Partagez | 
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
[INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]Auteur
MessageSujet: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Mer 2 Mar 2016 - 17:16


Tempus Fugit


Le temps s'est arrêté. Et par là, je ne veux pas dire que votre montre est cassée. Non, le temps semble réellement s'être arrêté. Comment cela se fait ? Vous n'en avez aucune idée. Vous savez juste que vous étiez en train de vaquer à vos occupations quand tout a arrêté de bouger autour de vous. Tout est figé, sauf vous. Mais ce n'est pas tout. Depuis que tout est arrêté, vous entendez comme une étrange comptine. La voix, enfantine, flotte dans les airs, tout autour de vous.




Audio recording software >>

Tick, tock.
Goes the clock.
Tick, tock.
Goes the clock.
There’s something I want you to do.
Tick, tock.
Goes the clock.
Could you please go to Hizumu ?


Puisque votre seul indice semble être la ville d'Hizumu, vous décidez de vous y rendre. Et pendant tout le trajet, cette même comptine vous accompagne. Vous trouvez d'autres personnes qui ont elles-aussi réussi à échapper à ce phénomène étrange. Et une fois arrivé à Hizumu, vous vous rendez compte que les paroles de la comptine ont changé.




Record and upload voice >>
Tick, tock.
Goes the clock.
Tick, tock.
Goes the clock.
Seems we’re in a little trouble by now.
Tick, tock.
Goes the clock.
Could you please find me right now ?


Voilà que vous allez devoir vous aventurer dans la tour de l'horloge. êtes-vous prêt à faire face à ce que vous y trouverez ?

Alors que vous vous retrouvez finalement au pied de la tour de l’horloge, tandis que l'étrange comptine continue sans cesse de résonner, vous remarquez que le champ de force qui vous empêchait d’accéder à la partie droite de la tour a disparu, laissant uniquement apparaître un escalier qui s’enfonce dans les ténèbres en grimpant. Alors que vous regardez cet escalier, vous êtes pris d’un mauvais pressentiment. Vous entendez comme un murmure. Mais certains à vos côtés ne semblent pas l’entendre. Ce murmure se fait de plus en plus insistant, jusqu’à ressembler à une sorte d’appel. Vous avez envie d’y répondre, mais une part de vous ne ressent que peur. Ce couloir… Vous attire et vous repousse en même temps.

Et, de l’autre côté, vous voyez les escaliers menant à la bibliothèque. Si certains s’y sont déjà rendus, la plupart d’entre vous en a au moins entendu parler une fois. Ce couloir vous paraît plus rassurant que l’autre. Après tout, ce n’est qu’une bibliothèque. Ce n’est pas dangereux, une bibliothèque. Si ? Hélas, si les choses pouvaient être aussi simples… Si la bibliothèque semble au premier abord plus accueillante, quelque chose vous dit que ça ne sera pas le cas en réalité.



Je suis tout le monde, et je ne suis personne.

Mais quand je passe, tous le remarque ~
avatar


Date d'inscription : 25/01/2015
Messages : 91


Voir le profil de l'utilisateur

Être Divin


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Mer 2 Mar 2016 - 18:45

Tempus Fugit





Cela faisait maintenant plusieurs mois que la relation entre Johan et moi avait évolué, changeant ma vie d'une façon que je n'aurais pu imaginer. Grâce à lui, cette nouvelle vie au sein de l'île valait d'être vécue, surtout lorsque l'on partageait un amour si fort et si pur. Mes sentiments pour lui devenaient de plus en plus fort de jour en jour et ma timidité maladive commençait à me laisser du répit. A son contact, je prenais de l'assurance et pour être honnête j'étais plutôt fier de moi.

Les journées étaient relativement longues sans mon bien-aimé mais j'avais mes cours et lui avait son travail, nous étions obligés de nous séparer pour vaquer à nos propres activités, même si je passais la plupart de mon temps à penser à lui durant mes cours qui m'intéressaient de moins en moins, je réfléchissais d'ailleurs à changer de cursus ... De plus, j'étais bien plus passionnée par mon travail d'assistante que j'avais tout de même décidé de  garder pour aider Johan.

Ayant fini les cours plus tôt que prévu, soit en milieu de matinée, j'avais l'intention de rejoindre Johan au lycée pour lui faire la surprise, j'avais appris au fil du temps qu'il aimait être surpris. Il avait certainement une pause entre ses cours dans la matinée ... Je m'étais donc arrêté à la cafétéria de l'université, y commandant un beignet aux pommes, un clin d'oeil à notre rencontre. Je savais qu'il apprécierait autant cette référence que la viennoiserie en elle-même et rien qu'à y penser, je souriais. Cette joie de vivre s'avérait continue depuis ce soir où nous nous étions déclarés, depuis que nous nous n'étions plus quittés. Je rêvassais, mon sac en papier contenant le trésor fruité dans la main tandis que je hâtais le pas en voyant le lycée au loin.

Sans faire vraiment attention au monde extérieur, toujours dans ma bulle où flottait continuellement mes pensées sur Johan, j'arrivais enfin devant le lycée. Je consultais ma montre pour évaluer la durée d'attente avant la fin des cours et me rendis compte qu'elle ne fonctionnait plus, l'aiguille indiquant les secondes qui passent s'étant arrêtée au moment où mon regard s'était posé sur elle. Fronçant les sourcils, je tapais doucement sur le quadrant sans que rien de ne passe. Je soupirais, tandis qu'une voix arriva à mes oreilles, une voix enfantine, chantante ... Une comptine ... Interloquée, je pris enfin l'initiative de regarder autour de moi et resta stupéfaite devant ce spectacle sinistre.

Tout autour de moi, le monde était figé ... Plus personne ne bougeait, tous arrêtés en plein milieu d'une action. Et cette étrange comptine ... Je ne voyais aucun enfant autour de moi, en tout cas pas un qui ne soit figé ... Mon coeur s'emballa, je devais avouer que la peur m'envahissait à cet instant, l'horloge du lycée était figée également. Déglutissant, je passais la main devant le visage de la femme la plus proche de moi : aucune réaction, même pas un soupir ...

Je commençais sérieusement à paniquer, ma première idée en tête étant de retrouver Johan. Et si lui aussi était figé ? Mon dieu non pas ça ... Je me mis à courir jusqu'à l'entrée, ouvrant la porte à la volée, me disant que j'avais eu de la chance que personne ne soit derrière. Un silence pesant régnait dans le bâtiment, si pesant que j'avais l'impression que les battements de mon coeur étaient perceptibles. Je ne me préoccupais même plus de cette voix, mon but principal était de savoir si mon homme allait bien. Postée au milieu d'un couloir, je n'avais aucune idée de l'endroit où il faisait cours en ce jour. Respirant difficilement, le stress comprimant mes poumons, essayant de ne pas céder à l'angoisse, je fis une chose que je n'avais jamais osé faire, je criais ... Pour lui, pour le retrouver, ma petite voix fluette résonnant dans les couloirs.

"Johan !!! Où es tu ? S'il te plait réponds moi !"

Pourvu qu'il ne soit pas dans cet état de stase ...











Spoiler:
 


Dernière édition par Elena Heart le Mer 2 Mar 2016 - 21:38, édité 1 fois
avatar


Féminin Date d'inscription : 28/10/2015
Occupation : Etudiante en lettres / Baby-sitter
Sexualité : Guimauve
Messages : 768

Carte de Jeu
Familiers: Socrate
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

9 ★ - Magie Fusion


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Mer 2 Mar 2016 - 21:21

Tempus Fugit



Depuis un peu plus de trois mois, Johan vivait une idylle parfaite avec Elena, la belle américaine qui avait ravi son cœur d’un regard. Lui qui ne pensait pas être un jour de nouveau capable d’aimer avait la chance d’avoir reçu une seconde chance du destin. Une douce et magnifique chance… Sa dernière chance. Pour elle, à cause d’elle, il s’était remis à vivre vraiment, à espérer d’un avenir un peu plus radieux que celui morne de la solitude béate dans lequel il s’était enfermé toutes ces années. Peut-être ne s’en rendait-elle pas encore compte, mais sa présence à ses côté lui faisait du bien. Elle l’apaisait. Petit à petit, lentement, il commençait de nouveau à vouloir se lier aux autres, un peu plus que simplement une sympathie de retenue, encore trop teintée de distance. Ce ne se ferait pas du jour au lendemain, le néerlandais restait encore quelqu’un d’extrêmement secret, même pour son aimée, éluant les questions auxquels il ne souhaitait pas répondre, cachant le malaise que celles-ci pouvaient lui faire ressentir derrière un sourire, un sourire éternel. Oui…pour lui, il n’était pas encore temps d’évoquer les fantômes du passé…son passé. Trop lourd, trop encombrant, il redoutait le jour où devrait le lui dévoiler…Il le redoutait autant qu’il mettait tout en œuvre pour que ce jour survienne.
Il voulait faire les choses bien. Ne pas la brusquer. Ne pas lui faire peur. Juste…l’aimer. Profiter de sa présence chaleureuse chaque jour à ses côtés. Sa dernière chance, son adorée… Son Elena.
Il gardait toujours cette idée dans un coin de son esprit, comment aborder le sujet des temps troublés, mais souvent, il lui suffisait de poser sur regard sur elle pour repousser un peu plus l’échéance. Juste…profiter un peu plus.
La trêve de février était terminée au Lycée Danshi, et avec elle, les cours reprirent. Maintenant qu’il enseignait depuis un peu plus de six mois, Johan était plus à l’aise devant sa classe. Ses cours étaient mieux travaillés et, le plus possible, il essayait de rendre la biologie intéressante pour un maximum de monde…Ce qui n’était pas toujours évident. Devoir gérer des adolescents qui venaient pour la plupart de découvrir qu’ils pouvaient très bien interrompre leur professeur d’une bourrasque de vent ou d’une boule de neige, n’était pas aisé. Mais dans ces cas-là, sa propre magie pouvait lui venir en aide, elle qui s’était déjà tant renforcée depuis son arrivée.
Dix heure dix, bientôt, la classe reprendrait, dans à peine quelques petites minutes. Le néerlandais, attablé à son bureau, revoyait la leçon suivante. Une de ses préférées, puisqu’elle évoquait le règne végétal. Parfait, il allait même pouvoir leur faire découvrir l’un ou l’autre « plantes fossiles » qu’il avait découverte sur l’Île. Sans doute ne seraient-ils pas aussi excités ou impressionné que lui, mais bon… Le temps passa… Mais la cloche refusa de sonner. Le temps passa et le rire de ses élèves ne lui parvint plus. Le temps passa, et un étrange et lourd silence s’installa. Interloqué, il jeta un coup d’œil à l’horloge de sa classe. Dix heure quinze. Pile. Étrange, les aiguilles ne bougeaient plus d’un pouce et pourtant, quelques minutes avant, l’horloge fonctionnait. Un peu inquiet, mais préférant toujours opté pour l’option « blague de mauvais goût », il sortit de sa classe, pour tomber nez à nez avec plusieurs de ses élèves, figés, immobiles, impassibles. Il écarquilla les yeux. Ce n’était pas une mauvaise blague. Quelque chose de grave se passaient…de très grave. Il regarda autour de lui, dans ce couloir long, si long…et partout, le même spectacle. Stoppés dans leur mouvement, dans leur joie, les lycéens faisaient peines à voir… Mais plus que ces adolescents, l’esprit de Johan se fixa directement sur une seule et unique personne : Elena. Elena ! Elle avait cours ce matin…Elle devait être à l’université ! Il devait savoir…il devait voir si elle était dans ce même triste état ! Alors, il se mit à courir. Sortir, il devait sortir… Partout, il croisait ce même spectacle désolant. Sortir. Elena. Sortir. Voir si elle va bien. Faite qu’elle ne soit pas figée. Pas elle. Pas elle. Alors qu’il approchait de l’entrée, un cri lui parvint, qui, paradoxalement, le rassura. C’était elle ! C’était sa voix ! C’était Elena ! Hors d’haleine, il la rejoignit, descendant quatre à quatre la volée de marche qui les séparait. Sans cesser de courir, il vint directement la prendre dans ses bras, rassuré de la voir…bouger…rassuré de la voir…en vie. Il se réfugia un instant dans son cou, en la serrant fort, très fort contre lui.

« Je suis là, Ele…J’ai eu peur…Si peur qu’il te soit arrivé la même chose… Merci, tu vas bien. »

Il resta un long moment à la tenir dans ses bras, se rassurant autant qu’il la rassurait elle. C’est alors qu’il perçut l’étrange mélodie. Doucereuse, lancinante, répétitive…Elle lui faisait froid dans le dos. Que disait-elle ? D’aller à Hizumu ? C’était la ville mi industrielle, mi végétale, c’est ça ? Lentement, il se décolla de son aimée pour mieux la regarder, pour mieux lui caresser tendrement le visage. Son regard se voulait rassurant, même s’il n’avait pas la moindre idée de ce qui se tramait.

« Je pense que l’on devrait se rendre à Hizumu… On doit savoir ce qui se passe. » Il déglutit lentement. « Ne t’en fait pas, je te protégerais. »

Tout en affirmant cela, il vérifia qu’il possédait bien sur lui son catalyseur de magie, personnifié dans son portemine. Heureusement pour lui, il n’avait pas oublié de l’emmener en quittant sa classe. Il semblait sérieux, très sérieux, même si, pour elle, il essayait de sourire. Une douce réponse de sa part, un dernier baiser prolongé pour se donner du courage et ils partirent. Quoiqu’il advienne, ils seraient deux pour affronter ce danger.

---------------

Hizumu, c’était la première fois que Johan y mettait les pieds malgré ces long mois déjà écoulés sur l’Île. Mais ils n’étaient pas là pour faire du tourisme. Après une longue marche –heureusement qu’il était bien habitué aux treks en forêt-, ils arrivèrent face à une étrange tour…qui irrémédiable les avait attiré. Là, Deux chemins s’offraient à eux… L’un menant à une bibliothèque et l’autre à une tour obscure. Main dans la main avec Elena, ils avaient avancé côte à côte. Depuis leur arrivée dans la ville, la musique avait changé, légèrement, mais restait toujours aussi peu rassurante. Ainsi, il fallait ‘le’ trouver. Mais trouver qui ? Ou trouver quoi ? Comment savoir… Reprenant ce sourire rassurant, il regarda son aimée. Il devait tout faire pour alléger la situation, même si lui-même était très tendu.

« Et bien…Il semblerait que l’on ait un choix à faire… Qu’est-ce que tu préfères ? Les livres ou les escaliers ? »











Invité
Invité


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Mer 2 Mar 2016 - 22:49

Tempus Fugit





C'était à ne plus rien comprendre, tout était figé autour de moi, ne laissant qu'un tableau des plus effrayants. Après avoir appréhendé la situation, ma priorité furent rapidement toute trouvée : Johan. Mon coeur tambourinait sous l'angoisse, me faisant presque mal, j'avais si peur de le trouver parmi ces gens inertes, comparables à de véritables statues. Je ne réfléchissais pas longtemps et courus dans l'établissement, slalomant entre les élèves et professeur, cherchant une silhouette sortant du lot de par sa taille, mais rien que des visages juvéniles. Arrivée dans un couloir moins bondé, hors d'haleine, le stress faisant trembler tout mon corps, je criais, l'appelant, désespérément. Je repris ma respiration, attendant une quelconque réponse de sa part. Je déglutissais difficilement, la gorge beaucoup trop sèche. Puis j'entendis des bruits de course, venant de derrière moi. Je me retournais et à cet instant j'eus comme une bouffée d'air frais, mes poumons réaspirant l'oxygène correctement. Sans attendre, je fis quelques pas hâtifs vers lui pour le rejoindre, mon Johan ...

Mon réflexe fut d'écarter les bras pour enlacer sa taille tandis que je ressentis immédiatement son étreinte, si forte, mais si rassurante. Il était là, il allait bien ... Je lui rendais tout autant son étreinte, tellement soulagée, savourant le contact de son visage contre mon cou. Je levais une main pour lui caresser les cheveux, me voulant rassurant également. Après tout, nous étions là l'un pour l'autre, c'était mon rôle à moi aussi. J'entendais son coeur battre à tout rompre, autant que le mien, tandis qu'il me dit part de cette angoisse qui l'avait envahie, cette même peur que moi ... Ne relâchant aucunement mon étreinte, j'expirais pour me calmer.

"Moi aussi ... J'ai eu si peur ... Mais on va bien ... Tous les deux ..."

Mon rythme cardiaque reprit son activité normale à son contact. Je voulais tant rester là dans ses bras, oublier le reste, mais cette chanson, cette voix ... Impossible d'en faire abstraction. Il finit par s'écarter de moi, me forçant à quitter ses bras, lieu sans doute le plus rassurant pour moi. Je savais déjà à quoi il pensait, et il avait raison. Ses paroles confirmèrent mes doutes, mais je ne pus qu'afficher une mine inquiète, cela ne pressentait rien de bon. Comme s'il lisait dans mes pensées, il tenta de nouveau de me rassurant, me promettant de me protéger. Je hochais la tête.

"D'accord  ... On y va ..." Je finis par esquisser un sourire amusé. "Et moi aussi je te protégerais."

Je ne savais pas vraiment comment puisque je ne savais absolument pas me battre et je ne voyais pas trop l'utilité de mes pouvoirs dans un affrontement ... Que pouvais-je faire ? Lancer des cailloux ? Ridicule Ele ... Je me demandais si Johan savait se servir de ses pouvoirs à visée défensive ou même offensive, mais mon esprit fut détourné par ses lèvres rejoignant les miennes. Quoi de plus apaisant ? J'eus d'ailleurs beaucoup de mal à les quitter, mais il le fallait bien.

***

Après une longue marche, nous arrivions à Hizuma. Je ne pouvais plus supporter cette voix autour de nous, devenant relativement effrayante, elle me faisait clairement froid dans le dos. Les paroles avaient un peu changées, mais je ne comprenais pas ce qu'elles voulaient dire exactement. Trouver qui ?  Quoi ? Je n'étais pas encore assez habituée à la marche prolongée, je sentais la fatigue me gagner, mais tenta de la dissimuler au mieux.

Lorsque nous arrivions devant des tours, nous offrant deux chemins opposés, je serrais un peu plus la main de Johan. Nous devions faire un choix à présent. Je sentais son regard sur moi et finis par le regarder, voyant son éternel sourire, mais je savais bien qu'il cachait son inquiétude, il était beaucoup plus sérieux qu'à l'habitude. Je me forçais à sourire également avant de reporter mon attention sur les deux escaliers, l'un menant à une antre sombre, l'autre menant à une bibliothèque. Je finis l'ouverture ténébreuse, ayant l'impression d'entendre comme un murmure. Lâchant la main de Johan, je m'avançais prudemment vers celle-ci. C'était comme si quelqu'un m'appelait ... C'était à la fois tentant et effrayant ... "Tu entends ces murmures ? ..." Je revins vers Johan, prenant ses mains dans les miennes, l'air toujours aussi inquiet.

"Je ... je pense que l'on devrait découvrir d'où ils proviennent ... Qu'est ce que tu en penses ? La bibliothèque me semble être un chemin trop facile ... Ca cache quelque chose je le sens ..." Je marquais une pause. "Tout ceci m'effraie ... Mais il faut qu'on éclaircisse ce mystère, on ne peut pas laisser ces gens dans cet état ..."













Spoiler:
 
avatar


Féminin Date d'inscription : 28/10/2015
Occupation : Etudiante en lettres / Baby-sitter
Sexualité : Guimauve
Messages : 768

Carte de Jeu
Familiers: Socrate
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

9 ★ - Magie Fusion


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Jeu 3 Mar 2016 - 0:41

Tempus Fugit



Hizumu, l’étrange ville de pierre de plantes. Être dans cet environnement inconnu rendait les évènements encore un peu plus angoissant, s’ils pouvaient l’être. Tout le long du trajet, Johan avait un peu imposé son rythme de marche élevé à Elena. Il était stressé, réfléchissant, appréhendant ce qui pouvait bien se passer, ce qui pourrait bien leur arriver…Ce qui pourrait bien arriver à Elena. Quelque part, si un danger devait survenir, s’il devait le frapper lui et non elle, tant qu’elle serait en sécurité et sauve, il s’en fichait. Sa dernière chance… Son unique…Il la chérirait et la protègerait au péril de sa s’il le fallait…Oui, s’il fallait qu’il use de sa magie de manière offensive –chose qu’il n’avait pas fait depuis des années-, il le ferait. S’il fallait qu’il se batte à l’aide de ses pieds et de ses poings, il le ferait. Oui, il était le ‘doux’ Johan. Si gentil, si empathique, si simple, si souriant…Celui que l’on jurerait qu’il ne puisse faire de mal à une mouche…
Et pourtant. Et pourtant… Il pouvait très bien se défendre, se montrer agressif, mais uniquement quand il fallait. Uniquement si une menace pesait sur les gens qu’il aimait. Il en était parfaitement capable. Et justement, qui l’accompagnait dans cette aventure ? Rien de moins que la personne qu’il aimait le plus sur cette terre : Elena. S’il lui arrivait quoique ce soit, il s’en voudrait à tout jamais. Il ne voulait pas revivre ça. Il ne pouvait pas revivre ça. Si il devait mourir pour elle, il le ferait et avec le sourire aux lèvres.
Pas question de revivre ça… Une fois était déjà de trop… Et il tenait tant à elle…plus…encore plus…ça le déchirerait en deux.
Plus que pour lui, il avait peur pour elle. Elle qui semblait si fragile… Ce n’est pas qu’il ne la croyait pas capable de le protéger…C’est plutôt qu’il le redoutait. Cette femme serait prête à tant de folie pour lui, tout comme lui serait prêt à l’ultime sacrifice… Pourvu qu’elle ne le fasse pas. Pourvu qu’elle ne se mette pas en tête de se sacrifier pour lui.
C’est dans cet état d’esprit que Johan, main dans la main avec son aimée, arriva devant le premier choix de la journée. Il se voulait rassurant…Souriant malgré cette mélopée angoissante dans l’air, et Elena aussi l’était. Elle aussi essayait de le rassurer. Ça lui faisait chaud au cœur. Cette main gracile qu’il avait tant serrée sur le trajet, comme si elle allait s’envoler, quitta alors la sienne. L’américaine s’avança pour observer ce choix cornélien. D’un côté, la bibliothèque, sinistre et calme, ainsi dépourvu de vie et de l’autre, la tour, dont l’escalier se perdait dans l’immensité sombre. Aucun des deux chemins ne l’attirait plus que ça. Il ne détachait pas son regard d’Elena…Mais néanmoins, il finit par dériver vers cette tour… Doux murmure…angoissant murmure…Attirant et repoussant à la fois, l’entendait-elle, elle aussi ? De quoi s’agissait-il ? En manque d’indices sur la situation, peut-être que ce chemin serait le plus fructueux ? Ou le pire…comment savoir ?
Une question, ainsi, Elena les entendait aussi. Le néerlandais répondit. Un simple « Oui », agrémenté d’un hochement de tête. Elle revint alors vers lui, pour lui prendre ses mains, et confirmer de ses mots ce qu’il pensait déjà. La tour, là serait leur destination. Il caressa doucement le dos de ses mains avec ses pouces…profitant du moins contact, comme à son habitude.

« J’ai peur aussi… mais, tu as raison, je pense la même chose. » Il prit la tête de cette petite expédition, toujours main dans la main avec elle. « Allez, un peu de courage ! Il y a des gens qui comptent sur nous ! »

Une bonne partie de ses élèves avait été pétrifié. Il ne pouvait pas les laisser dans cet état…Et ils entrèrent dans la tour, commençant à grimper les marches. Johan était aux aguets et par pure précaution, il avait dégagé un peu plus son catalyseur. Juste au cas où… Les marches semblaient régulières et sombres. Quelques pas de plus, et c’était comme si ils s’étaient enfoncés dans un autre monde. Un monde noir et grimpant vers l’infini.

« Fait attention à ne pas tomber » Toujours, il faisait attention à elle. Toujours, il maintenait ce sourire et ce ton qui se voulait rassurant. « Quand on rentrera, je te ferais un bon chocolat chaud pour nous remettre de tout ça…Tu en dis quoi ? » Un rire léger, très léger, mais pas forcé. « Je pourrais même mettre des petites guimauves dedans, il parait que vous aimez bien ça, aux États-Unis. »

Un ton un peu plus enjoué, parler de l’avenir, même de ces banalités, avait le don de le rassurer un peu, mais aussi de détendre l’atmosphère. Puis…il le pensait vraiment. Après cette marche forcée et cette montée dans le noir, ils auraient bien mérité un peu de sucre…et de câlins aussi.










Invité
Invité


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Jeu 3 Mar 2016 - 11:28

Tempus Fugit





Moi qui avait toujours eu une petite vie tranquille des plus normales, même depuis mon arrivée sur l’île, je me retrouvais soudainement à partir à l’aventure pour tenter de résoudre ce mystère. Habituellement, ce genre de choses, je le vivais à travers un livre dont je dévorais chaque mot avec intérêt, mais cette fois-ci, il s’agissait de moi … De moi et de Johan … Heureusement qu’il était là, je n’aurais sans doute pas eu assez de courage pour me rendre sur les lieux toute seule, quoique si mon bien aimé s’était retrouvé figé comme tous ces gens, je pense que j’aurais remué ciel et terre pour le sortir de cette prison temporelle. Notre relation était nouvelle, ne datant que de trois mois, mais ces trois mois avaient tout simplement été les plus merveilleux de toute ma vie et je savais bien que je ne pourrais plus me passer de sa présence désormais, il était maintenant une partie de moi, ma moitié.

Le fait qu’il soit à mes côtés me rassurait quelque peu, mais cela ne m’empêcher pas de ressentir une profonde angoisse. Les évènements étaient si étranges, et j’avais un mauvais pressentiment par rapport à ceux-ci, j’avais peur que nous soyons mis en danger, ce qui était fort probable. J’avais toujours les paroles de  mon homme en tête, il me protégerait … Mais ce qui me faisait peur était de savoir jusqu’où il pouvait aller ? A quel prix ? Moi-même, pourtant pas très courageuse, j’étais capable de beaucoup pour lui, si ce n’est même tout. Ce que j’aurais aimé que la journée prenne une tournure différente … Et s’il lui arrivait quelque chose ? Jamais je ne pourrais le supporter.

Nous étions face à un choix, loin d’être évident … Une bibliothèque ou un escalier obscur ? La particularité de ce dernier résidait dans ses murmures qui se faufilaient à l’oreille, attirant irrémédiablement ma curiosité, mais déclenchant un certain malaise chez moi. Johan les entendait lui aussi, mais je n’irais pas jusqu’à dire que ceci était rassurant … Mon choix était fait, il fallait que j’en fasse part à présent, et puis il était hors de question de nous séparer. Venant lui prendre les mains, je lui expliquais mon point de vue, non sans cacher ma peur, mais je restais tout de même déterminée à découvrir ce qu’il se passait. Mon cher et tendre semblait du même avis et il décida d’ouvrir la marche, gardant ma main dans la sienne que je ne comptais pas lâcher de sitôt, nous encourageant de quelques mots.

Je le suivais dans cet escalier sombre, prenant en compte la mise en garde de Johan. Je gardais un rythme me permettant de pouvoir appréhender la marche suivante afin de ne pas la louper, dans le noir, ce n’était pas très évident … Je souris lorsqu’il émit l’idée d’un bon chocolat chaud lorsque nous aurons regagné l’appartement, ajoutant après un petit rire qu’il y ajouterait des guimauves. Rien que le fait d’y penser, j’en avais l’eau à la bouche et j’étais persuadée qu’il parlait de choses anodines pour détendre un peu cette tension qui régnait. Tout en riant avec lui, je lui répondis.

« Quoi ? Tu n’as jamais mis de guimauve dans ton chocolat chaud ? C’est délicieux ! Et on pourrait y ajouter … de la chantilly ! Ce sera encore meilleur ! »

Je serrais un peu sa main, la caressant de mon pouce, signe que j’appréciais son côté rassurant et protecteur, le remerciant en quelque sorte de rester lui-même à cet instant. J’ignorais si nous avions bien progressé, mais cet appel de murmures se faisait de plus en plus fort et une boule se formait petit à petit dans mon estomac. La voix un peu tremblante, je ne pus m’empêcher de revenir sur le sujet.

« Johan … A ton avis … Que veut dire tout ceci ? » Je déglutis, sachant parfaitement qu’il n’aurait certainement aucune réponse à m’apporter puisqu’il n’en savait pas plus que moi. « Promets-moi que quoi qu’il puisse arriver, on restera ensemble … » Cela aussi c’était une évidence, mais j’avais besoin de l’entendre le dire à voix haute pour être plus rassurée. J’avais peur que quelque chose nous sépare dans ce périple et peut-être que nous n’aurons même pas le choix … J’inspirais pour tenter d’évacuer un peu mon stress. « Excuses-moi je te pose des questions idiotes … » Pas courageuse ... J'avais si peur ...













Spoiler:
 
avatar


Féminin Date d'inscription : 28/10/2015
Occupation : Etudiante en lettres / Baby-sitter
Sexualité : Guimauve
Messages : 768

Carte de Jeu
Familiers: Socrate
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

9 ★ - Magie Fusion


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Jeu 3 Mar 2016 - 14:11

Tempus Fugit



Depuis qu’il était arrivé sur cette île, il y a de cela à peu près six mois, Johan n’avait jamais remarqué pareil phénomène. Certes, le lieu en soit était déjà insolite à la base…Une île mouvante que personne ne pouvait situer sur une carte et qui attirait à elle et irrémédiablement quantité d’humains aux pouvoirs provenant de l’un ou l’autre être divin très ancien. Mais, mis à part ça, et le fait que les habitants dans leur totalité était tous capables de déchainer des forces magiques plus ou moins puissamment, le reste était…normal. Oui, la vie sur cette île était plutôt globalement normale quand on y pensait. Comme sur le continent, les gens devait étudier à l’école pour les plus jeunes, ou trouver un travail pour les plus agés, louer une maison ou un appartement, faire des courses, sortir tranquillement au musée, au cinéma ou au théatre, faire des rencontre…

Tomber amoureux.

Quoi de plus normal que tout ceci ? Mais aujourd’hui, alors que cette journée aurait dû être ‘normale’ quelque chose d’imprévu s’était passé. ô, si ce temps n’avait pas arrêté sa coursée effrénée à dix heure quinze, le néerlandais aurait sans doute terminé ses cours à la fin de la matinée, puis il aurait fait un crochet à l’université pour aller récupérer Elena avant de l’emmener sans doute au restaurant ou au moins dans un salon thé, où, tous les deux, ils auraient pu profiter de leur histoire de cœur si douce et si pure. Juste, passer du temps tous les deux, l’un avec l’autre, ça lui suffisait. Puis, si la météo avait été clémente et pas trop froide, ils seraient partis se balader main dans la main. Toutes ces petites choses, toutes ses petites attentions, il les adorait.

Mais aujourd’hui, quelque chose d’étrange avait décidé de bousculer cette journée parfaite. Le temps s’était stoppé, la comptine avait commencé son rythme lent et lancinant. L’angoisse s’était emparé d’eux deux.

Au moins, ils étaient ensembles pour cette épreuve.

Et à Hizumu, dans cette tour aux marches sombres qu’ils avaient préféré au silence de la bibliothèque, l’appréhension ne le quittait pas. Johan était… calme, ce calme que l’on ressent avant une tempête, sérieux. Il n’aimait pas la tournure que prenaient les évènements. Il n’aimait pas cette voix d’enfant qui les incitait à venir le trouver. Il n’aimait pas ces murmures étranges qui avaient un peu guidé leur choix. Mais au moins, ils étaient deux dans cette histoire. Au moins, il pourrait protéger son aimée. Même s’il était tendu et sérieux, le néerlandais, essayait essentiellement de se montrer rassurant. Lui avait déjà été dans des situations pires que ça, par le passé, et ce nombre d’estafilades qui lui barrait le ventre en était la preuve éclatante. C’est pour ça que la peur ne paralysait pas ses jambes et sa voix. C’est pour ça qu’il pouvait se montrer si rassurant malgré l’angoisse. L’avenir…même s’il ne savait pas si le temps reprendrait son cours un jour, parler de l’avenir rassurait. Même s’il ne s’agissait que d’un chocolat chaud en compagnie de son aimée. Une plaisanterie, une petite taquinerie sur ses origines, ça détendait un peu l’atmosphère. Grace au ciel, Elena lui répondit, ça lui permettait aussi de vérifier si elle arrivait à encaisser le choc. De la chantilly, il sourit de plus belle, cette promesse d’un peu plus de sucre allait finir par lui donner faim. Sur ce point là, ils s’étaient parfaitement trouvé, au moins. Il se tourna un peu plus vers elle pour lui répondre.

« Jamais, mais ça m’a toujours donné envie. Ah ! Ne me parle pas de chantilly, tu vas me donner faim ! » Puis il rajouta, un peu comme s’il voyait parfaitement la scène. « De la chantilly et des vermicelles de chocolat…miam »

Puis, le silence revint. Ils avaient beau essayer de plaisanter, l’atmosphère pesante et ce murmure, plus fort et pourtant toujours inintelligible, finissaient par éroder l’apparente bonne humeur. De sa voix tremblante, Elena lui adressa alors la parole, revenant sur ce sujet qui hantait ses propres pensées. Il n’avait pas la moindre idée de ce qui se passait…mais il était certain qu’il ne la quitterait pas une seule seconde. La rassurer…Elle avait besoin de ça. Johan s’arrêta alors et descendit d’une marche pour être à sa hauteur. La contemplant, il embrassa doucement cette main qui était toujours agrippée à la sienne.

« Je ne sais pas ce qui se passe…l’île est pleine de mystère et peut-être que tout ceci en est un parmi tant d’autres… » Il passa un bras autour de sa taille pour l’attirer un peu plus contre lui, pour la rassurer, mais aussi parce qu’il en avait tout simplement envie. « Je te promets de toujours rester à tes côtés…pour toujours s’il le faut. Ne t’inquiète pas. On est là l’un pour l’autre, c’est tout ce qui compte. »

Il resta un moment là, à lui caresser le dos, mais le murmure inquiétant et la mélodie lui rappelèrent bien vite l’endroit où ils se trouvaient. Il dût donc la libérer de son étreinte…à lui aussi, ça lui avait fait du bien et calmé un peu son cœur inquiet.

« On y va ? »

La question ne se posait même pas, mais au moins il la prévenait qu’il comptait se remettre en route. L’ascension reprit alors durant plusieurs minutes, jusqu’à ce qu’ils atteignent ce qu’il supposa être la première plateforme de la tour ou le premier pallier. Juste une petite surface vide où ils pouvaient se reposer un peu et reprendre leur souffle. Un renfoncement dans la pierre pouvait même faire office de chaise improvisée.
Une nouvelle fois, il s’arrêta, histoire de reprendre des forces. Bien qu’habitué à la marche, le néerlandais n’avait jamais été le meilleur des sportifs non plus.

« Je me demande combien d’étages a cette tour… »

C’était certain, ils auraient bien mérité leur chocolat chaud-guimauves-chantilly-vermicelle, une fois cette histoire terminée.










Invité
Invité


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Jeu 3 Mar 2016 - 16:55

Tempus Fugit





Cet escalier sombre, si angoissant … Il me paraissait littéralement sans fin … Nous progressions ensemble, main dans la main, hors de question de se lâcher. Mes yeux commençaient à s’adapter à l’obscurité et je pus enfin y voir un peu plus clair. Johan mettait tout son cœur à me rassurer, évoquant un éventuel chocolat chaud agrémenté de guimauves lorsque nous serions rentrés à l’appartement. Délicieuse proposition, impossible de la refuser, partager un plaisir sucré avec lui était certainement l’un de nos péchés mignons à tous les deux. Je surenchérissais avec un ajout de chantilly, certainement double dose au vu de ce que nous endurerions actuellement. Cette discussion sucrée nous permit de nous détendre un peu, je souriais devant cet élan de gourmandise provenant de tous les deux. Des vermicelles au chocolat sur la chantilly, nous venions de trouver une recette infaillible. Rien qu’en y pensant, je passais ma langue sur mes lèvres.

Mais ces murmures et cette voix d’enfant finirent par me faire revenir à la dure réalité, celle dans laquelle nous étions malgré nous embarqués, m’amenant à des questions plus ou moins jusque-là sans réponse. La peur me faisait littéralement parler pour rien dire, mais je voulais me rassurer encore une fois sur le fait que nous resterions ensemble dans cet « enfer ». Le jeune homme comprit mon état de stress et se stoppa, descendant une marche pour se mettre à ma hauteur dans le but de me rassurer, embrassant doucement ma main. Je me laissais bien volontiers entrainer dans ses bras, entourant sa taille de mon côté. Juste besoin de ce contact apaisant, juste besoin de lui pour me rassurer encore un peu plus. Sa promesse me fit sourire et je me permis d’apprécier cet instant même si ce n’était peut-être pas l’endroit, mais peu importait. Me blottissant contre lui, je savourais la caresse de ses mains sur mon dos jusqu’à ce que nous soyons forcés de nous séparer au bout d’un moment, nous ne pouvions pas nous permettre de rester planter, sans savoir quel type de danger nous guettait.

Me prévenant que nous reprenions le chemin, je le laissais repartir avant de tirer doucement sa main. « Attends … » Alors qu’il se retournait, je vins simplement poser mes lèvres sur les siennes, lui adressant ensuite un sourire. « J’avais besoin d’encore un peu de courage … » Je lui emboitais le pas, commençant à être las de cet escalier interminable.

Quelques minutes plus tard, nous arrivions enfin à un étage, enfin … J’étais déjà épuisée et me disais qu’un jogging quotidien ne me ferait pas de mal … Un peu essoufflée, je souris à Johan lorsqu’il se posa la question du nombre d’étages. L’entrainant dans un recoin nous permettant de nous asseoir, je décidais de faire une petite pause, répondant à sa question tout en posant ma tête sur son épaule.

« Je pense que tu trouveras une réponse à ta question, ce que nous cherchons se trouve certainement au sommet … » Et ces murmures, et cette voix … Insupportables … « Je n’en peux plus de cette comptine et de ces murmures … » Cela pouvait faire un peu capricieux vu de l’extérieur mais entendre encore et encore cette mélodie si mélancolique devenait on ne peut plus agaçant, j’étais pourtant patiente à l’habitude, mais sans doute le stress …













Spoiler:
 
avatar


Féminin Date d'inscription : 28/10/2015
Occupation : Etudiante en lettres / Baby-sitter
Sexualité : Guimauve
Messages : 768

Carte de Jeu
Familiers: Socrate
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

9 ★ - Magie Fusion


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Jeu 3 Mar 2016 - 18:48


Tempus Fugit


Ainsi, les deux descendants de Saruta-Hiko avaient choisi de s'aventurer dans la Tour Sejou, alors que son entrée habituellement scellée s'était révélée ouverte. Cette tour, qui baignait dans une brume obscure permanente, ne permettait guère d'observer les environs. Même s'ils avaient eu une lumière suffisamment puissante pour percer cette brume, ils n'auraient pas vu grand chose. Car il semblerait que cette étrange tour soit changeante. Au moins auraient-ils pu apercevoir de la pierre noire. Ou du moins, quelque chose y ressemblant. Car en réalité, l'intérieur des murs était taillé dans une étrange matière, que même la spécialiste des minéraux n'aurait pu identifier. Mais le nombre de marches, lui, semblait aller croissant, tout en n'ayant aucune logique. Vous pouviez compter chacun de votre côté les marches que vous aviez grimpé durant votre ascension que vous ne tomberiez jamais d'accord en comparant vos résultats. Un peu comme dans ces étranges cauchemars. Ceux où vous courez dans un couloir qui s'étend à l'infini. Mais ici, ce n'est pas un rêve. C'est la réalité. Tout à coup, alors qu'ils arrivent au premier palier, début d'une longue ascension, ils aperçoivent une lueur, qui disparaît presque aussitôt. S'ils ont été attentifs, ils ont pu remarquer ce qui ressemble étrangement à une potence à quelques pas d'eux. Signe indicateur de leur funeste destin, trace d'un passé lointain ? Qui sait ? Certainement pas eux...

Et toujours, le murmure. Ce murmure incessant, qui en arriverait presque à couvrir la comptine. Mais ce murmure... Semble habité d'une conscience. Il observe le couple. L'homme a l'air le plus intéressant, mais la fille est plus fragile. Elle fera un bon échauffement. Après tout, ils ont été les premiers à pénétrer ici depuis bien longtemps... Tout à coup, le murmure devient audible. Il devient un mot reconnaissable. Promesse de troubles, promesse de souffrance. Car ce murmure devient une voix que la jeune fille peut reconnaître. Celle de la fille qui fut son amie avant qu'elles ne soient séparées par un déménagement. Et cette voix... Et ce murmure... Semble s'adresser directement à elle, dans un ton qui peut très aisément passer pour du reproche...


-Elena...



Je suis tout le monde, et je ne suis personne.

Mais quand je passe, tous le remarque ~
avatar


Date d'inscription : 25/01/2015
Messages : 91


Voir le profil de l'utilisateur

Être Divin


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Ven 4 Mar 2016 - 10:49

Tempus Fugit



Cette tour…Elle ne semblait pas si grande vue de l’extérieur, non ? Et pourtant, pourtant ces marches semblaient s’étendre au-delà de l’infini. En y repensant, peut-être que la bibliothèque aurait été le choix le plus judicieux, ou du moins, le choix demandant le moins d’effort physique. Heureusement pour lui, Johan avait encore de la ressource. Qu’est-ce c’était quelques marches droites dans l’obscurité et la brume quand on a passé plus d’un mois dans la jungle Brésilienne ? Au moins, il n’y avait pas de moustiques ici, et pas non plus de bêtes  sauvages n’ayant qu’une seule envie : faire de toi le prochain repas de viande. Si physiquement, cela allait plutôt bien pour lui, cette comptine, ces murmures mais surtout, l’état d’angoisse d’Elena lui creusait un peu l’esprit. S’il pouvait faire abstraction des deux premiers –c’était difficile mais de l’ordre du possible-, il lui était tout simplement impossible d’ignorer son aimée. Elle avait peur. Elle angoissait. Quoi de plus normal ? C’était elle la ‘normalité’ dans ce couple et même si le néerlandais angoissait aussi, il appréhendait plus qu’autre chose. Mais il se devait d’être fort pour eux deux.
Dans l’optique de la rassurer, il avait stoppé l’inexorable ascension, pour mieux leur octroyé une pause ‘câlin’. Au final, tous deux en avaient bien besoin. Mais il leur fallait déjà repartir… C’est alors qu’elle l’avait retenu un peu plus, prenant l’initiative d’un doux baiser. S’il fut légèrement étonné au début, il le lui rendit avec plaisir. Pour le ‘courage’. Oui, ça aussi il en avait bien besoin. Il en avait besoin pour pouvoir garder son sourire.
Un étage, enfin. Au moins sur cette plateforme, ils pourraient se reposer quelques minutes, avant de reprendre la volée de marches suivante. Enfin, quelques minutes… Elena était déjà épuisée de cette montée et il s’en inquiéta. Mais s’il devait terminer cette histoire en la portant sur son dos, il le ferait aussi. Soit. Ils avaient bien besoin de repos, et elle l’entraina dans l’unique renfoncement de la plateforme, pour qu’ils y puissent s’assoir tranquillement. Comme si de rien n’était, et puisqu’il s’agissait de la chose la plus naturelle entre eux, elle vint se blottir contre lui, en posant sa tête sur son épaule. Le néerlandais en fit de même, posant sa tête sur la sienne. Tant qu’ils seraient à deux, rien ne pourrait leur arriver. A sa réponse à sa question quelques peu rhétorique, il répondit par un rire léger, avant de répliquer, en feignant un quelconque début d’exaspération.

« Evidemment que c’est au sommet… » Il soupira, mais il avait le sourire. Oui, il plaisantait. « Pourquoi il faut toujours que ce soit au sommet ? Les phénomènes paranormaux ça peut pas se résoudre au niveau du sol ?»

Mais toujours, toujours quand il essayait de détendre l’atmosphère, la comptine revenait en force. Vraiment ? Car il est vrai que depuis qu’ils avaient mis les pieds à cet étage, les murmures inintelligibles avaient augmenté en intensité, couvrant presque la mélodie. Elena s’en plaint, d’ailleurs, elle qui le faisait pour ainsi dire jamais. Il caressait le dos de sa main avec son pouce et, une fois encore, il essaya de la rassurer.

« Je n’aime pas ça non plus, mais on ne peut pas y faire grand-chose… Essaye d’en faire abstraction »

A croire que les murmures l’avait écouté, car soudain, une lueur entra dans son champ de vision. Une lueur qui disparut dans la seconde. Alerté, Johan décolla son visage du sien, scrutant la pièce. Mais rien. C’est à cet instant que le murmure revint, concret cette fois-ci. Un mot, un seul, qui s’empara de sa colonne pour un frisson glacé. Un seul,  son nom à elle… Elena, prononcé par une voix de femme. Le néerlandais se releva alors et lâcha la main de son aimée pour mieux se placer devant elle, la protégeant de ses bras légèrement écarté. Dans le même geste, il s’empara de son catalyseur, juste au cas où. Là, plus vraiment question de sourire, il en devenait sérieux.

« Qui est là ?! Montrez-vous ! » Femme ou pas, si ce reproche se changeait en agressivité envers son unique, il n’hésiterait pas à frapper. « Je vous préviens, je ne vous laisserais pas approcher ! »











Invité
Invité


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Ven 4 Mar 2016 - 13:35

Tempus Fugit





Enfin nous arrivions au premier palier, qui sait combien cette tour en comptait ? En tout cas, j’avais déjà l’impression d’avoir monté une bonne centaine de marche et je me promis de me mettre au sport quand tout sera fini. J’avais un peu honte d’être ainsi épuisée si rapidement mais j’avais toujours été un peu faiblarde physiquement. Nous prenions une pause, enfin surtout pour moi et j’en profitais pour me rapprocher un peu de Johan, tous les moyens étaient bon pour cela. Une petite discussion pour tenter de détendre toute cette tension et je finis par un petit rire cristallin lorsqu’il plaisanta un peu. Je le fixais, sourire aux lèvres, avant de me souvenir de nouveau des murmures et de la voix … Cette fois-ci c’était trop, ils étaient de plus en plus audibles, s’insinuant par intrusion dans ma tête, au point que je sentais un mal de tête me gagnait. Bien ce que cela ne m’arrive pas très souvent, et dirais-je même jamais, je râlais un peu là-dessus. L’élu de mon cœur tenta une nouvelle fois de me rassurer tout en me caressant la main. J’avais clairement l’impression d’être un vrai boulet dans cette histoire …

Alors que j’allais continuer à lui parler, j’aperçus une lueur du coin de l’œil. A peine avais-je tourné la tête que celle-ci avait déjà disparu. Je resserrais un peu plus la main de Johan, scrutant les alentours en quête de cette lueur. Je murmurais presque, la voix tremblante. « C’était quoi cette lu … » Je n’eus pas le temps de finir ma phrase qu’un nouvel évènement me glaça le sang. Les voix n’étaient plus un murmure, en tout cas dans ceux-ci un mot se distingua … « Elena … » Cette voix féminine au ton empli de reproche pour prononcer mon prénom … Elle m’était tellement familière … Mais c’était impossible, ça ne pouvait pas être elle … Interloquée, je ne réagissais pas, cherchant cette personne des yeux, mais rien … Le vide … Un frisson parcourut mon échine et mon cœur s’emballa. Non c’était tout bonnement impossible …

Mon bien aimé, lui, réagit rapidement, lâchant ma main pour se poster devant moi tel un protecteur. Je levais les yeux vers lui, ne pouvant voir son visage puisqu’il me tournait le dos. Sa voix douce se faisait plus franche, plus menaçante … Il voulait tant me protéger … Je déglutis difficilement avant de reprendre mes esprits et me lever, me postant à côté de lui. Il n’y avait pas de raison qu’il se mette plus en danger que moi … Toujours interloquée, le regard dans le vague, cherchant toujours une origine à la voix, je finis par prendre la parole, d’une voix tremblante. « Johan … Cette voix je la connais … » Je m’avançais prudemment, faisant attention à ne pas trop m’éloigner du botaniste.

« Lara … C’est toi ? »

Lara … Ma meilleure amie … Celle de qui j’avais été séparée il y quatre longues années … Partie du jour au lendemain puisque ses parents s’en allaient … Mais que ferait-elle ici, dans cette tour ? C’était juste impossible … J’attendis la moindre manifestation, suspectant tout de même qu’il pouvait s’agir d’un subterfuge.













Spoiler:
 
avatar


Féminin Date d'inscription : 28/10/2015
Occupation : Etudiante en lettres / Baby-sitter
Sexualité : Guimauve
Messages : 768

Carte de Jeu
Familiers: Socrate
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

9 ★ - Magie Fusion


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Dim 6 Mar 2016 - 23:29


Tempus Fugit


L'homme voulait se montrer protecteur. Pourtant, il allait bien en avoir lui-même besoin. La fille, par contre... Bien qu'elle tentât de se montrer courageuse, elle avait immédiatement identifié la voix. le murmure se fit alors plus insistant, plus dense. Il continuait à flotter autour d'eux, mais on aurait presque pu le palper, tant sa présence était dense. Le murmure se fit ironique. Sarcastique. Presque... Malveillant.

Salut Elena ! On dirait que tu ne m'as pas complètement oubliée. Mais par contre, j'ai été remplacée... C'est mal, ça, tu sais ? Très mal. Tu m'as trahie, Elena... Tu m'as trahie... ça fait mal... Voilà donc la valeur que tu accordes à l'amitié ?

La lueur réapparut brièvement avant de disparaître presque aussitôt. Néanmoins, pendant ce court laps de temps, le visag de Lara avait pu être aperçu, flottant dans les airs, un air mauvais sur le visage... Un air... Revanchard...



Je suis tout le monde, et je ne suis personne.

Mais quand je passe, tous le remarque ~
avatar


Date d'inscription : 25/01/2015
Messages : 91


Voir le profil de l'utilisateur

Être Divin


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Lun 7 Mar 2016 - 0:15

Tempus Fugit



Comme depuis le début de cette histoire, Johan se faisait courageux, pour Elena. Paraitre fort, rassurant, plaisanter sur la situation, évoquer quelques douceurs sucrées, tout était bon pour détourner son esprit et lui le sien de l’étrange tourmente dans lequel ils étaient plongés. Calme et sérieux, voilà un état d’esprit dans lequel il ne s’était plus trouvé depuis un moment déjà. Son cœur battant paradoxalement à un rythme plus ralenti, il savait qu’il ne fallait pas laisser leurs nerfs s’user inutilement sur l’environnement. Oui, ce n’était que le début de leur ascension, après tout. La suite ne pouvait être que pire. Les ‘heures’ s’égrenant sans pour autant avancer, les marches sans fins, la brume étrange, la comptine et sa consœur, le murmure angoissant, tout cela aurait raison de leur patience tôt ou tard. Et, dans le doute, le néerlandais préférait le ‘tard’. Si la dimension ‘paranormale’ de leur situation était une première dans son existence, il était, malheureusement, un ancien habitué des situations tendues. Oui, « ancien », car cela commençait à dater sérieusement, mais il ne lui fallait pas grand-chose pour retrouver ses anciens reflexes.
Néanmoins, cette fois-ci, c’était différent. Tous étaient différents. Il était différent. Même s’il se montrait courageux, c’était bien une profonde angoisse qui étreignait son cœur. Mais, pour elle, il la camouflait bien volontiers. Car il n’était pas seul. Non, cette fois-ci, il était accompagné par l’amour de sa vie, son unique, sa dernière chance…Elena. Elle avait si peur… Elle était si fragile…Il se devait de la protéger.
Et c’est ce qu’il fit, presque par pur reflexe, quand cette vois étrange et menaçante retentit sur le palier. D’un bond, il s’était levé, pour faire barrage de son corps si besoin, saisissant son catalyseur par pure précaution.
Il lança des questions, mais qui restèrent sans réponse. Rapidement, Elena vint le rejoindre. Il s’empara alors doucement une nouvelle fois de sa main. Pas question d’être séparé. C’est ensemble qu’ils feraient face. Pouvoir caresser sa main le rassurait aussi, tout comme cela lui donnait du courage.
C’est alors qu’Elena s’adressa à lui, avant d’interpeler directement cette voix de femme menaçante. Elle la connaissait ? Johan en resta interloqué quelques instants observant le visage de son aimée, mais remis les pièces en place quand le nom de ‘Lara’ fut prononcé. Lara… C’était bien le prénom de cette ancienne amie dont elle n’avait plus vraiment de nouvelles depuis quatre ans déjà ? Mais…Que pouvait-elle bien faire ici ? Impossible… Il ne lui semblait pas qu’Elena lui ai mentionné le fait qu’elle puisse avoir un don…Et quand bien même, d’après ce qu’il en savait, ce n’était pas le genre de fille à faire ce type de blague plus que douteuse, surtout dans cette situation. Pour le botaniste, la menace, bien qu’intangible, lui semblait bien réelle.
Un visage fantomatique fut perceptible durant quelques instants. Un visage de femme. Sombre et malveillant. Il se crispa un peu plus. Ces paroles, celle de la prétendue ‘Lara’, désormais bien claires, était clairement chargé de reproche contre l’américaine de son cœur. Elle avait du culot ! C’était elle qui avait déménagé, la laissant seule dans cette ville immense, sans plus jamais donner de nouvelles. Mais même si Johan avait du mal à croire au ‘retour de l’amie profane disparu sous forme de fantôme revanchard dans une tour sans fin aux confins d’une île de magie’, il savait que ces mots blesseraient sa chère et tendre. Doucement, tout en caressant sa main, il s’adressa à elle. La rassurer était toujours sa priorité.

« Ne l’écoute pas Ele… Tu n’as rien à te reprocher dans cette affaire. Tu avais le droit de vouloir rencontrer d’autres personnes. »

Puis, une nouvelle fois, il essaya de s’adresser au prétendu spectre.

« Cesse de t’en prendre à elle ! »












Invité
Invité


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Lun 7 Mar 2016 - 13:06

Tempus Fugit





Cette voix à glacer le sang ... Cette voix familière emplie de reproches ... C'était la première fois que je l'entendais de cette façon. Habituellement, elle était douce, rieuse, parfois larmoyante, mais jamais elle n'avais été teinté de colère ou de rancoeur ... Lara, cette amie à qui je tenais tant, cette amie que je n'avais pas vue depuis quatre ans, de qui je n'avais eu aucune nouvelle. Cette "amie" qui m'avait promis de ne pas m'oublier, qui m'avait promis de m'envoyer une lettre pour me confier ses nouvelles coordonées et qui ne l'avait jamais fait. Quelques mois après son départ, j'avais dû faire face à bien plus difficile, sans doute la pire épreuve de ma vie : la perte de ma mère.

Oui pour être honnête, le départ de Lara avait été occulté par la maladie de ma mère, comme tout le reste. N'était-ce pas légimite ? Devrais-je m'en vouloir de m'être exclusivement occupée et préoccupée de ma mère mourrante ? Devrais-je m'en vouloir d'avoir mis toute mon énergie à cela pendant plusieurs mois ? A espérer un miracle ? S'il y avait bien une chose que je ne regrettais pas dans ma vie, c'était bien cela, avoir profité un maximum de la personne qui était la plus chère à mes yeux. Enfin maintenant, il y avait deux choses que je ne regretterais jamais : celle-ci et ma rencontre avec Johan. Tout simplement parce qu'il avait remis de la lumière dans ma vie, parce qu'il avait permis à mon coeur de battre pour lui et parce qu'il me rendait chaque jour un peu plus heureuse. Cet homme qui à cet instant, n'avait pas hésité à se mettre entre moi et cette voix. Il m'avait promis de me protéger et je savais qu'il le ferait.

Mais ce n'était pas un sens unique, je n'étais pas la seule à être protégée car lui aussi était cher à mon coeur et lui aussi méritait d'être protégé. Bien que peu courageuse et angoissée, je finis par me placer à côté de lui. Non hors de question qu'il soit le seul à se battre, le seul à être fort, je le serais également, pour lui ... Il ne pouvait pas imaginer à quel point saisir ma main dans la sienne était rassurant pour moi, me rendait plus courageuse ... Après l'avoir informé avoir reconnu cette voix, je m'adressais ensuite à elle, m'avançant d'un pas sans lâcher cette main si rassurant, évoquant son prénom, ce prénom dont mon bien aimé avait connaissance.

Lara n'était pas au courant de ce don dont j'étais dotée, tout simplement parce que je n'en avais pas encore conscience, il ne s'était manifesté qu'après la disparition de ma mère. Repenser à tout ceci était trop douloureux, beaucoup trop ... Le fait était que ces derniers mois, je ne me concentrais que sur mon histoire parfaite avec l'élu de mon coeur. J'avais eu ma part de tristesse, beaucoup trop grande pour quelqu'un de mon âge, j'y préférais maintenant l'amour et l'insouciance, le bonheur et le bien être, toutes ces choses que m'apportait cet homme qui me soutenait rien qu'en étant présent et en me caressant la main.

La voix se fit plus forte et s'embarqua dans ce qui semblait être une conversation, pleine de sarcasmes, pleine de reproches, mais qui resta un monologue tant j'étais choquée par ces mots. Parler de trahison ... Mais quelle trahison ? Elle ne m'avait pas laissée le choix, elle était partie ... Partie pour toujours ... Oui maintenant j'avais Johan ... Maintenant j'avais Sasha ... Des personnes importantes pour moi, celles qui m'aidaient sans qu'elles ne le sachent de terminer ce deuil éternel. Devais-je m'en vouloir ? Durant toutes ces paroles, j'avais serré la main de mon homme, tremblant légèrement tandis que ma gorge se serrait un peu plus au fil des mots.

Une lueur blanche, éblouissante réapparut, mais pourtant je ne cillais pas. La suite fut le coup de grâce. Le visage de cette amie du passé qui s'imposait à moi quelques brefs instants, assez pour que mon coeur ne dégringole de ma poitrine, assez pour faire monter les larmes, assez pour me faire prononcer une nouvelle fois son nom ... "Lara ..." Bien que l'image n'était plus dans mon champ de vision, mes pupilles restèrent fixées dans le vide. Et si elle avait raison ?  Et si je l'avais trahie ? J'étais si peu sûre de moi ...

Une autre voix me sortit de ma torpeur, cette voix dont je ne pouvais plus me passer, dans de paroles rassurantes. Pourtant, mon regard ne vint pas immédiatement trouver le sien. J'étais si touchée par son instinct protecteur ... Je finis par tourner le tête vers lui, l'océan de mon regard embué trouvant son regard balancé. Rester forte pour lui ... Rester forte pour lui ... Je lui souris comme pour lui montrer que tout allait bien, mais je n'avais jamais été dans un tel état d'angoisse en réalité. Je prononçais quelques mots tant bien que mal.

"Ce n'est rien Johan ... Nous devons continuer ... Je ... Elle n'était qu'une illusion, ce n'était pas elle ..."

Et pourtant, mon coeur tambourinait dans ma poitrine. Et pourtant, elle était parvenue à instaurer le doute dans mon esprit. Oui je l'avais oubliée, c'était un fait, mais encore une fois, jamais je ne pourrais regretter ma rencontre avec Johan, ni ma rencontre avec Sasha. Malgré tout, je vins me placer devant lui, prenant son autre main comme pour le rassurer de mon état.

"Je vais bien Jo', ne t'inquiètes pas d'accord ?"














Spoiler:
 
avatar


Féminin Date d'inscription : 28/10/2015
Occupation : Etudiante en lettres / Baby-sitter
Sexualité : Guimauve
Messages : 768

Carte de Jeu
Familiers: Socrate
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

9 ★ - Magie Fusion


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Lun 7 Mar 2016 - 15:03

Tempus Fugit



Johan n’aimait pas cet endroit. Il n’aimait pas ces circonstances. Qui les aimerait, après tout ? Personne de sain d’esprit, pour sûr, mais pour le jeune homme, temps qu’il serait avec Elena, le lieu, les évènements lui importait peu, là où elle était devenait une espèce de paradis, voila tout. Mais cette fois-ci, même s’il était accompagné de son aimée, il détestait cette tour sans fin. Pourquoi ? La raison était simple, Plus le ‘temps passait’ –bien qu’en réalité, il ne passait plus du tout-, plus il voyait l’angoisse et la peur étreindre sa bien aimée. Il n’aimait pas ça, il n’aimait pas percevoir de la détresse dans son regard, dans ses gestes. Il n’aimait pas entendre sa voix flancher, trembler, bien qu’elle essayait tout de même de rester forte. Il n’aimait pas cette simple possibilité qu’il puisse lui arriver quelque chose de grave, peut-être d’irréversible. Une fois de plus serait de trop et il ne s’en remettrait pas. La rassurer et plaisanter étaient ses seules armes, car, malheureusement, ils ne pouvaient simplement attendre que le temps reprenne son cours. Tout comme lui ne pouvait faire cesser ce murmure et cette comptine, qui entamaient sérieusement leurs santés mentales. Ils ne pouvaient simplement trouver un coin de verdure en extérieur et s’y asseoir, s’y coucher l’un contre l’autre, profitant simplement de la caresse du vent et de la chaleur du soleil. Si seulement cette journée s’était déroulée de cette façon et pas d’une autre… Mais non, à la place, et autant pour comprendre ce qui se passait que pour essayer de résoudre la situation, ils avaient pénétré dans cette tour, un peu par hasard, la préférant à l’angoissant silence de la bibliothèque.
Préférer l’angoisse à l’angoisse… Johan commençait à se dire qu’il n’y avait pas de ‘bon’ chemin dans cette histoire et que ce ‘choix’ n’en avait pas vraiment été un.

Restait une question, simplement une question…Pourquoi cette…chose ? Cet être, s’en prenait-il à elle ? Pourquoi s’acharner à lui faire revenir en mémoire de si mauvais souvenirs ? Et, était-il en lien avec ce temps stoppé ? En lien avec tout ça ou n’était-ce que le fruit du hasard ? Le hasard… il avait un peu de mal à croire à ce simple concept, surtout en de telle circonstance… Et cet être n’était présent que pour les empêcher d’accéder au sommet ? Cela restait une possibilité… Et si cette hypothèse s’avérait exact, c’est qu’il devait y avoir là haut « quelque chose ». Quoi ? Il ne savait pas et de toute façon, cela restait de l’ordre de l’hypothétique.
Et de toute façon, puisque cet…être avait décidé de s’en prendre à Elena, cela faisait de lui automatiquement son ennemi.
Une fois de plus, il avait essayé d’interpelé la forme, qu’elle laisse tranquille son adorée, même au risque de la voir s’en prendre à lui. Mais elle lui répondit par un inaudible silence, une fois encore. Elena resta elle aussi muette, prononçant juste doucement le nom supposé de l’apparition. Bien sur qu’elle en était affligée…qu’elle l’avait pris pour elle. Son si grand cœur d’or, si empathique, pour lequel il avait craqué ne pouvait réagir autrement.
Constater cela peinait Johan, commençant à avoir l’impression qu’il ne pourrait pas la rassurer suffisamment.
Mais malgré tout, elle essaya de rester forte, de rester debout, pour qu’ensemble, ils puissent aller plus loin. Elle lui sourit, il en fit de même. Il avait l’impression de la voir se dépasser et prendre sur elle. Dans d’autres circonstances, il aurait adoré cela. Tout simplement parce qu’il adorait quand elle mettait sa timidité et ses angoisses de côté pour lui… Mais ici, c’était différent et cette angoisse n’était pas la même. Doucement, elle essaya de le rassurer sur son état. Mais ses paroles sortaient avec peu d’entrain et sans doute pour appuyer un peu plus ses propos, elle vint se placer face à lui, saisissant ses deux mains dans les siennes. Avec autant de reflexe que de tendresse, il continuait à essayer de la rassurer de ses gestes, caressant ses mains.

« Bien sûr que je m’inquiète, je sais à quel point cette histoire t’a affectée à l’époque. » Ce n’était pas un reproche, il ne pouvait de toute façon pas ne pas s’inquiéter. C’est bien avec tendresse, malgré la situation effrayante, qu’il la regardait, contemplant la couleur impossible du premier jour, celle dont il ne souhaitait qu’assécher ces embryons de larmes. « Tu ne pourras jamais m’empêcher de m’inquiéter pour toi, tout simplement parce que je tiens à toi. »

Cela ne pouvait être plus vrai. Quand on aime quelqu’un, on s’inquiète pour lui. Et quand on savait le lien fort qui existait déjà entre Johan et Elena, l’inquiétude ne pouvait être que de puissance égale ou légèrement moindre. Il joignit ensuite le geste à la parole et lâcha temporairement ses mains pour l’enlacer. Il se fichait de cette chose à la voix désagréable, son aimée passait avant elle. Durant de longues minutes, il resta là à caresser doucement son dos, à jouer un peu avec ses longs cheveux corbeaux, mais il dut bien se résoudre à quitter ses bras, non sans avoir déposé ses lèvres dans son cou avant.
Etrangement, l’être n’était pas revenu à la charge. Peut-être était-il parti, peut-être avait il considéré qu’il avait fait assez de dégâts pour l’instant. Quoiqu’il en soit, le chemin était désormais libre, et l’ascension pouvait reprendre. A quelque pas, la seconde volée d’escalier, qui n’attendait plus qu’eux. Il s’empara une nouvelle fois de sa main, et avec cette douceur habituelle, avec ce sourire qui se voulait toujours rassurant, s’enquit de son état.

« Ça va aller ? Tu penses que l’on peut continuer ? On peut encore se reposer un peu avant si tu veux. »















Invité
Invité


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Lun 7 Mar 2016 - 19:49

Tempus Fugit





J'encaissais le coup avec difficulté, mais je tentais de garder un semblant de sang froid et de courage pour Johan. Je savais qu'il se faisait certainement un sang d'encre pour moi. La situation était très angoissante et le connaissant il pensait à moi avant de penser à lui-même. Il était tellement adorable, mais je ne voulais pas abuser de sa gentillesse et encore moins paraitre faible devant lui. Les larmes menaçaient sous ces lourdes paroles, mais je les retins tout de même. Je tentais de me persuader que ce mot ne sortait pas vraiment de la bouche de mon amie, mais pourtant cela paraissait tellement réel ... Et il y avait eu son visage également, de quoi vous faire froid dans le dos.

Je ne pouvais qu'être reconnaissante auprès de mon bien aimé qui tentait de me rassurer quant au fait que je n'avais rien à me reprocher. C'était étrange puisque dans le fond je le savais, mais j'avais tout de même une part de doutes qui m'envahissait. Cette tour était maudite, cet esprit malveillant, il fallait que je parvienne à passer au-dessus de ses tentatives d'intimidation. Mais j'étais si faible ... Je finis tant bien que mal par adresser un sourire à ma moitié le rassurant sur mon état tout en suggérant de continuer notre ascension dans la tour. Plus vite nous aurions découvert le mystère, plus vite nous pourrions rentrer boire ce fameux chocolat chaud, et certainement que j'en profiterais pour me blottir contre lui et ne plus bouger pendant quelques heures ...

Au delà du fait que j'étais effrayée par ce fantôme du passé, j'avais également peur que tout ceci aille plus loin, beaucoup plus loin, jusqu'à "frapper plus fort", une chose que je ne pourrais sans doute pas supporter. Et puis, s'il s'était attaqué à moi, il s'attaquerait forcément à Johan. Beaucoup trop pour moi ... Je ne voulais pas qu'il lui arrive quelque chose. Intérieurement je lui "reprochais" d'être prêt à tout pour moi, mais je ne pouvais lui jeter la pierre étant donné qu'il en était de même pour moi. Notre amour était beaucoup trop fort pour que l'on puisse faire abstraction des dangers qui menaçaient l'autre.

Ce que j'avais envie de me blottir contre lui pour me sentir en sécurité comme à chaque fois qu'il me serrait contre lui, mais je m'abstenais, ne voulant pas qu'il se rende compte à quel point j'avais été affectée. Je me contentais de lui prendre les mains pour le rassurer encore une fois, m'accrochant à ce regard balancé tout aussi fascinant qu'au premier jour. Je souris sincèrement à ses mots, mon air inquiet se transformant simplement en air énamouré. Je ne me lassais pas de l'entendre dire à quel point j'étais importante pour lui, cet homme me donnait tout simplement une raison d'exister.

"Je sais et c'est pareil pour moi ..."

A mon plus grand bonheur, il m'enlaça tendrement et je ne pus que profiter de cet instant. Encore une fois mon coeur s'allégea, il avait toujours eu ce pouvoir de m'apaiser et sans doute que cela ne changerait jamais. Le besoin de pleurer s'envola avec ce geste de tendresse. Je caressais son dos de mon pouce posant mon front sur son torse. Son baiser dans le cou me fit sourire comme une enfant et je profitais de cette proximité pour poser mes lèvres sur sa joue avant de le relâcher également. Le contemplant un instant, je finis par lui répondre.

"On devrait y aller, j'ai juste hâte que tout soit terminé et que l'on puisse rentrer ..." Je pris une moue un peu malicieuse. "Et puis ... lorsque l'on aura besoin de force ..."Je sortis un petit paquet de boulangerie de mon sac en bandoulière. "... Beignet aux pommes !". Comme si tout était normal, un large sourire se dessina sur mes lèvres, tandis que je rangeais notre petit trésor dans mon sac. "Allez, on continue ! Nous avons un chocolat chaud qui nous attend à la maison, peut être qu'on trouvera d'autres friandises à y ajouter qui sait !"

Je lui pris la main non sans continuer à lui sourire, l'entrainant de nouveau dans l'escalier sombre et angoissant, la brume perdurant autour de nous. Je comptais les premières marches pour tenter d'oublier la comptine et les murmures, mais abandonnais bien vite, me concentrant sur ce que nous pourrions faire une fois rentrés pour me changer les idées.












Spoiler:
 


Dernière édition par Elena Heart le Mar 8 Mar 2016 - 19:34, édité 2 fois
avatar


Féminin Date d'inscription : 28/10/2015
Occupation : Etudiante en lettres / Baby-sitter
Sexualité : Guimauve
Messages : 768

Carte de Jeu
Familiers: Socrate
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

9 ★ - Magie Fusion


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Lun 7 Mar 2016 - 21:43

Tempus Fugit



Est-ce que cet être étrange allait finir par revenir ? Johan n’en avait juste aucune idée. Peut-être était-il venu juste une seule fois, histoire de les tourmenter un peu, avant de rentrer dans…enfin…chez lui quoi, si jamais cette chose possède un « chez lui ». Malgré tout, il doutait d’avoir attendri cette créature avec ses mots, lancé uniquement pour qu’il laisse enfin Elena en paix. Néanmoins, cela semblait avoir plus ou moins marché, puisque, les minutes passant, il ne refit plus surface. Plus de « Lara », plus de problème…du moins, pour l’instant. Le reste, ils pourraient gérer. Dans un élan d’affection, autant pour la rassurer que parce qu’il en avait envie, il enlaça son aimée tendrement. Comme son cœur battait vite…si vite… plus vite que le sien. Bien sûr qu’elle avait eu peur, bien sûr qu’ils avaient eu peur…Bien sûr qu’ils avaient encore peur. Peur pour eux-mêmes mais surtout, peur pour l’autre. Mais dans cette bulle de plénitude formée de leur étreinte, la peur s’estompait peu à peu. Elle était toujours là, juste un peu moins présente.
Johan aurait voulu rester simplement là, comme ça, à écouter ce cœur battre au rythme du sien, à ressentir la caresse de sa peau, à sentir son doux parfum de fleurs et de fruits… Quand tout ceci serait terminé, il compterait bien prendre plusieurs jours de congé dans son emploi du temps surchargé. Des jours rien que tous les deux… A passer leur journée simplement. Pas besoin de sorties extravagantes, être ensemble leur suffisait, la plupart du temps. Hm…Peut-être un restau aussi, ou l’un de ces nouveau salon de thé aux nombreux parfums de café de douceurs sucrées. Rien que de penser à ça allégea son cœur. Ils sortiraient d’ici. Ils auraient leur chocolat chaud empli de tellement de sucre que le cacao s’estomperait. Oui, il ferait ça, plus de temps ensemble. Devait-il lui en faire par, ou simplement garder la surprise ? Peut-être la surprise. Lui aimait bien l’être et il voulait lui faire connaitre la joie de cet instant de découverte.
Un petit baiser dans le cou, un autre sur la joue en réponse, et ils durent se séparer. Le temps du chocolat n’était pas venu. D’abord, il leur faudrait traverser cette épreuve, ensemble.

Elena confirma son désir de repartir également… Pouvait-il y avoir femme plus resplendissante qu’elle ? Avec cette moue de visage qui le faisait fondre à chaque fois, accrochant un sourire sur ses lèvres. Il faillit ne pas faire attention à la suite de ses paroles, trop absorbé par sa contemplation. Mais cette odeur…il la reconnaitrait entre mille. Son aimée sorti de son sac en bandoulière un autre sac, plus petit, en papier. Mais il savait déjà ce que c’était, rien qu’à l’odeur, rien qu’à cet air triomphal qu’elle arborait en le lui montrant. Déjà, il en avait l’eau à la bouche. Allaient-ils vraiment avancer plus loin encore dans cette tour juste en suivant cette douce promesse de chocolat chaud, cette autre promesse de sucre ? Et bien…Oui. Parce que tous deux adoraient ça, mais plus encore, toutes ces petites attentions étaient simplement une preuve éclatante de leur amour partagé, rendant ces collation encore plus savoureuse encore. Juste avant de partir, juste avant qu’elle ne cache à sa vue la tentation de pomme, il s’adressa à elle, taquinant de ses lèvres ses joues de porcelaine qui se couvraient si souvent de rouge.

« T’es vraiment la meilleure, plus rien ne pourra nous arrêter maintenant ! »

Et ils reprirent leur ascension, main dans la main. Le néerlandais avait rangé son catalyseur à sa ceinture, toujours à portée, au cas où. Au moins, ces escaliers n’étaient plus perclus d’êtres étranges « voleur de visage et de voix ». Difficile à expliquer ce que c’était. Le silence revint. Johan était plongé dans ses pensées, même s’il serrait la main de son aimée. Il réfléchissait. Cette chose ne pouvait être « Lara », cela n’aurait pas de sens. Cette ancienne amie était en grande partie responsable de la perte de cette amitié. Mais alors, si ce n’était pas elle, comment avait-elle pu s’emparer de son visage, s’emparer de sa voix, s’emparer de son histoire ? Aurait-elle… lu dans le passé d’Elena ? Peu de personnes sur cette Île savaient pour Lara. Il devait en tout et pour tout en avoir trois : Sasha, lui-même et Elena, évidemment. Lui n’en avait parlé à personne, et il voyait mal Sasha raconter à tue-tête des secrets de filles. Oh non, ce n’était pas son style.

Quelle autre explication alors ? Quelle autre que la plus angoissante ?

Un frisson glacé parcourut sa colonne lorsqu’il réalisa cela.

Si la créature lisait le passé de ses victimes… elle pourrait lire le sien. Elle pourrait matérialiser le sien. Son cœur se serra et il écarquilla légèrement les yeux. Pas question… Son aimée ne devait pas savoir. Pas encore. Trop tôt, trop tôt… L’angoisse monta en lui, encore plus que d’habitude, mais il essaya de ne pas le montrer. Jusqu’à ce que de simples mots franchirent ses lèvres mordues d’inquiétude.

« Tu penses…qu’elle va revenir ? Cette chose… « Lara » ou quel que soit son nom… » Il déglutit. «Comment a-t-elle pu savoir pour cette histoire? »

Même s’il essayait toujours de sourire, c’était bien un début de faiblesse et de doute qu’il s’emparait de lui. Pourvu que cette chose ne revienne pas.










Invité
Invité


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Mar 8 Mar 2016 - 14:52

Tempus Fugit





Quoi de mieux que des mots rassurants et des gestes de tendre de la part de son bien aimé pour se sentir mieux ? Définitivement rien du tout, il n’y avait simplement rien de mieux que cette petite bulle qui se formait à chaque fois qu’il m’enlaçait de ses bras sécurisants. Et puis si l’on y ajoutait une douceur sucrée en plus, c’était tout simplement parfait. Cette simple viennoiserie qui suffisait à illuminer un peu plus son regard balancé, je décidais de le garder pour plus tard, histoire de nous donner un peu de courage. Nous avions l’air de deux enfants vus de l’extérieur, mais peu importait, c’était pour nous un plaisir de la vie à deux.  Cet instant de complicité me fit tout simplement oublier le reste l’affaire de quelques instants. Son baiser sur ma joue me fit rosir un peu comme à chaque fois qu’il posait son regard plus longuement sur moi, comme à chaque fois que ses lèvres divaguaient sur mon cou, mes joues ou mes lèvres. Un sourire, puis un simple regard échangé qui en disait tellement sur nos sentiments, avant de repartir en quête de l’inconnu, dans ces escaliers sombres dissimulés dans cette brume épaisse sous ses murmures incessants et cette chanson répétées encore et encore, toujours …

La reprise de l’ascension ne fit que me ramener à mon état d’angoisse, mon esprit divaguant sur les grands moments de mon passé, notamment tout ce qui concernait Lara … Je cogitais sur le pourquoi, sur le comment … Ce n’était pas elle bien entendu, l’apparition n’était même pas de chair et d’os, simplement une image de son visage flottant dans l’air, certainement une image qui resterait longtemps gravée et qui alimenterait de nouveau cauchemars. Mais heureusement, Johan serait là, près de moi, toujours … Ce qui m’effrayait le plus était le comment … Le pourquoi était simple, certainement que cet esprit « vengeur » voulait nous effrayer, nous faire déguerpir, oui car moi je le qualifiais d’esprit. Mais le comment m’amenait à me poser de nombreuses questions. Qu’il sache mon prénom, qu’il sache mon passé, qu’il puisse prendre la voix d’une personne que j’avais connue, qu’il puisse faire apparaitre son visage … La jeune fille avait-elle aussi un don qu’il lui avait permis un droit de séjour sur cette île ? Mais à cet instant, alors que mes méninges tournaient certainement beaucoup trop vite, ceux-ci se fixèrent sur une seule question. Et s’il pouvait prendre possession de la voix de personnes défuntes ? Et si je me retrouvais face à ma mère ? Tout mais pas ça … Tout mais pas ça …

Ce fut la douce voix à l’accent néerlandais qui m’arracha de mes songes et ce n’était pas si mal, sauf que cette fois, elle n’avait pas un ton rassurant, mais plutôt une pointe d’angoisse. Sans doute que la peur devenait beaucoup trop présente chez lui aussi. Je levais les yeux vers son visage, son éternel sourire toujours affiché sur celui-ci. Mais je le connaissais trop bien pour ne pas me rendre compte de ce sourire qui sonnait faux, de cette voix plus hésitante qu’à l’accoutumé. Il avait peur lui aussi, une peur tellement légitime. Mais avait-il peur pour moi ? Ou pour lui ? Il était toujours resté très flou dans son passé, ou peut-être ne s’était-il rien passé de particulier ? J’avais simplement connaissance qu’il avait été élevé par sa grand-mère mais je n’en savais pas plus. Il avait tendance à évincer les questions sur ses parents, et je n’avais jamais insisté, me disant qu’il s’agissait peut être d’une douleur trop présente pour lui, je ne voulais pas lui infliger la souffrance d’en discuter s’il n’était pas prêt à l’évoquer. Je me contenterais simplement d’être là lorsqu’il souhaitera m’en parler.

Cette fois-ci, ce fut à moi de me stopper et de monter  une marche pour être  à sa hauteur, lui offrant un regard rassurant et un doux sourire. Je lui caressais la joue tendrement. Cette fois-ci c’était à moi de le rassurer et si nous devions nous renvoyer la balle à chaque escalier que nous empruntions, nous le ferions.

« Je ne sais pas si cette chose va revenir, mais je pense que nous devrions nous y préparer … Je sais que tu as peur, tu n’es pas obligé de le cacher pour me rassurer tu sais, tu as tout autant le droit d’avoir peur que moi. » Je marquais une pause pour fermer les yeux un instant et tenter d’occulter cette ambiance stressante avant de le regarder de nouveau. « Je suppose que cet … esprit … s’amuse à lire en nous et à déceler tout ce qui est susceptible de nous atteindre. » Je redescendis d’une marche pour pouvoir me rapprocher plus de lui tendant le cou pour ne pas le lâcher du regard. « Hey, tu te souviens, on peut tout surmonter ensemble, ça va aller ! » Ma main vint doucement caresser ses cheveux, un doux sourire pendu sur mes lèvres, puis sans un mot, je l’invitais à reprendre la route jusqu’à arriver enfin au deuxième palier, tout aussi vide et froid que le premier. Je scrutais les alentours, me demandant ce qu’il nous était réservé encore une fois.










Spoiler:
 
avatar


Féminin Date d'inscription : 28/10/2015
Occupation : Etudiante en lettres / Baby-sitter
Sexualité : Guimauve
Messages : 768

Carte de Jeu
Familiers: Socrate
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

9 ★ - Magie Fusion


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Jeu 10 Mar 2016 - 0:49

Tempus Fugit



Angoisse, peur… Cette apparition soudaine venait de décupler ces sentiments en Johan. Oui, il avait peur. Peur pour son aimée, peur que cette « Lara » ne détruise le peu de confiance en elle qu’elle avait, peur qu’il ne lui arrive du mal… Mais, en grimpant cet escalier, il avait réalisé autre chose. Une chose horrible, qui le fit regretter immédiatement d’être monté dans cette tour. Si cette créature avait pu imiter la voix et le visage de « Lara », une personne qui n’avait jamais été admise pour ce qu’il savait, ile personne appartenant au passé d’Elena, rien de l’empêchait de faire de même avec lui, d’aller fouiller dans les tréfonds de ses secrets enfouis. Lourd, trop lourd secret… Il n’avait jamais cherché à s’y confronter, préférant la fuite en avant, préférant se perdre dans ses études et dans son travail. Pour éviter de penser. Pour éviter d’y penser. Il ne savait pas comment il réagirait si l’un des fantômes de son passé, le trouble ou même, le plus ancien, se présentait face à eux. Lui n’avait pas encore pu faire le deuil de tout ça, bien qu’il n’en disait rien, bien qu’il n’y paraissait pas. Il préférait mentir au monde, et à lui-même avec ce sourire éternellement accroché à son visage. Ce serait moins douloureux comme ça. Il y a encore assez peu de temps, au final, s’il s’était trouvé dans une situation similaire, il aurait sans doute encaissé les spectres de sa conscience. En silence tout d’abord, puis, simplement, pour éviter d’y songer, il se serait replongé dans son travail. Encore…toujours plus. Mais ça, c’était avant. Désormais, il n’était plus seul. Désormais, il partageait sa vie avec la douce et tendre Elena, son aimée, sa dernière chance. Il l’aimait ! Ô comme il pouvait l’aimer ! Follement même ! Fort ! Si fort ! Déjà accro à sa présence, déjà accro à ses lèvres. Cette personne qui, petit à petit, avait pu lever le voile sur ses sentiments. Elena…Elena… Plus que pour lui, il avait peur pour elle. Elle…ne savait pas. Elle n’avait jamais osé le questionner sur son passé ou avait-elle essayé, une fois ou l’autre. Le néerlandais, comme il faisait si bien, éluait toujours, restait très vague, ou changeait simplement de sujet. Ce n’était jamais le bon moment pour en parler, selon lui. Inlassablement, il remettait cette conversation si importante à plus tard. Tout simplement parce qu’au plus profond de lui, c’était cette terreur de l’abandon qui enserrait son cœur et guidait ses mots. Tellement persuadé, tellement convaincu que ses gestes et paroles d’autrefois, que cet ancien lui qui lui avait laissé ce fardeau d’encre sur la peau, serait forcément un obstacle mortel à leur relation. Il n’y survivrait pas. Il ne le disait pas. Il essayait de pas le montrer mais, il n’y survivrait pas. Elle était son unique et dernière chance. Et cette apparition menaçait de tout remettre en cause.
Angoissé, au beau milieu de l’ascension silencieuse, il avait fini par faire part de ses doutes, faisant vaciller cette image rassurante qu’il avait mis en place pour son aimée. Elle s’arrêta, remontant juste d’une marche pour être à sa hauteur. Cette main sur sa joue, il la saisit de la sienne pour mieux se blottir contre elle. Patiemment, il écouta ses mots, ses mots qui lui mettaient un peu de baume au cœur. Quelle femme exceptionnelle il avait eu la chance de rencontrer… Même en étant la cible de cet esprit frappeur, même percluse de peur, elle essayait de le rassurer. Elle pensait sans doute sincèrement ses mots, il en était même persuadé…Mais, elle ne savait pas tout…Et il ne pouvait pas lui dire. Non, il ne pouvait pas le lui dire maintenant. Toujours pas le bon moment. Entendre ses mots lui rappelait ce qu’il perdrait si jamais elle venait à savoir. En toute réponse, il lui sourit, sincèrement. Ses paroles l’avaient touché, profondément. Ce qu’il pouvait l’aimer…

« Oui, ensemble, on y arrivera. »

Il essaya de s’accrocher à cet espoir, tout comme il s’accrochait à sa main alors qu’ils reprirent leur route dans cet escalier sans fin. Peut-être… Peut-être qu’elle avait raison. Il réfléchissait. Son instinct lui hurlait de ne pas lui en parler, de faire attention à cette apparition maudite, de surtout la sous traire au regard de son aimée, mais son cœur, lui, lui disait d’avoir confiance en elle. Et surtout, en son jugement. Peut-être… Il n’avait toujours pas le courage de lui en parler de lui-même, les mots restant bloqué dans sa gorge, sans doute parce que lui-même avait de mal à formuler son passé, mais il tenta un maximum de calmer ses angoisses.
Le second pallier arriva. Son cœur se serra à la possibilité de revoir ce spectre. Mais la plateforme resta vide de toute présence et le néerlandais se détendit un peu. Ses nerfs étaient mis à rude épreuve. Il avait une nouvelle fois gardé le silence le reste de cette ascension. S’il ne pouvait lui en parler directement, au moins pouvait-il la prévenir. Aussi, il s’arrêta et l’interpela avant qu’elle ne les emmène plus loin.

« Ele… Je peux te parler ? » Il attendit qu’elle confirme qu’il pouvait. « J’aimerai te demander quelque chose… » Il était toujours hésitant, moins qu’avant, mais toujours un peu. « Quoique tu puisses voir dans cette tour…s’il te plait, ne pose pas de questions. »

C’était le maximum qu’il pouvait lui dire en cet instant, en sachant pertinemment qu’il allait bien devoir lui en faire part un jour…De ce passé honni qui lui pourrissait la vie.











Invité
Invité


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Jeu 10 Mar 2016 - 12:50

Tempus Fugit





Ensemble, nous pouvions tout surmonter … Je l’espérais de tout cœur. Alors que nous étions venus ici pour tenter de trouver des réponses suites à l’arrêt du temps, nous étions loin de nous attendre à être « attaqués » personnellement. Cet esprit s’en prenait à nous, enfin à moi pour l’instant, mais j’avais l’impression qu’il ne nous laisserait pas tranquille. Il m’avait mise dans un état d’angoisse profonde que je n’avais pas vraiment à gérer, mais pourtant je faisais de mon mieux, m’accrochant aux paroles et aux gestes rassurants de Johan. Si lui était apeuré, il ne le montrait, enfin jusqu’à cet instant où, sa de sa voix tremblante, il reprit la parole. Je n’avais pas été la seule à être perturbée par cette apparition et je me donnais pour mission de le rassurer tout comme il le faisait pour moi. Je lisais très bien la peur dans son regard … Ainsi, après qu’il semblait un peu plus serein, nous reprenions l’ascension jusqu’au deuxième palier.

Telle une girouette, je tentais de scruter la brume, effrayée à l’idée d’une nouvelle apparition de mon passé ou de celui de mon bien aimé. Celui-ci finit par m’interpeler et je me stoppais pour lui faire face, lui souriant doucement. « Bien sûr que tu peux me parler … » Je m’inquiétais immédiatement en voyant son air sérieux et stressé. J’attendis patiemment qu’il reprenne la parole, il semblait si hésitant, cela ne lui ressemblait pas. Je l’encourageais du regard pour qu’il en vienne au fait, cela semblait important pour lui. Je restais abasourdie à sa question, le regardant dans les yeux comme pour chercher des explications. Quoiqu’il se passe dans la tour, ne pas lui poser de question … Mais pourquoi ? Pourquoi ?

Malgré les interrogations qui fusaient dans ma tête, je n’ouvris pas la bouche, baissant les yeux pour réfléchir. Rien que par cette phrase, il venait de m’ajouter de sérieux doutes … Pourquoi me demander une telle chose ? Que pouvait-il me cacher ? Lui qui habituellement semblait si vrai, si sincère, lui qui m’encourager à tout lui dire dès que quelque chose n’allait pas. Soit … Je levais de nouveau les yeux, l’air sérieux.

« Très bien … Pas de question … Promis … »

En réalité, j’en avais déjà mille rien qu’en cet instant. A quoi pensait-il ? A quel sujet je ne devrais pas prêter attention ? Peut-être que ceci n’était pas légitime, mais je devais avouer que sa demande me blessa un tant soit peu. Ne me faisait-il pas confiance ? Pour cacher ce sentiment d’incertitude, je finis par lui sourire, mais je ne pus m’empêcher d’ajouter une phrase qu’il ne pourrait que reconnaitre.

« Je tiendrais ma promesse mais je tiens simplement à te préciser que … tu sais que tu peux tout me dire mon amour … » Je finis par me détourner pour continuer à surveiller les environs, réfléchissant à cette demande tellement inattendue, beaucoup plus angoissée maintenant. Mais je fis de mon mieux pour ne rien montrer. L’esprit se référait à notre passé … Y’avait-il quelque chose dans son passé dont il aurait honte ? Mais pourquoi, jamais je ne le jugerais … A cet instant, je me sentais bien plus mal que lorsque j'avais fait face au fantôme de Lara, tout simplement car cela concernant mon doux Johan.











Spoiler:
 
avatar


Féminin Date d'inscription : 28/10/2015
Occupation : Etudiante en lettres / Baby-sitter
Sexualité : Guimauve
Messages : 768

Carte de Jeu
Familiers: Socrate
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

9 ★ - Magie Fusion


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Jeu 10 Mar 2016 - 14:52

Tempus Fugit



Un autre pallier, une autre possibilité de revoir ce spectre voleur de passé, voleur de visage. Silencieux, stressé, Johan laissait la douce mélodie angoissante rythmer ses pas et ses pensées. Lui qui avait voulu se montrer rassurant, le plus possible pour sa bien aimée, voyait cette confiance de façade se morceler peu à peu…Et dire que cette chose n’était pas encore revenue. Mais rien qu’à cette possibilité, cette malchance de voir son passé découvert aux yeux d’Elena, sans qu’il l’en ai préparé avant, sans qu’il ne lui en parle de lui-même… Oui, rien que ça suffisait à semer le doute en lui.
Le néerlandais avait un rapport un peu compliqué avec son propre passé. Depuis des années, il avait tait plusieurs points de son existence, les couvrant à l’œil inquisiteur de son jugement, pour ne pas avoir à y faire face. Surtout pas. Pour lui, il en était plus ou moins persuadé, y faire face serait synonyme de replonger dans cet état, dans ces époque qu’il ne voulait absolument pas connaître à nouveau. Que ce soit son enfance ou son adolescence, il avait bien pris soin de ne plus se tourner vers eux. Il préférait l’oubli, l’ignorance à la douleur d’y faire face.
Il avait toujours fonctionné comme ça, d’aussi loin qu’il s’en souvienne et encore maintenant, il ne faisait qu’appliquer ce schéma. Mais il n’était plus seul à s’inquiéter pour lui. Elena…sa douce et tendre américaine …son aimée…Elle aussi s’inquiétait pour lui. Tellement, au moins autant que lui le faisait pour elle. Parce qu’elle l’aimait, parce qu’ils s’aimaient. Et à cause de cet état de fait, sur ce pallier désespérément vide, au milieu de cette brume, il s’était arrêté, grave, sérieux.
Il savait qu’elle saurait directement que quelqu’un chose n’allait pas. Il ne pouvait pas lui cacher grand-chose, de toute façon. Justement parce qu’ils s’aimaient, fort…si fort… il se sentit obligé de la prévenir, au risque de faire grimper son angoisse en flèche. La prévenir…ou plutôt, lui demander de ne pas le questionner. Simplement parce que lui-même n’aurait pas les réponses à ses questions qui seraient trop douloureuses.
Elle encaissa ses paroles, à défaut de les comprendre. Inquiet, Johan se mordait les lèvres. Il voyait bien que ses paroles ne la satisfaisait pas…mais il n’avait pas grand-chose d’autre à lui offrir…pas maintenant…pas comme ça…il voulait faire les choses biens, mais le destin semblait avoir voulu lui jouer un tour aujourd’hui. Il aurait voulu qu’elle le prenne dans ses bras, qu’elle le rassure doucement…mais non. Non… Après ce sourire qu’il savait si faux, elle termina en le paraphrasant lui avant de se détourner. Il resta là…pensif. Elle avait raison. Lui-même l’incitait à chaque instant à lui faire part de ses peurs et de ses doutes et pourtant… ce n’était pas encore tout à fait réciproque. Et Elena s’en était rendu compte. Il s’en voulait… Il s’en voulait de ne rien pouvoir lui dire. Il s’en voulait pour ce blocage qu’il faisait sur les évènements anciens.
Simplement, il revint vers elle pour l’enlacer dans le dos, enserrant sa taille, reposant sa tête sur son épaule. Il ne voulait pas qu’elle lui en veuille…mais il ne se sentait pas prêt à se livrer. Trop persuadé qu’il finirait par la dégouter…et que cela le détruirait… N’avait-il pas songé aux propres sentiments de son aimée ?

« Je suis désolé… Je sais que je te demande l’impossible… »Il marqua une pause, se mordant les lèvres, cherchant la suite de ses mots. « Il y a des…choses dans mon passé dont je ne suis pas fier… » Son regard se posa dans le vague, à défaut de pouvoir partir contempler le sien. « Je ne suis pas encore prêt à t’en parler… Le problème vient de moi. »

Il se détacha alors de son dos et l’incita à se tourner vers lui. Ses yeux…ses yeux…Il ne voulait pas voir de ressentiments dans ceux-ci. Il s’accrocha à ceux-ci, comme un noyé à sa bouée. Il devait savoir.

« Est-ce que…tu pourras m’attendre ? Attendre que je sois prêt ? »












Invité
Invité


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Jeu 10 Mar 2016 - 23:08

Tempus Fugit





Pourquoi avait-il émis ce souhait de cet air grave ? Pourquoi voulait-il éviter les questions ? Je compris rapidement qu'il me cachait quelque chose et certainement quelque chose de grave, sinon pourquoi ne rien me dire ? J'avais un peu de mal à croire qu'il puisse me demander une telle chose, moi qui était tout à fait transparente avec lui, il devait connaitre la moindre parcelle de moi, il savait tout de moi, de ma vie, de mon caractère, de mes sentiments, mais lui restais secret ... Pourquoi ? Bien entendu, je l'aimais beaucoup trop pour lui refuser cette requête, même si j'avais beaucoup de mal à l'encaisser sur le coup. Simplement, je lui rappelais ses propres mots pour lui faire comprendre que j'étais là et que je le serait toujours, quoiqu'il se passe.

Après cela, je me détournais, encore plus inquiète depuis cette demande étrange de sa part. Je réfléchissais de plus en plus, me donnant mal à la tête en plus de cette comptine qui tournait en boucle autour de nous, incessemment ... Je fermais les yeux en sentant ses bras passer autour de ma taille, m'enlaçant dans le dos et je ne pus m'empêcher de pencher ma tête sur la sienne. Bien sûr que non, je ne lui en voulais pas, j'avais juste peur pour lui et sur le fait qu'il n'avait pas une totale confiance en moi. Tout d'abord des excuses, puis une faible explication pour terminer sur une conclusion. Bien que modérées, ces explications me suffirent, je ne lui en demandais pas plus. Je le laissais me tourner vers lui, et un faible sourire apparut sur mon visage sous son regard balancé que j'aimais tant. Puis cette simple question dont la réponse signifiait tout de même notre avenir. Mon sourire s'élargit tandis que je vins m'accrocher à son cou. Définitivement, j'étais juste incapable de lui en vouloir bien que je me posais toujours des questions sur ce fameux passé.

"Oui bien sûr, je ne te forcerais jamais à faire quelque chose dont tu n'as pas envie. Je suis là pour toi si tu as besoin de moi et si tu ne te sens pas prêt, je comprends et j'attendrais que tu le sois ... Saches juste que je serais toujours là, rien ne pourra m'éloigner de toi. C'est une promesse ..."

Pour la énième fois, comme pour sceller cette promesse, je vins poser doucement mes lèvres sur les siennes. Certes, ce n'était pas l'endroit, mais j'en avais besoin et lui aussi. Je voulais qu'il comprenne qu'il pourrait toujours compter sur moi dans n'importe quelles circonstances. Une fois le baiser rompu, je restais proche de lui, le regardant dans les yeux.

"Tu sais Johan, mon coeur t'a choisi et ton passé n'y changera rien, ce qui compte, c'est ce que tu es aujourd'hui. N'aies pas peur, je suis là."

Ne pas avoir peur, était-ce simplement possible dans cette tour ? Allait-on subir un nouvel assaut de l'esprit ? Et qui serait la cible ? Lui ou moi ? Je finis par le relâcher, reprenant sa main que je ne quittais plus.











Spoiler:
 
avatar


Féminin Date d'inscription : 28/10/2015
Occupation : Etudiante en lettres / Baby-sitter
Sexualité : Guimauve
Messages : 768

Carte de Jeu
Familiers: Socrate
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

9 ★ - Magie Fusion


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Ven 11 Mar 2016 - 16:07

Tempus Fugit



Si elle savait, si elle savait qu’il lui suffisait de saisir son bras et de soulever ces trop longues manches pour avoir des indices plus que flagrants sur ce fameux passé. Cela n’avait pas été facile à mettre en place, mais il avait réussi. Il avait réussi au quotidien à soustraire la vue de ses marques d’encre qui couvrait pourtant une bonne partie de son corps, à son regarde océan. Pour l’instant, Elena ne s’était pas encore posée trop de question, il faut dire qu’ils avaient eu la chance de se déclarer durant les mois d’hivers, quand il fait encore froid et que cela justifie qu’il garde sans cesse ses manches rabattues. Et pour le reste du quotidien? Son aimée était d’une grande timidité…d’une très grande timidité et elle n’avait encore jamais osé jeter un coup d’œil dans la salle d’eau quand il y était. En échange, lui aussi avait évité, évidemment. Elle n’avait pas non plus encore voulu le taquiner sur le fait qu’il se baladait toujours avec ce même pull complètement informe et à la coupe improbable. A croire qu’il en avait plusieurs exemplaires…Ce qui était le cas, d’ailleurs. Encore aujourd’hui, il ne sortait pas sans. Tout simplement très bien adapté à sa morphologie, surtout pour camoufler le haut de son dos ou bien ses poignets. Oui, pour l’instant, il faisait encore assez froid pour qu’il puisse se le permettre. Mais déjà, le printemps pointait le bout de son nez et les jours se réchauffaient. Plus rapidement qu’il ne l’aurait voulu, puisqu’il remettait toujours ses explications à plus tard, le temps se réchauffait et bientôt, les tenues plus légères seraient de sorties. Sauf pour lui. Puisqu’il n’exposait jamais sa peau à la vue des autres. C’est bien pour ça qu’il avait en tête l’idée de lui en parler, de lui montrer avant qu’elle ne l’y contraigne. Mais ce n’était jamais le bon moment. Tout simplement jamais.
Cela avait été compliqué et épineux à mettre en place, mais il y était arrivé. Il avait réussi à rythmer leur quotidien pour que jamais, il n’ait à exposer l’encre de sa peau. Généralement, il y arrivait en se levant plus tôt qu’elle, de tel sorte à être prêt quand elle se lève, week-end compris. Il allait finir par passer pour un lève-tôt, surtout quand il n’avait pas cours, mais que elle si…et que pourtant, le café était déjà chaud quand elle ouvrait les yeux. Et le soir, même rituel, soit il profitait qu’elle prenne sa douche pour se changer, soit il attendait que le sommeil ne l’emporte avant lui. Un véritable duel au quotidien.
Mais…maintenant… il n’aurait d’autre choix que de lui avouer. Que ce soit cet esprit qui le lui dévoile par des sons et des images ignobles, ou bien lui-même, dans leur appartement, il serait bien obligé de lui en parler. Parce qu’il l’avait mise en garde contre son propre passé, parce qu’elle se posait des questions qu’il lui avait demandé de retenir, parce qu’il l’avait blessée malgré lui. C’est justement parce qu’il avait confiance en elle qu’il voulait lui en parler. Mais le blocage ne venait pas de son aimée, mais bien de lui. Ses mots restaient invariablement bloqués dans sa gorge quand il tentait de formuler les évènements anciens.
Pour se faire pardonner, pour qu’elle ne lui en veuille pas, Johan avait nuancé ses propos, en venant se caler derrière elle pour l’enlacer tendrement. Anxieux, il avait attendu sa réponse à sa question. QU’aurait-il fait si elle avait été négative ? Si celle qui avait ravi son cœur ne pouvait pas attendre qu’il soit prêt à dévoiler son lourd et encombrant passé ? Il n’en avait aucune idée…Tout ce qu’il savait, c’est qu’il ne pourrait plus se passer de la douceur de ces réveils en sa compagnie, même si souvent, elle restait endormie. Heureusement pour lui, elle accepta de l’attendre, lui promettant de ne pas le forcer à se livrer, mais aussi de toujours rester à ses côtés. Tout ce dont il avait besoin… Elle lui offrait chaque jour passant. Et encore aujourd’hui, à chaque seconde s’écoulant à ses côtés, il avait la confirmation qu’il avait fait le bon choix en écoutant son cœur. Ah…ses lèvres…même si ça ne faisait pas longtemps qu’il les avait goutées, elles lui avaient manquées. C’est avec soulagement qu’il les accueillit, lui rendant tendrement chaque seconde de ce baiser. Mais ils durent le rompre, toujours trop tôt à son goût à lui. Restant proche, très proche, elle continua à le rassurer. Si elle savait à quel point ses paroles lui faisaient chaud au cœur, raccrochant un véritable sourire à son visage. Oui…il avait espoir que elle, elle puisse le comprendre. Juste quelque mot, et il s’était fixé. Il lui en parlerait. Il avait confiance en son jugement, confiance en elle. Il lui avait offert son cœur, elle en ferait ce qu’elle veut.
Avant qu’elle ne le lâche, il préféra répondre.

« Merci…Tu ne sais pas à quel point tu me rassures… » En effet, même si le lieu était toujours angoissant, il avait l’air d’avoir un poids en moins sur les épaules. « Je serai toujours là moi aussi. C’est justement parce que je t’aime que j’ai décidé de t’en parler. »

Et ils durent se séparer, Elena prenant sa main, lui, la caressant du bout du pouce, comme si cette discussion n’était jamais arrivée. Au final, peut-être que cette aventure aurait du bon, mais d’abord, ils auraient à traverser, ou plutôt à grimper, cette tour. Simplement, il l’invita à reprendre.

« On y va ? »

Et l’ascension reprit, mais Johan, rebooster par les mots de son aimée, de celle qu’il avait la chance d’appeler sa compagne, avait le cœur plus léger, bien que toujours soucieux du retour possible du spectre. Espoir…Pourvu que personne ne le lui brise…Pas son espoir.

« Quand on sera vieux, on rira de toute cette histoire. » Par-là, il sous-entendait de façon très flagrante qu’il passerait toute sa vie avec elle. Mais, c’était tout simplement parce qu’il le pensait, autant qu’il l’espérait. « Mais en attendant, on va essayer de rester positif… » Il réfléchit, tout en continuant à grimper les marches. « Je sais ! On pourrait lister les points positifs de cette aventure ! » Véritablement reboosté, il voulait voir le bon côté des choses, surtout si ça pouvait les aider à supporter cette comptine désagréable. Il tourna son visage pour la regarder amoureusement. « Je commence. Déjà, j’ai pu quitter mon travail ‘plus tôt’ pour être avec toi. »

Ne vous y méprenez pas, il avait toujours cette angoisse dans le ventre et surtout cette peur qu’il n’arrive quelque chose à son adorée, mais il ne voulait pas grimper en silence cette tour, ni qu’ils se mettent à ressasser en boucle ces histoires de murmures, de spectres, de mélopée et tout le reste.











Invité
Invité


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Ven 11 Mar 2016 - 22:22

Tempus Fugit





Déjà plusieurs mois que nous vivions notre idylle parfaite, mais sincèrement c'était la première que je ressentais cette impression de secrets entre nous. Je n'en avais pourtant aucun pour lui. Honnêtement, j'eus beaucoup de mal à encaisser sa demande, car pour moi, notre couple était basée sur la sincérité, l'honnêteté et le fait qu'il veuille me cacher des choses m'inquiétait au plus haut point. Heureusement, il avait dû ressentir mon mal être à cet instant puisque rapidement, je sentis ses bras autour de moi, écoutant ses explications avec attention, me retournant lorsqu'il m'y invitait. Ses paroles m'avaient quelque peu rassurée et je décidai tout simplement d'être patiente avec lui, lui accordant ce temps dont il avait besoin. Je savais qu'il m'en parlerait quand il se sentirait prêt et je ne voulais pas le bousculer. Il semblait si angoissé ...

S'ensuivirent une promesse puis un baiser tendre, voulant le rassurer du mieux que je le pouvais. Il était si important pour moi, il était si patient face à ma timidité, avançant dans notre relation à mon rythme, je ne pouvais que lui accorder ce qu'il souhaitait. De toute façon, ne pas lui faire confiance était tout simplement inconcevable pour moi, il était sans doute l'homme le plus droit que je n'avais jamais rencontré et même s'il avait fait des erreurs dans son passé, je resterais près de lui, je n'avais jamais été aussi certaine d'une chose. Ah et son sourire sincère était revenu, une excellente chose. Il répondit ensuite à mes paroles et je fus moi aussi définitivement rassurée par ses mots. Je lui souris doucement.

"Prends le temps qu'il te faudra. J'attendrais."


Puis nous reprîmes notre route dans ces escaliers brumeux, sous cette mélodie répétitive et mélancolique. Oui mélancolique était le bon mot ... Cette tour était si ... malsaine et c'était bien pire dans ces escaliers, une atmosphère étouffante. Johan, lui, semblait regonflé à bloc, sans doute content que notre conversation se soit bien terminée. Il décida de trouver un sujet de conversation pour nous éviter de ruminer chacun dans nos pensées, allant si loin dans l'avenir. Je souris puisque moi aussi j'espérais bien passer toute ma vie à ses côtés. Certains nous riraient au nez en sachant cela puisque notre histoire ne datait que de quelques mois, mais de mon côté, j'était tout simplement sûre de moi, sûre d'être avec la bonne personne, l'unique homme qui faisait battre mon coeur et pas un autre.

Rester positif, il avait raison. Et le voir comme ça suffisait à me faire oublier l'ambiance de la tour. Il finit par proposer une sorte de petits jeux, nous invitant à réfléchir sur les points positifs de cette aventure. Son regard croisa le mien tandis qu'il énumérait le premier point. "Oui, cette histoire a du bon en fait !" Je riais un peu même, il était tout simplement adorable et je me mis ensuite à réfléchir de mon côté, l'air faussement sérieux. "A mon tour ..." Lorsque l'idée me vint, je le regardais joyeusement avant de lui répondre.

"Un chocolat chaud délicieux nous attend à la maison !" Et oui encore cette histoire de sucre, mais rien de tel pour faire divaguer les pensées en imaginant le goût et l'odeur chocolatée et sucrée. "Et puis avec ça, on s'installera tranquillement dans le canapé pour lire ou regarder un film. Tu me réserves une place dans tes bras d'accord ?" Rien qu'en y pensant, je ne pouvais m'empêcher d'être un peu plus joyeuse et je resserrais doucement sa main, mes jambes continuant instinctivement le mécanisme de monter les marches, tentant d'ignorer l'épuisement. "Et on pourrait faire des crêpes ou des gaufres pour aller avec le chocolat ! Un festin sucré ! ... Avec des morceaux de pommes caramélisées !" Puis je me rendis compte que j'avais largement empiété sur mon temps de paroles et fit une petite moue avant de m'excuser, les joues rosies. "Pardon, je me suis un peu laissée emportée ... A toi !"









Spoiler:
 
avatar


Féminin Date d'inscription : 28/10/2015
Occupation : Etudiante en lettres / Baby-sitter
Sexualité : Guimauve
Messages : 768

Carte de Jeu
Familiers: Socrate
Deuxième magie: Non débloquée

Voir le profil de l'utilisateur

9 ★ - Magie Fusion


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   Lun 14 Mar 2016 - 17:41

Tempus Fugit



Espoir. En plus de l’angoisse, en plus de peur inhérente à ce lieu lugubre, à cette mélopée si peu entrainante et glaciale, à cette brume qui voilait l’horizon aussi bien qu’elle souhaitait voiler les cœurs, à tout ça, s’était ajouté l’espoir. L’espoir qu’ils puissent ressortir de ce lieu indemne physiquement –et psychologiquement, avec un peu de chance- mais surtout, l’espoir de pouvoir faire ressortir du bon de tout ça. À cause de ce temps stoppé, à cause de cette tour à l’escalier sans fin, à cause de ce spectre voleur de passé et de visage, Johan avait été forcé d’amorcer cette discussion qu’il remettait sans cesse à plus tard. Toujours plus tard, comme si quelques jours de plus pourraient effacer son passé sombre et l’encre indélébile de sa peau.
Indélébile. Malgré les années, le néerlandais n’avait jamais souhaité se faire enlever ses tatouages. Il aurait pu, au moins pour une partie, la technique d’effacement par laser étant au point maintenant, après tout. Mais non. Jamais il n’avait sauté le pas, même s’il s’était toujours tenu au courant et renseigné sur les démarches à suivre. De plus, même avec le temps passant, la couleur restait vive et éclatante sous sa peau, comme au premier jour. Car malgré tout, et paradoxalement à sa situation, il en avait toujours pris grand soin, presque obsessionnel. Eviter l’exposition au rayon du soleil sans protection adéquate –ce qu’il ne faisait jamais, de toute façon-, éviter les blessures mais aussi enduire de crème hydratante les zones couvertes d’encre, il avait toujours suivi à la lettre les judicieux conseils de son ancienne artiste tatoueuse. La sienne. Jusqu’au bout. Jusqu’au dernier jour.

Etat paradoxal d’un homme ne pouvant se détacher de son passé, ne pouvant y faire face et qui pourtant, ne veut l’oublier. Temps qu’il aura l’espoir d’avoir son aimée à ses côtés, qu’importe vent et marée, il restera debout. Dans le cas contraire… Mais, grâce au ciel, Elena semblait l’avoir compris et, c’est main dans la main qu’ils avaient repris leur ascension. Marche par marche, la solution devait se trouver au sommet. Retrouvant un état plus serein, Johan décida de ramener de la bonne humeur dans leur balade de couple. Une liste des points positifs. Il y en avait toujours. Il commença en disant qu’au moins, il avait pu quitter son travail plus tôt pour être avec la femme qu’il aimait. Tout simplement amoureux, jusqu’au bout des ongles. Entendre le petit rire cristallin de sa belle américaine était tout ce qu’il voulait, tout ce qu’il lui fallait pour réchauffer un peu plus cette atmosphère pesante, pour confirmer ce sourire flottant sur ses lèvres. Elle prit alors son tour, feignant le sérieux pour ensuite redevenir joyeuse. Encore cette histoire de chocolat chaud. Il avait décidément bien fait de lui en parler au début de cette montée. Ce fut à son tour de rire un peu lorsque ce ‘point positif’ s’échappa de la bouche de son aimée. Le sucre était véritablement l’un des ciments de leur relation, loin derrière l’amour inconditionnel qu’ils ressentaient l’un pour l’autre, évidemment. Prise dans son élan, elle continua, rajoutant à ce chocolat, une montagne d’autres douceurs : gaufres, crêpes, le tout garnis de pommes caramélisées. Rien qu’à l’écouter, il en avait lui-même l’eau à la bouche. Pour sûr, le diner de ce soir ne serait pas très diététique, mais soit… Ils en auraient de toute façon bien besoin. Par reflexe, Johan réfléchit… avaient-ils tous les ingrédients nécessaire dans le frigo et le garde-manger? Lait, œufs, sucre, farine, un à un, il les passa en revue mentalement. Oui, il pensait bien qu’ils avaient de tout. Au moins, ils n’auraient pas à faire les courses sur le chemin du retour.
Rougissante, Elena lui laissa alors la parole. De son regard amoureux, il la contemplait, ne se détachant pas de sa silhouette. Elle était si mignonne avec ce rose aux joues, avec cette légère moue qui le faisait fondre un peu plus à chaque fois. Il secoua la tête doucement.

« Ne t’inquiètes pas, ce n’est pas grave. C’est une excellente idée ! On se mettra aux fourneaux en rentrant ! »

‘On’, car le néerlandais ne rechignait jamais à faire la cuisine, encore moins quand il s’agissait de dessert. Maladroit quand il a l’esprit ailleurs, mais toujours méticuleux quand il parvenait à accrocher son intérêt sur une tâche, et la confection de plats était dans la seconde catégorie. Lui, avait déjà tout réfléchis à son second point positif, il lui en fit part directement.

« Au moins, on a enfin mis les pieds dans la ville d’Hizumu. » Oui, malgré les mois passant, le botaniste ne s’était jamais rendu dans cette ville pourtant fort proche. Le travail lui faisant toujours repousser la visite de ce lieu. « Qu’en penses-tu, je trouve qu’elle possède un certain charme. » Mi-chemin entre le végétal et la pierre, parfait pour l’amoureux des plantes qu’il était. « Je pense que lorsque le temps aura repris son cours, on devrait se rendre au jardin des plantes ou au musée, juste tous les deux. »















Invité
Invité


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]   







Contenu sponsorisé


 

[INTRIGUE] Tempus Fugit. [Groupe 4 : Elena Heart/Johan N. Stern]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» [INTRIGUE N°2] Groupe 1 : Au Sommet de la Tour
» Intrigue n°3, groupe 1 : Fête aquatique
» Tempus fugit
» Intrigue VI => Groupe Boba
» Intrigue VI => groupe Matt

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Himitsu no Kii :: Hors-RPG :: Archives :: RPs archivés-
TOP