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Abby Jackson [END]Auteur
MessageSujet: Abby Jackson [END]   Lun 14 Mar 2016 - 0:12

Abby JACKSON (♀)

1er avril 1992 • Anglaise • Hétérosexuelle • Fumer • Kagutsuchi • Re-l Mayer - ergo proxy


DESCRIPTION PSYCHOLOGIQUE
«  Mieux vaut brûler franchement que s’éteindre à petit feu. »

On dit que la nature fait bien les choses, qu’il faut de tout pour faire un monde ; c’est vrai. Cela m’expliquera sûrement, ainsi qu’à vous, pourquoi il a plu au tout puissant de me donner des sentiments qu’il m’était impossible de contrôler? Depuis toujours l’impulsivité est décrite comme un défaut : mettre son point dans la figure à quelqu’un en seulement deux secondes est-il un si gros problème après tout? Si la personne en question vous insulte, insulte un de vos proches, il vaut mieux que vous restiez là, les bras croisés bien gentiment en lui disant de continuer? Ne rêvez pas. A un moment, le calme vous quittera et fera place à sa sœur, la colère et là, mettez au défi quiconque de rester à sa place. Je préfère me retrouver dans les ennuis jusqu’au cou pour avoir ouvert ce que vous définirez comme une grande gueule et ainsi dire ma façon de penser, montrer de quoi je suis capable plutôt que de me laisser marcher dessus par un connard de première. «Quand on a rien, on a rien à perdre.» Alors je fonce dans le tas, c’est tout ce dont j’ai envie, tout ce dont j’ai besoin pour me sentir bien. L’impulsivité est synonyme de recherches de sensations fortes parait-il. Je serais assez d’accord avec ça. Ne jamais penser aux conséquences et faire ce dont j’ai envie, ce dont j’ai besoin, pour prouver quelque chose, à moi, aux autres, à n’importe qui. Maître ou non de nos sentiments, nous sommes obligés de rester responsables de nos actes, de nous repentir de nos péchés et de purger la peine qu’il leur est attribuée et ce contre vents et marées. Mettre une gifle à quelqu’un, méritée cela va de soi, n’a jamais fait de mal à personne, bien au contraire. Et si la vie de quelqu’un que vous aimez dépendait de votre réaction, que feriez-vous? Si le Diable mettait l’âme de votre bien aimé en jeu et vous demandez de tuer un meurtrier multirécidiviste pour le bien de tous, oseriez-vous, l’espace d’une seconde hésiter d’agir et de tuer la personne de vos propres mains ? L’homme placé face aux dangers, face au désespoir et à la souffrance montre un tout autre visage de lui-même.  La vérité fait peur, la réalité fait peur. Que reflète notre âme au plus profond de nous-même ? Si nous le savions, continuerions-nous à faire semblant, à faire comme si de rien était, comme si nous contrôlions tout, du moins en apparences ? Mis face à sa véritable nature, plus d’un homme voudra en finir, ne supportant pas la réalité : une femme laide à l’intérieur ne supportant pas sa laideur extérieure aura recours à tous les stratagèmes pour s’embellir, un avocat qui dit prêcher la justice mais qui laisse les assassins et les violeurs courir les rues ou même un roi qui se dit au service de son bien aimé peuple mais qui, au final n’est ni plus ni moins qu’une personne égoïste et avare de pouvoirs et de richesses. Et la bonté dans cela…?

La part de générosité, de bonheur, d’humanité… Où se trouve-t-elle alors ? Le bien et le mal n’ont cessé de cohabiter depuis la nuit des temps, l’ombre et la lumière, le paradis et l’enfer, Dieu et le Diable. Pourquoi chercher à briser l’équilibre des choses au final ? La balance doit rester juste et droite, car si elle venait à choisir un camp, le chaos régnerait. N’est-ce pas ce qui est en train de se passer ? Chaque âme est partagée en deux, vos actes détermineront quel côté aura le dessus au final. L’autoroute de la vie n’a pas de limitation de vitesses et les âmes, nombreuses, que vous rencontrerez pourrait bien vous créer des accidents, des fois superficiels, d’autres fois, vous procurant une douleur lancinante dans l’abdomen. Des personnes intouchables vous percuteront de plein fouet comme l’amitié, la foi, l’amour elles vous feront avancer dans la joie et la bonne humeur la plupart du temps et d’autre comme la tristesse, la haine, la colère vous feront perdre des âmes au cours de votre voyage. Mais le destin n'est pas le seul à décider des âmes auxquelles vous aurez le rêve ou l'immense cauchemar de croiser la route. La vie est cruelle, il nous l'être tout autant avec elle en retour. Ce terrain de jeux suprême est tellement excitant et enivrant qu'il serait stupide de rester sur le banc de touche à regarder les autres prendre plaisir à s'amuser.

Dans mon cas, l'amusement et les jeux représentent toute ma vie, enfin le peu que j'ai vécu jusqu'à maintenant. Il faut bien admettre qu'une existence morose et emmerdante à souhait n'est le rêve de personne de normal. Enfin, qui peut bien se permettre de définir la norme ici bas ? Dans cette aire où peuplent les êtres plus pourris les uns que les autres, prostituées, pédophiles et amateurs de tous les trafics. Mais comment ne pas finir par céder à la bassesse de l'humain ? Cette faiblesse entretenue par les pulsions les plus secrètes et les plus sombres de chaque individu. Avouez-le, votre cœur est bien loin d'être pur et innocent, tout autant que votre esprit. Non ? Soit, restez dans le mensonge et l'ignorance si cela vous plait, mais vous verrez qu'un jour, la vérité vous arrivera en pleine gueule avec tellement de violence que vous pourriez bien finir décapités.

La froideur de ton corps n’a d’égal que celle de ton cœur. 

Il est dit que les personnes de bonnes fortunes, nées du bon côté de la balance sont, et ce obligatoirement, munis d’une fierté qui est similaire à tout souverain. Mais qui ne ferait pas tourner les têtes de ses semblables pour parvenir à ses fins ? 

La possession. Mettre son sceau sur ce que l’on désire par-dessus tout ;  le convoiter, le traquer, l’obtenir. Mais une fois dans nos filets, quelle beauté a bien la chose si ce n’est qu’elle ne sert plus que de décor et de trophée miteux digne d’être placé au fond d’une armoire poussiéreuse dans le bureau duquel vous ne sortez guère plus de temps que pour aller vous désaltérer. C’est si connu... Tel un roi se délaissant de sa reine pour aller s’adonner aux plaisirs charnels avec la chair fraîche de ses maîtresses, votre objet de convoitise ne sera plus qu’une souveraine poussiéreuse et démunie de toute intérêt, face à une nouvelle quête qui vous submergera l’esprit pour ne plus vous lâcher. Malheureusement, le cercle vicieux vous emprisonnera pour vous faire entrer dans le monde de la folie et de la luxure. Se retrouver au milieu de l’incendie que l’on a provoqué soit même, serait-ce le comble de l’ironie ? Assouvir ses désirs n’est qu’un leurre, une illusion qui vous est donnée, puisque les contenter ne fait rien d’autre que vous poussez dans le vice. Acquérir est une chose, conserver en est une autre. Avoir la patience, l’envie et l’amour pour garder ce que nous avons acquis n’est pas donné à tous. 

L’amour d’ailleurs... La pire invention de l’homme pour décrire ce qu’il appelle sentiments. Cette chose pour les faibles, pour qu’ils se sentent puissants, entourés, protégés. Les sentiments, les émotions, tout cela rend faible ; et les faibles finiront par pourrir sous un arbre, le cœur entre les mains, sans reconnaissance de quiconque. A quoi bon vouloir aider et aimer les gens puisque ces derniers ne vous rendront guère la pareille. L’Homme est tellement égoïste qu’il aura beau dire qu’il s’inquiète pour ses semblables, au fond de lui, il sait bien qu’il ne s’occupe guère que de sa petite personne. A quoi bon aider autrui ? On nait seul, on meurt seul ; telle est la règle de l’humanité ; bien qu’en ce qui me concerne, je ne suis point prête à m’éteindre un jour. Avoir un cœur rend faible, avoir des sentiments rend faible, être humain rend faible. 


«  Dîtes moi ma chère, peut-on brisé un cœur qui a déjà cessé de battre ? »

Un cœur brisé... Si tant est qu’il existe encore...Lorsque j’ai goûté à la déception et à la trahison de ceux qui étaient supposés m’aimer sans retenue, là était leur devoir en tant que géniteurs et boucliers protecteurs, qui tenteraient de me protéger au péril de leurs vies, je n’avais guère d’autres alternatives que de me laisser tomber en chute libre dans les ténèbres, ceux qui m’ont rendu téméraire et courageuse en m’enlevant le poids du passé et l’appréhension du futur. La pierre est douce et polie lorsqu’elle est tendrement passée entre les mains de ceux qui la convoitent, mais à l’état de nature, rocailleuse, abrupte et fière, ne devant obéir à aucune loi autre que celle qu’elle a choisi de suivre, elle est et reste semblable au plus arrogant félin ou reptile, dominant le peuple sauvage. 

On dit qu’être sans cœur est la pire de toutes les maladies, mais comment peuvent-ils savoir ? Ceux qui parlent ne savent pas ce que cela fait d’être trahi et abandonné, ils se complaisent dans les futilités de leurs sentiments, se mentant à eux-mêmes, s’oubliant, corps et âme dans les banalités  de l’amour. Avoir des sentiments fait mal, aimer fait mal alors à quoi bon se laisser submerger par ces émotions qui seront tôt ou tard servantes du péché de la luxure alliée à l’acide saveur du désespoir et du chagrin ? «  Le chagrin amoureux peut transformer les gens en monstres de tristesse. »


INFORMATIONS MAGIQUES
• Manière d'utiliser la magie : Son pouvoir se déclenche sous une colère à son apogée et une vision de boule de feu sur sa cible
• Affinité : Elle n'en a pour le moment pas conscience et ne sait pas le contrôler à sa guise. ( Pour la suite, elle aimera s'amuser avec )


DESCRIPTION PHYSIQUE
Une beauté éphémère, une sensation de divinité, un être descendu des Cieux. Du moins, c'est ce que vous croirez en tombant nez à nez avec mon humble personne. Mais les apparences sont bien trompeuses, car elles cachent toujours des choses et cela arrange bien tout le monde au final. Le physique n'est qu'un pâle instrument pour définir le premier point de vue sur votre personne. En ce qui me concerne, vous auriez tort de vous fier à ce que vous voyez pour fonder votre opinion sur ma personne. Chez certains, le physique est une arme redoutable. Leur charme ne vous conduira pas en sûreté et un début de relation quelconque, mais vous plongera droit en Enfer ! Serait-ce ma description ? Je ne vous le dirais pas. A vous de prendre le risque. De quoi ? De prendre feu...

Elle est d'une beauté à toute épreuve. Aucune femme ne peut tenter de lui arriver à la cheville, d'égaler son physique hors du commun. Sa carrure de petite femme ne ferait pas spécialement peur, bien au contraire. Elle me donne envie de la prendre dans mes bras, de vouloir la protéger des dangers que le monde pourrait apporter. Telle une poupée de porcelaine, elle me paraissait d'une incroyable fragilité.

Cette femme ferait frissonner n'importe quel homme, ne serait-ce que par un simple regard. Parlons-en de son regard. Un noir ébène d'une telle intensité, dans lequel vous vous perdez en une simple fraction de seconde. Des ténèbres qui vous rappellent le plus pur des cauchemars que vous ayez subi de toute votre vie. Une noirceur préoccupante. Un regard à vous couper le souffle, tout simplement. Cependant, un détail venait noircir le tableau; le cache œil présent sur sa pupille droite. Comment résister à une telle dose de mystère... Comment... Je n'ai pas pu, j'ai craqué. Je me suis laissé envoûter, emporté par un désir qui m'était jusqu'alors des plus inconnus mais qui me faisait bouillonner, frémir et attiser une flamme à l'intérieur de mon corps. La tentation m'était trop grande pour ne pas y succomber.

Les yeux sont le reflet de l'âme dit-on. Son âme semblait déjà avoir atterrie aux côtés des êtres les plus malfaisants. Et pourtant... Tout paraissait tellement humble, pur et sublime chez elle. Son visage angélique couleur opale avait dû en faire chavirer des cœurs,  pas qu'un peu à mon avis. Il avait fait chavirer le mien en tout cas. Je ne cessais de m'imaginer en train de passer ma main dans sa chevelure charbonneuse; de voler un baiser à ses fines lèvres ou encore de lui susurrer des mots doux à l'oreille. Caresser ses courbes gracieuses, la prendre par la taille ou encore caresser ses petites joues roses pâles. Elle était belle, vraiment. Et d'une élégance.

Qui a dit que le noir était la couleur du deuil ? Glauque, triste et morne ? Les termes mystérieux, sophistiqué et classique sont plus convenables. La garde robe de notre chère amie est loin d'être haute en couleurs et pour cause. La noirceur de ses vêtements reflète en tout point son âme qui ne respire guère la gaieté ou la joie de vivre. Passer inaperçue ? Il y en a qui n'aime pas se brûler les ailes avec la lumière après tout. Tapie dans l'ombre, elle observe le monde à sa guise.

Telle une araignée, elle avait tissée sa toile et je m'étais fait prendre au piège avec une facilité qui me paraissait tellement simple que cela me mettait hors de moi. Je me suis perdu dans sa toile finement travaillée et je m'en mordais à présent les doigts, croyez-moi ! Telle la pomme dans l'histoire d'Adam et Eve, j'avais goutté au fruit défendu. J'avais succombé à la tentation et le prix à payer, le lourd tribu n'était autre que ma propre existence. Elle avait totalement réussi à m'envoûter avec sa magnificience.... Une magnifique bête...



RACONTE NOUS SON HISTOIRE
Ma palpitante aventure débute un jour de pluie, en Angleterre, au milieu de nulle part. En réalité, je ne vous compte-là que ce que les gens m’ont raconté. Lorsque l’on a atteint la moitié de sa vie, comment se souvenir en détails du commencement ? Du plus loin que je me souvienne, je n’avais que 5 petites années et je devais être haute comme trois petites pommes, mais j’avais déjà un caractère bien trempé et sujet à la bagarre, au grand damne de mes géniteurs.

Le destin, vous y croyez-vous ? Pas plus que moi hein ? Mais dans ce cas-là, comment expliquer ma soudaine attraction pour coller mon poing dans la figure du premier pauvre type venu ? Les gênes ? C’est vrai que la génétique est responsable de beaucoup de choses ; cela signifierait donc que mon paternel ou ma madone avait et qui sait, a toujours le sang chaud ? C’est toujours bon à savoir. Les jours où ils me feront des reproches, je n’oublierais pas de leur rappeler que eux aussi ils ont eu une jeunesse, malgré le fait qu’il passe pour des gens de bonne fortune à présent. Cela signifiait-il également que je serais dirigé malgré moi vers le même métier qu’eux ? Leur profession ? Des avocats. Vous savez, ceux qui sont censés faire régner l’ordre et la justice ; le genre de travail qui suscite l’admiration dans le regard de tout gamin face à ses parents. Sauf que dans mon cas, ils auraient pu être boulangers ou libraires que cela m’aurait davantage fait plaisir. Ils auraient peut-être remarqué ma misérable existence et je les aurais croisé à l’heure du thé par exemple, plutôt que d’être en train de les attendre jusqu’à minuit, tous les soirs dans ma chambre où des créatures trouvaient le malin plaisir de venir me faire sursauter malgré moi. « Vous avez une fille, vous vous souvenez ! » hurlais-je à l’intérieur de moi-même quotidiennement. Je voyais davantage ma nourrice que ceux qui m’avaient mis au monde, trouvez l’erreur  vous. La vie est faite de choix, jusque-là nous sommes d’accord. Dans ce cas-là, ils auraient dû davantage réfléchir avant de me procréer ; je ne les aurais par conséquent pas empêché de vaquer à leurs occupations, ni de grimper tranquillement mais sûrement les échelons qui leur été destinés. Mais non ; ils ont préféré me donner la vie et me rejeter la faute dessus. La logique m’échappera toujours. A quoi bon donner la vie si c’est pour s’occuper de votre progéniture de cette façon ?! Un enfant n’a en aucun droit le devoir de payer pour les fautes commises par ses parents ! Et après, ils oseront vous critiquer, faire les hypocrites, vous accueillir à bras ouverts lorsque des yeux seront figés sur eux, pour passer pour de merveilleuses personnes, tandis que la vérité est tout autre. Ils ont le culot de vous rabaisser lorsque vous leur parler d’amour, en vous disant que vous n’en connaissez même pas le sens, mais eux, le connaissent-ils vraiment au bout du compte ?

Vous feriez tout pour attirer l’attention, que l’on vous remarque, que l’on s’occupe de vous ; et bien moi j’ai trouvé du réconfort en me bagarrant. Mon quotidien était rythmé par des coups de toutes sortes, mais toujours digne d’être loyaux. A quoi bon mériter une victoire si la triche vous a guidé ? Bien évidemment, il m’est arrivé plus d’une fois de mordre la poussière, mais je n’ai jamais perdu ma dignité, loin de là. Chaque coup ne fait que me rendre plus forte. Ne jamais craquer face à l’adversaire, voici ma devise. Rester fière coûte que coûte. Si vous perdez votre fierté lors d’un combat inégal, vous serez guidé par la haine et la vengeance ; et qui dit haine, dit défaite d’avance, tout le monde sait cela. Se construire, trouver ses propres piliers dans la vie, les personnes à qui vous pourrez faire confiance, celles qui vous trahiront sans cesse… Cela fait partie de la vie, j’en conviens, mais ceux qui auront de l’aide dès le plus jeune âge auront des chances de mieux se construire, non ? Surement... Ceux entourés ont-ils réellement plus de chances de rester dans ledit droit chemin que les cancres de service ?  

J’eus une scolarité semblable à n’importe qui, sauf que la mienne était surement plus intéressante sur le plan social. Et oui, les bagarreurs attirent les regards, c’est bien connus ; une popularité, un grade, un cercle privé, mais cela, ce n’est qu’une base et étant donné que j’ai une haine féroce contre les moutons, je fuyais cette image stéréotypée de première ligne. Un suiveur ne saura jamais où il finira, tandis qu’un leader, un solitaire saura suivre sa voie, celle qu’il désire, seul, sans se soucier de quiconque. Egoïste ? Peut-être bien. Je n’avais pas envie de chercher midi à quatorze heures, seul les combats m’intéressaient et m’intéressent toujours bien entendu. Mais malheureusement, ceci n’avait pas que des points forts ; tout acte qui vous fait dévier du chemin est sanctionné. Dans le jargon scolaire, cela signifie heure de colle, expulsions et tout le toutim, vous l’aurez compris. Certains collectionne les poupées, d’autres les figures d’animaux, et bien moi, je collectionnais les heures à glander dans un bureau, seule. La rebelle de l’école ? Ou plutôt la chienne lâchement abandonnée. Il me fallait des repères, je les trouvais lentement mais surement, dans la rue. Les lois de la rue, dignes de celles de la nature, la loi du plus fort, l’élimination des plus faibles, le contrôle pour certains, l’effacement pour d’autres. Si on veut se faire un nom, il faut en baver, gagner, être le meilleur ! Gagner le respect, faire ce qu’on veut, avoir de l’influence, faire peur. Ma vie tournait autour de cela, même dès mes plus jeunes années et cela ne me dérangeait guère. L’impulsive que j’étais enchaînée avec brio, la plupart du temps, les bastons dans la cour de récréation, juste parce qu’une seule remarque ne me plaisait pas. Être hypocrite ? Et puis quoi encore ?! La mode, l’hypocrisie, je ne suis pas. Et celui qui n’est pas content...je l’emmerde ! «  Plaire à tout le monde signifierait plaire à n’importe qui. » Plutôt mourir que de lécher les basques du premier venu pour avoir une place, du respect et tout ce qui s’en suit. Ma devise ? «  Mieux vaut être seul que mal accompagné. » Voilà ce qui était mon quotidien, mon enfance, du moins, jusqu’à ce que le fameux train de la vie ne déraille violemment.

Pour me vider la tête des engueulades incessantes de mes vieux, j'avais pris pour habitude de faire le mur en douce, histoire d'aller m'aérer l'esprit. Toujours plus avide de sensations fortes et d'adrénaline, j'avais fini par découvrir un passe temps pour le moins délinquant.

Un soir, au détour d'une ruelle, j'entendis une foule des gens plutôt bruyants, tels des chiens gueulants sans cesse pour s'amuser à crever le félin qui leur filait sous le museau. En m'approchant je m'aperçus de l'étendu des dégâts. Un combat, digne de ceux qu'ont peut voir légalement sur un ring. Sauf que là, pas de ring, pas de gong et surtout...aucune règles. J'admirais les deux combattants, déjà bien amochés, pour l'un, l'arcade avait décidé de rendre l'âme, pour l'autre, le nez risquerait d'être douloureux pour un long moment. Sans parler des bleus respectifs sur le corps de chacun. Bizarrement, je sentais mon épiderme frémir à chaque nouveau coup donné, mon cœur battait la chamade face aux acclamations des supporter. Je n'avais qu'une envie, c'était de participer à ce face à face sanglant. L'adrénaline. A l'état pur.

Les soirs suivants, je retrouvais toute cette belle bande de bras cassés pour me prendre ma dose de sensations fortes quotidienne. Hommes, femmes, mon adversaire avait beau changé de physique, de taille, ça ne me décourageait pas pour autant. Bien au contraire. Et puis comment progresser en se mesurant constamment à des plus faibles que soi ? La peur ne me tordait guère les entrailles. J'avais emmagasiné tellement de haine contre ce monde. Cet univers de créatures aussi pourries qu'infâmes que je m'amusais à leur écraser la gueule contre le mur. Naturellement, je mordais aussi la poussière. Personne n'est parfait. Mais je me relevais toujours. Ou presque...

Un soir, alors que j'étais partie m'aérer l'esprit à la recherche d'un nouveau fight, sans succès, j'étais loin de m'attendre à ce que l'injustice et la dépravation viennent flâner sur ma route. Je m'allumais une clope en regardant la pleine lune, faisant de son éclairage intense, la lumière sur toute la pourriture des caniveaux. Le monde est en train de décrépir petit à petit et tous l'aident à sa destruction. Un peu plus chaque jour que Dieu fait comme on dit. Enfin, Dieu, l'Univers, chacun le nomme selon ses croyances.

Adossée contre un mur, je laissais la fumée envahir mes poumons lentement, me délectant tranquillement de cette brise du soir. Le calme allait être de courte durée. Tapie dans l'ombre, seule mon mégot qui s'enflammait permettait d'apercevoir une silhouette. L'ombre, le mystère, la nuit. Quand soudain, un cri me sorti de mes songes, Tournant la tête, j'aperçus une jeune fille se faire durement placarder contre un mur par un homme. Enfin, un pauvre type qui se croyait être un être humain digne de ce nom plutôt. Il s'amusait à lui asséner des coups pour la faire taire, lui arracher ses vêtements en lui balançant toutes les merveilleuses insultes connues lorsqu'on ouvre le répertoire des prostituées. La lâcheté m'avait toujours fait frémir d'une rage sans nom. Parce que si on trouve cela courageux, c'est soit qu'on est le dernier des cons, soit qu'on doit urgemment être transféré chez les déglingos.

" Au viol ! ", hurlait-elle.

Et cette fille, quelle conne. On t'a jamais appris gamine, que de crier au viol ne servirait à rien. Personne ne bouge devant cet acte si...singulier? Crier au feu, peu importe les circonstances. Bien évidemment, chaque être aurait peur pour ses plumes et le débile qui te sert d'agresseur se sentirait désarçonner l'espace de deux secondes, se demandant si celle qu'il avait prise pour cible n'était pas autant voire plus tarée que lui. Mais non, on apprend pas ça dans les manuels scolaires. On apprend ça qu'avec le long parcours semé d'embûches qu'on nomme la vie. A nos dépends. L'injustice m'avait toujours fait gerber. Ce connard, s'il continuait son petit cirque comme ça pourrait éviter la condamnation la plus élevée avec des arguments de merde et non des moindres comme quoi " Cette salope a aimé ça ! " ou encore " La tenue qu'elle portait m'a trop excité, c'est de sa faute ! ". C'est ça, nourrit ta lâcheté encore un peu histoire que ton ego puisse se ressourcer quand tu croiseras ta sale gueule dans un miroir. Pauvre con.

Le spectacle avait assez duré. M'emparant d'une pierre qui traînait par là, je la lançais sur l'agresseur de la pauvre gamine. Headshot! La fierté dans un moment pareil, quelle pure dose d'adrénaline libérée dans mon enveloppe corporelle. Son misérable jeu allait prendre fin. Avançant dans la lumière, il mit quelques secondes à comprendre ce qui venait de se passer. Longtemps, trop longtemps. Sa proie avait pris la fuite. Pauvre petite gazelle en détresse. Le bougre se jeta sur moi avec une rage qui se voulait intense et maîtrisée. Manque de pot pour lui, l'alcool lui sortait par tous les pores de la peau. Une simple esquive, un croche pied et le voilà en train de bouffer le sol. Mais j'avais oublié une règle, somme toute la plus importante : ne jamais sous estimer son adversaire.

Il se relevait en vitesse avant de me chopper à la gorge d'une main ferme et commença à serrer. Malgré moi, un sourire malsain se dessinait sur mon visage, la colère s'amplifiait encore et toujours et tout en agrippant son poignet, j'avais envie d'une clope. Pas pour me calmer non, mais juste pour pouvoir transformer sa sale gueule en majestueux feu de Saint Jean. Mon corps commençait à trembler et je n'entendais même plus le son de sa voix. L'image de flamme à la place de son visage, voilà tout ce dont j'étais spectatrice dans mes pensées. Mais vous savez ce qu'on dit. A force de penser avec tellement d'intensité, de croire en quelque chose de toutes ses forces, cela va devenir réel. Je n'avais jamais été du genre à croire à ces foutaises...jusqu'à ce soir.

Ses cheveux ont pris feu d'un seul coup. L'abruti me lâcha à la seconde où il s'en rendit compte avant de fuir tellement une pauvre petite gonzesse. Il ne devait sûrement pas comprendre ce qu'il venait de se passer, de lui arriver. Moi-même je n'y pigeais que dalle ! Mais ce qui suivit, j'aurais pourtant dû m'y attendre.

Les émotions font de nous ce qu'elles désirent. Pour le coup, mon inconscient avait semblait juger bon de me faire oublié ou du moins partiellement, ce qui venait de se passer. Trop de colère, trop de rage, trop de noirceur. Je sentis mon corps basculer en avant et mes paupières se fermer malgré moi d'un coup.

(...)

Le réveil qui suivit sera sans doute l'un des plus perturbateurs de toute ma vie.
J'avais connu des réveils dans la rue, mais celui-là n'était semblable à aucun autre. Pire qu'un lendemain de cuite. Pire qu'un poing bien placé dans l'estomac.
Et me voilà atterrie sur une île au milieu de nulle part. Pourquoi ?Quoi faire ? Où aller ? Les questions filaient malgré moi et je trouverais des réponses, le temps venu. Peu m'importe, du moment que cette dernière offre des âmes à torturer. Je comptais bien me laisser bercer par le vent et voir dans quel merdier ce dernier allait me traîner  ~



DERRIERE L'ECRAN
• On m'appelle : Sam
• J'ai : 21 ans
• J'ai connu le forum grâce à : TopSite
• Je pense que le forum est : Psychopatement sympathique ~
• J'ai trouvé le "Passe-Partout" : il est à trouver dans le règlement du forum et prouve votre lecture de celui-ci
• J'aimerai ajouter que : Gros horaires de travail :3



(c) Himitsu no Kii - Awashima


Dernière édition par Abby Jackson le Sam 26 Mar 2016 - 8:46, édité 11 fois






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MessageSujet: Re: Abby Jackson [END]   Lun 14 Mar 2016 - 0:22

Bienvenue à toi ! :D
Bon courage pour ta fiche et si tu as le moindre souci ou la moindre question, n'hésite pas à passer sur la CB (même si tu n'as pas de question ou de soucis, d'ailleurs :) ) ou à envoyer un MP au staff (à savoir Jess, Elina ou moi-même) ^^
Tu disposes de deux semaines pour terminer ta présentation :)

Par contre, tu es toi aussi tombée sur le faux code du règlement, il va te falloir le relire pour trouver le bon. Courage, tu n'en es pas très loin :)

(P.S : Vive Ergo Proxy xD)




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MessageSujet: Re: Abby Jackson [END]   Lun 14 Mar 2016 - 9:53

Bienvenue ! :D
Tu disposes dès à présent de deux semaines pour compléter ta fiche !
Si tu as des questions, n'hésites pas de les poser :D

Bon courage,
#J.


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MessageSujet: Re: Abby Jackson [END]   Sam 26 Mar 2016 - 14:35

'hayo !
Attention, le délai est bientôt atteint ! Il ne reste que 2 jours !
Besoin d'un délai supplémentaire ?

Le 30/03/16, la fiche sera envoyée aux archives s'il n'y a pas de réponse.

#J.


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MessageSujet: Re: Abby Jackson [END]   Sam 26 Mar 2016 - 23:29

Hi ! ~

Fiche terminée depuis hier, pardon de pas l'avoir précisé ! =)






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MessageSujet: Re: Abby Jackson [END]   Lun 28 Mar 2016 - 15:05

Je te valide ! :D
N'oublie pas, dès à présent, de recenser ton avatar et de demander un logement ! :)
Si tu as des questions, n'hésites pas !
#J.


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