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[INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 11 Noa Murakami/Amiwaël Denitsa]Auteur
MessageSujet: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 11 Noa Murakami/Amiwaël Denitsa]   Dim 6 Mar 2016 - 23:11


Tempus Fugit


Le temps s'est arrêté. Et par là, je ne veux pas dire que votre montre est cassée. Non, le temps semble réellement s'être arrêté. Comment cela se fait ? Vous n'en avez aucune idée. Vous savez juste que vous étiez en train de vaquer à vos occupations quand tout a arrêté de bouger autour de vous. Tout est figé, sauf vous. Mais ce n'est pas tout. Depuis que tout est arrêté, vous entendez comme une étrange comptine. La voix, enfantine, flotte dans les airs, tout autour de vous.




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Tick, tock.
Goes the clock.
Tick, tock.
Goes the clock.
There’s something I want you to do.
Tick, tock.
Goes the clock.
Could you please go to Hizumu ?


Puisque votre seul indice semble être la ville d'Hizumu, vous décidez de vous y rendre. Et pendant tout le trajet, cette même comptine vous accompagne. Vous trouvez d'autres personnes qui ont elles-aussi réussi à échapper à ce phénomène étrange. Et une fois arrivé à Hizumu, vous vous rendez compte que les paroles de la comptine ont changé.




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Tick, tock.
Goes the clock.
Tick, tock.
Goes the clock.
Seems we’re in a little trouble by now.
Tick, tock.
Goes the clock.
Could you please find me right now ?


Voilà que vous allez devoir vous aventurer dans la tour de l'horloge. êtes-vous prêt à faire face à ce que vous y trouverez ?

Alors que vous vous retrouvez finalement au pied de la tour de l’horloge, tandis que l'étrange comptine continue sans cesse de résonner, vous remarquez que le champ de force qui vous empêchait d’accéder à la partie droite de la tour a disparu, laissant uniquement apparaître un escalier qui s’enfonce dans les ténèbres en grimpant. Alors que vous regardez cet escalier, vous êtes pris d’un mauvais pressentiment. Vous entendez comme un murmure. Mais certains à vos côtés ne semblent pas l’entendre. Ce murmure se fait de plus en plus insistant, jusqu’à ressembler à une sorte d’appel. Vous avez envie d’y répondre, mais une part de vous ne ressent que peur. Ce couloir… Vous attire et vous repousse en même temps.

Et, de l’autre côté, vous voyez les escaliers menant à la bibliothèque. Si certains s’y sont déjà rendus, la plupart d’entre vous en a au moins entendu parler une fois. Ce couloir vous paraît plus rassurant que l’autre. Après tout, ce n’est qu’une bibliothèque. Ce n’est pas dangereux, une bibliothèque. Si ? Hélas, si les choses pouvaient être aussi simples… Si la bibliothèque semble au premier abord plus accueillante, quelque chose vous dit que ça ne sera pas le cas en réalité.



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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 11 Noa Murakami/Amiwaël Denitsa]   Dim 6 Mar 2016 - 23:15

Le temps s'est arrêté.

«Tick Tock...»

Tiré soudainement de ses pensées, Noa ouvre les yeux. Il vient juste de le constater mais le temps c'est arrêté. C'est impossible. Et pourtant, plus rien ne bouge, il est même persuadé que les plantes ont cessées de pousser. Assis sur un banc du parc, le menton coincé entre ses mains, il réfléchi. Il pense. Et cela le contrarie. Le temps est une valeur fictive, sa n'existe pas, ce n'est qu'une illusion. Il ne peut pas s’être arrêté. Et puis, de ce qu'il avait compris, les gens sur cette île ne possédaient pas ce genre de don. Prudemment, il range dans sa sacoche son carnet de croquis, puis il se lève. Le vent ne souffle pas. Il est figé. Pas une seule particule en mouvement. C'est assez désagréable à vrai dire. Sa respiration légèrement forcée lui donne l'impression d’être emprisonner. C'était comme si l'air avait soudainement durcit autour de lui. Peut être ressent il tout cela à cause de son ascendance divine. Il ne sait pas...Et pour l'instant il s'en fiche.

«Tick Tock...»

La chanson recommence. Encore cette voix...Cela voudrais dire qu'il y avait quelqu'un d'autre? Pourtant, la voix n'est diffusé par aucun haut-parleurs et toutes les personnes présentes autours de lui ne sont plus que de simples objets. Et dire que sa ne fait qu'à peine une journée qu'il est arrivé…

-Bordel, il est bizarre leur rituel de bienvenue! C'est limite de mauvais goût...

«Goes the clock,
Could you please go to Hizumu?»


Le temps s'est arrêté. Ce n'est qu'une simple constatation, pas une affirmation. Il s'avance vers un panneau d'indication. Hizumu. Effleurant du doigt la carte, il cherche. Sa y est, trouvé. Il se remet en marche, attrapant au passage une cane qui traînait par hasard dans les mains d'une petite vieille (on sait jamais, sa peut servir), il se dirige vers la direction indiquée par le panneau. Hizumu donc. Sûrement un endroit charmant plein de gens immobiles.


Dernière édition par Noa Murakami le Sam 9 Avr 2016 - 19:42, édité 1 fois






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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 11 Noa Murakami/Amiwaël Denitsa]   Jeu 10 Mar 2016 - 13:43

Hizumu.
La pancarte accueillante dans ce décors silencieux et immobile me fit frissonner.


Quelques heures plus tôt, je travaillait dans mon petit appartement la trigonométrie, à l’abri des regards. Je m'étais accordée un moment de répit, et avais fermé les yeux. Seulement pendant 20 secondes. C'était le temps qu'il me fallait pour me reposer la tête. Et pourtant, j'avais ouvert les yeux avant la fin du décompte. Chose que je ne faisait jamais d’habitude. Une comptine fredonnée était venue me déranger mon demis sommeil. Dans MON appartement. Et cela, je ne pouvais le tolérer. Mais en ouvrant les yeux, je m'aperçus que quelques chose avait changé dans mon appartement d’ordinaire pourtant calme. Là, il était PLUS que calme. Mon regard parcourut l’ensemble de la pièce, sans pour autant déceler un changement, même infime. C’est alors que je compris. Rien avait changé. Car la chose en question avait disparu.
Et cette chose n’était autre que le claquement discret des aiguilles de ma pendule.



La ville ressemblait à un mirage. Elle ne paraissait pas être réel. Pareil à un fantôme oublié.
On avait tous un jours dans notre enfance rêvé de pouvoir arrêter le temps. On s’est tous dit que de cette manière, les magasin de bonbon nous appartiendrait, que l’on pourrait dessiner sur le tableau du professeur… Mais là, c’était différent. On avait pas fait disparaître le temps volontairement et à des fins personnel. Non, en ce moment, j’avais tout sauf envie de dévaliser des magasin et de vandaliser un bureau. Mon seul désir pour le moment était de m’écarter de loin, très loin de ce village fantôme. Mais je n’avais pas vraiment l'embarras du choix. La comptine qui m’avais réveiller tout a l’heure avait changée. Et elle m’indiquait la ville Hizumu. Alors je m’y était rendue, avec la ferme intention de faire taire la bécasse qui s’était permis de me déranger chez moi.







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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 11 Noa Murakami/Amiwaël Denitsa]   Sam 12 Mar 2016 - 15:55

La marche a été longue. Noa commence à fatiguer. Ses pas se font traînant, lourd. Le ciel d'un immuable gris laisse filtrer quelques rayons de lumière pales et striés d'ombre. Les nuages à la texture mollassonne ne bougent pas. Pas plus que tout le reste d'ailleurs. Il marche. Il en à marre de marcher. Il s'ennuie. Soudain survient l'obstacle. Il se dresse droit, immobile sur la route entouré de mauvaises herbes. Son métal baigné par la lumière matinal fait ressortir sa couleur rouge sang. Un rouge vif, éclatant. La chose lui fait face, de toute sa hauteur. Elle le nargue…

Sans même ralentir, d'un pas nonchalant, Noa écrase la canette de Coca. Le bruit sec de l'aluminium froissé semble étouffé sous la semelle épaisse. Il déteste le Coca. Même la canette vide suffit à réveiller en lui un instinct sanguinaire. Un petit sourire narquois naît sur son visage. Il aime la voir souffrir. La voir se froisser à chaque instant contre le béton râpeux. Sentir les vibrations aigus sous son pied, le son crissant monter à ses oreilles!  Saloperie va! Sa vengeance sanguinaire se poursuit. Ah! Ça c'est sur, il n'en a pas finit de faire souffrir des canettes de Coca vides!

Il continue sa route. Hizumu n'est plus très loin maintenant. Et bientôt il ne sera plus seul. Il trouvera le moyen de les faire revenir, il fera connaissances. Peut être…
Quelques temps plus tard il pénètre dans les rues infesté de mauvaises herbes d'Hizumu. Aussitôt, il aime cette atmosphère fantomatique pesante de secrets. Le lierre grimpant au murs, le silence...Il les aurai apprécié d'avantage dans un autre contexte, mais c'est poumons étranglés réclament la restauration du cours du temps (et du mouvement des atomes d'oxygène par la même occasion...). Au loin il aperçoit une silhouette vêtue de noir. Une silhouette familière qui se glisse avec aisance dans les ruelles sombre. Un fantôme? Tout le monde est pétrifié ici, sa ne peut être que ça. Cette ombre, pourquoi lui semble elle si familière? Continuant sa marche dans les ruelles d'Hizumu, il l'interpelle:

-Eh, toi!






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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 11 Noa Murakami/Amiwaël Denitsa]   Lun 14 Mar 2016 - 18:29

-Eh, toi!

Je me stop net dans ma course. Un son. Il y avait eu une voie. j’en était sure. Pourtant, ça paraissait impossible. Il n’y avait rien de vivant ici. Rien de mort non plus d'ailleurs… Tout n’était que néant. La ville me rappelas le purgatoire. Dans ma pension, on nous forçait a apprendre pas coeur des passages de la bible. Oui, je sais, cette pension ressemble énormément a une école du 19° siecle, mais que voulez vous que j’y fasse...cependant, je m’était intéressé particulièrement a se passage parlant de ce monde ou le temps n'existait pas, et où les âmes devait errer éternellement. Mais je n’aurait jamais imaginé que ces condition puissent être si terrifiantes. Oui, j'ai bien dit terrifiantes. Moi qui n'ai peur de rien, moi qui suis si “forte”. Mais cette ambiance si particulière me donnait envie de me recreviller dans un coin et de pleurer. Je détestait pleurer. c’était faible. Et je n’aimait pas être faible.
Je me croyait immunise a jamais contre la solitude, et j'aurai du être heureuse de ne plus être déranger constamment par les gens. Mais c’était tout le contraire. Je sentais un vide dans ma poitrine, je sentais mon coeur se serrer. Je me sentais seule et abandonnée.
je crois que trop de choses avaient changé ces dernier temps. Et pour garder intact mon armure invisible, j’avais besoin de stabilité.

- Eh !!

La voie se refit entendre. Plus près, plus sure. Cette fois, je savais qu’il y avais quelqu’un.
Puis, tout ce passa très vite. je sentis la voie résonner en moi, et briser toutes mes barrières. Sans scrupule. Mon coeur se mit a battre de plus en plus vite et un noeud se forma dans ma gorge. J’avais perdu tout contrôle. Je tournais la tête lentement, et aperçu une silhouette. Les larmes montèrent sans que je puisse les empêcher de couler. Pourquoi? Pourquoi la présence de cette personne me faisait autant d’effet? deux grosse larmes roulèrent. STOP! Mais arrêtez! Je ne veux pas pleurer! Il ne faut pas que je pleure! Je n’ai aucune raison pour cela! Trop tard. Mes sanglots devinrent plus fort et je plaquait mes mains sur mon visage, ne voulant pas me montrer ainsi. Je ne veux pas! Si il vous plaît, je vous en supplie…
je ne pouvait rien faire. Juste attendre que ça passe. Mais je ne voulait pas que on me vois ainsi!
Je ne réfléchis pas une seconde, et partie me planquer derrière une maison. Peut être qu’il n’avait rien eu le temps de voir. C’est ce que j'espérais.

D’un seul coup, tout devins clair. Être seul et se retrouver seul, ce n’était pas la même chose. Toutes ces années, j’avais fait bande a part, pensant que je n’avais besoin de personne. Que les autres n’étaient qu’un fardeau. Mais je m’était trompé. J’avais BESOIN de leurs présence. Sans eux, je me laisserait mourir. Il m’était vital de vivre en communauté. je me croyais autonome, mais j’étais loin de l’être. J’avais besoins de cette routine qu’était la société, j’étais dépendante des autres. Je me laissait porter par leurs courant, ne pouvant plus avancer par moi même. Et sans eux, je me laisserait couler.
Je me dégoutais.






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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 11 Noa Murakami/Amiwaël Denitsa]   Mar 15 Mar 2016 - 17:59

Elle pleure. Noa en est presque sur. Il a vu ses mains se rapprocher de son visage blanc pour le recouvrir. Pour cacher quelque chose. Alors il s'est approché, pour la rassurer, lui dire qu'elle n'était pas seule dans se monde dénué de vie. Mais elle s'est enfui derrière une maison envahit par le lierre. Prise de panique sans doute.

- A-attend!

Sans réfléchir, il s'élance. Ses jambes sont fatigués par la marche, ses pas sont maladroits. Il trébuche. Tombe. Se relève, couvert de poussière et continue sa course. A l'angle de la maison, il tourne, se servant d'une main qu'il pose sur le coin du mur comme d'un appui. Brusquement il freine. Elle est la. Recroquevillée contre le mur, comme une petite bête apeurée.

Petite. Insignifiante. Effrayée.

Une pauvre petite chose perdue dans un fragment du temps, abandonnée, terrorisée. Cette fille, il est sur de la connaître. Il l'a déjà vu. Mais cette personne tremblotante ne ressemble pas à celle qu'il a connu. Celle la a peur.

- C'est toi?

Il ne se souvient plus du nom de la fille. Ou peut être qu'elle ne lui avait pas dit lors de leur rencontre. En tout cas c'était la seul manière dont il pouvait l'aborder. Ne serai-ce que pour attirer son regard, histoire qu'elle le reconnaisse.

- C'est moi, Noa. Tu...tu te souviens de moi?






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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 11 Noa Murakami/Amiwaël Denitsa]   Mer 16 Mar 2016 - 14:07

- c’est toi ?

Mes sanglots apeurés cessèrent. Il me connaissait? Peut être que moi aussi je le connaissait. Mais je ne pouvait pas savoir. Je ne voulait pas voir son visage, et je ne voulait pas qu’il vois le mien. Ma langue rêvais de lui crier “ Dégage!”, mais mon âme voulait absolument qu’il reste. J'étais contradictoire. Comme a chaque fois que je perd le contrôle. Puis la voie se refit entendre, me tirant définitivement de mes penssé.

- C'est moi, Noa. Tu...tu te souviens de moi?

ses mots eurent un effet d'électrochoc.
Rien qu’as son bégaillementt mal a l’aise, j’aurais pus le reconnaître.
Mais pourquoi? Pourquoi fallait-il que ce soit LUI, qui me voit dans cet état misérable?
Je me décidait a lever la tête, des larmes séchés accrochés a mes long cils noirs.
Oui, c’était bien lui. Mes yeux, plein de tristesse plongèrent dans les siens, comme un appel de détresse. Nous restâmes longtemps comme ça, a nous regarder.
Sans dire un mot, nous nous disions tout. Nous ressemblions a notre tour a ces statues humaine qui remplissaient les rues. La seule différence, c’est que nous, nous étions exclus de leurs monde.

La chansonnette retenti une fois de plus comme pour nous rappeler que nous avions encore le pouvoir de bouger, et que nous pouvions nous battre. Que nous devions nous battre.
Nos yeux se décrochèrent en entendant la mélodie disgracieuse et j’en profitais pour me sécher le visage, et me reprendre en main. j’avais pleurer, j’avais réfléchis, mais maintenant, j’avais quelque chose a accomplir, et il n’étais plus question de retarder cette tache.
Je secouais la tête comme pour chasser ce mauvais moment et me levais, décidée.
Noa regardait le clocher d’un air pensif et il sursautât quand je lui adressai la parole.

- Je doit aller voir ce qui se trame par la bas. Si tu veut m’accompagner, suis moi. Mais en tout cas, dépêche toi. J'ai une sale tête et je déteste la sensation des larmes séchés. Plus vite se sera terminé, plus vite je pourrais prendre une douche. En attendant, oubli ce que tu viens de voir.

sur ces derniers mots, mes yeux se baissèrent et mon expression devint plus triste.
Pourquoi fallait-il que j’en arrive a cette extrémité pour me rendre compte de mes erreurs?
je n’avais pas la réponses a ma question.
En y pensant bien, je ressemblais vraiment a des montagnes russes. je montais, montais jusqu’a exploser dans une descente incontrôlable. Et cette décente me donnais de l'élan pour continuer la suite. et cela, interminablement. J’avais besoin de ça pour avancer. J’avais besoin de me pousser a bout.

Je me mis a marcher, et j'aperçus Noa, planté là a me regarder sans comprendre. Normal. Mon comportement était incompréhensible, même pour moi. Puis, il finis par prendre conscience de ce que je lui avais dit, et accourut a mes côtés. J’avais envie d’être seule. Mais après tout, c’était moi qui lui avais proposé de venir. sans pour autant penser qu’il accepterait. Mais je sais que inconsciemment, au plus profond de mon être, j'étais heureuse de sa décision.

Après un bon quart d’heure de marche, nous arrivâmes a la tour horloge. Nous restâmes plantés là, a la regarder pendant un moment. Et je franchis la porte la première, suivit de Noa qui ne voulait pas me lâcher d’une semelle.
Je murmurait ces paroles dans ma barbe.

- Alors c’est là que tu te cache? je vais te faire regretter de m’avoir déranger chez moi pour me faire pleurer en publique. A nous deux.

Sur ces derniers mots, je m'élançait déterminée dans le couloir sombre.






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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 11 Noa Murakami/Amiwaël Denitsa]   Lun 28 Mar 2016 - 21:55

Elle a cessé de pleurer, elle le regarde. Ces grands iris grisés, à présent dénués de bouclier, se laissent lire aisément. A nouveau leur regard restent ancrés l'un dans l'autre (ca va finir par etre une habitude à force). C'est assez perturbant. Il se sent désarmé. Perdu. Il aurai aimé la rassurer, lui dire qu'ils pouvaient encore se battre...

La comptine reprend. Comme la voix off d'un vieux film gris. Oui, gris. Noir et blanc sa fait gris, non? Mais à ce train la, ça n'est plus un vieux film, c'est un disque rayer. C'est la énième fois que la chansonnette reprend, sans une minute de répit.

«Tick Tock
Goes the clock...»

Leurs yeux se quittent. Ils doivent repartir. Mais est ce que cela ne ressemble pas à un énorme piège finalement?

«Seems we're in a little trouble by now.»

-Les paroles ont changées? murmure t-il.

Le disque rayé (ou la voix off) semble s’être débugger.

«Could you please find me right now ?»

Te trouver? Facile à dire. Depuis tout à l'heure tu te cache et nous balance des ordres sans te montrer. Je déteste ta petite voix criarde qui ne cesse de me narguer, je déteste qu'on me donne des ordres, qu'on me contraigne, qu'on m'écrase, je te déteste! Qu'est ce que tu veut? Ces gens, ils sont morts? Est ce qu'ils ont déjà existé?

- Je doit aller voir ce qui se trame par la bas. Si tu veut m’accompagner, suis moi. Mais en tout cas, dépêche toi. J'ai une sale tête et je déteste la sensation des larmes séchées. Plus vite ce sera terminé, plus vite je pourrais prendre une douche. En attendant, oubli ce que tu viens de voir.

Il sursaute. La voix froide et tranchante de la fille le tire de ces pensées. Oublier ce qu'il viens de voir? Comment peut-on oublier ça? A vrai dire, son comportement l'intrigue. Elle semble effacer, ailleurs. C'est pour ça qu'il doit rester. Pour la protéger. Même si ça semble ridicule (voir carrément inutile) il en ressent le besoin. Alors, quand elle s'éloigne en direction de la tour, Noa la rattrape et se place à coté d'elle, sans dire un mot.
Environ un quart d'heure plus tard, ils arrivent au pied de la tour. A droite, un couloir sombre, plutôt inquiétant. A gauche, un escalier banal qui semble plus rassurant.
Un murmure parvient à ces oreilles. Une voix morte, qui lui susurre des choses incompréhensibles.

-Tu...tu as entendu?

Pas de réponse. Il tourne la tête en direction du couloir de droite. Cet étrange râle provient de la bas. Ses yeux sont happés par cet étroit passage et se murmure qui s'y faufile. Son corps tout entier est déchiré entre le dégoût, la peur, et une attirance physique inexpliqué. Son ennemi se cache quelque part par la, il en est sur. Il fait quelques pas saccadés, hésitants. Il a conscience de se jeter tête baissé dans un potentiel piège mais son esprit n'a plus aucune répercutions sur les mouvements de son corps. Presque tremblant, il fait encore quelques pas.

-Qu'est ce que tu fais ?


Il trébuche. Merde. C'est la deuxième fois de la journée qu'il se casse la gueule de façon parfaitement ridicule. Il tourne la tête. La fille ne le regarde déjà plus. Elle semble réfléchir. À l'aide de la canne qu'il a volé tout à l'heure à une quelconque vieille dame, Noa se relève, péniblement. Pff! Et dire que se machin était sensé être un moyen de défense...C'est sur, sa vaut pas une batte de base-ball mais bon, on fait avec se qu'on a.

-Tu ne pense pas qu'on devrai aller par là? (il désigne le couloir embrumé derrière lui) Il y a plus de chance que la voix y soit, non? Enfin...je veux dire...j'ai cru entendre un murmure venant de la bas, alors...je…






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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 11 Noa Murakami/Amiwaël Denitsa]   Mer 30 Mar 2016 - 18:15

*merci d’écouter en boucle la musique en lien en même temps que vous lisez ce post rp !^^*

Que lui arrive t-il?
Je sent qu’il n’est pas lui même. Il parait… Hypnotisé. Comme si quelque chose le poussait a suivre ce chemin.
Mauvais signe.
Je fronce les sourcils pour exprimer mon désaccord. Certes, si cette petite p*** se trouve la bas, je serais ravie de lui exploser sa tronche de mes propres mains. Cependant, c’est un piège grossier. Mais… je suis prise soudain d’une curiosité qui ne me ressemble pas… Pourquoi ai-je si envie d’aller dans ce couloir?
Soyons clair, les évènements me dépassent. Et j’ai horreur de ça.
Tien? Ces temps si ces phrase reviennes souvent “ j’ai horreur de ça, je déteste ça…”
Enfin bref, ce n’est pas le sujet principal.
QUOOOOIII ?!
C’est quoi cette blague?!
J’ai avancé?!
Oui. J’ai marché inconsciemment. Une bonne dizaine de pas, a mon avis. Là, ça dépasse les bornes. Je suis fatigué, épuisé même, comme a chaque descente des montagnes russes.
Pffff….
Bon, mettons les choses au clair. Je n'ai pas la force de lutter contre ce courant qui m’emporte. Je vais donc suivre ce chemin qui ne m’inspire guère, je vais trouver cette idiote et tout seras terminé. C’est aussi simple que ça.

Je relève la tête et aperçois Noa. Il marche devant moi d’un pas hésitant, il n’es pas sur de lui. C’est étrange. J’ai l’impression d’entendre une chansonnette. Mais pas celle habituel comptine infernale.
Non, cette musique qui résonne dans mes oreilles, elle parait me pénétrer au plus profond de mon coeur. Quelle est cette étrange sensation de nostalgie? Tout autour de moi semble être un vieux film en sépia… Je me sent mal. Très mal. Je veux rentrer chez moi.
Chez moi? Mais je n'ai nul part ou aller. Cet appartement n’est pas ma maison. Juste une location. Je veux retrouver la chaleur de mon foyer d’enfance, je veux retrouver la sensation de protection que j’éprouvais quand mon père me prenait dans ses bras.
Que m’arrive t-il? Je n’avais jamais pensé a cela auparavant .

Noa? Il parait être séparé de moi par un écran invisible. Si proche et si loin… Ressent-il cette sensation lui aussi? Entend t-il cette douce mélodie?
Elle est interminable et inlassable… Elle me berce doucement.
Je me suis arrêté. Mes paupières sont lourdes, je ne pourrais plus les retenir très longtemps. Je n’ai pas envie de luter. Juste de m’endormir, de retrouver l’innocence perdue d’une enfant. J’ai sommeil…

BAM!

Une douleur me parcours le crane. Ce bruit, c’est moi qui l’ai produit? Je crois que je suis tombé. Mais je suis si bien… Je ne veut pas me relever… Tien? Noa? Il me tien dans ses bras… Il doit s'inquiéter pour moi. Je n’aime pas que on s'inquiète pour moi. Mais bizarrement, cette fois je m’en fiche. Je suis peu être même heureuse...
Il y a quelqu’un d’autre près de moi, j'aperçois un visage qui m’es familier, mais pourtant flou.
Ces traits, cette beauté...
Maman?


https://www.youtube.com/watch?v=Pebi2O4uL7E






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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 11 Noa Murakami/Amiwaël Denitsa]   Ven 1 Avr 2016 - 21:43

-Hey! Qu'est ce qui t'arrive?!

A peine relevé de sa chute, il se rue sur elle. Elle s'est effondrée, comme ça, sans prévenir. Rapidement, il s'agenouille à ses cotés, lui soulève la tête délicatement. Elle ne saigne pas de la tete, cc'est déjà sa. Il la secoue légèrement pour la réveillé, tente de l'interpeller...mais il ne connaît même pas son nom. Ses yeux mis-clos et embrumés semblent perdus, observant une autre réalité, invisible pour Noa. Elle le regarde sans le regarder vraiment.

-Mmma...mh...man, murmure t-elle.

Maman?
Le visage de la fille affiche une expression étrange. Elle semble apaisé, absente mais anxieuse. Toute molle. Comme un spaghetti. Comme si elle pouvais lire dans ses pensées, Noa s'empresse de chasser cette comparaison stupide de son esprit. Il pose sa tête sur sa poitrine, écoute les battements de son cœur et sa respiration, comme on lui à si bien appris à faire quand il était petit. Ah! Les cours de secourisme...Il n'aurait jamais cru qu'il se retrouvera dans se genre de situation un jour. Cette situation ou tu es seul et que la vie d'une personne dépend de tes réactions. Mais gardons notre calme, la fille n'a pas l'air physiquement endommagé. Peut être est-ce le couloir qui produit cette effet sur elle...Il se retourne, le visage marqué par l'anxiété en direction du couloir derrière lui. L'étroit passage l'angoisse réellement, il ne supporte pas d’être dos à un potentiel danger. De plus en plus nerveux, il se remet à interpeller la fille:

-Arrête tes conneries, réveille toi! Allez, fais pas l'idiote, on est presque arrivé! Hé! Tu m'entends?!!

Une larme coule sur sa joue. Une seule. Il a froid, il veut rentrer chez lui, revoir ses parents qui ont sacrifiés leur temps pour lui, revoir ses quelques rares amis, même si l'un d'entre eux, avec qui il s'était violemment disputé, n'hésiterai pas à lui envoyer une mandale en pleine poire...Oui, même Kori il veux le revoir. Même si cet imbécile lui a fait endurer la pire des solitudes.
Au lieu de ça, il se retrouve coincé sur cette putain d’île, avec une sale petite peste qui le nargue sans même se montrer. Tiens? Il porte une main à son visage. Il est trempé de larmes. C'est ridicule. Pourquoi il pleure maintenant? Il en avait l'occasion bien avant. C'est vraiment pas le moment, la. Il doit se raccrocher à quelques choses.

Alors il crie, il continue inlassablement de l'appeler, de la supplier, cette fille qu'il ne connaît même pas. Mais son visage reste béat, comme sous l’emprise d'une drogue (je savait pas que la brume avait se genre d'effet sur les gens). Sa voix se brise, noyé par les pleures. Le visage pale de la fille ressemble à celui d'une poupée en porcelaine. Il se rapproche, l'enroule de ses bras, la sert de toute ses forces, comme pour noyer ses larmes dans son corps blanc. Blanche-Neige ne veut pas se réveiller. Et cette fois, il n'y a pas de nains qui vont à la mine, pas de Prince Charmant, pas même de méchante Reine jalouse. Il n'y a que lui. Noa. Incapable de faire autre chose que de la supplier.

-Mais qu'est ce que je fout ici, moi...Je suis ridicule tu trouves pas? Je pleure comme un gamin alors que toi tu es peut-être déjà foutu.

Lentement, comme par peur de la laisser tomber, il défait son étreinte. Il inspire, sèche ses larmes rapidement. Puis, méthodiquement, il entreprends de caler la fille sur son dos, afin de la porter jusqu'en haut de la tour. La tache se révèle un poil plus ardu que dans ses pensées et il manque de la laisser tomber plus d'une fois. Comment ils font dans les films, sérieux?
Une fois la manœuvre exécuté, il observe, tour à tour, les deux passages qui s'ouvrent à lui. Le couloir qui tout à l'heure l'attirait inexplicablement semble le repousser. Où plutôt c'est lui qui refuse d'y entrer. Il ne se laissera pas avoir deux fois par la même connerie. Il a déjà fait l'erreur, par le passé, de se laisser allez, parce que c'était plus facile de ne pas lutter. Et c'était son pouvoir qui avait du se manifester pour l’empêcher de se laisser tomber du haut d'un pont, sans même réagir. C'était la qu'il avait réalisé à quel point il était stupide. La fille ne va pas bien, sa se voit, alors c'est pas le moment de claquer.
Déterminer, il entame la monté des marches de l'escalier menant à la bibliothèque. Peut être bien que la stalkeuse psychopathe qui chante n'est pas la haut, mais il est hors de question qu'il empreinte se couloir sombre.






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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 11 Noa Murakami/Amiwaël Denitsa]   Dim 10 Avr 2016 - 12:51



Temps Fugitif

Noa & Ami

Maman?
Le visage devant moi restait flou, comme un souvenir oublié. Logique, je n’avais presque pas connu ma mère. Je m’étonnai d’ailleurs de reconnaître sa silhouette pourtant si vague. Un sourire affectueux se dessinait sur ses lèvres parfaites, un sourire protecteur et bienfaisant. Elle était belle, magnifique même. Ses cheveux étaient caramel et formaient des boucles délicates qui lui tombaient aux épaules. Ses yeux…?!
Il y as un problème. Je le sait, mais je n’arrive pas a me rappeler. Aller, Amiwael, alleeeeeer! Ça y est! je me souviens! C’est une photo. Je l’avais trouvé dans le bureau de mon père, caché dans un tiroir fermé a double tour. Sur l'image, il y avait mon père, un nouveau née (sûrement moi) et une femme. J’avais compris que c’était ma mère. Mais cette dame à nos cotés n’avait pas les cheveux caramel. Ils étaient brun foncé, presque noir.
Tout s’éclaircie dans ma tête. Je m’étais fait avoir. Ma sérénité s'estompât aussitôt et je luttais de toute mes forces pour me réveiller. J’avais été faible, une fois de plus, mais je devais me reprendre en main. Sortir de ce mauvais rêve, la, tout de suite.
Raaaaah! mais pourquoi, à chaque fois que je craque, je suis obligé d’être si faible…
Mes sentiments sont contradictoire. J’ai l’envie, ou plutot le besoin de me relever et de me battre, mais en même temps, je suis si fatigué… Les évènements récents on été… riches en émotions! J'aimerai vraiment retrouver la tranquillité de la ferme, là bas au moins, tout semble futile, sans importance.
Au fur et a mesure, le visage et les sons émis pas Noa deviennent plus net, jusqu'à être totalement présent, prenant la place de l’allégorie de la maman parfaite.
Mes paupières s’entrouvrent pour découvrir ma position. Je suis sur le dos de Noa. Aussitôt, je m’emporte et bouge dans tout les sens essayant de me dégager. Je n’aime pas que l’on me prenne sans autorisation. Au moment ou je me met a gigoter, Noa panique automatiquement et s’écrase par terre dans un mouvement de déséquilibre, me faisant tomber avec lui. Agacé, je me relève en vitesse, secoue les volants de ma robe et lui jette un regard glacial.

- J’imagine que je suis sensé te remercier. Alors “merci”. Mais en tout cas, je vais etre claire avec toi. Je suis fatigué, au bout du rouleau et a fleur de peau. Alors dépêche toi, j’en peu plus de ce gamin insolent qui se prend pour un castra.

Sur ces mots, je m’élance dans la grande bibliothèque regorgeant de savoir venant du monde entier.

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[INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 11 Noa Murakami/Amiwaël Denitsa]

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