'elle se retourna vers moi, j'eus droit pour toute réponse à une correction de sa part : apparemment, son tigre ne s'emballait pas. Bon, si ça lui faisait plaisir, j'étais prêt à l'admettre. Mais pour ce qui était de savoir ce qu'elle était sur le point de me dire à ce moment, je pouvais repasser.

Elle me regardait, mais d'un regard fuyant, nos yeux se croisèrent pas. Puis cessant un moment de se préoccuper de moi, elle changea son tigre en pierre et effleura sa surface doucement, calmement. Avant de me faire face à nouveau. Et de m'interroger : pourquoi avais-je rigolé ?

Pris au dépourvu par la question, je restai un instant sans mot dire, tandis qu'elle descendit de son tigre et se laissa choir dans un fauteuil roulant qu'elle avait fait apparaître. Le dragon qui me portait encore jusque là me fit alors descendre avant de me pousser du bout du museau vers Osnate, puis de sauter une fois de plus dans le vide. Elle réitéra alors sa question. Pourquoi avais-je rigolé ?

Oui, après tout, pourquoi ?



Je savais parfaitement d'où venait ce rire, mais il s'agissait plus d'une sensation, d'une impression, d'une impulsion qu'autre chose. Comment mettre des mots là dessus ?

Après m'être accordé encore un court instant de réflexion, j'expliquai de manière un peu hésitante :

- Pourquoi ?

Je poussai un petit soupir.

- Comment dire... Le rire, ça n'a pas forcément un sens très clair. On peut rire sans que la situation soit drôle. On peut rire sans être méchant. Rire, c'est parfois simplement le seul moyen que tu trouves pour exprimer tes émotions, quelles qu'elles soient. Tu ressens une chose étrange qui parcourt ton corps, ça te réchauffe, ça envahit ta poitrine, ... Et tu libères tout d'un coup dans un rire.

Je tournai mon regard au loin.

- Pourquoi j'ai ri tout à l'heure précisément ? Je ne saurai pas dire avec exactitude. J'étais libre. Je sentais le vent sur mon visage. Je me sentais bien comme je ne l'avais pas été depuis longtemps. Un peu tout ça à la fois, je pense.

Me retournant vers elle :

- Ça ne t'arrive jamais à toi ? Tu devrais essayer, ça fait du bien parfois. Tiens, souris donc un peu pour voir !




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Sam 5 Nov 2016 - 13:58

Il
Il a dit des choses logiques, qui m’échappent pourtant. Je saisi le sens des mots, mais ne comprend pas leurs valeurs, cela m’agace. Vais je fuir, encore ? Me cacher derrière des excuses pour ne pas avoir à chercher, comme je semble si bien le faire en temps normal ? Il me semble que ce serait la meilleure des choses à faire. Le monde ne pourras jamais me comprendre, et je ne chercherais jamais à m’en rapprocher. Leurs idées sont si chaotiques. Rien n’est logique, tout n’est qu’impulsions. Vivre dans un monde ou rien n’est planifié, ou rien n’est contrôlé, cela m’échappe. Cela me fais peur. Je déteste cela. Avoir peur. Alors, je voudrais que ma vie ne soit qu’une ligne, une ligne que j’essaye de contrôler, jour après jour. Mais elle m’échappe. J’ai sauté dans le vide. Impulsion. Je me répugne, et ne pourrais jamais me le pardonner. J’ai sauté dans le vide, parce que j’ai paniqué. Paniquer ne fais partit de mon vocabulaire. Je ne comprend pas. Es ce pour cela qu’ils m’ont donnés des médicaments ? Qu’ils m’ont forcés à parler à d’autres gens ? Je ne suis pas folle, et, sauf dans le cas ou un problème de santé viendrait modifier cette situation, je ne le serait pas. Jamais. Alors pourquoi suis considérée comme tel ? J’ai décidée de ne pas y réfléchir. Donner un sens à leurs paroles reviendrait à accepter le fait que je suis tellement en décalage que vivre avec eux ne me sera autorisé que sous médicaments. Même pour moi, c’est une triste conclusion.

Je voudrais que rien ne bouge. Qu’on revienne en arrière, au moment ou j’étais emprisonnée dans ce complexe qui m’a façonnée. Je voudrais être aimée. Une intelligence supérieure qu’on adule, qu’on respecte pour ce qu’elle est. Ici, tout est tellement trop bruyant. Tout est tellement trop violent. Un paradoxe, compte tenu de ce que j’ai vécu. Je pensais m’y être fait, mais les médecins m’ont dit que non. Ils m’ont dit que je devais partir de chez Lyra. Pour mon propre bien. Je ne veux pas. Je ne veux pas. J’aime ma colocataire, et il est évident qu’elle aussi tient à moi. Ils veulent nous séparer. Alors j’ai dis à Coves que s’il me faisait cela, j’abandonnerais l’université. Je lui ai dit que s’il osait, je me tuerais vraiment. Nous n’en avons jamais reparlés. Ne pensez pas. Ma maman m’a interdit de me suicider, donc jamais je ne pourrais le faire. Je voulais juste faire peur à mon tuteur, et cela à marché. C’est Ingrid qui m’a dit de le faire. Je ne comprend pas pourquoi elle m’a aidée, n’y même la raison qui pousserait Coves à vouloir me garder en vie, mais je m’en fiche. J’ai décidée de ne pas y réfléchir. Ingrid comprend beaucoup mieux le monde que moi, je peux me fier à son jugement.

- Comme tu l’as dit, sourire exprime un sentiment de bien être. Je ne ressent rien de cela. Je ne vois donc pas pourquoi je devrais sourire.

Alors, je me suis tournée vers le vide. Me plaçant au bord, les jambes pendant dans le vide. La mort. Une amante qui ne m’était pas destinée. Pourquoi faire de toute façon, je savais depuis longtemps qu’il me faudrait endurer cette existence. Tient, Grondecho était en bas. Je me suis laissée tomber, le laissant me rattraper. Ne croyez pas, j’avais calculée que je ne risquais rien. Au yeux de Jeremy, je venais juste de me jeter du haut d’un toit, mais son inquiétude serait de courte durée. La preuve, j’étais déjà de retour. Sur le dos beaucoup trop grand de ma chauve souris attitrée. Je suis descendue comme j’étais tombée, sans montrer la moindre émotion. Sans montrer que cela aurait pu m’affecter.

- Ils disent que j’ai des problèmes. Mais es ce vraiment un problème de ne pas savoir sourire ? Dans ce cas, ne serait ce pas eux qui en ont, pour vouloir me changer et m’obliger à m’adapter ? Non. Ne répond pas, je ne veux pas y réfléchir. C’est une perte de temps, et je n’aime pas perdre mon temps.




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Mer 23 Nov 2016 - 0:19

Sans répondre, Osnate m'a regardé un moment. En continuant d'éviter mes yeux. Je ne savais pas vraiment si elle réfléchissait à ce que j'avais dit ou si elle pensait à totalement autre chose. Cette fille était plutôt difficile à cerner... Finalement, elle ouvrit la bouche, et ce fut pour refuser ma proposition. Pourquoi sourire si elle n'était pas heureuse ? C'était dit avec un ton bien trop détaché à mon goût. Je n'arrivais pas à concevoir que l'on puisse déclarer ne ressentir aucun sentiment de bien-être sans même battre un cil. Si cette fille ne réagissait même pas au fait de ne pas être heureuse... je préférais ne pas imaginer par quoi elle avait pu passer, mais j'étais certain qu'il y avait quelque chose.

- Tu n'as pas non plus de raison de ne pas le faire, si ? Essaie donc, qui sait, peut être que sourire te fera te sentir mieux plutôt que l'inverse.

Sans répondre, elle se retourna vers le bord du toit, jeta un coup d’œil en bas, puis se laissa tomber.

Mon estomac fit un bond dans ma poitrine. J'oubliai un instant de respirer. Qu'est-ce qu'elle venait de faire ?? M'arrachant à la contemplation de l'endroit où elle se trouvait une seconde plus tôt, je courus au bord de l'immeuble et regardai dans le vide, ne sachant ce que j'espérais voir, mais par pitié, pas ça.

Voyant Osnate saine et sauve sur le dos de son dragon qui la ramenait en haut, je poussai un soupir de soulagement. Elle m'avait flanqué une sacrée trouille.. Me relevant, j'attendis leur retour pour lancer à Osnate :

- J'aime autant que tu me préviennes la prochaine fois...

Elle mit pied à terre, le visage toujours aussi impénétrable, distant.

- Ils disent que j’ai des problèmes. Mais est ce vraiment un problème de ne pas savoir sourire ? Dans ce cas, ne serait ce pas eux qui en ont, pour vouloir me changer et m’obliger à m’adapter ? Non. Ne répond pas, je ne veux pas y réfléchir. C’est une perte de temps, et je n’aime pas perdre mon temps.

Décidément, cette fille était dans un autre monde. Même si j'étais forcé de reconnaître que ses arguments étaient difficilement réfutables. Je ne savais pas vraiment à quoi elle faisait allusion, mais toutes ces histoires à propos de savoir quels sont les gens à problèmes... c'est une simple question de point de vue. Je lui paraissais sans doute étrange moi aussi, à montrer mes émotions. Mais quelque chose me disait qu'elle n'était pas sûre elle-même de ce qu'elle devait penser. Pourquoi me poser de telles questions autrement ?

Sans le soucier de sa dernière remarque, je lui répondis :

- Le temps n'est perdu que si tu le considères comme tel. Ne pas sourire est un problème seulement si tu le ressens ainsi. Tout est une question de point de vue, j'imagine.

Tout en parlant, je réfléchissais. J'avais beau dire, je restais intimement convaincu qu'une vision de la vie capable de réduire à si peu de chose les sentiments d'une personne n'était pas tout à fait acceptable. Tente donc d'être heureuse, enfin ! Cesse de te morfondre dans ton pragmatisme tellement marqué que je l'associe déjà à ta personne alors qu'on se connaît à peine !

Je voulais faire quelque chose. Dans l'idéal, qu'elle sourit, qu'elle ait l'air d'avoir un peu le moral, mais rien qu'une simple réaction m'aurait plu. Mais bon, la faire réagir : oui, mais comment ? Il était quand même question d'une fille traversant les murs d'hôpital sur son tigre magique comme si de rien n'était, et qui se jetait dans le vide sans le moindre regard en arrière. Comment veux-tu faire transparaître une émotion sur le visage d'une personne pareille, hein Jérémy ?

Une idée germa finalement dans mon esprit. C'était sans aucun doute stupide, mais je n'avais pas mieux. Il fallait que je trouve un moyen de la prendre par surprise, et d'une manière qui la pousserait logiquement à réagir. J'avais ma petite idée. Pour une fois, cela m'arrangeait bien qu'elle ne me regarde pas. Dans ma main nue, je fis apparaître de la neige grâce à ma magie. Je n'avais pas mes gants sur moi, mais depuis que j'avais découvert mes pouvoirs, la morsure du froid de la neige m'était beaucoup moins désagréable. Lorsque j'en eus une quantité suffisante, je la tassai de mes deux mains. Pas hyper sphérique, mais ça ferait l'affaire. Ça faisait longtemps que je n'avais pas fait de bataille de boules de neige...

J'hésitai un dernier instant, me demandant si les éventuelles représailles ne risquaient pas de représenter un quelconque danger pour moi, mais j'écartai vite ces soucis. Un petit sourire joueur apparut au coin de mes lèvres. Il ne me fallait vraiment pas grand chose pour redevenir un gamin... Cessant une bonne fois pour toutes de tergiverser pour passer à l'action avant d'être repéré, j'ajustai brièvement mon tir, et lançai la boule de neige.

Le tir était léger, et la boule petite, je préférais commencer doucement. Passant un peu plus à gauche que prévu, le bord du projectile érafla doucement sa peau, laissant quelques flocons accrochés à sa joue.




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Mer 23 Nov 2016 - 10:52

Il m’a lancé quelque chose en plein visage. Je n’aime pas cela. Qu’es que c’est ? De la neige ? C’est froid, je n’aime pas avoir froid. J’ai touchée ma joue couverte de flocons, regardant ma main mouillée, puis lui, puis encore ma main mouillée. Il n’y avait pas de neige dans mon pays d’origine, n’y même dans le complexe, je n’en avais entendu parler que dans les livres, et dans les paroles d’Ingrid. Alors, loin de lui rendre la pareille, je me suis accroupie au sol. Mes genoux calleux touchant l’eau, mouillant tous mes habits. J’ai touchée la neige du bout des doigts, ne m’en préoccupant pas. Ma madame méteo n’avait pas prévu de neige. Pourquoi en avait t’il créé ? Je ne voulais pas de neige. La neige était tellement froide.

J’ai serré les poings, et me suis relevée. Mes longs cheveux flottant au vent. C’était une crinière indéchiffrable, au même titre que mes habits trop grands, dans lesquels je flottais. Mon ombre du le sentir, car elle se mua. Pas encore de façon incontrôlée, mais suffisamment menaçante pour m’inciter à la prudence. Mes émotions ne feraient que l’attiser, je devais me contrôler. Elle avait prit la forme d’un immense tigre, s’étirant en rugissant, puis chassant un papillon d’ombre, comme le ferait n’importe quel autre chat de compagnie. Je l’ai regardée, Nehama qui ne voulait que me protéger. Je l’ai regardée, oubliant un instant Jeremy. Jeremy qui ne devait rien avoir perdu de la situation.


- Les humains aiment mettre les gens dans des catégories. Ne pas sourire me met automatiquement dans celle des gens à problèmes. Le pire, c’est que je comprend les raisons pour lesquels ils m’y ont enfermée. Tu sais Jeremy, Quelqu’un comme moi pourrais tuer des gens sans sourciller.


Je me suis tournée vers lui. Toujours sérieuse. Je ne comprenais pas cette convention sociale incitant les gens à se lancer de la neige en plein visage, et j'espérais bien qu’il puisse m’aider. Dans le pire des cas, je regarderais dans un livre la raison qui pousse les gens à être violent inutilement. La raison pour lesquels ils se lancent de la neige, alors que cela peut être dangereux. Pensez donc, et si l’on rajoutait des choses dedans ? Des cailloux par exemple, ou même des petits objets pointus, comme des clous. Il y aurait de quoi faire des ravages. Une idée à creuser.




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Sam 10 Déc 2016 - 22:10

Pour le coup, je pensais au moins l'avoir surprise. Elle s'était arrêtée un court instant, s'était touchée la joué. Son regard bondissait de sa main mouillée à moi, de moi à sa main. Puis elle s'accroupit, effleurant le peu de neige du bout des doigts. Avais-je réussi à attiser sa curiosité ? Elle n'avait peut être jamais vu de neige, qui sait. Je ne savais pas d'où elle venait après tout. Tout de même, je n'osais pas espérer cette réaction.

Soudain, une légère crispation, ses poings qui serrèrent, et j'eus juste eu le temps de comprendre qu'elle n'allait pas rester assise bien longtemps.. Alors qu'elle se relevait, ses cheveux se mirent à onduler, porter par le vent, au même titre que ses vêtements amples. Malgré la brise qui soufflait effectivement, cela paraissait presque surnaturel, et je commençai à ne pas me sentir très à l'aise, m'enjoignant silencieusement de réfléchir quelques secondes de plus la prochaine fois que l'envie d'une bêtise pareille me prendrait.

J'eus alors l'impression d'apercevoir un mouvement, et mon malaise augmenta. Parcourant la scène des yeux pour en déterminer l'origine, mon regard s'arrêta sur une forme sombre au sol. C'était.... ça aurait dû être l'ombre d'Osnate. Mais c'était mouvant. Changeant. Comme vivant. La scène devenait franchement inquiétante pour le coup, et le fait qu'Osnate n'ait l'air de s'étonner de rien n'arrangeait pas vraiment les choses. Tournant un instant ses yeux fuyants vers son ombre, ou quoi que ça pouvait être, elle prit la parole, sans pour autant que j'en sorte rassuré.

... "Tuer des gens sans sourciller". Vraiment ? Mais comment m'étais-je débrouillé pour atterrir dans cette galère ? Je ne savais pas comment réagir face à une déclaration pareille. Faire comme si je n'avais rien entendu, comme si tout allait bien ? Un peu difficile, pour le coup. L'attaquer ? C'était un peu excessif, la situation était certes peu rassurante, mais je n'allais pas l'agresser pour une simple phrase, sans compter que cela se retournerait facilement contre moi s'il s'avérait qu'elle savait se battre.

Pendant que je tergiversais, un silence s'installait, qui menaçait de devenir pesant. Il fallait que je fasse quelque chose, un truc, n'importe quoi... Mais si possible pas totalement stupide... Allez, creuse toi la tête, Jérémy !

Tentant d'afficher une attitude toujours sereine, je répondis de la voix la plus assurée possible :

- Si tu voulais me tuer, tu l'aurais déjà fait, inutile de me prévenir à l'avance. Et si ça ne te faisait pas hausser un sourcil, tu ne m'en parlerais pas, tu ne penses pas ?

Je n'avais rien trouvé de mieux que la carte de l'aplomb. Soit dit en passant, l'idée était sans doute très stupide, je risquais fort de mal finir, mais les mots avaient franchi mes lèvres à mesure que je les pensais, sans que je ne puisse m'appesantir dessus, tentant peut être de m'auto-persuader de mon assurance.

Je fis tomber à nouveau un peu de neige. J'aimais bien la neige. C'était joli, tout blanc, parfait pour s'amuser. Je fis un pas, rien qu'un seul, pour entendre le crissement de ma chaussure dans la couche de poudreuse toute fraîche. Un de mes sons préférés. Bon, j'étais un peu plus calme.

Je n'allais peut être pas lui reproposer immédiatement une bataille, le moment n'était pas vraiment choisi. Mais je ne savais pas vraiment quoi faire d'autre. Faute de mieux, je commençai à la détailler du regard. Comme un Sherlock Holmes en bien moins compétent, j'observai, étudiai, cherchai à déceler quelque chose, un tic, n'importe quoi qui puisse éventuellement m'aider à mieux cerner le personnage en face de moi.




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Dim 18 Déc 2016 - 16:08

Violence. Nehama est agitée, elle profite de ma fatigue pour essayer un passage en force. Me transformer en elle, comme si son existence n’était déjà pas assez vulgaire. Comme si la mienne n’était déjà pas assez précaire. Pourquoi suis je partie de l'hôpital ? Pour voir quelque chose de nouveau ? Mais qu’es que la nouveauté, c’est juste décevant. J’aurai dû le prévoir. Tout calculer, comme j’aime d’habitude le faire. Avec un mélange de calme et de curiosité, je regarde le tigre à mes pieds. Elle se réveille enfin, cette créature qui vit en moi. Qui essaye de me remplacer. Sans crier garde, elle se coule vers moi. Doucereuse vengeresse, elle me mord la jambe. Pas violemment pour me faire réagir, mais suffisamment pour me faire tourner la tête. Pour la regarder s’essayer à me dévorer.

Il faut endormir Nehama. Peut importe le moyen, je me dois de la rendre docile. Grondecho ne semble plus être une menace viable, ou est ce nos deux forces conjointes qui lui font peur ? Moi qui ne veux pas vivre combat celle qui essaye de me tuer. Qu’elle ironie. Mais je dois vous avouer que ce n’est pas la perspective d’être remplacée qui me fait peur, c’est celle de blesser Lyra dans la manoeuvre. La femme de Potiphar essayerait de la tuer, pour le simple plaisir de me voir hurler. Ce n’est pas juste. Nehama est étrange, malsaine. Je ne mourrais que quand je saurais qu’elle ne fait rien d’ inconsidéré.

Et c’est à ce moment que les anti douleurs commencent à s’estomper. Je serre ma main contre mon coeur et respire calmement. Bientôt, comme toujours à cette heure là, mes blessures seront intolérables. Je n’ai pas beaucoup de temps. Juste la perspective de devoir rentrer dans cet asile où l’on m’a enfermé. Il est temps de rentrer, car s’enfuir ne marche pas. Pas temps que j’ai besoin d’eux. D’eux et de leurs regards condescendants. Je ne me sens pas mieux qu’à mon arrivée, et ce, quand bien même la neige, quand bien même cette rencontre inespérée. Mon familier le sait, enfouissant son bec contre mon torse, il ferme les yeux. Une larme perlant dans celui de gauche, il pleure pour moi. Pour nous. Parce que Nehama a décidée de nous pourrir la vie, parce que je suis incapable de montrer à quel point cela me touche.

- Jeremy, nous allons devoir rentrer à l'hôpital.




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Dim 1 Jan 2017 - 21:56

Elle n'a pas réagi. Osnate a continué à fixer son ombre pour le moins... inhabituelle. D'ailleurs, cette chose, quelle qu'elle soit, commence vraiment à s'agiter. Avant que je n'aie le temps de comprendre, elle... mord Osnate ? Une minute, là... Une ombre qui bouge sans son modèle c'était déjà assez inquiétant, mais... Elle peut agir sur le réel ? Et agresser les gens ?

Le plus dingue, c'est qu'Osnate n'eut pas l'air de s'inquiéter. Elle garda le même regard à demi désintéressé, comme si elle ne sentait rien. Peut être que c'était vraiment indolore, après tout ? Une ombre, ça ne peut pas vraiment faire mal, si ?

Soudain, je vis Osnate se crisper. Elle posa une main à son cœur, inspira profondément. Bon. Manifestement, cela faisait vraiment mal. Le dragon s'approcha d'elle comme pour la réconforter. Et Osnate m'annonça alors qu'il nous fallait rentrer. Sans aucune autre explication.

J'étais un peu frustré de ne pas savoir ce qu'était cette ombre mouvante, de ne pas comprendre la situation. J'ai toujours aimé les énigmes, mais ça n'avait rien à voir. Je n'avais pas d'indice, pas de début d'explication, j'étais juste perdu. Comme si on me mettait un cours de physique de fac sous le nez en me disant : "Tu comprends ? Non ? Pas grave, suis le mouvement !" En même temps, c'était clair comme de l'eau de roche qu'Osnate était tout aussi embêtée que moi, sinon plus, elle avait sans doute une bonne raison de ne pas m'expliquer. Mieux valait faire ce qu'elle disait, je ne voulais pas lui causer d'ennuis.

J’acquiesçai donc d'un hochement de tête, sans non plus me presser pour m'en aller puisque son dragon restait le seul moyen pour moi de redescendre de cet immeuble. Mais une chose me préoccupait un peu plus pour le coup :

- Ça va ?

Question juste pour la forme, j'avais la nette impression que ça n'allait pas vraiment. Mais je voulais être certain que ce n'était pas trop grave, et je voulais faire ce que je pouvais pour l'aider.




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Dim 5 Fév 2017 - 12:54

Ma jambe saigne. Nehama a planté ses crocs, et ne semble pas vouloir les en détacher. Je crois sincèrement avoir un problème, car si elle continue, je ne pourrais plus marcher. Ma magie à prit forme, celle d’un tigre indomptable, et veut tous nous en faire profiter. Je dois partir, je dois m’enfuir avant que l’autre douleur ne m'handicape. Qu’elle en profite pour tenter je ne sais quoi avec mon corps. C’est avec un certain sentiment d’urgence que je grimpe sur Grondecho, le félin toujours accroché à la cheville, et que j’en tombe presque aussitôt. La bougresse me refuse ce droit, elle me tire loin de lui, et essaye de m’avaler. Mon dragon pousse un cri d’horreur, et, sans chercher à me protéger, va se cacher derrière Jeremy. Nehama, monstre d’ombre, grimpe sur mon corps allongé, et rentre dedans comme si de rien n’était. Prenant ma conscience à parti, elle me vole mon cerveau, et m'éjecte sans sourciller.  

- Si je vais bien ? Mais voyons, ça ne pourrait pas aller mieux, nya !

Des oreilles de chats, une queue préhensile et des habits égyptiens. J’ai beau regarder, je suis parfaite, inconnue dans ce corps qui pourtant m'accepte pour ce que je suis. Toujours allongée sur le côté, je regarde mes bras comme si c’était la première fois que je les voyais, ils sont maintenant parés de bracelets en or. Etirements dignes d’un chat plus tard, je secoue la tête, et cette dernière teinte de mille sons. Il faut se relever, mais Osnate ne prend pas soin de son corps, c’est assez compliqué. Ce n’est pas grave, je claque des doigts, et une sistre apparaît. Elle est montée sur une canne, c’est donc avec plus de facilité que je me relève. M’ appuyant lourdement pour faire face aux deux ahuris qui me font face. A t’ il remarqué que mon regard à changé, que maintenant, j’ai plus l’air d’une prédatrice que d’une prédatée ? Je m’approche, claudiquant vers eux, passant ma langue sur ces lèvres asséchées.

- Gronde, Echo des nya, au pied.

L'animal rechigne, mais mon seul regard suffit à lui faire baisser la tête. Mes prunelles vertes l'enjoignent de venir très vite. La tête baissée, il rampe à mes pieds, et c’est sans plus de cérémonie que je lui écrase le crâne par terre. Que je le met plus bas que terre, jubilant de sa propre faiblesse. Sourire aux canines aiguisées, puis coup de pied relativement bien placé. L’animal gémit, avant de s’écraser quelques mètres plus loin contre un mur. Celui qui protège l’escalier pour grimper sur ce toit. Ma force dépasse celle de n’importe qui, ma magie fait des envieux, peu importe ce que l’on dit, je suis géniale, et je le sais. Je me rapproche de Jeremy, de cet étudiant qui ne semble pas tout comprendre.

- Devrais-je te tuer ? Nyen souvenir de cette belle journée !




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Mar 7 Fév 2017 - 23:16

La situation avait dérapé. Une fois de plus. Même si je sentais bien que là, les choses étaient un peu plus graves.

L'ombre d'Osnate avait accentué sa prise sur la jambe de cette dernière, et malgré tous les efforts de la jeune fille pour échapper à cet agresseur imprévu, elle n'avait pas eu d'autre choix que de voir, impuissante, ce tigre d'ombre la traîner sur le sol avant de pénétrer dans son corps. Osnate avait alors radicalement changé. Nonobstant son apparence, qui s'était agrémentée de plusieurs parures ainsi que d'une queue de chat, son regard avait cessé d'être fuyant, et était même devenu plutôt agressif. Je la sentais énergique, elle qui se traînait jusqu'alors. Après avoir rappelé son dragon auprès d'elle, elle lui avait aplati la tête contre le sol avec une cruauté et un sadisme à peine déguisés avant de l'envoyer plusieurs mètres plus loin d'un puissant coup de pied. J'avais du mal à croire que la jeune fille frêle qui auparavant semblait devoir mobiliser toute son énergie pour simplement se maintenir debout était maintenant capable d'un tel tour de force.

Et c'est à ce moment-là qu'elle avait reporté son attention sur moi, suggérant presque innocemment de mettre fin à mes jours.

Ce n'était pas la première fois de la soirée qu'elle faisait allusion à une possibilité de meurtre, mais si je l'avais alors presque ignorée, j'étais cette fois plus circonspect. Un instinct animal de conservation tapi en moi me disait qu'elle était prête à mettre sa menace à exécution. Je lançai mon regard derrière elle, tentant de jauger la distance me séparant de la porte du toit, qui était devenue ma seule issue de secours, le dragon étant hors combat. Je compris vite la futilité de mon plan : le dragon avait justement été envoyé contre cette même porte, en bloquant par là l'accès. Je retins un juron.

Pendant que je cherchais un moyen de me tirer de cette épineuse situation, Osnate (mais était-ce vraiment elle ?) continuait de s'approcher de moi, lentement mais sûrement. J'avais vraiment du mal à croire qu'elle ait pu changer aussi radicalement de personnalité en un instant. Cela avait forcément un lien avec ce tigre qui avait disparu en elle, et qui par ailleurs n'avait pas reparu depuis. Si cette créature avait pris le contrôle de son corps, je pouvais m'attendre à des ennuis, au vu du peu de scrupules qu'elle avait eu à lui mordre violemment la jambe. Je me mis à reculer, calquant mon pas sur celui d'Osnate, pour garder une distance respectable.



Tout en reculant, je réfléchissais. La porte ? Bloquée. Le dragon ? Pas en état de combattre ni de voler pour me tirer de là. ... Combattre moi même ? Ça ne me permettrait que de blesser Osnate, sans pour autant assurer qu'elle reprenne ses esprits. Et encore fallait-il que je sorte gagnant, il était fort possible que je me heurte à un plus gros poisson que moi.

Je m'arrêtai. Je sentais le bord du toit du bout de mon talon, un pas de plus et je tombais en arrière. Il fallait que je trouve un truc. Et vite.



J'observai rapidement autour de moi. J'étais du côté rue. Mince. Je pensais générer temporairement un pont de glace pour passer à l'immeuble d'à-côté, pour me séparer du danger qui me menaçait tout en continuant à observer la scène afin de pouvoir revenir une fois Osnate revenue dans l'état où je l'avais rencontrée. Mais là, cela me faisait la rue entière à enjamber, ce qui faisait déjà un pont plus conséquent que voulu. Je n'étais pas certain de pouvoir le maintenir assez longtemps. Et si je tombais... au mieux une chute bien amortie pour un bon séjour à l'hôpital, au pire la fin de l'histoire. Je gardai cette idée comme dernier recours.

Mieux valait en attendant épuiser mes autres possibilités. La raisonner ? Discuter ? Ce serait sans doute comme parler à un sourd. D'un autre côté, jusqu'ici, le débat n'avait pas été grand chose d'autre qu'un dialogue de sourds, ce n'était pas une tentative ratée de briser la glace supplémentaire qui allait me tuer.

Ce qui ne m'empêchait d'être sur mes gardes, paré à réagir.


Si ça ne te dérange pas, j'aimerais autant qu'on garde ma mort pour une autre occasion. Au passage, qui es-tu ?




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Mer 8 Fév 2017 - 12:00

- Devrais je dire que je suis elle. Devrais je dire que je n’ai pas ses faiblesses, sa volonté de ne pas continuer ? Non, je suis assurément différente. Je suis celle qui la protégera, qui la sauvera de ce monde qui ne la comprend pas. Sais tu que je t’aime bien ?

Je continue de m'approcher, l' acculant au bord du bâtiment. Il doit pouvoir penser s'échapper grâce à sa magie. Le fou, ne sait t’il pas que je calcule toutes les probabilités. Je l’ aurai rattrapée avant même qu’il ne puisse faire un pas. L’ empalant sur une pique d’ombre que j’aurai lancé tel un javelot. Mais il ne va pas s’échapper, lui même le sait, me tourner le dos serait la pire des idées. Il ne va pas s’échapper, il va essayer de me parler, de me convaincre de ne pas le tuer. Soit, ce n’est pas comme si je le détestais. Il n’a pas essayé d’attaquer ma dame, il n’a pas essayé de voir si nos niveaux étaient diamétralement différents. Il se fie à son instinct, et cela me plait.

Je continue de m’approcher, cette fois ci je bombe le dos, me place à quatre pattes, comme le chat que je ne suis pas. Je ronronne, et mes ongles se transforment en griffes noires. Plus je me déplace, et plus le sol sous mes pas se fissure. Le béton craque et gémi, comme un corps que je plierai à ma volonté. Il craque, mais je ne le regarde pas, braquant mes yeux devenus verts sur ce jeune homme. Sourire aux lèvres, j’apparais comme un monstre prêt à lui croquer les ailes. Pourtant, je ne vais pas le tuer, dans le pire des cas, je ferai comme pour cette Alicia. Je lui arracherai les ongles, un par un, rigolant de sa faiblesse.

- Oh nooooon… nous sommes déjà arrivés au bord ? Allez petit, je rigole. Ne saute pas, ce serait une belle boucherie. Je suis sûre que tu as des questions, et je vais y répondre.

Comme je me suis avancée, je recule, lui laissant la place de s’éloigner de ce bord tant convoité. Revenant sur deux pieds, je claudique quelques mètres, avant d’écraser le pied du sistre par terre. Un trône commence à s'élever des ténèbres. Un trône, ainsi qu’un tapis d’ombre sur ce toit miteux. N’importe qui aurait trouvé cela déplacé, mais étrangement cela lui allait bien. Et puis, se poser cacherait le fait que je sois déjà fatiguée, le corps d’Osnate n’étant pas le mieux entretenu que j’avais vu. J’ai écrasée l’instrument une nouvelle fois par terre, et une chaise en est sorti. Allait t’ il s'asseoir ? La vraie question était de savoir s’il aurait le cran de tenter d’essayer de fuir.




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Mer 8 Fév 2017 - 21:37

Ah. Apparemment, la nouvelle Osnate m'aimait bien. Ma foi, c'était une bonne nouvelle, même si à vrai dire j'aurais sans doute aimé qu'elle appuie ses dires par une attitude moins menaçante. Son "affection" pour moi ne l'avait aucunement empêchée de m'acculer au bord du toit d'un pas assez appuyé pour fissurer le sol, le tout avec un sourire carnassier au coin des lèvres.

Une fois tout recul supplémentaire devenu impossible, elle me taquina, semblant insinuer que je ne courais aucun danger avec elle, déclaration que je n'étais pas prêt à prendre pour argent comptant. Elle ne faisait que jouer avec moi, elle le cachait à peine. Comme un chat avec une souris. Il faut dire que la nouvelle Osnate avait véritablement une attitude plutôt féline. Sa dernière phrase m'intéressa toutefois : elle semblait prête à répondre aux question que j'étais susceptible de lui poser.

Me laissant alors un peu plus d'espace vital, elle utilisa ses pouvoirs afin de faire surgir du néant un trône d'ombre sur lequel elle prit place, avant de faire apparaître à mon niveau un siège bien plus modeste. Nous n'étions visiblement pas du même rang, elle et moi. J'hésitai. Un piège ? Je ne savais pas vraiment ce qui était susceptible de se passer si je m'asseyais sur cette chaise. D'un autre côté, si elle voulait me causer du tort, elle n'avait pas l'air d'avoir besoin de recourir à la ruse, au vu de sa puissance. Et qui sait si je ne risquais pas de l'offenser en refusant ostensiblement cette offre qu'elle me faisait. Quant à la fuite, c'était clairement l'option la plus stupide. Je ne pensais pas être capable de faire plus de trois pas avant qu'elle ne me rattrape. Je décidai finalement de miser sur ce que je pensais avoir saisi de sa personnalité, et je pris place.




Ne sachant trop quelle expression affichée, je tentai de garder un air le plus serein et le plus assuré possible, sans trop savoir si je cherchais plus à convaincre mon interlocutrice ou moi-même.

Puisque tu comptes répondre à mes questions... Même si ta réponse ne m'a pas énormément avancé, tu m'as déjà dit qui tu étais. Alors je vais légèrement modifier mon interrogation : Qui est Osnate ?




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Ven 17 Fév 2017 - 8:27

Osnate est une enfant perdue, devrais je dire qu’elle n’a jamais été sur le bon chemin ? Oui, cette petite est assurément beaucoup de choses, une intelligence sans artifices coincée dans des principes qui lui grattent le cerveau comme des habits de secondes mains sur une sensible peau.

Il a une tête neutre, ce gosse est vraiment trop mignon. Je l’aime bien, ce serait drôle de lui faire mal, de voir ses traits se déformer sur le coup de la douleur. Ma langue passe instinctivement sur mes lèvres. Quel goût peut bien avoir son sang ? Je détourne soudainement la tête, un bruit m’alerte. Grondecho s’est réveillé, que dois je faire ? Je suis tellement désespérée, j’ai peur, vraiment peur de lui. Rigolade, j’éclate de rire. Cette loque ne s'attaquerait jamais à moi. Avoir peur de ça ? Ce serait mal me connaître … Alors c’est tout simple, je claque mon instrument par terre, et un tapis de pics apparaît sous mes pieds. Le geste conquérant, je désigne la forme allongée, sans cesser de regarder le Jeremy. Les pics se déplacent, de plus en plus rapidement vers leurs cible et explosent à son contact. Le familier d’ Osnate couine et essaye de s’en aller, grimpant sur le rebord du bâtiment. Devrais je le laisser faire ? Pas envie, nouveau claquement, et un des pics lui fauche les pieds. Il lui fauche les pieds, mais s'élargit soudain et le jette sans plus de cérémonie par dessus bord. J’éclate d’un rire démentiel. Ce familier ne sert à rien, si ce n’est m’amuser.

Penses tu que je sois un monstre, Jeremy ? Non, rassures toi, ce n’est pas le cas. Je ne suis que l’ombre moi, le reflet de ses désirs les plus fous. Je suis le chaos, apporté à une échelle différente de la sienne.


Depuis longtemps déjà, l’accent a disparu. Je suis redevenue sérieuse. On pourrait croire que je mens, mais ce n’est pas le cas. Osnate m’a refusée son amour, une place dans sa logique. Elle a préférée penser que je n’étais qu’un parasite. Alors, je suis ce qu’elle croit, et j’obéis au cadre dans lequel on m’a mise. Devrait-on dire que je suis prisonnière ? Aussi prisonnière qu’elle dans son esprit ? Je ne sais pas. Rappelez vous, je suis la méchante, celle qui fait mal aux gens pour ne pas qu’ Osnate se fasse du mal à elle même. Alors, je tend les bras, mains ouvertes dans ce qui semble être un signe de paix. Je le regarde, et lui adresse moi plus beau sourire.

Je ne suis que magie.




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Ven 17 Fév 2017 - 14:15

Je méditai un moment la réponse de cette facette d'Osnate, que j'étais par ailleurs toujours incapable de nommer. Une "enfant perdue" ? Oui, du peu que j'en avais vu, les termes me paraissaient plus que bien choisis. Je ne la comprenais pas très bien, et j'avais le sentiment que c'était sans doute réciproque. Une "intelligence sans artifices" ? Voilà qui était plus intéressant. Intelligente... c'est vrai qu'elle donnait un effet un peu calculateur, logique. Visiblement, ça n'était pas qu'une impression. Et sans artifices... je supposai que cela signifiait qu'Osnate était d'un caractère franc, et ça collait plutôt bien à ces questions que l'on ne s'attend pas à entendre. Des questions presque enfantines, en somme ("Pourquoi as-tu ri ?"), mais qui demandaient paradoxalement une grande spontanéité pour être posées sérieusement. Les derniers termes qui me marquèrent étaient sujets à interprétation : "coincée dans des principes". Une référence aux principes imposés par la société, des principes qui pourraient déranger Osnate ? Ou bien la jeune fille s'imposait-elle d'elle-même des principes qui la contraignaient ? Difficile de déterminer quel choix serait le plus triste.. Quoi qu'il en soit, je ne pouvais pas répondre à cette question, et je ne pensais pas que l'ombre d'Osnate m'en dirait plus. Je craignais même de l'énerver en insistant sur le sujet. Je me tus donc.

Un bruit attira alors mon attention : le dragon reprenait ses esprits. Je retins mon souffle. Une occasion de m'échapper allait-elle se présenter ? Mes espoirs furent vite déçus. Éclatant d'un rire teinté de folie, l'ombre d'Osnate fit soudainement apparaître des pics sombres qui s'en allèrent attaquer le dragon, le blessant avant de tout bonnement le jeter dans le vide. Inutile d'espérer quitter ce lieu sur son dos. Quant à la porte... Elle était désormais libre, mais l'emprunter signifiait traverser le toit, et donc croiser le chemin de l'Osnate déchaînée. Nouveau rire à demi démentiel de cette dernière.



Elle se remit à parler d'elle-même, comme plaidant sa propre cause. Plutôt qu'un monstre, elle se présentait comme l'incarnation des désirs d'Osnate. Eh bien... la jeune fille était dotée d'un subconscient pour le moins.. actif. Néanmoins, j'avais l'impression que l'ombre d'Osnate était un peu plus que ce qu'elle prétendait. Elle semblait animée d'une volonté propre, ce qui me paraissait paradoxal pour la personnification du désir de quelqu'un. Mais une chose me tracassait par dessus tout. Cette insistance de l'ombre d'Osnate sur son rôle et sa véritable nature. Plusieurs fois déjà, elle avait tenu à m'assurer qu'elle ne me voulait pas de mal. Et là encore, elle voulait que je sache qu'elle n'était pas un monstre. Comme si mon jugement comptait à ses yeux. Mais qu'étais-je pour elle ? Elle semblait capable de me tuer d'un geste, le témoin gênant de sa nature que j'étais pouvait disparaître de ce monde dès qu'elle le voulait. Pourquoi semblait-elle se préoccuper à ce point de moi ? Question sans réponse.

Agissant de nouveau, l'ombre d'Osnate écarta alors les mains vers moi, comme elle inviterait quelqu'un à la prendre dans ses bras, et d'un sourire resplendissant comme elle n'en avait encore pas affiché, me déclara qu'elle n'était que magie.



Je restai interdit un instant. D'abord à cause des mots : être de la magie à l'état pur ? J'avais un peu de mal à me représenter la chose.. Mais j'étais surtout perdu par ses gestes, que je ne m'expliquais pas. On aurait dit qu'elle avait voulu mettre en scène sa réplique en prenant la pose.. mais pourquoi ? Voulait-elle simplement s'amuser, voir ma réaction ? Attendait-elle implicitement que je réagisse d'une manière particulière ? Aucune idée. Faute de savoir comment réagir, je décidai de maintenir la conversation.

Tu n'es que magie ? C'est plutôt remarquable... Je fis tomber négligemment quelques flocons autour de moi. J'adore la magie, c'est magnifique. Mais "être" de la magie ? Je me demande bien ce que ça peut donner..

J'hésitai un moment avant de poursuivre sur le sujet qui me trottait dans la tête. Finalement, considérant qu'elle semblait m'apprécier, je me dis que je ne risquais pas grand chose à mettre les pieds dans le plat, ou du moins que cela ne rendrait pas ma situation beaucoup plus risquée qu'elle ne l'était actuellement, je me lançai :

Pour en revenir à toi, si ce n'est pas trop indiscret : que recherches-tu ? Quel est ton but ? Et si tu m'autorises à tourner ma question de manière un brin plus égoïste : qu'attends-tu de moi, que comptes-tu faire de moi ?

J'avais peur d'avoir un peu dépassé la limite de ce que l'ombre d'Osnate m'autorisait à demander. Passera, passera pas ? Je me tenais prêt à courir vers la porte s'il s'avérait que j'étais en danger.




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Mar 28 Fév 2017 - 21:15

La magie ? Elle est belle c’est vrai, mais tellement imprévisible. Regarde, on ne sait jamais quand tes flocons vont t’ exploser au visage.

Claquement de doigts, et ils explosent littéralement. En petites déflagrations, qui auraient été presques inaudibles si l’on n’y faisait pas attention. J’aime exploser des choses, ça me détend. J’aime détruire des ombres, alors que j’en suis moi même une. Devrais je dire que je pratique le fratricide ? Cette idée me fait sourire. Je suis bien plus puissante que ces idiotes incapables de se défendre. Ma seule présence peut les casser. Comme le sol, comme tous les objets éclairés par la lumière, qu’elle soit naturelle ou artificielle. Je les ressens également, leurs déplacement, leurs scrupules, quand elles sont animées par magie, je les ressens, et bien qu’elles soient différentes, elles font partie de moi. Comprendrais t’ il que je suis un tout ? Que je suis l’unité des choses, quand bien même je suis destinée à les séparer ?

Cela s’appelle la forme divine Jeremy. Le fait de laisser la puissance affluer en toi pour un temps donné. Ce que cela donne ? Tu le comprendra en étant toi même possédé. L’aimeras-tu, je dirai cela dépend de ta relation avec elle.

Je le regarde, toujours assise, devrais je lui donner une démonstration. Il me semble que oui, cela me paraît justifié compte tenu des circonstances. Alors, je bouge encore une fois mon instrument, et cette fois ci, ce sont des centaines de criquets d’ombre qui apparaissent. La plaie de ce putain de pain qu’elle aime tant. Ces derniers affluent vers moi, et se placent sur le trône. Hurlant une stridulation à en vriller n’importe quel tympan. Ils sont partout, recouvrant la surface lisse de ma grande chaise en quelque chose d’un peu plus glauque. Nouveau mouvement de poignet, et ils se taisent. Rendant le silence encore plus assourdissant.

Mon but est de tuer Osnate, de prendre sa place pour être précise. Je recherche donc la puissance, et je n’attend rien de toi si cela peut te rassurer. Tu es un amusement, un amuse gueule passager, en attendant de pouvoir réellement la contrôler.




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MessageSujet: Re: C'est le mien ! Le mien à moi [ Jeremy et Osnate ]   Mar 28 Fév 2017 - 22:02

L'ombre d'Osnate avait pris un malin plaisir à gentiment se moquer de ma vision de la magie, préférant appuyer son imprévisibilité plutôt que sa beauté. Avant que je n'aie le temps de dire "ouf", les flocons que j'avais continué à faire tomber sans même m'en rendre compte avait tous été victimes de micro-déflagrations presque inaudibles qui les avaient pulvérisés. Charmant. Et l'ombre d'Osnate de continuer son discours sans sourciller, m'expliquant plus ou moins clairement le phénomène dont était victime Osnate. Visiblement, un afflux trop important de magie pouvait avoir des conséquences pour le moins importantes. Ne risquais-je pas de faire face au même problème si je continuais mes entraînements quotidiens ? Possible, mais ce n'était vraiment pas le moment d'y réfléchir.

Un petit mouvement de la part de la forme divine qui me faisait face, et une fantastique nuée de criquets sombres fit son apparition, tel un nuage mouvant. Le vrombissement assourdissant des insectes était désagréable. Ceux-ci se rassemblèrent sur le trône, donnant l'impression que le siège lui était devenu vivant. Et moi qui n'étais pas fondu de films d'horreur... Beuh. L'ambiance déjà stressante venait de chuter. Soudainement, les criquets se turent, et le silence revînt, presque plus effrayant que le bruit. J'attendais, je n'avais plus que ça à faire, je n'étais clairement pas maître de la situation. Alors l'ombre d'Osnate répondit enfin à ma question.

Elle voulait donc prendre la place d'Osnate pour toujours. Et me voyait comme un amuse-bouche. Cette perspective n'était vraiment pas réjouissante. Peut être voulait-elle simplement dire qu'elle souhaitait s'amuser innocemment avec moi, mais l'expression me laissait une impression un peu plus mortelle quant au sort qui m'attendait, contrairement à tout ce que l'ombre avait pu me dire jusque là. Ma situation n'était décidément pas enviable...

Je pris alors la parole. Tout en parlant, je me tançais vertement en pensée : ce que je faisais là était purement du suicide, j'avais déjà bien trop joué avec la patience de mon interlocutrice, et mes paroles présentes étaient clairement de la provocation. Et pourtant, pourtant, je gardais cette petite intuition qui me disait que c'était peut être grâce à mon cran que je n'avais pas encore été précipité du haut de l'immeuble. Que cacher ma peur et agir comme si elle n'était pas présente était sans doute le seul moyen de faire en sorte que cette ombre en face de moi cesse de me considérer comme une vulgaire fourmi qu'on écrase d'un pas, mais plutôt comme une fourmi savante, que l'on pourrait sans doute écraser, mais qu'il est bien plus amusant de regarder tenter sans succès des choses dont on ne la pensait pas capable. Et après tout, cette ombre voulait bien s'amuser, non ? Voici ce que j'avais dit :

"Ceux qui avancent et progressent sont ceux qui doutent. Ceux qui sont sûrs ne font que piétiner sur place. Toi qui ne doutes de rien, toi qui ne remets pas en question ta vision du monde, toi qui es plus que tout persuadée qu'Osnate n'est pas faite pour ce monde, peux tu proclamer haut et fort que tu n'es pas celle qui te trompe ? Je la connais depuis une heure à peine, mais je peux te dire une chose : Osnate, qui est en constant décalage, ne s'enferme pas dans son monde. Elle doute, j'en suis persuadée. Elle m'a demandé pourquoi j'avais ri, elle a exposé ses idées, mais en écoutant les miennes, et c'est ce qui la fera avancer. Si tu parviens à ton but, que feras-tu ? Resteras-tu juchée sur ton trône d'ombre indéfiniment ? Ton absence de compromis sera-t-elle assez forte pour te persuader que l'ombre domine tout, et que le soleil n'existe pas ?"

Je me tus, encore estomaqué par mon propre discours, mais pas question que cela se voie sur mon visage.




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